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RAG

rafle (chasse).— La rafle est un filet do chasse dont l'usage est interdit. C'est un hallier long de 4 à 5 mètres, large de 3 mètres, monté à la manière d'im traîneau. On l'emploie, dans les nuits

Radis jauae d'été.

Radis d'Mver.

noires de l'hiver, pour prendre les grives, les merles et les petits oiseaux.

rage. — N'ous avons indiqué, à l'arlicle CHIEN, les premiers sj'mptômes auxquels on reconnaît la rage chez cet animal. Il est d'autant plus essentiel de veiller sur ces symptômes que souvent la virulence existe dans la salive avant leur apparition, et qu'un chien, en apparence bien portant, peut faire des morsures aussi dangereuses que si la maladie était entièrement déclarée.

Le chien n'est pas le seul animal susceptible de devenir enragé après une morsure. Nous allons donc indiquer les symptômes chez les autres animaux.

' La rage chez le chat. Le chat devient triste, incjuiet, agité; sans cause apparente, il tait des mouvements insolites, il va et vient continuellement. Puis il cesse de manger et de boire, mais il ronge et avale des substances non comestibles. Sa voix est changée, ses yeux sont menaçants, il a une salivalion abondante ; il cherche ;\ griffer et à mordre. Le chat enragé est, à cause de son agilité, beaucoup plus dangereux encore que le chien enragé.

La rage chez le cheval et l'âne. Lii encore la maladie débute par l'inquiétude, la tristesse, l'agitation ou l'abattement ; l'appétit diminue, puis disparaît, les yeux sont menaçants; l'animal malade continue ù boire longtemps

après l'apparition des premiers sj'mp-' tômc^ Les mâchoires, les lèvres et la langue sont continuellement agitées et une bave écumeusc s'écoule de la bouche. Puis arrivent des accès de fureur pendant lesquels l'animal atteint se jette sur les autres animaux et sur l'homme, les mordant et les frappant; la vue des chiens, surtout, provoque chez lui une fureur extraordinaire

La rage chez le bœuf et la vache. Au début, la bète est bien inquiète, ne mangeant ni ne ruminant, frappant des pieds, poussant des beuglements répétés. Puis arrivent souvent des accès de fureur. La vue du chien provoque toujours une extrême agitation. La bête enragée se jette sur le chien, cherche à le mordre ; mais elle attaque rarement l'homme et les autres animaux. Il y a écoulement par la bouche d'une bave abondante.

La rage chez le mouton, la chèvre.

Les svmptômes sont à peu près les mômes que pour le bœuf; les animaux malades sont agressifs, ils frappent et mordent leurs compagnons, ils mangent tout ce qu'ils trouvent, mais non leurs aliments habituels. Par moments ils poussent des bêlements plaintifs, rauques et entrecoupés.

La rage chez le porc. Les symptômes sont encore de même nature, caractérisés ici surtout par une extrême agitation. La physionomie est étrange, le regard fixe, la voix rauque ; une bave abondante s'écoule de la bouche. Dans SCS accès de fureur, le porc mord les personnes et les autres animaux.

Mesures sanitaires. Les principales mesures sanitaires imposées par les règlements d'administration publique sont les suivantes. — Tout animal affecté de rage doit être immédiatement abattu.

— Les chiens et les chats suspects de rage, ceux qui ont été mordus ou simplement roulés, bousculés par un animal enragé, doivent être aussi abatlusimmédiatement. Lorsque des animaux herbivores ont été mordus par un animal enragé, ils doivent être placés pendant six semaines au moins sous la surveillance d'un vétérinaire délégué à cet effet. Toutefois, l'utilisation des chevaux et des bœufs pour le travail peut être autorisée, à condition, pour les chevaux, d'être muselés.

Traitement. La rage ne survient jamais spontanément ; elle n'apparaît jamais qu'à la suite d'une morsure.

Un homme mordu par un animal enragé peut ne pas devenir enragé luimême, mais, si la maladie se déclare, elle est fatalement mortelle, car on n'a encore constaté jusqu'à ce jour aucun cas parfaitement authentique de gué-

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rison. Quand la maladie se déclare, elle le fait après une incubation généralement supérieure à 20 jours, et souvent beaucoup plus longue. Le malade devient triste, il ne peut ni manger ni boire, il a des convulsions terribles.des hallucinations, puis il meurt.

. Il faut donc, en cas de morsure, emplojer des moyens préventifs pour empêcher la maladie de se déclarer.

Disons d'abord qu'il n'y a rien de sérieux dans les prétendues guérisons de la rage à l'aide des nombreuses substances qui ont été recommandées pour la combattre. Deux traitements seuls sont efficaces, la cauti^i isalion au fer rouge et surtout la vaccination.

La vaccination par la méthode Pasteur, dont nous avons donné le principe dans notre Dictiotinaire 'les Scifitws usuelles, a une efiicacité presque certaine, quand elle est pratiquée peu de jours après la morsure (À.'/.); la mortalité n'est plus que de 1 pour 100. Donc, comme règle pratique, il faut, dès qu'une personne a été mordue par un animal enragé, ou simplement soupçonné de rage, cautériser au fer rouge, faire appeler le médecin et s'entendre avec lui sur les moyens à employer pour que la personne mordue puisse aller, dans le plus bref délai possible, subir à Paris la vaccination d'après la méthode Pasteur.

Voy'. aussi épizootiks.

raie. — La chair de ce poisson est médiocrement estimée ; fraîche, elle est dure et filandreuse :

aussi vaut-il mieux la manger un peu faisan dée, mais alors elle est indigeste (fi().).

La raie bouclée est la meilleure ; on la mange ordinairement aubeurrenoir.

On la fait d'abord cuire au

court-hovillon (le plus souvent on ne prend qu'un morceau de raie), on enlève la peau, on la met dans un plat chaud.

et on verse dessus la sauce au beurre noir. Vo3'. sauces.

pni«iins (conservation des). — Les

Inoculation préventive, a2>rès morsure, par la méthode Pasteur.

raisins que l'on se propose de conserver doivent être' choisis avec soin parmi ceux qui sont le plus loin du sol !/'?•)• H

Raie (longueur, 0

doivent être bien mûrs : on les cueille par un beau temps, en l'absence do toute rosée. Chaque grappe, coupée avec une

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serpette ou des ciseaux, est posée avec précaution dans le panier, de façon qu'elle ne soit pas mâchée, puis portée au fruitier. Là on enlève un à un tous les grains qui ne semblent pas parfaitement sains. Les grappes ainsi préparées sont posées sur des étagères garnies de fougère sèche, ou de paille do seigle.

lerée à oafé de charbon de bois pulvérisé. Chaque fiole, à goulot étroit, conlientl2a grammes d'eau. Ces fioles sont suspendues adeséchancrures d'étagères, dans une pièce sans air ni lumière, et dans laquelle les plus fortes gelées de l'hiver ne puissent abaisser la température jusqu'à 0». Les grappes peuvent se conserver ainsi , fraîches et succulentes, pendant 8 mois.

Raisin précoce.

On visite ces raisins de temps en temps et on enlève les grains gâtés. La pièce dans laquelle sont les raisins doit être sèche et à l'abri de la gelée. On n'en ouvrira jamais les fenêtres. Au lieu d'étagères, on peut tendre des fils de fer et suspendre les grappes les unes près des autres, la queue en bas, afin que les grains s'écartent et se touchent

Pineau gris.

Frankeuthal.

sans qu'il soit besoin de changer l'eau. De temps en temps, cependant, il faut les examiner, puis enlever avec des ciseaux les grains qui seraient gâtés.

Raisin de Corinthe.

Muscat blanc.

moins possible. La manière la plus convenable de suspendre les grappes au fil de fer est d'emploj-er de petits crochets en fil de fer on forme d'S.

La conservation est plus parfaite avec le procédé suivant, qui est beaucoup plus difficile à mettre en œuvre.

On coupe les plus belles grappes avec un bout de sarment ayant trois yeux sous la grappe et deux au-dessus. On enlève les teuilles et on coupe les grains qui ne sont pas parfaitement sains, et on plonge le grosnoul du sarment de chaque grappe dans une petite fiole, remplie dcau jusqu'au goulot 2 ou 3 jours à l'avance; dans l'eau de cette fiole on a préalablement versé une cuil-

Chasselas.

Emballage des raisins. On peut avoir à envoyer des raisins au loin. Dans ce cas, on prend les grappes les plus belles, on enlève avec des ciseaux tous les grains qui ne sont pas absolument intacts, puis on dispose les grappes par couches, séparées par des lits épais de fougère, de façon que la fougère occupe deux fois plus de place que le raisin. Le panier doit être entièrement plein, do façon que le raisin ne puisse y être ballotté. Quand le transport doit être un peu long, on remjdace les paniers par des caisses, on choisit les grappes avec plus de soin encore, et on substitue à la fougère de la sciure de bois, qui pénètre dans tous les intervalles et enveloppe

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