FUM
faire aucun mouvement. Par -dessus on attache le couvercle, qui doit être souple. Le panier, d'ailleurs, ne doit jamais être très prand, pour que la masse des fruits n'y soit pas trop considérable.
Quand il s'agit des prunes, on remplace avec beaucoup d'avantage les liranches de châtaignier par de la fougère ou, mieux encore, des orties, qui conservent le velouté de la prune.
IjCS pêches, essentiellement délicates, et qui se gâtent si rapidement, sont d'un transport difficile. Quand des pèches doivent vo3ager, chacune d'elles doit être cueillie avec une extrême délicatesse et à peine touchée, puis enveloppée de deux feuilles de vigne, ou d'une feuille de papier doux. On prend d'autre part une caisse plate, ou un panier plat, de telle sorte que deux couches de pèches, ou. mieux encore, une seule puisse y trouver place. Au fond, on met une couche de feuilles sèches de fougère, par-dessus une feuille de papier de paille, le tout formant un lit très uni, sur lequel on ranime les pèches, chacune enveloppée comme nous l'avons dit ; toutes doivent se toucher, en se pressant un peu, mais fort peu. On met par-dessus le tout une feuille de papier de paille et une couche de fougère sèche. Là-dessus, la seconde couche de pèches, s'il y a lieu, arrangée comme la première, et encore de la fougère. La dernière couche de fougère est épaisse; on ficelle avec soin, en serrant légèrement, et on ferme le panier avec un couvercle souple. Si l'on a une caisse, on cloue le couvercle sans ficeler la fougère, mais de manière que le couvercle exerce une légère pression.
Les abricots s'emballent comme les pêches, mais, à moins qu'ils ne soient très gros, on n'a pas besoin de précautions aussi minutieuses.
Pour les poires et les pommes on emballe comme pour les cerises ; si les fruits sont beaux et bien mûrs, surtout quand il s'agit de poires, chacun doit être enveloppé dans deux feuilles de vigne ou dans du papier et traité comme nous l'avons dit pour les pêches. On remplace alors avec avantage la fougère par du foin bien fin et bien sec.
Les fraises et les framboises se traitent comme les cerises, mais dans des paniers plus petits; les belles ligues exigent les mêmes précautions que les pêches.
fruits à l'eau-de-vie. — La
plupart des fruits conservés dans l'eaude-vie , fournissent des préparations agréables à prendre à la fin du repas. Cerises à l'eau-de-vie. Prenez de
belles cerises aigres (griotte. Montmorency-,...) pas trop mûres; coupez-en les queaes à moilié. piquez-les en tous sens à l'aide d'une fine aiguille et placez-les dans un bocal de verre. Ajoutez, dans un petit sac, un peu de cannelle, de girofle et de coriandre, puis versez un mélange , à volumes égaux . d'eau et d'alcool bien rectifié ; le liquide doit être ajouté en quantité suffisante pour que les cerises soient bien recouvertes. Bouchez hermétiquement et laissez macérer pendant un mois. Au bout de ce temps, ajoutez 2oO grammes de sucre en poudre par litre de jus. bouchez de nouveau avec soin , et attendez plusieurs semaines avant de consommer.
Prunes à l'eau-de-vie. Prenez de belles prunes de reine-Claude , imparfaitement mûres, coupez les queues à moilié, piquez les fruits avec une fine aiguille et mettez-les dans une terrine. Arrosez-les d'eau bouillante: renversez sur un tamis et arrosez-les d'eau froide. Placez alors les prunes dans un bocal et recouvrez-les d'une liqueur obtenue en faisant dissoudre du sucre dans un poids égal d'eau et additionnant d'un poids égal d'alcool reetilié. Fermez hermétiquement et attendez plusieurs semaines avant de consommer.
Fruits variés à l'eau-de-vie. On ohtient d'une façon simple, sinon économique, de succulents fruits à l'eau-de-vie en mettant dans un bocal des fruits confits à sec et en les recouvrant d'un mélange, par parties égales, d'eau et d'alcool bien rectifié. Il faut attendre quelques jours avant de consommer.
Pruneaux à l'eau-de-vie. Prenez de beaux pruneaux de Tours , à moitié desséchés seulement, piquez-les en tous sens avec une fine aiguille, placez-les dans un bocal et recouvrez-les de la liqueur indiquée ci-dessus pour les prunes à l'eau-de-vie. Fermez hermétiquement et attendez plusieurs s»maines avant de consommer. Ces pruneaux, obtenus si simplement, sont excellents.
fruits confits. — Les fruits confits sont de véritables confitures, dans lesquelles le fruit n'a pas perdu sa forme. Tantôt ces fruits sont conservés dans un sirop assez peu consistant, , tantôt ils sont obtenus à sec. Dans l'un et l'autre cas la préparation est assez longue et délicate; nous ne pouvons l'indiquer dans ce livre où ne sont données que des recettes d'une exécution très facile.
fuiuier. — La question des fumiers est peut-être la plus importante de toute ferme. Elle est trop complexe pour que nous puissions l'examiner ici sous toutes ses faces.
On admet généralement aujourd'hui que le meilleur mode d'utilisation du