‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuellesChapitre 222 sur 415 · TOILETTE · texte numérisé non relu

TOILETTE

lavements. — Xous n'avons pas à

parler ici des lavements médicamenteux, qui ne peuvent être ordonnés que par le médecin.

Les lavements simples , destinés à coabattre la constipation, ne renferment ordinairement que de l'eau, froide ou tiède: il est bon de les additionner d'un peu de glycérine. Ils doivent être abondants, et n'ont pas besoin d-'ètre gardés plus d'une minute ou deux.

Il faut en user modérément, et seulement quand le besoin s'en fait sentir.

Les personnes qui en prennent tous les jours finissent par n'en plus retirer aucun soulagement. C'est par d'autres procédés qu'il faut lutter contre la constipation habituelle. Voy. constipation.

la-wn-tennis. — Le lawn-tennis ou paume au filet est le plus populaire des jeux de paume. Il est en effet l'un des plus faciles, et les jeunes gens des deux sexes peuvent y jouer sans avoir besoin ni d'une grand • vigueur ni d'un lont:

entraînement. Le laivntennis est un passetemps des plus agréables, et, comme tous les exercices de plein air, il est des plus sains. Sa pratique donne au corps les qualités élégantes de légèreté, de souplesse et d'adresse, tout en développant les muscles des bras et des jambes et en fortifiant les or- Raquette ganes respiratoires. Son de lawn-tennis.

installation est facile partout où se trouve une pelouse ou une plage.

Ce jeu consiste à lancer, d'après certaines règles, et au moyen de raquettes, des balles en caoutchouc par-dessus un filet tendu verticalement en travers d'un emplacement uni qu'on nomme cours. Les cours peuvent s'établir sur l'herbe ou sur la terre battue: on joue aussi sur de l'asphalte spécialement préparé à cet efl'et.

Les dimensions d'un cours pour 4 joueurs sont de 23". 80 sur 11. Les raies sont indiquées avec du blanc d'Espagne ou bien avec des rubans de fil. Pour 2 joueurs les dimensions sont habituellement de 23°, 80 sur 8"», 26.

Les balles réglementaires sont en caoutchouc, creuses et recouvertes de feutre. Le poids des raquettes varie de 340 à 40U grammes. Le filet doit avoir 12", 60 environ.

Voici comment se pratique le jeu. Les joueurs se tiennent des deux côtés dn

LAW

LAW

filet. Celui qui commence la partie s'appelle le servant. La priorité du service au commencement de chaque partie se décide par le sort; le gagnant du choix du côté abandonne le droit de servir, et vice versa. Le servant doit avoir

A partir de ce moment, il ne s'agit pour chaque camp que de faire franchir le filet à la balle et de ne pas l'envoyer hors des limites du jeu. Il est permis de rattraper la balle de volée avant qu'elle ait touché terre, si ce n'est pour le pre-

nne partie de lawn-tennis.

un pied sur la ligne de base et l'autre en dehors. Chaque joueur se place» dans un des carrés de chaque côté du filet.

mier coup. Il n'est jamais permis de la relancer quand elle a rebondi 2 fois.

Chaque faute compte quinze à l'ad-

Lawn-tennis : servant.

Le servant lance la balle par-dessus le filet, du carré droit au carré gauche. La balle arrive ainsi dans le carré gauche, et le joueur de ce carré la relève après qu'elle a touché terre une seule fois.

Lawn-tennis : rtlanceu

vcrsaire. On peut gagner en 4 coups:

quinze, trente, quarante-cinq, jeu, comme à la balle au mur*. Quand les deux camps se trouvent avoir quarante-cin

il faut 2 points de suite pour gagner

'jinq, t; le

LÉG

LÉG

le se-

premier se nomme avantage

cond jfH. I

Pour le détail des règles de ce jeu si populaire, consultez le livre de M. de .Saint-Clair. Voy. jeux scolaires.

Iég:nlisation. — Il est souvent nécessaire que la siprnature apposée au [ bas d'un acte par un officier public ou un particulier soit léQalisée. c'est-à-dire i attestée véritable. Les présidents des tribunaux de première instance .les juges de paix, les maires, les préfets, sous-préfets, les trésoriers-payeurs gé- ' néraux, les ministres, les ambassadeurs ont, selon les circonstances, qualité pour opérer cette légalisation.

Légiini d'honneur (maisons d'éducation de lai.— Trois maisons d'éducation pour filles de militaires légionnaires , sans fortune sont établies à Saint-Denis (Seine;. Ecouen et les Loges (Seine-et- Ôise). Le régime est l'internat gratuit; Saint-Denis "reçoit 400 jeunes filles, Ecouen 200 et les Loges 200. En outre ces maisons reçoivent des jeunes filles ; payant pension (1 000 fr. à àaint-Denis, ! 700 fr. à Ecouen et aux Loges), pourvu j qu'elles soient filles, petites-filles, sœurs ou nièces de légionnaires.

Les jeunes filles sont admises entre 9 et il ans, quand elles savent lire, écrire et compter; elles restent à la maison d'éducation jusqu'à 18 ans.

Dans ces écoles, les jeunes filles reçoivent une instruction complète, qui les prépare à passer les examens des brevets de capacité de l'enseignement primaire. Elles sont ea outre initiées à toutes les connaissances nécessaires à la maîtresse de maison.

Liëgiou d'honneur (or^re de la).

— Les diverses décorations de l'ordre de la Légion d'honneur ont été instituées pour récompenser les services civils et militaires. Cet ordre comporte des chevaliers (en nombre illimité ), des officiers (4000) , des commandeurs (1 000), des grands officiers (200;. des grands - croix

Croix (ou plaque) de frranil officier de la Légion d'Iioniicur.

lhaque brevet doit acquitter des droits de chancellerie qui sont, pour les grades énumérés ci-dessus, égaux à 25, 50, 80. 120. 300 francs, et, en outre, les membres civils ont à acquitter le prix des insignes, fixé à 15, 74, 169, 260, 328 francs.

Les militaires (officiers, sous-officiers, soldats) reçoivent, quand ils font partie de J'ordre, les allocations annuelles suivantes, pour les divers grades : 250, 500, 10#0, 2 000, 3 000 fr.

On ne peut être nommé dans l'ordre de la Légion d'honneur qu'en débutant par le grade de chevalier; pour l'obtenir en temps de paix, il faut avoir e.xercé pendant 20 ans au moins, avec distinction, des fonctions civiles ou militaires, ou avoir rendu à l'Etat des services extraordinaires. Pour être nommé à un grade supérieur, il faut, à moins de services extraordi- ^^^j^ ,,^. chevalier naires, 4ansdegrade j^ .^ Légion d'I.onde chevalier, 2 ans neiir.

de grade d'officier, 3 ans de grade de commandeur, 5 ans de grade de grand officier.

L'ordre de la Légion d'honneur est administré par un grand chancelier, qui a aussi dans ses attributions la médaille militaire et l'administration des maisons d'éducation de la Légion d'honneue. Le personnel de la chancellerie est peu nombreux (1 800 à 9 000 francs); les employés sont recrutés au concours.

Les candidats doivent avoir 17 ans au moins et 30 ans au plus, et être bacheliers.

légitimation. — L'enfant naturel reconnu par ses parents ne jouit pas des mêmes droits que les enfants légitimes (voy. ENFANTS) ; mais la légitimation l'assimile absolument aux enfants nés pendant le mariage.

La légitimation résulte du mariage subséquent du père et de la mère de l'enfant naturel. Pour que ce mariage légitime les enfants, il faut que ceux-ci aient été antérieurement reconnus par les futurs époux, ou qu'ils soient reconnus dans l'acte même de mariage.

On peut même légitimer de cette manière les enfants d'un enfant naturel décédé.

légitime défense. — Voy. circonstances AGGRAVANTES Ct CIRCON- STANCES ATTÉNUANTES.

legs. — On nomme legs les libéralités faites par testament. Les legs peuvent être de trois sortes :

l" Le legs universel est celui par lequel le testateur donne à une ou plusieurs personnes la totalité des biens qu'il laissera à son décès. Ce legs, bien entendu, ne donne droit au légataire universel qu'à la quotité disponible.

LÉG

LEG

dans le cas oii il y a des héritiers réscr- ( valaires (voy. quotité disponible i ; il ! oblige le légataire universel à faire ! (l'abord tous les legs particuliers indiqués dans le testament et à payer les dettes. Il peut donc arriver, dans cer- , tains cas, que le légataire universel no conserve pour lui qu'une portion très | faible de la succession.

2° Le legs à titre universel est celui | dans lequel le légataire reçoit, non pas la totalité des biens, ni un bien déterminé, mais une fraction déterminée de la succession, comme, par exemple, un tiers des immeubles, ou tous les meubles. Le légataire à titre universel est tenu de payer une fraction des dettes correspondant ;\ la fraction des biens qu'il reçoit.

3» Le legs particulier est celui qui comprend un objet déterminé ou une somme d'argent. Le légataire particulier n'est tenu au payement d aucune partie de dettes, mais "son legs peut être réduit si, une fois toutes les dettes payées, la totalité des legs particuliers mscrits dans le testament dépasse la quotité disponible (dans le cas où il y a des héritiers réservataires) ou la totalité des biens (dans le cas où il n'y a pas d'héritiers réservataires). Voy. aussi

EXÉCCTECR TESTAMENTAIRE.

légumes (jardinage). — La culture des Ténumes, ou culture potagère, est incontcstablemeiTt la branche la plus importante du jardinaf/e *. Le nombre des légumes cultivés en France est considérable ; voici le nom des principales espèces, classées d'après la partie de la plante qui est comestible.

Tk/ei ou feuilles : choux, épinards, oseille, laitue, chicorée, scarole, mâche, cresson, raiponce, poireau. — Racines ou tubercules : pomme de terre, céleri, navet, panais, rave, salsifis, carotte. — Graines ou fruits : haricots, pois, fèves, tomates, aubergines, melons, citrouilles, concombres, fraisiers. — Enveloppes florales ou fleurs : artichaut, chou-fleur, capucine. — Plantes employées en assaisonnement à cause de leur odeur ou de leur saveur prononcée : ail , oignon , persil, cerfeuil, ciboulette, échalote, estragon, pimprenelle.

La direction d'un jardin potager de rapport est chose difficile. Nous donnerons seulement quelques conseils pour l'amateur inexpérimenté, qui veut taire

f)roduire à un coin de son jardin des égumes pour sa consommation.

Préparation du terrain et engrais. Nous n'aurions qu'à redire ici ce que nous avons dit au mol jardinage* : tous ou presque tous les terrains peuvent servir à lélablissemeat d'un jardin potager;

si le terrain est peu convenable, il sera toujours possible de l'améliorer rapidement par l'emploi d'amendements, de composts convenables , et de fumiers abondants.

I>a seule condition indispensable est d'avoir une suffisante épaisseur de terre végétale (au moins 40 centimètres; et une exposition qui ne soit pas trop défavorable. Puis quand, à force de travail et de sacrifices, on a amélioré son terrain, on n'a pas plus à faire pour en maintenir la fertilité que si la terre avait été excellente dès l'origine.

La préparation du terrain en vue de la culture des légumes doit être faite avec soin. On doit bêcher chaque carré très profondément à l'automne, en ayant soin de bien retourner, sans les rompre, les tranches enlevées par la pelle; puis on étendra sur la terre ainsi bêchée du fumier ou du compost* à moitié pourri.

Au printemps, quand la terre ne sera pas trop humide, on bêchera de nouveau, mais par petites tranches à la fois et en avant soin de bien diviser chaque tranche en la frappant, après l'avoir retournée, avec le tranchant ou le plat de la pelle.

Le terrain une fois bêché est laissé en repos pendant quelques jours (une semaine au moins), avant d'être ensemencé. Au moment de procéder au «ejniv* ou au repiquage (voy. semisi. on divise le carré en planches à l'aide du cordeau, et on nivelle bien la terre au râteau, en enlevant toutes les petites pierres, s'il y en a.

Les meilleurs engrais à employer pour le potager sont, sauf dans quelques cas exceptionnels, ceux qui se dissolvent le plus facilement et qui produisent tout leur effet dans un temps très court:

engrais li(juides, engrais très pourris, pourvu qu ils ne soient pas de nature à communiquer aux légumes une saveur désagréable (le fumier de mouton, les excréments humains, les boues des grandes villes sont dans ce cas).

Les fumiers de cheval, d'à ne et de mulet sont excellents pour les terrains frais; celui de vache est préférable pour les terrains secs. Mais, dans tous les cas, il importe que ce fumier soit bien consommé (voy. TERREAUX, COMPOSTS). La colombine, le guano, le sel mai-in sont aussi excellents dans certaines cultures potagères.

Semis, transplantation, arrosage. L'une des règles les plus importantes de la culture potagère est celle de l'assolement, ou alternance des cultures. Il faut alterner les semis et les plantations de manière à avoir des produits pendant toute l'année, et à faire porter à chaque planche successivement des produits différents.

LÉG

LEG

Nous avons dit ailleurs comment se font les semis* et comment on procède à la transplantation ou repiquage, dans le cas de semis en pépinière.

Dans la première partie de la végétation, les arrosages doivent être fréquents, mais peu abondants. Arroser ainsi très faiblement le terrain, afin de maintenir seulement la graine humide et de favoriser sa germination, est ce qu'on appelle bassiner le terrain. On dit qu'on mouille quand on arrose un peu plus abondamment ; cela aura lieu quand la jeune plante commencera à avoir quelques feuilles. Puis, quand le développement sera plus avancé, on arrosera réellement, de façon à ce que l'eau descende à une assez grande profondeur.

Dans tous les cas il importe que l'eau employée soit à une température aussi rapprochée que possible de la température de l'air.

Soins de culture. Les soins de culture à donner aux plantes potagères après le semis ou le repiquage sont en général très simples. Pour le plus grand nombre ils se bornent à des sarclages, qui ont pour but d'enlever les mauvaises herbes; des binages, grâce auxquels on remue doucement la terre, de façon à la rendre plus perméable à l'air, à l'eau et à la chaleur; des «rcosa^es. pour maintenir constamment la terre humide. Sans arrosages fréquents, les produits sont faibles en quantité et en qualité.

Pour un certain nombre de plantes vivaces, comme les artichauts, par exemple, les soins à prendre sont un peu plus complexes, particulièrement pour préserver la plante des fortes j gelées de l'hiver. I

Quand il s'agit de plantes dont on consomme les feuilles, on a intérêt à empêcher ces feuilles de verdir et de se j durcir sous l'action d'une trop vive lu- i mière; les feuilles pâles, ou même tout | à fait blanches, qui ne sont que des ! feuilles étiolées, sont en etfet beaucoup '■ plus tendres, et d'un goût plus délicat. | L'étiolement s'obtient par deux procédés diri'érents. On lie les touilles en bottes, quelques semaines avant la récolte : les feuilles qui se développent au centre, à l'abri de la lumière, restent blanches:

si les plantes sont de haute venue, cette ligature est insuffisante; alors on fait une butte de terre autour de la touffe liée, pour arrêter complètement la lumière.

D'autres fois, quand la plante est bien développée, on l'arrache, on enlève les feuilles et, mettant les racines en j bottes, on les place sur une couche, ! dans une cave obscure où la température est élevée ; on arrose sans excès, | mais assez fréquemment. Des racines i partent bientôt des pousses longues et ,

blanches, qui se développent très rapidement, et qu'on peut consommer au bout de 15 à 20 jours.

Quant aux soins à donner dans la ciUture forcée, qui se propose de produire des primeurs, ils sont généralement difficiles et demandent une compétence spéciale ; nous en avons cependant dit quelques mots à propos du semis * en pépinière.

Examen de quelques plantes potagères.

Nous nous contenleroiis de passer ici en revue quelques plantes potagères, eu renvo3ant aux traités spéciaux pour les détails relatifs à leur culture. Les indications sommaires ci-dessous sont principalement empruntées à la Première Annéf' d'Agriculture, de MM. H. Raquet, Franc et Gassend.

Choux. — Le chou est une plante bis-

Chon cœur de bœuf.

annuelle dont on mange les feuilles.

On le sème à deux époques principales : en août et septembre (chou cœur de bœuf, chou d' York) ; au printemps {chou de .yUan) à pied court, chou Joanet, chou de Milan des Vertus, milan /io/i/'(d'Ulm). Les semis sont faits en pépinière, en

Choux de Bruxelles.

sol bien exposé et terreauté, puis repiqués (voy. semis). Les semis d automne se mettent en place au printemps suivant; les autres semis, vers la fin de

LÉG

LÉG

iuin. Le chou demande une bonne terre, bien fumée et souvent arrosée.

Le chou de Bruxelles donne à l'aisselle des feuilles de petits choux pommés que l'on détache de la tige au fur et à mesure quelles grossissent.

Dans le chou-fleur ce sont les rameau.x à fleurs que l'on mange.

Pour conserver pendant l'hiver les choux pommés, un des meilleurs moyens consiste à les arracher avant les gelées

Oseille.

! ou en bordure. En été, Toseille est très ' acide : lorsqu'on veut avoir de l'oseille : moins acide, il suffit d'avoir un plant exposé au nord.

Laitues et romaines. — Les laitues et les romaines (ou chicorées) se mangent en salade. On les sème en pépinière, i pour les repiqpaer ensuite en lignes, à une distance de îo à 30 centimètres. On sème les laitues et les romaines à deux époques principales. La laitue marine.

et à les replanter les uns à côté des autres, de manière que la tige tout entière soit enterrée jusqu'à la naissance de la pomme. Pendant les gelées on les recouvre de paillassons ou d'une épaisse couche de paille.

Epinard. — L'épinard se sème à la fin de juillet, en ravons espacés d'environ

Ëpinard.

20 centimètres et dans une terre bien fumée. L'épinard réussit mal en été.

Les deu.x variétés les plus cultivées sont l'épinard à feuilles droites et l'épinard à larges feuilles.

Oseille. — On multiplie l'oseille au printemps, soit par semis, soit en dédoublant les pieds. On la cultive en planche

Laitue pommée.

la laitue de la Passion et la romaine verte ou rouye se sèment du 13 août au 10 septembre, et se repiquent en octobre sur plate-bande, le long d'un mur bien exposé. La laitue palatine rousse, la laitue du Trocadéro, la romaine verte maraîchère et la romaine blonde maraîchère se sèment au printemps et en été. Pour réussir ta culture de ces légumes et en général de toutes les plantes cultivées pour leurs feuilles, il laul un sol richement fumé avant l'hiver et copieusement arrosé en été.

Chicorées et scaroles. — Les meilleures variétés de chicorée sont la chicorée fine

Chicorée Irisée de Heaux.

dt Italie qu'on préfère pour les premiers semis du printemps à faire sur couche, et la chicorée frisée deMeaux, qu'on emploie pour les semis d'été, à partir du mois cle juin. Parmi les scaroles, citons seulement la variété à feuille ronde, dont le cœur se forme naturellement.

C'est en avril que commencent les semis de chicorée, pour se continuer jusqu'au mois d'aoiit. La condition pour que le plant soit bon, c'est que la graine germe en .36 heures.

Les semis sont sarclés et éclaircis;

LÉG

LEG

on repique à 30 centimètres en tous sens et on arrose souvent. Lorsque les plantes sont développées, on profite d'un temps sec pour les lier, afin de les taire blanchir. En automne, on se borne à les couvrir d'une planche, d'une tuile ou d'un paillasson.

On sème la chicorée sauva</e soit en bordure, soit en planche et en rayons.

On cultive la chicorée sauvage ordi-

naire et sa variété améliorée, dont les feuilles sont plus larg-es et réunies en une sorte de pomme qui lui donne l'aspect d'une scarole. C'est avec la chicorée sauvajïe qu'on obtient la salade d'hiver nommée barbe de capucin; on la traite, pour cela, par le procédé que nous avons indiqué plus haut pour faire étioler les feuilles en cave.

Mâche. — Ija mâche est une excellente salade d'hiver. On la sème à la fin de l'été ; on peut commencer ;\ récolter dès l'automne, et on continue jusqu'au printemps, époque à laquelle la tige se développe.

Cresson. — Le cresson de fontaine est une plante aquatique, employée en sa-

Hâclie ou doucette.

Cresson de fontaine.

lade et en assaisonnement. Il se développe spontanément dans un grand nombre de ruisseaux, de sources, de fontaines. Mais on établit aussi des cressonnières artificielles dans les eaux courantes, pures et fraîches, où la récolte peutse faire pendant laplusgrande partie de année. La création d'une

cressonnière, entreprise assez complexe, se fait par semis au printemps, ou par boutures en août.

Ita^once. — La raiponce est cultivée pour ses feuilles et pour sa racine renflée. Les semis se font en mai ou juin ;

Raiponce cultivée.

la récolte peut commencer en septembre et se prolonger pendant une partie de l'hiver.

Poireau. — Le poireau est cultivé pour ses feuilles, dont on consomme la partie inférieure. On peut semer en pépinière

Poireau.

au mois de février, pour repiquer au printemps en enterrant assez profondément ; les poireaux semés en février peuvent commencer à être consommés en juin. Si on veut en avoir d'une façon continue jusqu'à l'hiver, on échelonne les semis de février à mai.

LÉG

LÉG

Pomme de terre. — On multiplie la pomme de terre en plantant les tubercules en lignes, dans la terre, à une certaine profondeur. Quand les tiges ont atteint 20 centimètres, on butte, c'est-à-dire qu'on élève une butte de terre autour de chaque pied. Puis, de temps en temps, on procède à des sarclages. Dés que les plantes sont en fleur, on peut commencer à retirer de terre les petites pommes de terre les plus précoces; mais la maturité, qui détermine l'arrachage général, n'a lieu que lorsque les tiges extérieures sont entièrement flétries.

Dans les jardins, on ne cultive guère que des variétés de pommes de terre hâtives. Parmi les meilleures, nous cite-

Pomme de terre de

Hollande.

Pomme de terre magnum bonum.

rons : 1» La marjolin, peu productive, mais très hâtive. On plante en mars. Avant la plantation, il est utile de faire germer les tubercules. A cet etfet, on les expose à la lumière, dans des paniers plats, immédiatement après la récolte.

— 2° La jaune longue de Hollande ,

vrir d'un peu de fumier ou de mousse les trous dans lesquels on a planté.

Céleri. — On cultive le céleri àcôles et le céleri-rare. On sème en pépinière, au printemps, à une exposition chaude, ou mieux sur couche ; on l'éclaircit au besoin, puis on re- ]iique en terre iiien fumée ; on arrose abondam-

Céleri-rave.

Céleri à côtes.

ment pendant les chaleurs. Pour faire blanchir le céleri, on le lie et on le butte lorsqu'il a atteint son développement.

En hiver, on peut le conserver à la cave, dans du sable.

Navel. — Les navets se sèment à la volée et en terre fraîche et légère, depuis mai jusqu'en août. Les meilleures variétés à cultiver sont le navet des Vertus, blanc et très tendre,

Pomme de terre ear

variété plus tardive que, la marjolin, mais beaucoup plus productive. — 3° La magnum bonum, assez bonne, très productive, mais plus tardive que la précédente. — i" h'earli/ rose, qui est très hâtive et très productive, mais qui est de qualité médiocre.

Les jeunes pousses de pommes de terre hâtives pouvant avoir à soutfrir des gelées tardives, il convient de cou-

Navet rond. Navet long des

Vertus.

et le navet plat, rouge, hâtif, de Milan.

Panais. — On cultive le panais comme nous indiquons plus loin pour la carotte.

Bave. — La rave, très peu dilférento

LÉG

LÉG

dunavet.mais un peu pluspetite, se cultive absolument comme le navet.

Salsifis et scorsonère. — Les salsifis blancs et les îcoî'sonères, ou salsifis noirs,

Panais rond bâtit.

Scorsonère.

se sèment en rayons au printemps, et Ion mange les racines depuis l'automne jusqu'au printemps suivant. Les soins qu'exigrent ces plantes sont les binages et les sarclages.

Barlis. — Les variétés de radis sont fort nombreuses ; les radis roses ont la peau rose, les radis noirs, la peau noire. La végétation est fort rapide : un mois après le semis, au moins pour les radis roses, on peut manger les racines.

Le radis rose se sème sur planches, à la volée, depuis février jusqu'en octobre. En répétant les semis de quinzaine en quinzaine, on a des radis tendres toute l'année, arrose souvent.

Le radis noir d'hiver se sème en juillet; sa croissance est plus lente; on le récolle en octobre et on le conserve à la cave, dans du sable.

Carotte. — Comme toutes les plantes cultivées pour leurs racines. po\ir leurs tubercules ou pour leurs bulbes . la carotte exige un sol richement fumé

Radis rcse.

On

avant l'hiver. On sème sur place , en lignes, puis, après la levée, on éclaircit le plan^ on donne ensuite des binages et des sablages. En échelonnant les semis depuis le printemps, on a des carottes

Carotte courte de Hollande.

Carotte nantaise.

nouvelles à consommer depuis le commencement de l'été jusqu à la fin de l'automne. Les variétés tardives sont arrachées quand arrive l'hiver; on place à la cave, dans du sable, après avoir coupé les feuilles.

Les principales variétés cultivées dans les jardins sont : la carotte courte de Hollande, qu'on sème en mars; IsiCarotte nantaise, plus tardive, qu'on sème de mars à juin.

Haricot. — Les haricots demandent un terrain frais, mais exempt d'humidité ;

Haricot.

léger, mais substantiel et fumé avec des engrais consommés. Le haricot est sensible au froid . Les variétés sont fort nombreuses, divisées en haricots à écosser et haricots mange-tout. Les meil-

LÉG

LÉG

leures variétés sont les suivantes : le haricot de Soissons, le haricot beurre Saint-Joseph, les cocos, les flageolets, le haricot noir de Belgique, etc.

On sème de mai en juin, en lignes espacées de 35 à 40 centimètres, ou en touffes à raison de 5 ou 6 grains par trou. Il faut biner une fois ou deux, puis ramer, à moins que l'on n'ait des variétés naines.

Pois. — Les pois demandent un sol léger, de bonne qualité et, autant que possible, fumé de l'année précédente. Une fumure trop abondante ou trop récente aurait pour résultat d'augmenter la production des fanes au détriment de la production des graines. Les variétés de pois sont nombreuses , dont les unes sont des pois à écosser et les autres des pois mange-toul.

Les meilleures sont : le

pois Prince-Albert, le pois de Clamart, le pois Michaut, le pois ridé, le piois nain hàtif. Les pois se sèment de février à

Pois.

Fève

mai, en lignes, en touffes où à la volée. Les semis faits en lignes ont l'avantage de faciliter les binages, les sarclages et le buttage. Cette dernière opération, qui a pour but de protéger les pois

contre la sécheresse, a lieu dés que les plantes ont de 20 à 25 centimètres de hauteur. Il est bon de pincer les pois au-dessus de la troisième ou quatrième fleur.

Féce. — La culture de la fève se fait comme celle du haricot.

Tomate. — La tomate se sème de bonne heure sur couche et sous châssis. En mai, en pleine terre et à bonne e.xposition, on met les pieds en place, à une

Rameau de tomate portaut des fruits.

distance de 80 centimètres. Plus tard, on d(mne des tuteurs aux tiges dont on pince l'extrémité, afin de faire naître de nouvelles pouces qui donneront des fleurs. Dès que les premiers fruits commencent à mûrir, on enlève en partie les feuilles qui les cachent. En automne, pour que les derniers fruits puissent arriver i\ maturité, on effeuille complètement.

Aubergine. — L'aubergine n'arrive à maturité que dans nos départements du Midi.

On sème en avril sur couche, pour repiquer en mai sur une bonne terre. Il faut arroser beaucoup, pincer les rameaux pour hâter le grossissement d^s fruits, qui arrivent à maturité en août, septembre et octobre.

Melon. — Lemelon vient à maturité en pleine terre dans le midi de la France ; dans le centre où le nord il ne peut être cultivé que sur couche et sous châssis ou sous cloches ; il est alors, d'ailleurs, plus savoureux. La culture en est, dans ces circonstances , assez difficile.

On sème en pépinière, à la fin de mars et au commencement d'avril. Lorsque les plantes sont assez fortes, vers le milieu de mai, on les arrache avec soin et on les transplante sur de nouvelles couches prépa-

Aobergiue.

Melou.

LEG

LÉG

rées à cet effet, ou simplement sur des buttes de 25 à 30 centimètres de hauteur.

Ces buttes sont construites de la manière suivante : dans une terre bien fumée, bien labourée et passée au râteau, on ouvre, à une distance d'un mètre les uns des autres, des trous de 50 à 60 centimètres de diamètre. On remplit ces trous de bon fumier de cheval que l'on tasse convenablement et que 1 on recouvre de terre mélangée de terreau. Les plantations faites, on couvre chaque pied de melon d'une cloche que l'on ombrage pendant les premiers jours, lorsque le soleil est dans toute sa force. Dès que les jeunes pieds de melon ont produit leur quatrième feuille, on coupe

Les meilleures variétés à cultiver sont le cantaloup noir des Carmes, à chair rouge et fondante, à écorce verte cl pou épaisse, et le cantaloup Prescott à fond blanc, d'aussi bonne qualité, mais plus gros et à écorce plus épaisse.

Citrouilles, pot irons, concombres. — Les cilrnuilles, l^'S potirons et les concombres, quoique moins délicats que les melons, ont besoin, pour donner de bons fruits, de beaucoup de fumier et de beaucoup de chaleur. Aussi a-t-on soin de les semer dans des trous remplis de fumier et recouverts de 10 à 15 centimètres de terre.

Fraisier. — Le nombre des variétés de fraises est considérable; on peut les diviser eu deux groupes : les grosses

la tige au-dessus des deux premières feuilles. Lorsque les branches mères que font naître cette opération ont environ 30 centimètres de longueur, on les pince (c'est-à-dire qu'on coupe l'extrémité avec l'ongle). Les nouvelles branches qui naissent à la suite de ce pincement ne tardent pas à donner les fleurs, puis des fruits. Lorsque quelques fruits sont bien formés, on laisse sur chaque pied les deux plus beaux seulement.

Les autres soins consistent à pincer l'extrémité des branches, afin de faire

Concombre.

refluer la sève dans le fruit, à arroser abondamment de loin on loin et à bassiner (c'est-à-dire à arroser très légèrement) fort souvent.

Fraisier.

fraises, comme la Marquer ite-Lebreton, Héricart-de-TImry, fraise du Docieur- Morère ; les petites fraises, comme la fraise des Quatre-Saisons.

La culture est facile, en bordure le long des carrés, ou en planches. Les petites fraises se multiplient ordinairement par semis, ou par coulants (filets qui partent de la base de la tige et qui s'enracinent naturellement) ; les grosses fraises se multiplient seulement par coulants.

Les plantations de fraisiers doivent être sarclées, terreautées, dépouillées de leurs coulants en été ; des arrosages copieux assurent une abondante production, qui dure pendant tout l'été. La culture forcée permet d'obtenir des fraises pendant presque toute l'année.

Asperr/e. — ïj'asperf/e est une plante vivace dont on mange les tiges lorsqu'elles n'ont encore que 20 à 30 centimètres de hauteur. La Première Année d'Agriculture fournit un résumé très concis des soins à donner aux asperges.

Pour établir un carré d'asperges, on emploie des pieds d'asperge, ou greffes, provenant d'un semis de deux ans. Le terrain qu'on destine aux asperges doit être de nonne qualité, sablonneux, pas trop humide et éloigné des arbres. Avant

LÉG

LÉG

Asperge.

l'hiver on fume abondamment ce terrain, on le défonce à une profondeur de 40 centimètres et on l'épierre avec soin. Au mois de mars ou d'avril suivant, on ouvre, dans la terre ainsi préparée, des tranchées de 30 centimètres de largeur sur 20 de profondeur, et espacées de 80 centimètres. La terre des tranchées est relevée en ados à droite et à gauche. Dans chaque tranchée, à des distances de 80 centimètres environ, on creuse des trous dans lesquels on établit des buttes de bonne terre de la grosseur du poing. Sur ces buttes on étale avec soin les greffes, on recouvre ensuite de quelques centimètres de terre fine mélangée de terreau.

Pendant la première année, les soins qu'exige la plantation sont des bêchages et des sarclages, que l'on doit faire avec précaution. A l'automne, on se débarrasse des jeunes tiges en les coupant un peu au-dessus du sol, on fume le terrain, on répand sur chaque griffe. un peu de terreau ou de fumier bien fait. En mars suivant, on bine avec la fourche à trois dents, on façonne les ados ou buttes, et on remplace les griffes qui n'ont pas réussi ; on sarcle chaque fois que le besoin s'en fait sentir.

Les mêmes travaux sont exécutés pendant la deuxième année. Dès la troisième, on peut récolter des asperges d'abord sur les greffes les plus fortes, puis sur toutes les greffes dans les années suivantes.

Avec le temps, les greffes se ramifient sous le sol; sur ces ramifications se trouvent des yeux, d'oii sortent d'autres asperges.

un carré d'asperges bien soigné peut durer de quinze à vingt ans. Pendant les premières années, on peut utiliser les ados à la culture de légumes de petite dimension.

Artichaut. — 1^'orlichaut est une sorte de grand chardon vivace dont on mange les enveloppes florales. Il exige une terre profonde, fraîche et de bonne qualité. On le multiplie en avril au moyen A' œillftona ou rejets enracinés que l'on détache du pied-mère et qu'on plante à 80 centimètres les uns des autres. Pendant la période de végétation cette plante exige de fréquents et copieux arrosages.

Avant l'hiver, on raccourcit les feuilles et on butte les pieds; puis, lorsque les gelées se font sentir, on couvre les

buttes de fumier long, de feuilles, que l'on a soin d'écarter lorsque le temps s'adoucit, afin d'éviter la pourriture des pieds. Au printemps on défait les buttes, on donne un bon labour et on œilletonne,

Articbant.

pour ne conserver sur chaque pied que deux ou trois œilletons les plus vigoureux.

Capucine. — On sème la capucine en pleine terre, au printemps et à l'été.

Rameau de capucine en fleur.

près d'un support le long duquel elle puisse grimper.

Les boutons floraux, confits dans du vinaigre, peuvent remplacer les câpres ;

LÉG

LÉG

les fleurs servent à orner les salades; on peut du reste les manger.

Oignon. — Les variétés les plus cultivées sont Yoif/non jaune des Vertus et

Oignon jaune des Vertus.

Voignon blanc. Le premier se sème en février et le second à la fin d'août. Dans l"Ouest et dans le Midi, tous les oignons se sèment en automne. On sème sur une terre préalablement fumée et dont la surface est bien pulvérisée; on recouvre d'une légère couche de terreau. Après la levée, on éclaircit le plant, on enlève les mauvaises herbes ; on arrose quand le temps est sec.

Assez souvent aussi, l'oignon jaune des "N'ertus. ou l'une de ses variétés plus petites, comme Voignon de Cambrai, se sème très serré au printemps. Ce semis donne de petits oignons qu'on plante l'année suivante sous le nom (Joignons de Mtdhouse.

Les oignons se conservent aisément dans un endroit sec.

Ail. — h' ail se plante de février en

mars, quelquefois en novembre, en terre fumée longtemps à l'avance. Au mois de juin, afin de faire refluer la sève dans les bulbes, on lie la tige avec les fanes,

pais, lorsque celles-ci sont bien desséchées, on arrache l'ail et on le rentre dane un endroit sec.

Alialote. — 'L'échalote se cultive coiame l'ail.

Persil. — Le persil se sème à la volée,

Échalote.

depuis le mois de mars jusqu'en été ; la germination est lente, et on ne peut commencer à couper les feuilles que 3 mois après les semis; seulement une plantation de persil peut durer pendant plusieurs années.

Cerfeuil. — Le cerfeuil se cultive comme le persil ; il craint le grand soleil, et les positions ombragées lui sont favorables.

Ciboulette. — Elle se multiplie par ses caîeux. que l'on sépare au printemp.s pour les replanter en bordure.

Estragon. — L'est rayon se multiplie au printemps par la séparation des pieds.

En hiver, pour préserver l'estragon des gelées, on recouvre les pieds de terreau ou de fumier.

Pimprenelle. —La pimprenelle, qui est très rustique, se sème au printemps, en lignes. On coupe de temps en temps les l'euilles, pour provoquer la multiplication de nouvelles pousses.

Persil.

LEG

LÉG

légumes ''cuisine). — En termes de cuisine on nomme légttmes les végétaux

Cerfeuil cenunuii.

ou les parties de végétaux qui sont employés dans notre ?limentation, tels que articliauts (qui sont des fleurs), carottes (racines), tomates (fruits), chicorées (feuilles), haricots {graines), pommes de terre (tubercules), etc . On peut diviser les légumes en : 1° légumes farineux frais (fommes de terre, petits pois, haricots frais, artichauts, etc.) ; 2" légumes farineux secs (îè\ es, haricots, pois, lentilles, etc.) ; Z'iégumes

Ciboulette.

Estragon.

herbacés verts (laitue, chicorée, épinards, asperges, choux, céleri, oseille.

etc.); 4° fruits légumiers (concombres, tomates, aubergines, etc.).

Les légumes sont en général peu nourrissants, mais ils doivent faire

Pimprenelle.

partie, tout aussi bien que la viande, d'une alimentation bien comprise. Associés au pain, ils peuvent d'ailleurs suffire à eux seuls à l'alimentation, comme le prouve l'exemple de la plupart des populations des campagnes.

Ils sont de digestibilité très variable; les légumes secs sont ordinairement indigestes.

l'n grand nombre de légumes doivent d'abord être cuits à l'eau avant d'être assaisonnés. Celte cuisson exige certains soins.

Les légumes secs sont mis dans l'eau froide, non salée : puis on chauffe et on maintient l'ébuUition jusqu'à cuisson convenable. On sale à moitié cuisson.

Il est bon de mettre une assez grande quantité d'eau pour qu'il en reste encore un excès quand la cuisson est terminée; ce bouillon de légumes secs, isolé à l'aide de la passoire, peut servir à faire d'excellentes soupes.

Les légumes verts, qui doivent toujours être frais, et surtout n'avoir pas subi un commencement de putréfaction, sont plongés au contraire dans l'eau bouillante, préalablement salée. Certains légumes frais (choux-fleurs, artichauts, chicorée, etc.) doivent être mis à cuire dans un vase en fer-blanc ou en terre, car ils noircissent dans les marmites ou les casseroles de fonte. L'eau de cuisson de certains légumes verts est bonne pour la soupe. Le choix de l'eau n'est pas indifférent. Les légumes, et surtout les légumes secs, cuisent fort mal dans les eaux dures, c'est-à-dire dans les eaux riches en sels calcaires (carbonate de chaux et sulfate de chau.x). Quand on est forcé d'employer ces eaux, on y ajoute préalablement I à 2 grammes de cristaux de soude par litre, on agite, puis

LET

LET

on laisse reposer et on décante doucement.

leutilles. — Les lentilles sont de digestion plus facile que les autres légumes secs. On les prépare comme

.\RBRES FRUITIERS

Lentille commune (Uautcurde la plante, 0"",30j.

les haricots secs. Les meilleures sont les lentilles du Puy, d'un vert foncé, avec des marbrures bleues.

lèpre. — Voy {maladies des).

lessive. — Voy. blancôissage.

LeTréport {Seine-Inférieure). — Ville de4 3(iu habitants, à l'embouchure de la Bresle. possédant une petite plage de bains de mer ; cette plage est pourvue d'un beau casino; des établissements de bains, des hôtels, des villas la garnissent sur une assez grande longueur. Mais les logements sur le bord de la mer sont relativement rares.

On trouve à se loger à bon marché dans la ville, mais oïl n'y jouit pas de la vue de la plage. Promenades agréables il Eu, à Mers et sur la falaise.

On se rend au Tréport en chemin de fer. Voy. b.^ixs de mer.

lettre de change. — La lettre de change est l'écrit par lequel un créancier (le tireur) ordonne à son débiteur (le tiré), habitant une autre localité, de payer à une échéance fixée une somme déterminée, à son ordre, ou à l'ordre d'un fiers (le preneur ou bénéficiaire).

La lettre de change facilite singulièrement le commerce, en évitant, dans un grand nombre de cas, des expéditions d'argent, toujours onéreuses.

La lettre de change doit être écrite, dans une forme déterminée, indiquée ci-contre, sur un papier timbré dont la valeur est de o centimes pour les

sommes inférieures à 100 francs, et va en augmentant avec la somme inscrite sur la lettre.

Paris, 23 aoAt 1893. B. P. F. 400.

Au 31 octobre prochain, il vous plaira de payer à M. Durand, ou à son ordre, la somme de quatre cents francs, valeur reçue en marchandises. Dupont,

rue Montmartre, 41.

A M. Petit, négociant, à Périgueux (Dordogne).

On voit, d'après cette lettre, que M. Dupont est le tireur, M. Petit le tiré, — c'est lui qui doit payer, — et M. Durand le bénéficiaire, — c'est à lui qu'on doit paj'er.

Mais il intervient souvent d'autres personnes dans une lettre de change.

M. Durand, le bénéficiaire ou preneur de la lettre ci-dessus, peut, s'il a besoin d'argent avant l'échéance, céder la propriété de sa lettre à une autre personne; mais il faut alors qu'il écrive au dos de la lettre le nom du nouveau preneur, la date et la valeur de la lettre; puis il signe. Il devient alors endosseur et la mention qu'il a écrite au dos se nomme endossement. J^e nouveau porteur peut de même céder sa lettre à un autre, et devenir lui-même endosseur.

La lettre peut donc circuler de main en main, avant l'échéance, se couvrant d'endossements successifs. C'est le dernier porteur qui se présentera pour le payement.

Pour que M. Dupont puisse tirer une lettre de change sur M. Petit, il faut que ce dernier soit le débiteur de M. Dupont pour une somme au moins égale à la valeur de la lettre; cette dette , qui est la raison d'être de la lettre de change, se nomme provision.

Mais il faut en outre que M. Petit, le tiré, accepte ce mode de paiement de sa dette et la date fixée sur la lettre; en d'autres termes, la lettre ne devient réellement valable qu'autant qu'elle a été acceptée par le lire; l'acceptation du tiré se fait par le seul mot accepté, suivi de la signature.

Il est clair que M. Dupont, en tirant une lettre de change sur M. Petit et en la renieltanl à 'SI. Durand comme si c'était de l'argent comptant, a garanti par cela même à M. Durand le payement de la lettre. Si à l'échéance M. Petit ne payait pas. le preneur se retournerait donc vers M. Dupont pour ce payement.

Mais il peut arriver que le prenf^ur, M. Durand, ne trouve suffisantes ni la

LET

Page 1