I RÉCLAMATION
' paternité. — Les moispaternité et filiation exjjrimentla relation de parenté qui existe entre le père et le fils'. Celte relation est léyitinie ou naturelle selon qu'elle a ou non le mariage pour origine. Filiation légitime. Le père et la mère sont tenus de nourrir, entretenir et élever leurs entants de manière à les mettre en état de gagner plus tard leur vie.
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Même quand les enfants sont en état de gagner leur vie, les parents leur doivent les aliments (c'est ce qu'on nomme la dette alimentaire), s'ils sont dans le besoin sans que leur misère soit le résultat de l'oisiveté ; la même obligation s'étend aux gendres et belles-tilles. Réciproquement, les enfants, gendres et belies-rilles sont tenus de la dette alimentaire à l'égard de leurs ascendants dans l'indigence. .Si les enfants mineurs ont des biens personnels, ces biens sont administrés par le père, ou, à son défaut, par la mère, qui ont en même temps la jouissance des revenus (jusqu'à ce que Vcnfanl ait 18 ans).
L'enfant doit honorer et respecter ses père et mère ; il leur doit onéissance jusqu'à sa majorité. Voy. puissanxic
l'ATKRNKLLi;.
Filiation naturelle . L'enfant naturel qui n'est reconnu ni par son père ni par sa mère est inscrit sur les registres de l'état civil comme enfant de père et mère inconnus, l^at loi n'autorise pas la recherche de la paternité ; elle autorise au contraire la recherche de la maternité, quand il y a commencement de preuve par écrit.
Au contraire, l'enfant naturel peut, sur son acte de naissance, être reconnu par son père, ou par sa mère, ou par les deux à la fois ; reconnu par son père ou par les deux, il porte le nom de son père ; reconnu seulement par sa mère, il porte le nom de sa mère. La reconnaissance de l'enfant peut se faire par acte authentique, longtemps après la naissance.
1.,'enfant reconnu n'a pas les mènios droits que l'enfant léf/itimé (voy. légiti- M.\TiON ; la reconnaissance établit simplement un lien civil de parenté entre ienfanl et la personne qui l'a reconnu, mais ce lien ne rattache pas l'enfant aux parents de son père et de sa mère ; l'enfant reconnu a des droits, mais des droits restreints à la succession de son père ou de sa mère ivoy. scccession). Le père d'un enfant naturel reconnu n'a pas la jouissance des biens propres de cet enfant, alors qu'il est encore mineur.
patience (jeux de). — IjGs jeux de ■patience constituent d'excellentes distractions pour les enfants, pourvu qu'on no leur permette de s'y livrer qu'en dehors du temps de récréation qui peut être consacré à des amusements plus actifs.
Le jeu est ordinairement constitué par une série de dessins plus ou moins compliqués, qui ont été collés sur des planchettes de bois blanc , et découpés ensuite en morceaux réguliers ou irréguliers. Les morceaux étant brouillés, il s'agit de les assembler pour reformer le dessin.
Pour les enfants très jeunes, il faut des patiences d'une reconstitution facile. La difficulté peut s'élever à mesure que l'enfant avance en âge. Quand l'enfant a sept ou huit ans, on peut lui donner des patiences ijêof/rap/iic/ue.'i . qui lui apprennent de la géograpiiie sans qu'il s en doute, surtout si les grandes personnes, en aidant aujeu,posentquelques questions, assez discrètes pour que le jeu ne prenne pas aux yeux de l'enfant l'apparence d'une leçon.
patiences ou réussites.— En
terme de caries, les patiences ou réusiites soal des jeux qui se jouent ordinairement à uii seul joueur ; on y emploie tantôt 32 cartes, tantôt o2 cartes, tantôt doux ou même trois jeux mélangés, de 32 011 de 5-2 cartes chacun. 11 s'agit toujours d'arriver, en partant de cartes "iHen mélangées, à un arrangement déterminé, en suivant des règles fixes.
Les patiences qui ont été imaginées sont innombrables, et on a publie de véritables traités sur la matière. On conçoit que nous ne puissions ici que donner un petit nombre de patiences, choisies parmi celles que nous connaissons. Nous indiquerons surtout des patiences à faire avec un seul jeu de .32 cartes; ce ne sont pas les moins agréables, quoiqu'elles soient ordinairement plus simples. Parmi Ipspatiences^ lés'unèssont purement machinales, et le hasard seul en détermine la i)erte ouMa réussite';' d'autres exigent de la part du joueur des'combinaisons qui ont une grande influence sur l'issiie de la partie. Ces dernières sont beaucoup y)lus intéressantes.
I. Patience à 32 cartes. Battez bien les cartes et faites couper, ou coupez vous-même. Placez sept cartes à côté les unes des autres, sur une ligne horizontale, la septième seule étant tournée face en l'air. Sur cette première rangée, mettez-en une seconde, un peu en retrait de façon que les premières cartes ne soient pas complètement recouvertes; mais cette seconde rangée ne contien- I dra que six cartes, la dernière seule étant tournée face en l'air. Faites ainsi I une troisième, une quatrième, une cin- , quième, une sixième et une septième rangée, la septième, n'étant composée que j d'une sculecarte. tournéela faceenl'air. Vous avez ainsi sept cartes visibles, formant escalier; et il vous reste en mains quatre caries, qui constituent le \ talon. 11 s'agit de partir de là pourrani ger toutes les caries en 4 paquets com- ! mençant chacun par l'as pour se ! continuer par le sept, le huit,... le roi. chaque paquet no contenant qu'une I couleur.
I Les règles à suivre sont les suivantes. i Tout as visible est mis de côté et devient
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l'origine d'un paquet ; tout sept visible est enlevé si l'as correspondant est déjà à part, et posé sur cet as ; tout huit visible est enlevé si le sept correspondant est déjà à part, et posé sur ce sept , ... et ainsi de suite jusqu à ce que tous les paquets soient complets.
Pour rendre les cartes visibles, on a le droit d'enlever toute carte visible de la position qu'elle occupe, si on peut la placer sur une autre carte visible de couleur ditférente et supérieure d'un point. Ainsi le valet de trèfle peut être enlevé de la position qu'il occupe, et transporté sur la dame de carreau ou sur la dame de cœur (mais pas sur celle de pique, qui est de la même couleur}. Quand on a ainsi enlevé une carte d'une des rangées verticales, si le départ de cette carte a mis à découvert une carte précédemment invisible , on retourne cette carte, et elle devient visible. Quand les cartes visibles sont telles qu'on n'y puisse opérer aucun transport ni aucun enlevage, on prend une carte du talon, dont on dispose à son gré pour la placer sur une des cartes qui peuvent la recevoir d'après la règle ci-dessus, ou pour la placer sur un des paquets en formation. Si la carte du talon ne peut pas être casée, on la pose près du jeu, face en l'air, et on en prend une nouvelle au talon, tant qu'on en a besoin et qu'il y eu a. Le petit paquet formé par les cartes du talon non utilisées forme une réserve ; on peut y prendre la carte supérieure, quand on trouve à la caser quelque part.
Quand une des 7 colonnes verticales est vide, par suite de transport de ses cartes, on peut combler ce vide avec l'une quelconque des cartes visibles qui terminent les autres colonnes. On devra donc, pour pouvoir user de cette facilité, diriger les changements de position de manière à dégarnir autant que possible les plus petites colonnes pour se faire des vides dont on pourra ensuite profiter.
Quand on arrive à ranger toutes les cartes, la réussite est gagnée. Quand on arrive à ne plus pouvoir remuer aucune carte, la réussite est perdue.
II. Patience à 32 cartes. Cette patience ne s'adresse qu'aux joueurs de piquet.
Il s'agit de clioisir. d'après les règles que nous allons indiquer, douze cartes dans le jeu, de façon à faire trente points, ces points étant comptés comme au jeu de piquet par /;oi»<.$ de cartes, séquences comptant 3, 4. 15, 16, 17 ou 18 et cartes semblables comptant 3 ou 14.
Pour jouer on mêle les cartes, on coupe et on les retourne trois par trois. Chaque fois qu'un paquet de 3 cartes contient 2 ou .'{ cartes de la même couleur, par exemple iî ou 3 carreaux. 2 ou 3 cœurs, dont l'une au moins soit le dix
ou une carte plus forte, le joueur prend une de ces cartes et la met de côté. Quand il arrive au bout du jeu, le joueur a mis ainsi de côté un certain nombre de cartes, 5 par exemple. Il reprend le jeu en lais- ^ut à part les 3 cartes triées, il bat de Nouveau, coupe et refait ses petits paquets de trois, et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'il ait trié 12 cartes.
Si les 12 cartes triées font 30 points d'après les règles du piquet, la patience est gagnée.
Comme la précédente, cette patience demande de la réflexion de la part du joueur, car il a souvent à choisir entre deu.x cartes égales ou supérieures au dix pour savoir laquelle il doit mettre de coté.
III. Patience à 52 cartes. Voici un exemple de patience dans laquelle le hasard intervient seul. D'un jeu de 52 cartes on retire les 4 dames, qu'on range à côté les unes des autres, sur la table. Puis on mêle, on coupe et on retourne les cartes une par une; quand se présente un sept, on le met au-dessus de la dame de même couleur, quand se présente un si.x. on le met au-dessous de la dame de même couleur ; quand se présente un huit, on le met au-dessus du sept correspondant; quand se présente un cinq, on le met au-dessous du six correspondant, et ainsi de suite, en montant au-dessus du sept jusqu'au roi et en descendant au-dessous du six jusqu'à l'as.
Quand on a retourné toutes les cartes du talon, on reprend les cartes non placées, on les mêle de nouveau, on coupe et on retourne de nouveau ces cartes une à une pour compléter les séries.
La patience est gagnée quand on arrive à former toutes les séries complètes en 3 fois.
ly. Patience à 2 jeux de 52 cartes.
'S'^oici maintenant un exemple, très simple, de patience à un plus grand nombre de cartes. On mêle ensemble 2 jeux de 52 cartes, puis on fait 26 paquets de 4 cartes chacun ; on retourne, face en dessus, la première carte de chaque paquet. Sur les 26 cartes ainsi rendues visibles, on enlève toutes les cartes qui se trouvent de même valeur, par deux, par quatre, par six. etc.
Ainsi s'il y a 2 ou 4 sept, on les enlève : mais s'il y avait 3 sept, ou en enlèverait seulement 2. le troisième n'ayant pas de quoi s'appareiller. Quand une carte est ainsi enlevée d'un paquet, on retourne la carte suivante, qui peut alors former une nouvelle paire avec une autre carte déjà retournée.
La patience est gagnée quand on a tout enlevé. S'il reste quelques paquets de deux caries et qu'on ne puisse plus
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