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auxquels les mères et les jeunes sont très sensibles. Chaque brenis ne pouvant allaiter qu'un agneau, il faut enlever l'un d'eux aux mères qui en ont deux et lo donner à une mère dont l'agneau serait mort, ou tenter de l'élever au biberon. Il existe des biberons spéciaux pour l'élevage des agneaux.
D'ailleurs, les nourrissons doivent Être
Houton mérinos (bclier).
il convient, pour ménager la transition, de donner aux animaux un repas de fourrage sec à la bergerie avant leur sortie.
En hiver, l'alimentation se fait â la bergerie. Comme aliments, on donne alors, aussi abondamment que possible, des racines ou tubercules coupés en tranches, mélangés avec des balles, des pailles finement hachées; des l'ourrages grossiers, tels que trèfles, paille de
Mouton Soathdown (bélier).
lupin, pailles de pois, de vesce, de féverole, d avoine, d'orge, etc. ; puis, comme aliments plus nutritifs, du son , des féveroles, des tourteaux. Ces aliments sont distribués en 3 repas. Comme boisson, un peu d'eau.
Beproduction. La durée de la gestation de la brebis est de 140 jours. Les brebis jileines doivent être bien nourries, avec des aliments sains. Elles doivent être placées dans une bergerie bien aérée, assez vaste, avec une bonne litière; si l'agnelage a lieu en hiver, on ferme pour quelques jours les fenêtres, pour éviter le froid et les courants d'air,
Mouton Dishley.
mis â part et ne téter qu'à heures fixes ; on évite aussi qu'ils ne tourmentent constamment la mère ; les repas sont également et régulièrement espacés.
Le sevrage est progressif et devient complet à l'âge de 5 ou 6 mois. Le supplément de nourriture est constitué d'abord par des bouillies claires faites avec des farines de légumineuses ou
Uouton du Plateau central.
des tourteaux oléagineux. Puis on donne un mélange humide de farine de fèves ou de pois, de son de froment, de tourteaux, enfin des fourrages tendres. Ces précautions sont indispensables pour éviter les maladies.
Tonte. La tonte se fait une fois par an, à I époque où la belle saison est définitivement arrivée (généralement en juin).
Elle est . précédée ordinairement d'un lavage des animaux; cependant on pratique aussi la tonte sans lavage, qui fournit une laine grasse dont on peut ensuite retirer le suint, qui n'est pas sans valeur.
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MALADIES DES MOUTONS. — Nous n'en indiquerons qu'un pelit nombre et principalement celles qui exigent des soins immédiats de la part du berger.
Et d'abord, les agneaux dont l'allaite- '.nent est mal dirigé sont sujets à plu-
Lavage du mouton avant la tonte.
sieurs maladies qui les déciment rapidement, si on n'y porte remède.
Le muguet, caractérisé par la présence de filaments blancs dans la bouche, est combattu par des badigeonnages à
Tonte du menton
l'aide d'un pinceau de linge trempé dans de l'eau additionnée d'un millième d'acide chlorhydrique. Quand on a été au plus pressé, il est indispensable d'améliorer l'alimentation des mères, le muguet n'apparaissant que chez les agneaux mal nourris.
La diarrhée est beaucoup plus grave; elle survient quand les mères ont une alimentation très nutritive, mais trop sèche. On évitera donc cette alimenta-
tion, car la maladie, quand elle survieol, est presque toujours mortelle.
Poiur les moutons adultes, les maladies sont nombreuses,
Pour la météorisation, voy. ce mot.
La (lavelée. qui est au rang des vices rt'iUiibitoires', est caractérisée par l'éruption de gros boutons arrondis qui suppurent, puis se desséchent ; il y a en même temps fièvre, jetage par le nez, irritation des yeux. La mortalité est considérable et pt^ut même atteindre la totalité du troupeau. La maladie est essentiellement contagieuse, mais on peut en garantir les moutons par une vaccination nommée clavélisation.
La cachexie aqueuse, ou /jowriturp.
attaque aussi le troupeau entier, quand les pâturages sont humides. On la reconnaît à'ia pâleur des membranes de l'oeil et au développement d'une forte grosseur dans la gorge. Quand la maladie se déclare, ou doit cesser la pâture dans les endroits humides, donner une alimentation substantielle et administrer de la couperose verte (\ gramme par litre dans l'eau de boisson et 1 gramme par jour et par tète, mélangé en poudre avec 10 grammes de sel de cuisine, qn'on ajoute aux aliments).
L? piétin est une maladie du pied qui consiste dans le développement d'un ulcère capable de détruire le pied. Au début la bête boite, le pied devient chaud et douloureux, le dépérissement est rapide, puis la mort survient si on ne porte remède. La maladie, qui peut être engendrée par de mauvaises conditions hvgiéniques (litières trop pourries) semble contagieuse. Dès l'apparition du mal, on enlève la portion de corne détachée par l'inflammation et on étend à la surface du mal une couche mince d'une pâte faite en mélangeant de l'alun calciné avec de l'acide sulfurique. de façon àobtenir la consistance du miel.
Le tournis attaque surtout les agneaux de 1 à i ans. Le mouton devient lent, ^ . . . , „„„„!,. i„j ' (Estre de moaton ou cepbanoncnaiani. ,^^jp ç^^^^^, ,„ouche dépose U^ porte la s^g œufs dans la narine du tête basse : mouton . et la larve, après au bout de l'éclosion. détermine une maquelques se- '^'''^^ analogue au tournis, maines il
tourne sur lui-même, s'affaiblit, cesse de manger et meurt, si on ne le vend pas rapidement pour la boucherie. Il n'y a presque aucun traitement à tenter. La
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nialadio est iluo à la présence, dans la rcrvoUe, d'une vësicule remplie de liquide, qui ronstiiue l'une des phases du d6velop|)cnient d'un ver qui vit dans l'intestin du chien. Les jeunes moutons contractent la mala.lie en avalant, au pâturage, les embryons provenant des excréments du chiea. Ces cnîhryons vont ensuite se loger dans la cervelle.
in(»uton (cuisine).— Après la viande du bœuf, celle du mouton est la plus nutritive et celle dont la digestion est la plus facile. Quand elle est de bonne
Gigot.
Noix du gigol.
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Citeleltes
découvertes
fournissent également des mets fort agréables.
Gigot rôti. On bat fortement le gigot, on le pare en enlevant l'cKcès de graisse,
Épaule
CollK
L'intérieur du mouton.
qualité, elle est ferme, serrée, bien rouge, avec une graisse blanche et dure; il ne faut pas accepter la viande pâle, mouillée, entourée d'une graisse jaune. Selon les races, la viande n'a toutes les qualités qu'à partir de l'âge de l.'i mois à 3 ans; la chair des moutons trop jeunes est plus blanche, plus molle, moins nutritive et d'un goût plus fade.
En hiver le mouton se conserve aisément pendant plusieurs jours, et il de- j vient même plus tendre, d'un goût plus ' délicat. Même en été. il ne faut pas i faire cuire la chair d'un animal trop récemment tué. j
Les meilleurs morceaux du mouton (fig.) sont le f/if/ot et le carré, qui fournit les côtelettes. Cependant Vépaulo et la poitrine, d'un prix moins élevé, i
La viande du mouton fies numéros indiquent la qualito do la viande).
les plus grosses peaux, on le larde de plusieurs gousses d'ail, on le frotte de sel et de poivre, d'un peu de graisse, et on le met à la broche, devant un feu très vif, qui puisse le saisir; on arrose fréquemment. La cuisson est terminée
Comment on découpe le gigot (manière verticale). — On enlève la souris ; on coupe des tranclies minces dans la noix, en allant verticalement jusqu'à l'os, et on sépare ces tranclies en glissant le couteau le long de l'os. On opère de même pour la sous-noix, après avoir enlevé la partie A.
quand le gigot, percé d'un trou profond avec une fine brochette, laisse sortir un abondant jus rougeâtre. Cette cuisson dure do 4o minutes à 1 heure 30, selon la grosseur du gigot et le système de rôtissoire employé. Le gigot se rôtit très bien au four, pourvu que ce four soit assez chaud pour saisir la surface.
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