PEU
PHA
éteindre immédiatement, et soumettre le contenu de la lampe à l'essai indiqué plus haut.
Le sable, la terre, les cendres, l(»s g-rès. sont préférables à Teau pour éteindre l'huile de pétrole en comnustion.
L'entretien des lampes à pétrole est extrêmement simple. Il suffit, chaque jour, de nettoyer le verre et de frotter l'extérieur de'la lampe. On n'a mémo pas à couper la mèche: on doit simplement passer le doifft un |)ou fortement dessus, pour enlever la partie carbonisée et bien égaliser la longueur éiu niveau du brûleur.
Les lampes à pétrole ont un inconvénient grave, auquel il est difficile de remédier. L'huile qui monte le long de la mèche s'infiltre dans le pas de vis du brûleur, et de là s'écoule au dehors, de sorte que la lampe est presque toujours huileuse à l'extérieur. Quand ou à une lampe qui suinte ainsi par le haut, on doit avoir soin de l'essuyer deux fois par jour, le matin et le soir.
Fourneaux de chauffage au pétrole.
On trouve dans le commerce un grand nombre de modèles de fourneaux à huile de pétrole. Dans les petits ménages ces
Support. .-... ^^
Couvercli Réservoir à pétrol
Fourneau à pétrole, pour cuisiiiu.
fourneaux sont d'une grande commodité pour la préparation rapide des repas les plus simples.
Ils présentent les mêmes dangers que les lampes et doivent être manœuvres avec les mêmes précautions.
Un fourneau, pas plus qu'une lampe, ne devra jamais être placé dans le voisinage trop immédiat du feu. Combien de fois, dans les cuisines, ne voit-on pas la ménagère poser sa lampe très près du feu, pour éclairer ses casseroles!
Cette imprudence est chaque année la cause de graves accidents.
pets-de-nonne. — Voy. beignets.
peur. — La frayeur peut avoir chez les grandes personnes, mais beaucoup plus encore sur les enfants, des conséquences très graves : troubles nerveux, troubles gastriques ou intestinaux, palpitations, syncope. On a vu des frayeurs
subites donner, surtout aux enfants, des convulsions, des attaques de nerfs, des attaques d'épilepsie, des méningites mori elles, des morts subites déterminée» par la peur.
Om doit donc condamner d'une façon absj|ue les plaisanteries dont l'objet est d'eflraj'er une personne. On doit condamner également les parents qui, croyant bien faire, exposent volontairement leurs enfants à des frayeurs subites, dans le but de les aguerrir. Non seulement les enfants sont ainsi rendus plus poltrons, mais ils se trouvent exposés à des accidents qui peuvent être très sérieux.
pharmacie. — L'exercice de la pharmacie n'est pas libre; nul ne peut exercer la profession de pharmacien sans un des diplômes indiqués ci-dessous. Cependant les docteurs-médecins et les officiers de santé établis dans les localités où il n'y a pas de pharmaciens peuvent fournir des médicaments aux personnes près desquelles ils sont appelés. Les pharmaciens ne peuvent livrer et débiter des préparations médicales que d'après les prescriptions des médecins, chirurgiens, officiers de santé et sur leur signature; ils sont responsables des accidents qui pourraient survenir par suite des erreurs qu'ils auraient commises dans la préparation d'une ordonnance.
l/action des pharmaciens pour le payement de leurs honoraires se prescrit par 1 an. Les honoraires des pharmaciens comptent, en cas de faillite, parmi les créances privilégiées.
Études en pharmacie. Les études en pharmacie se font partout où se font les études en méilecine*. A Paris, Montpellier, Nanc3', les écoles supérieures de pharmacie sont distinctes des facultés de médecine.
Diplômes de pharmacien. Il existe 2 diplômes de pharmacien : celui de 1" classe, valable dans toute la France: celui de 2= classe, valable seulement dans le département pour lequel le candidat a été reçu : l'im et l'antre diplôme ne peuvent être délivrés qu'après 23 ans révolus. Il a été institué, en outre, un diplôme supérieur de pharmacien df [" classe. Les études en vue des diplômes de pharmacien de 1" classe et de pharmacien de 2' classe durent 6 années, savoir : 3 années de stage dans une officine et 3 années de scolarité.
Le stage dans une officine est constaté par des inscriptions. Pour être inscrit comme stagiaire, il faut avoir plus de 1 G ans et être muni d'un des diplômes de bachelier, pour le grade de pharmacien de l" classe; ou dn certificat d'études exigé des officiers de santé (voy. méde-
PHA
PHA
CINE), pour le grade de pharmacien de i' classe. L'ins< riplion de stage a lieu sur la production d'un certificat de présence aélivrc par le titulaire de l'officine à laquelle le stagiaire est attaché. A la fin des 3 années de stage, les stagiaires subissent un examen de validation de stage devant un jury spécial.
Pendant les .3 années de scolarité qui suivent le stage, les candidats prennent
ou qui. à défaut d'une de ces licences, justifient avoir accompli une quatrième année d'études dans une école supérieure ou dans une faculté mixte, et avoir subi avec succès un examen sur les matirrcs des licences es sciences physiques et naturelles appliquées à la phàrmacii'.
Les étudiants en pharmacie peuvent obtenir des bourses de 1 200 francs qui
Petite pharmacie de famille.
12 inscriptions trimestrielles. Les écoles préparatoires de médecine et de pharmacie ne peuvent délivrer que des diplômes de i' classe.
Des examens de fin d'année et des examens définitifs constatent la science des élèves. Ces examens portent sur la chimie, la physique, la toxicologie, la botanique, la zoologie.
Les droits à payer s'élèvent à un total de 1 443 francs pour les pharmaciens de 1" classe et de I 235 francs pour les pharmaciens de 2" classe.
Un diplôme supérieur de pharmacien de \" classe peut être délivré, à la suite de la soutenance d'une thèse, aux pharmaciens de 1" classe licenciés es sciences physiques ou es sciences naturelles,
les aident à vivre dans les villes oi'i ils font leurs études.
pharmacie de famille. — A la
ville, on a tout sous la main et il n'est pas indispensable d'avoir des provisions. A la campagne, il n'en est pas ainsi. Aussi est-il prudent dans ce cas d'avoir une petite pharmacie rangée dans un placard, ou dans une boîte portative, peu encombrante. La provision de drogues sera complétée par quelques petits instruments dont on peut avoir à se servir dans des cas urgents.
Comme instruments, on aura avant tout une petite balance assez sensible pour peser au centigramme: un mortier
PHA
PIE
de porcelaine et son pilon; un irrigateur; une lampe à alcool ou à pétrole, pour la préparation rapide des cataplasmes, des infusions,." quand on n'a pas de feu. i
Les médicaments nécessaires sont \ assez nombreux. Ils seront rangés et étiquetés avec le plus grand soin, pour éviter des erreurs qui pourraient avoir des conséquences graves. Ils seront en ! outre mis sous clef, à l'ahri des enfants et des personnes inexpérimentées. j
Parmi ces médicaments, nous pouvons distinguer les simjiles et les drogues proprement dites. | En fait de simples, destinés à faire des ; infusions ou des décoctions, on aura en i particulier: j Fleurs de bouillon-blanc, fleurs de : mauve, fleurs de violettes, à employer en ; infusion contre la toux et le mal de gorge.
Racine de ynimnuve, dont la décoction I est bonne aussi contre la toux et le mal de gorge (en gargarisme). Elle peut aussi être employée au lavage des plaies et à la confection des cataplasmes de farine de graine de lin.
Fleurs de tilleul, à employer en infusion calmante dans les cas d'indigestion, et contre les refroidissements.
Thé noir, à employer aussi en infusion dans les cas d'indigestion.
Bourrache, à employer en infusion dans les fièvres éruptives.
Têtes de pavot, à employer en décoction calmante et en fumigations.
Ces infusions et décoctions peuvent ordinairement être employées sans l'ordonnance du médecin, pourvu qu'on y mette un certain discernement.
Les médicaments proprement dits qui suivent sont souvent moins inoffensifs, et ne doivent être employés qu'à bon escient.
Ce sont principalement :
Farine de graine de lin (cataplasmes émoUients).
Farine de moutarde (cataplasmes et bains de pieds sinapisants).
Eau de mélisse, eau de fleurs d'oranger (mauvaises digestions).
Elher. alcali volatil (syncopes). L'alcali volatil est aussi employé contre les morsures des serpents et des insectes.
Alcool cnmphré, eau blanche, eau phéniquée, eau boriquée, eau sédative, iodoforme, pour panser les plaies.
Perchlorure de fer et amailou (hémorragies).
Baume tranquille, chloroforme, huile de camomille camphrée (contre les douleurs).
Laudanum (diarrhée, coliques, insomnie).
Bismuth (diarrhée).
Aloés, calomel, rhubarbe (constipation).
Emétique, ipéeacuanha (pour déterminer des vomissements;.
Sinnpismes Bif/oilot (pour les congestions, les maux de têtei.
Chlorate de potasse (maux de gorge).
Liuiinent oléo-calcaire (brûlures).
sulfate de quinine (fièvre).
Ou aura en outre, pour les pansements, ouate, charpie, baudruche, bandes de toile, coUodion, taffetas d'Angleterre.
phosphore. — Voy. empoisonne-
MKNTS.
phylloxéra. — La loi arme l'administration de pouvoirs exceptionnels pour la lutte contre le phylloxéra. Un décret du président de la' République peut interdire l'entrée en France de plantes, sarments, feuilles, échalas.
terreaux provenant d'un pavs étranger, ainsi que le transport des mêmes objets hors des parties du territoire français envahies par le phylloxéra. Les délégués du ministre peuvent faire, dans les vignes où la présence du phylloxéra est soupçonnée, toutes les opérations nécessaires pour en constater l'existence.
Quand l'existence du phylloxéra a été constatée dans une région .jusqii' alors indemne, un arrêt du ministre peut ordonner que les vigne.:, soient soumises, aux frais de l'Etat, à l'un des traitej ments indiqués par la commission supérieure du phylloxéra. Des subventions peuvent être accordées aux propriétaires qui traitent leurs vigu-^s malades.
physique et chimie inclus triefies ' École municipalede.— Cette école, située à Paris et dépendant de la ville, a pour but de donner aux jeunes
, gens sortis des écoles primaires supérieures des connaissances spéciales en physique et en chimie, qui leurpermet-
j tcnt d occuper, dans l'industrie privée,
' des emplois d'ingénieurs, de chimistes,
' de chefs d'ateliers.
I Le régime est l'externat (gratuit) : la durée des études est de trois ans, pen-
I dant lesquels les élèves peuvent recevoir, à titre de bourse, une indemnité de cinquante francs par mois.
Le recrutement se fait au concours (narration française, mathématiques, physique, chimie) : les candidats doivent avoir plus de 15 et moins de 19 ans.
Les élèves qui satisfont plus ou moins complètement aux examens de sortie reçoivent un di/dôme. ou seulement un certificat d'études.
j piastre (monnaie;. — Voy. mon-
j N.\1ES.
' pie (chasse). — Les pies sont des
I oiseaux très nuisibles; elles dévorent
les semences dans les champs, les petits
I oiseaux, les œufs de caille et de perdrix.
PIE
PIE
et même les petits poulets dans les basses-cours. Aussi les poursuit-on dans toutes les campagnes.
Les moyens employés pour la des- Iruclion îles corbeaux ' s'appliquent également aux pies. Mais il en est un autre, très efficace. Les pies nichent sur les arbres élevés, et leurs nids sont
Pie (longueur, 0",50).
toujours trO'S visibles. Pendant l'époque de l'incubation, le chasseur, armé d'un fusil à longue portée et employant le plomb double-zéro, n'a qu'à tirer dans les nids au moment où la mère est sur les œufs. On tue la mère, et en même temps les petits.
Des épouvantails. formés par une pie morte attachée à une ficelle, suspendus de distance en distance à des arbres ou à des piquets, suffisent souvent à éloigner les pies des endroits où elles avaient l'habitude de porter leurs ravages.
pied fmesnre). — Voy. longueur.
SUI'KRFICIE. VOLUME.
pieds (cuisine''. — Les pieds de veau, de mouton, de cochon, servent à préparer des mets peu nutritifs, mais souvent fort agréables.
On fait cuire et on mange les pie>l'! de veau comme la tète de veau. On peut aussi leur faire subir les préparations que nous indiquons ci-dessous comme plus particulières aux pieds de mouton.
Pieds de mouton à la poulette. On lave à l'eau bouillante et on enlève les poils avec le plus grand soin, on enlève le grand os, et on fait cuire pendant cinq heures dans de l'eau avec sel. poivre, oignons, carottes, persil. Quand la cuisson est terminée on égoulte et on met dans une casserole avec du beurre, un peu d'eau, un bouquet de persil et de thym, ail, sel, poivre; après une demiheure d'ébuUition on ajoute un peu de farine, deux ou trois jaunes d'oeufs préalablement délayés dans un peu d'eau
tiède, et on sert, sans laisser bouillir, au moment de servir, ou arrose avec un jus de citron.
Pieds de mouton frits. On les fait cuire comme ci-dessus; puis on les fait mijoter pendant une heure dans une casserole avec un peu de bouillon, beurre, farine, sel. poivre, ail. vinaigre, laurier, clous de girofle. Puis on laisse refroidir, on trempe dans de l'œuf battu, on pane de mie de pain et on fait frire.
Pieds de cochon sur le gril. Les pieds de cochon bien passés à l'eau bouillante sont enveloppés dans un cordon de toile, et mis à cuire, pendant quatre heures, dans de l'eau, avec carottes, sel, poivre, ail, persil, thym. Puis on les sort, on les laisse refroidiret on les fend en deux. Au moment de les manger, on les mouille d'un peu d'huile, on sale, on saupoudre de chapelure de pain et on met sur le gril.
piégées (chasse,!. — En principe l'usage des pièges est interdit à la chasse ; il y a exception cependant pour les pièges destinés à la capture des animaux nuisibles : loups, renards, blaireaux, fouines,... lapins même, oiseaux de proie.
Les pièges sont fort divers et nous en décrirons un certain nombre. Mais il ne suffit pas. pour faire bonne chasse, d'avoir de bons pièges, il faut savoir les employer. On devra, avant tout, les placer dans des endroits que fréquentent les animaux que l'on poursuit; les appâter convenablement; et cela ne peut se faire de la bonne manière que si le chasseur connaît bien les habitudes et les mœurs de son gibier. Un piège tendu au hasard ne prendra à peu près jamais rien.
De plus le chasseur prendra toutes ses précautions pour ne pas éveiller la méfiance du gibier. Les loups et les renards sont tout particulièrement méfiants; ils ont le nez fin et sentent l'odeur de l'homme qui a tendu le piège ; ce qui suffit pour les empêcher d'approcher.
Enfin le piège sera dissimulé habilement, de façon que la bêle ne puisse voir que l'appât.
Aucune précaution n'est inutile dans ce genre de chasse, et bien peu d'animau.x sont assez étourdi? pour donner tête baissée dans les pièges qu'on leur tend.
Pour les divers pièges en usage à la chasse, de même que pour les autres engins employés dans le but d'attirer ou de prendre les animaux.
voyez AFFÛT. APPE.\.U. APPELANTS. ABAI ■ GNE, ASSOMMOIR, BRAI. CHANTERELLES, CHIENS DE CHASSE, COLLETS. FURET, GLU, GLUACX, HALLIER. HAUSSE-PIED. L.VCETS,
PIG
PIG
MESANGETTE. MOQUETTES, NAPPES. PAN- TlfîBE. PIPÉE, POCHETTE. QUATRE DE CHIFFRE. RAFLE, SAUTERELLE, TIR, TI- RASSE. TONNELLE, TRAINEAU, TRAÎNÉE.