PAC
de soupes. On en fait des sortes de purées qui accompagnent les viandes, et en particulier le veau. Elle n'est bonne qu'au printemps et à l'automne.
Pour la préparer, on enlève la grosse côte de la feuille, on lave avec soin et on fait cuire à l'eau salée (voy. LÉ<ïU- ME.S) ; cette cuisson est très rapide ; puis on é goutte, et on jette
dans une cas- Oseille,
serole renfermant du beurre légèrement chauH'é ; on ajoute sel. poivre, jus de viande oii bouillon, et on laisse mijoter une demiheure. On sert avec des œufs durs coupés en quartiers, ou un fricandeau de veau.
Conservation de l'oseille. Pour la conservation de l'oseille desséchée,
voyez CONSERVES ALIMENTAIRES.
L'oseille cuite se conserve également bien.
On tond l'oseille en août, dans le jardin ; puis, quand les jeunes feuilles sont bien repoussées, en septembre ou octobre, on les cueille, on les épluche, on les lave et on les jette dans un grand chaudron plein d'eau bouillante ; après quelques bouillons on les met à égoutter sur un tamis : on remet sur le feu dans un chaudron de cuivre étamé, et on achève la cuisson en remuant dou-
cement, mais constamment. Quand la masie a atteint une consistance de bouillie épaisse, on met dans des pots de grès, on laisse refroidir, et on recouvre avec une couche d'huile d'olive ou de beurre fondu (on évitera avec soin d'emplojer des vases de terre vernissés, qui détermineraient des empoisonnements).
Les pots sont choisis d'assez petites dimensions pour que chacun soit consommé autant que possible en une, ou au plus en i fois.
outrage. — L'outrage au.x fonctionnaires, magistrats, jurés.... et en général à tout dépositaire de l'autorité et de la force publique, à l'occasion ou dans l'exercice de ses fonctions, est passible, selon les circonstances, d une amende qui peut aller à 4 000 francs, et d'un emprisonnement qui peut aller jusqu'à 3 ans. Dans certains cas. le coupable peut être en outre condamné à faire à l'otfensé une réparation pubhque ou une réparation par écrit, et le temps de l'emprisonnement ne commence à compter qu'à partir du moment de la réparation.
outrigger. — Voy. canotage.
ouvriers. — Voy. locage.
ouvroirs. — Un grand nombre (ïoitrroirs . annexés au.x écoles primaires, reçoivent les jeunes filles âgées de moins de 12 ans; on leur donne les premières leçons de couture, et on leur enseigne les soins les plus simples du ménage.
pacage. — Par droit de pacage on entend le droit de faire paître les bestiaux dans certains pâturages. Il s'exerce de plusieurs manières, que nous allons énumérer; il tend déplus en plus à disparaître.
Droit de parcours. Le parcours était une servitude réciproque existant entre deux ou plusieurs communes, qui leur donnait le droit d'envoyer leurs troupeaux paitre sur leurs terrains respectifs après les récoltes. Une loi récente a fait disparaître partout le droit de parcours.
Droit de vaine pâture. La vaine pâture est une servitude réciproque établie au profit des habitants dune même commune ; elle leur donne le droit d'envoyer paître leurs bestiaux sur les propriétés dépouillées de leurs récoltes.
Tout propriétaire a le droit de soustraire ses terres au droit de vaine
pâture, soit en les entourant d'une clôture, soit en payant une indemnité, soit eu abandonnant une certaine quantité de terrain en toute propriété. Mais tout propriétaire qui clôt son héritage perd ' son droit à la vaine pâture, en proportion du terrain qu'il y soustrait.
Le droit de vaine pâture ne s'exerce jamais ni sur les bois, ni sur les prairies artificielles : les oies, les chèvres et les porcs, qui font des dégâts en arrachant l'herbe, en rongeant l'écorce des arbres et en creusant la terre, en sont ordinairement exclus.
La loi qui a fait disparaître le droit de parcours n'a laissé subsister le droit de vaine pâture que dans un nombre très restreint de communes.
Droit de pâturage. Le droit de pâturage se distingue des précédents en ce qu'il peut s'exercer en toutes saisons ; les bestiau.x peuvent donc, en vertu de
PAi