MONNAIES
livres de commerce. — Tout commerçant est obligé d'avoir au moins trois livres pour constater ses opéralions : le livre journal, le livre des inventaires, le livre de copie de lettres.
Le livre journal sert à écrire jour par jour les recettes et les dépenses, c'est-àdire tout ce que le commerçant reçoit et paie, à quelque titre que ce soit, même en debors de son commerce. Les dépenses du ménage doivent être d'abord écrites au jour le jour sur un livre auxi-
liaire, puis inscrites mois par mois sur le journal.
Le livre des inventaires doit contenir copie de l'inventaire t'ait chaque année.
Le livre de copie de lettres reçoit copie de toutes les lettres qu'envoie le commerçant ; quant aux lettres qu'il reçoit, elles doivent être conservées.
Avant d'être employés, les livres de commerce sont colés' et paraphés, soit par le président, soit par un juge du tribunal de commerce, soit par le maire ou son adjoint Le paraphe et le numérotage des folios servent à empêcher la destruction d'un folio, ou la substitution d'un folio à un antre. Le journal et le livre des inventaires doivent être arrêtés tous les ans le 31 décembre, et visés soit par le président ou par un juge du tribunal de commerce, soit par le maire ou son adjoint.
Ces livres doivent être conservés pendant au moins 10 ans. Les livres régulièrement tenus peuvent être consultés par les juges, dans les contestations; ils font foi entre commerçants, pour faits de commerce.
Tout failli dont les livres ne sont pas régulièrement tenus peut être déclaré banqueroutier. La banqueroute sera dite frauduleuse si les livres du commerçant renferment des écritures fraiiduleuses, ou s'ils sont soustraits à l'examen de la justice.
Outre les livres nécessaires, la plupart des commerçants ont des livres accessoires, qui leur permettent de tenir une comptabilité plus régulière.
Le grand livre reçoit, par ordre alphabétique, tous les comptes du commerçant et lui indique sa situation.
Le livre de caisse reçoit la mention de tout ce que le commerçant reçoit et paie en numéraire ou en papier-monnaie.
Le livre de copie d'effets sert à constater l'entrée et la sortie des effets négociables.
Le livre d'échéances sert à mettre le commerçant en position de connaître tous les jours les effets qu'il a à encaisser et à payer.
livret d'ouvrier. — Ce livret, délivré par le maire de chaque commune et. à Paris, par la préfecture de police, est destiné à recevoir ce qu'on peut appeler les états de service de l'ouvrier. Il porte ses nom, prénoms, date et lieu de naissance, signalement, profession, nom du mailre chez lequel il travaille. Chaque fois que l'ouvrier change de maître, il fait inscrire sur son livret sa sortie et son entrée par l'ancien et le nouveau maître, sans que ceux-ci puissent ajouter aucune annotation favorable ou défavorable à l'ouvrier.