‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuellesChapitre 3 sur 415 · ABO · texte numérisé non relu

ABO

Aiguillon.

Abeille. ,— Appareil venimeux très grossi.

écrasant sur la plaie un oignon, un poireau, et en frottant un peu fortement.

Pour les piqûres dans la bouche, qui sont toujours graves, faire venir tout de suite le médecin. En attendant, pulvériser du sel de cuisine, l'arroser d'un peu d'eau, do façon à faire une bouillie, puis mettre cette bouillie dans la bouche et l'y maintenir, en avalant le liquide qui en découle à mesure que le sel fond lentement; continuer ce traitement jusqu'à l'arrivée du médecin.

ablette (pêche). — Très voracc. très audacieuse, en même temps que répandue dans toutes les rivières de France, l'ablette donne toujours satisfaction au

Ablette ,l

^ucur).

pécheur novice qui n'a besoin ni de la chercher au loin ni d'attendre longtemps qu'elle morde fAn/.).

A la ligne, elle se prend en abondance, pourvu qu'on ait la main leste et qu'on tire vivement de côté, sans trop de brusquerie. On met à la ligne, qui doit être fine, de très petits hameçons, montés sur un simple crin de cheval; pour llotte de l:i ligne, un simple tuyau de plume d'oie.

I Pour escher on se servira d'aslicots, do I mouches nnturclles fpetites mouches do cuisine ; les mouches artificielles convicnnool -lussi fort bien, hajjêche à lancer f (vov. PÈCHE A L.\ ligne) permet de caplu- I rcrbeancoup d'ablettes. Ce petit poisson i mord très brusquement, mais avec une î telle adresse qu'il dépouille maintes fois l'hameçon de son appât sans qu'on arrive à le ferrer. En été, on cherchera l'ablette surtout à la surface, ou tout au moins entre deux eaux ; en hiver, il faut donner plus de fond à la ligne, car alors l'ablette se tient plus bas. l5'aillcurs, comme tous les poissons, l'ablette mord peu en hiver. La pêche de l'ablctle est également facile avec les divers filets. C'est surtout au printemps, lorsque les eaux sont hautes, qu'on en prend une grande quantité au verreux, à la senne, au carrelet, à la trouble, au Iramail.

Les endroits les plus propres à la pêche sont ceux où l'eau est vive, agitée, peu profonde, et le bas des moulins.

Pêche interdite du 15 avril au 13 juin. ablutions froides. — Voy. hy-

UROTHKK.iPIE.

abonnements. — L'Administration dos Postes se charge de faire, pour le compte des particuliers. les abonnements aux journaux, revues et recueils périodiques publiés en France. Pour ce service, r.\dministration prélève un droit de I p. 100, plus un droit lixe de 10 centimes par abonnement. Nombre de pubhcations prennent à leur charge les frais d'abonnement. Les sommes versées sont transmises aux Directeurs des publications par les soins de l'Administration. Il est recommandé aux personnes qui renouvellent un abonnement de portera l'Administration la bande d'un des numéros précédemment reçus.

La Poste reçoit aussi des abonnements pour les publications périodiques de Belgique. Danemark, Italie, Norvège, Pays- Bas , Portugal , Suède et Suisse . Ces abonnements donnent lieu à la p>erception d'un droit de commission de 3 p. 100.

abordage. — Les abordages des navires en mer, ou, en rivière, des bateaux de faible tonnage, sont fréquents. Dans tous les cas oïl il peut être ('tal)li que l'abordage a lieu par la faute do l'un des bateaux, le dommage est à la charge do celui qui l'a causé.

Parmi les règles de navigation qui permettent d'étaljlir les responsabilités, nous citerons les suivantes.

Quand deux navires se présentent à l'entrée d'un port, le plus éloigné ne doit pas chercher à prendre l'avance sur l'autre. Si les deux navires seprésentenl à l'entrée en même temps, le plus petit doit céder le pas au plus grand. Si les navires vont en sens contraire, celui qui sort doit

ABR

ABR

faire placeàceluiqui entre. Quand un navire en marche aborde un navire au repos, le premier est généralement responsable de l'abordage. Si un abordage a lieu dans un port et que l'un des navires soit convaincu de ne s être pas conformé au règlcnif'nt du port relatif aux distances, à 1 amarrage, aux signaux..., ce navire est responsable.

Dans la navigation des rivières, les bateaux montants doivent fa ire place à ceux qui descendent, chaque fois que ceux-ci le demandent.

abreuvoir. — Il existe des abreuvoirs publics, qui sont sous la surveillance de l'autorité administrative ; des abreuvoirs communaux, qui dépendent de l'autorité municipale, et enfin des abreuvoirs particuliers, qui, au point de vue de l'hygiène publique, sont sous la surveillance de l'autorité municipale.

Les abreuvoirs naturels ou artificiels établis sur les bords des rivières, des étangs, des ruisseaux, présentent en général d'excellentes conditions hygiéniques; mais des précautions doivent être prises dans leur aménagement au point de vue de la sécurité des animaux domestiques qui sont appelés à s'y désaltérer et à s'y baigner. Les abreuvoirs artificiels alimentés par les eau.x de pluie renferment souvent une eau infecte, nuisible aux animaux et dangereuse pour la salubrité publique: ceux-là surtout ont besoin de surveillance.

Dans un grand nombre de communes, des règlements de police interdisent de mener les bëtes aux abreuvoirs publics pendant la nuit, de les y conduire en trop grand nombre à la fois, de les faire courir dans les rues à l'allée ou à la venue.

L'autorité municipale ou préfectorale a le droit d'ordonner, relativement aux abreuvoirs, même privés, toutes les mesures qu'elle juge nécessaires à la sauvegarde de la salubrité publique.

abri. — Bien des plantes ne peuvent prospérer que si elles sont préservées :

Paillasson.

des grands froids pendant l'hiver ; des gelées tardives, au moment de la reprise de la végétation ; des vents violents, de l'ardeur du soleil , ou de l'influence

refroidissante du ravonnement nocturne.

Les montagnes, les rideaux d'arbres, le voisinage des habitations constituent des abris naturels excellents, lorsqu'ils garantissent les plantations contre les vents froids. Mais les abris artificiels sont souvent indispensables.

Parmi ces abris, citons lespaillassons

Cloche en verre, pour récliauffer les planter; qui ont besoiu de cbaleur et eu particulier W melon.

qui, placés devant les arbres plantés en espaliers, ou au-dessus des semis encore jeunes, les garantissent des gelées tardives; les cloches à melons et les châssis vitrés, qui concentrent les rayons du soleil et garantissent à la fois contre le

Châssis vitré, pour la culture (les Qielous liàtils.

froid, le vent , l'excès d'humidité, ou, au contraire, contre une évaporation trop rapide.

Les couvertures de paille, dont on entoure pendant l'hiver diverses plantes délicates, les butlages de terre, les nuages de fumée qu'on fait naître au-dessus des vignes, au printemps, quand la gelée est à craindre, sont autant d'abris artificiels.

abricotier (abricots). — On cultive un grand nombre de variétés d'abricotier (/îç.); la plus estimée est ïabricotpêche (fiy-), ou abricot de Xanci/.

Dans le centre et dans le nord de la

France on cultive souvent l'abricotier

en espalier ; l'exposition la meilleure est

celle du levant pour les terres légères, et

celle du midi pour les terres froides et

humides. Des amendements calcaires.

I des engrais consommés, un arrosage à

' la fin du printemps, sont favorables à

I l'abricotier.

ABR

Page 1