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feu dessus feu dessous, jusqu'à ce qu'elles soient bien rissolées.
Conserves de tomates. Le procédé /l'A}ipert permet de conserver d'une
Tomate. — Rameau de tomate.
saison à l'autre de la sauce aux tomates aussi parfaite que si elle était fraîche. Quand les tomates sont abondantes, on choisit les plus belles, bien mûres, mais intactes et sans aucun morceau gâté; on les lave bien, on les essuie, on les
masse entière du jus pour que la pulpe mélangée à l'eau se répartisse également dans toutes les bouteilles. On termine comme on le fait toujours dans le procédé d'Appert (voy. conserves alimentaires) ; on maintient l'ébuUition du bain-marie pendant '2'6 à 30 minutes. La sauce ainsi conservée s'emploie en cuisine comme les tomates fraîches.
tonne mesure). — Voy. poids.
tonneau (mesure . — Yoj-. poids.
tonnelle chasse). — La tonnelle est un grand tilet en forme de cône, assez semblable à une nasse qui aurait 4 à 3 mètres de longueur sur O^iTo de diamètre d'ouverture.
Les braconniers s'en servent pour capturer à la fois des compagnies de perdrix entières, des bandes d'alouettes.
Engin interdit par la loi.
tonte. — Voy. mouton.
tontine. ^ Société d'assurance mutuelle sur la vie. Chacun des associés
Le jeu de la toupie.
coupe en morceaux et on les fait cuire dans un chaudron en remuant constamment jusqu'à ce qu'elles soient assez écrasées pour qu'elles ne risquent plus de s'attraper. Quand on juge la cuisson suffisante, on écrase dans une passoire pour séparer la peau et les pépins, et on met en bouteilles, en remuant la
ayant fourni une certaine somme, le capital ainsi formé est employé à constituer une rente annuelle fixe, payable à partir d'une certaine époque. Cette rente annuelle est répartie entre les survivants, de telle manière qu'au décès de chacun d'eux la part des autres se trouve augmentée. La formation et la
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gestion des tontines sont soumises à une réglementation spéciale.
torchons. — "Voy. blanchissage.
torréfaction. — Voy. café.
toupie. — On sait quelle est la forme de la toupie et comment on la l'ait tourner sur elle-même (/î^.).
Les cillants jouent à la toupie d'après plusieurs régies.
Jeu du rond. Un cercle étant tracé, de 2 ou 3 mètres de diamùtrp, chaque joueur y lance à son tour sa toupie, en lui donnant assez d'impulsion pour qu'elle puisse en sortir, soit en se déplaçant pendant qu'elle tourne, soit en roulant au moment où elle cesse de tourner. Si une toupie reste dans le rond, le possesseur ne peut la reprendre, . mais les autres joueurs s'efforcent de la délivrer en visant dessus avec leurs toupies. tJn joueur qui vient dedélivrer une toupie reprend la sienne, quand même elle resterait dans le rond. A ce jeu, chaque joueur peut avoir plusieurs toupies.
Jeu du moine. Un joueur lance sa toupie, les autres visent dessus. Le joueur qui a manqué la toupie à atteindre prend la sienne dans la paume de la main, alors qu'elle tourne encore, et la lance sur le but visé, de façon à l'atteindre. S'il n'y réussit pas, c'est sa toupie à lui qui est placée sur le sol et qui devient le point de mire du jeu.
Tourgeville (Calvados). — Petite station de bains de mer, à laquelle on arrive par Trouville qui se trouve à une très petite distance. Belle plage, villas, chalets. Voy. bains de misr.
tournis. — Voy. mouton.
tours d'adresse et tours de cartes. — Les tours d'adresse, de prestidigitation, les tours de cartes sont innombrables ; mais la plupart d'entre eux e.\igent soit une habileté très grande, qui ne peut s'acquérir que par une longue pratique, soit un matériel spécial qui n'est pas entre les mains de tous. Nous devrons donc nous contenter de donner ici quelques exemples de tours, choisis parmi ceux dont l'e.Yécution est particulièrement facile.
La hauteur du chapeau {fig.). Présentez un chapeau haute forme à une personne et priez-la d'indiquer avec le doigt jusqu'à quelle hauteur il s'élèverait, le long du mur, si on le posait sur le parquet. La personne indiquera toujours, si elle n'est pas prévenue, une hauteur beaucoup trop grande.
Le bouchon récalcitrant (fig.). Prenez une bouteille vide et un bouchon plus petit que le goulot, capable d'entrer très librement, sans aucun frottement. Pla-
cez la bouteille horizontalement, le boiichon posé dans le goulot, et défiez undpersonne do souffler assez fort pour faire entrer le bouchon dans la bouteille. Au moment où la personne soufflera, le bouchon sortira vivement et viendra
La hauteur du chapeau.
frapper le visage du soufileur. Le bouchon entrerait, au contraire, si on aspirait fortement, d'une dislance de 1 ou 3 centimètres.
Le son des cloches ifîg.). Au milieu d'une mince flcelle, longue de 80 centi-
Le bouchon récalcitrant.
mètres, attachez une cuiller d'argent ou de ruolz. Prenez des deux mains les deux extrémités de la ficelle et introduisez-les dans les oreilles, que vous boucherez en même temps ; laissez pendre devant vous cette sorte de fil à plomb. .Si une autre personne frappe doucement sur la cuiller avec une se-
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conde cuiller, vous entendez le son des cloches.
Le buveur attrapé Ifig.). Pariez a%-ec une personne que vous boirez 3 verres
Le son des cloches.
d'eau plus rapidement qu'elle n'en boira un seul, en vous réservant de poser vous-même les verres sur la table ou
posez ce papier sur le verre de votre adversaire, appuyez légèrement avec deu.x doigts, retournez le verre, posez-le sur la table 'qui ne doit pas avoir de nappe) ou sur la cheminée, l'ouverture en nas. et tirez doucement sur le papier de façon à l'enlever. Ceci fait, donnez, le signal, et buvez doucement; votre adversaire sera dans l'impossibilité de vous imiter.
Le bon coup de conteao <fig-)- Découpez une tranche de mie de pain en forme
Le bon coap de couteau.
de fer à cheval, et proposez à une personne de diviser ce fer à cheval en 7 parties en donnant seulement 2 coups de couteau. La personne cherchera longtemps avant de trouver la solution de la question. Cette solution est indiquée dans la figure ci-contre, les 2 lignes
Le buveur attrapé.
sur la cheminée. Le défi accepté, faites porter 4 verres à bordeaux, remplissezles d'eau ou de tout autre liquide ; puis, prenant un morceau de papier fort un peu plus grand que l'ouverture du verre.
poinlillées indiquant la manière de donner le premier, puis le second coup de couteau.
Les ficelles Incassables (^^9.). Soutenez horizontalement un manche à balai en
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bois blanc, à un mètre au-dessus du sol, à l'aide de deux très minces ficelles verticales. Si vous portez au milieu du manche à balai, à l'aide d'un solide bâton de bois dur, un coup très fort et très sec, le manche à balai sera cassé net, et les i minces ficelles résisteront.
Ficelles incassables.
Quand on aura réussi le tour 2 ou 3 fois de cette manière, on le réussira aussi en faisant reposer le manche à balai sur les doigts de deux personnes complaisantesrou sur les bords de deux verres remplis d'eau. Les verres ne seront pas brisés, et l'eau n'en sera pas répandue. L'assiette en équilibre (^i;.). Vous pouvez faire tenir une assiette en équilibre sur la pointe d'une aiguille; mais ceci
la lâcher complètement, déplacez peu à peu Ici^bouchons à petits coups, jusqu'à ce qu» vous sentiez que l'équilibre est réalisé.
A l'aide de bouteilles, de couteaux, de fourchettes, de bouchons, etc., il est aisé de réaliser une foule d'équilibres du genre de celui-ci : nous en indiquons seulement un autre.
Le verre en équilibre {fio-)- Fixez, sur deux bouteilles de même hauteur, deux bouchons taillés en biseau. Sur chaque bouchon faites reposer horizontalement la lame d'un couteau de table, de telle
L'assiette en équilibre.
demande une certaine adresse. L'aiguille est fixée sur le bouchon d'une bouteille, la pointe on haut : c'est làdessus que l'assiette doit se tenir. Pour réaliser l'expérience, coupez 2 bouchons dans le sens de la longueur; dans chaque demi-bouchon piquez obliquement les pointes d'une fourcliette, et disposez les bouchons ainsi alourdis autour de l'assiette, en croix. L'assiette étant ainsi préparée, posez-la horizontalement sur la pointe de l'aiguille et, sans
manière que les deux lames arrivent dans le voisinage l'une de l'autre, sans cependant se toucher. Sur les extrémités des deux lames, que vous tenez entre le pouce et l'index, posez un verre fin, à liqueur, à moitié rempli d'eau; le verre se tiendra en équilibre. On arrive rapidement à réaliser ce tour en faisant varier de petites quantités, par tâtonnements, la dislance des bouteilles et la quantité d'eau contenue dans le verre. Quand le verre est en équilibre, faites descendre dans l'eau un petit caillou, attaché à un fil, de telle manière que ce caillou ne touche pas le fond. En agissant adroitement sur le fil pour faire
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monter et descendre le caillou, vous communiquez au verre un balancement régulier.
Deviner la pièce touchée 'fifi-). Ce tour est un des plus simples et un des plus surprenants qui se puissent voir. Il n'exige aucune adresse manuelle, mais seulement quelque ingéniosité pour le faire paraître moins simple qu'il n'est en réalité et empécherparsuiteles spectateurs d'en deviner la solution.
Demandez au.v personnes présentes quelques pièces de monnaie 'gros sous ou pièces de i francs), toutes de même valeur, mais de millésimes différents, de
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La chute de lapoire A.V- ■ Ce tour et les suivants, exigent une préparation préalable, faite à l'insu des spectateurs.
A un clou fixé au plafond attachez un fil soutenant verticalement un gros clou. Quand le fil a complètement cessé d'osciller, soulevez un verre plein d'eau au-dessous du clou, de façon à ce que celui-ci se mouille, sans prendre aucun mouvement. Enlevez le verre doucement, et le clou laissera tomber sur le sol une goutte d'eau directement audessous de lui :
remarquez avec une extrême pré-
Devlner la pièce tonchée.
façon qu'il soit aisé de les distinguer les unes des autres. '\'ous vous procurez ainsi, par exemple, 6 pièces de i francs. Vous mettez . sans affectation , ces pièces sur le marbre de la cheminée ou sur la table, jusqu'à ce qu'elles aient bien perdu la chaleur de la poche. Puis vous les faites tomber, sans les échauffer par le contact de vos doigts, dans un chapeau à haute forme. Vous les remuez aussi longtemps qu'on le désire, puis vous en faites prendre une par une des personnes présentes, en lui recommandant de la bien cacher, car vous avez les yeux perçants: la personne regarde le millésime, le montre aux personnes voisines, si elle le veut, et remet la pièce dans le chapeau. Vous remuez vivement, mais pas longtemps, et. posant le chapeau sur la table, vous prenez les pièces Fune après l'autre avec la main droite, pour les faire passer dans la gauche. Celle qui vous semble chaude au toucher est la pièce qui a été prise. Pour intriguer les spectateurs, vous n'avez qu'à paraître examiner les pièces de très près, à les regarder obliquement, àlesfairetournersur la table, etc.. avant de dire celle que vous avez devinée, et que vous connaissez dans le moment où vous l'avez prise.
La chute de la poire.
cision en quel endroit est tombée la goutte ; au besoin faites en ce point une petite marque, visible pour vous seul. Ceci fait, vous pouvez, le soir ou le lendemain, parier que vous couperez une poire en quatre en la laissant tomber du plafond. Le pari accepté, vous attachez la queue de la poire à un fil. vous fixez le fil au clou du plafond, et vous attendez que les oscillations aient complètement cessé. Vous prenez deux couteau.x de table coupant bien et, avec les deux mains, vous les tenez solidement en croix à quelques centimètres au-dessus du point marqué sur le plancher. Un ami, monté sur une chaise, détermine la chute de la poire en brûlant le fil, sans lui communiquer aucun mouvement qui ferait manquer l'expérience.
La poire entière et partagée '/î</.). Prenez une pomme, ou mieux encore uno poire bien mûre, puis une aiguille un peu longue, un peu grosse, portant un morceau de fil de lin blanc très solide. Piquez la poire de D en E. puis de E en F, de F en A, de A en B, de B en C et de G en D, de telle sorte que le fil, entré par D, ressorte par le même trou, après avoir fait intérieurement tout le tour de la poire. Si vous tirez alors sur le fil, progressivement, avec précaution, en pre-
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nant d'une main la poire cl de l'autre les deux extrémités du fil, en D, vous couperez le fruit en deux, et vous retirerez le fil par l'ouverture D. Les petits trous A. B. C, D, E, F disparaîtront complètement à la suite d'un petit frottement
La poire entière et partagée.
avec le doigt, et la poire ne conservera aucune trace de 1 opération subie. Si vous opérez ainsi sur plusieurs fruits, que vous les placiez dans une assiette, les personnes qui les prendront, au dessert, seront bien surprises de les voir se séparer en deux au moment où elles auront achevé df les peler.
La bonne aventure ifig.). A i'j grammes d'eau ajoutez 1 gramme d'acide sulfu-
thie ci-dessus (une plume d'oie est préférab^ à une plume de fer). Disposez ces devises de telle manière que lorsque, plus tard, on coupera la feuille en petits carrés égaux, il y ait une devise sur chaque morceau de papier. Laissez sécher, les caractères seront tout à fait invisibles. Le tour est prêt et peut être fait soit sur-le-champ , soit plusieurs jours plus tard.
Vous proposez de dire la bonne aventure. Vous prenez, comme par hasard, la feuille de papier préparée, et priez une des personnes présentes de couper cette feuille en huit, dix, douze parties égales, selon le nombre des devises que vous avez écrites ; les papiers une fois coupés, vous priez la personne de les plier chacun en deux et de les mettre elle-même dans une poêle, une casserole, et de fermer avec un couvercle.
Vous prenez alors la casserole et. l'approchant du feu, vous la faites chauflfer en remuant constamment, de façon que les morceau.x de papier soient assez fortement chauffés, mais non calcinés. Après quelques minutes, vous posez la casserole sur la table, vous prononcez des paroles cabalistiques, et. enlevant le couvercle, vous faites prendre un papier à chacune des personnes présentes.
Toutes les devises appparaisscnt alors, bien nettement en noir, sur les carrés de papier.
Le feu révélateur ifig-)- Dans une petite
La bomie aventure.
rique : vous aurez une encre de sympathie qui vous permettra de faire le tour suivant. Sur la première feuille d'une main de pajjier écolier, écrivez diverses devises de bonne aventure, en emplo3anl une plume neuve et l'encre de sxnipa-
Le feu révélateor.
fîole renfermant 50 grammes d'eau tièdo mettez 10 à 13 grammes de salpêtre et
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remuez de temps en temps, pour faciliter la tlissolulion. Trempez alors un tortillon de papier dans le liquide et tracez, sur une feuille de papier fi n. un dessin simple contour d'une figure, d'un animal) ; il faut avoir soin que le tortillon de papier soit constamment bien mouillé, de façon à laisser sur le papier une quantité de liquide un peu grande. Laissez sécher, et rien ne sera visible de la figure tracée. Si ensuite on applique sur l'un des points du trait le bout encore très incandescent d'une allumette qu'on vient d'éteindre, le papier prend feu à l'endroit touché et brûle tout le long des contours tracés, découpant ainsi la figure dont personne ne soupçonnait l'existence.
La pièce escamotée (fir/.). Ce tour demande une préparation préalable cl une
La pièce escamotée.
certaine dextérité. Dans l'ourlet d'un foulard de soie à dessins, on a cousu une pièce d'un franc. On tire le foulard de sa poche, on l'ouvre, on létale, on le secoue, on le montre en tous sens, en le tenant par les deux coins, et justement par l'un de ceux dont la doublure renferme la pièce. On étale enfin le foulard sur la table, on demande une pièce de un franc à une des personnes présentes et on la pose ostensiblement au milieu du foulard : chacun la voit. Pliant alors le foulard on enlève la pièce, qu'on garde dans la main droite, et on y substitue la pièce qui est dans l'ourlet. On donne alors le foulard à tenir à une personne ; elle le tient, les coins pendants (sauf I, ce dont personne ne s'aperçoit .la pièce en dessus, dont la forme est très appa-
rente. On annonce alors , mais alors seulement , qu'on va escamoter cette pièce, que tout le monde voit. On frappe avec une baguette sur la pièce, chacun entend le bruit et est bien convaincu que la pièce est là. Prenant alors un des coins qui pendent, on prononce des paroles cabalistiaues el, frappant sur la pièce avec la baguette, on tire vivement le foulard pour l'enlever des mains de celui qui le tient. On le montre de nouveau, bien étendu, sur ses deux faces, et chacun constate que la pièce n'y est plus.
Pendant la seconde partie du tour on a eu le temps, au moment où les spectateurs étaient occupés à regarder le foulard, de glisser dans son gousset la pièce qu'on avait conservée dans la main. Il ne faut pas l'en tirer, mais prendre dans son porte-monnaie une autre pièce et la rendre à la personne à laquelle on avait fait l'emprunt, en s'e.\cusant de ne pouvoir rendre la pièce primitive, qui a disparu.
tours de cartes. — Les tours de cartes sont innombrables : presque tous exigent une grande habileté de main ; il ne servirait de rien d'indiquer ici comment on peut les exécuter, l'indication d'une recette ne donnant pas la de.xtcrité indispensable en semblable circonstance. Nous donnerons donc seulement quelques tours presque enfantins, qui sont à la portée de tout le monde, en commençant par les plus faciles. Un grand nombre d'autres, demandant ce qu'on nomme la carie forcée, exigent une grande adresse.
La carte annoncée. ■\'ous confiez à une personne un jeu de -32 cartes: elle en prend une et la replace où elle veut dans le jeu, en remarquant à quel rang elle la met. à partir de la dernière. Le jeu vous étant rendu, vous coupez vousmême en comptant, sans en avoir l'air, le nombre de cartes que vous détafchez du dessus pour les faire passer dessous : supposons que vous ayez ainsi détaché 6 cartes. Vous annoncez que vous allez retourner les cartes en les comptant, et que la carte touchée par la personne arrivera la vingt-sixième (ce nombre vous étant donné en retranchant fideSi). Il ne reste plus qu'à compter convenablement : pour le faire vous demandez alors quel rang occupait la carte à partir de la dernière, quand on l'a remise dans le jeu. Si ce rang est le onzième, vous retournez les cartes en comptant 12 à la première, puis 13. 14.... La carte touchée arrive au rang annoncé. la vingt-sixième.
Les quatre paquets. On bat les cartes, en ayant soin d'opérer de manière à connaître celle qui se trouve sur le jeu au moment où l'on a terminé, par exemple
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la dame de trèfle. Posant alors le jeu siiila table, on prie une personne de l'aire 4 paquets; pendant que cette personne fait les paquets, on remarque bien celui dont on connaît la carte supérieure. On annonce alors qu'on va dire les noms des 4 cartes qui sont sur les 4 paquets. Pour réaliser la promesse qu'on vient de faire, on indique d'abord la carte dont on connaît le nom, dame de trèjle. et. en même temps, on prend la carte d'un des autres paquets, on la regarde, sans la montrer à personne. Ce n'est pas la dame de trèfle, mais bien, par exemple, le sept di- cœur. On prend alors la carte supérieure du second paquet en annonçant que c'est le sept de cœur : on regarde celte carte nouvelle, c'est le valut de pique. On prend la carte supérieure du troisième paquet en disant, valet de pique, et on tire, par exemple, le neuf de cœur. On prend alors la carte supérieure du dernier paquet en disant, neuf de cœur, et cette carte, que l'on tire la dernière, est justement la dame de trèfle que l'on connaît depuis longtemps. On a ainsi en mains les 4 cartes annoncées, qu'on peut étaler sur la table. Elles ne sont pas sorties dans l'ordre énoncé, mais les assistants n'en ont rien vu.
Les as séparés , puis réunis. On commence par cacher dans sa manche
3 cartes d'un jeu. On présente ce jeu à une personne en la priant de prendre les
4 as et de les étaler sur la table, en évidence. On reprend alors le jeu. on le bat vivement, on le pose sur la table, puis, rassemblant les 4 as en un petit paquet, on y joint habilement les 3 cartes qui étaient cachées. On pose alors très ostensiblement le petit paquet sur le jeu; ce petit paquet contient les 4 as et, en outre, les autres cartes, qui sont sur les as et dont les spectateurs ignorent l'existence. On prend alors l'une après i'aulre les 3 cartes du dessus et on les met, bien ostensiblement, en 3 points différents du jeu ; les spectateurs , cro3'ant que ces cartes sont les as, ne doutent pas que ccu.ic-ci ne soient bien séparés les uns des autres, comme ou l'a annoncé. On fait alors couper, puis, étalant le jeu sur la table, on montre que les 4 as séparés sont revenus les uns auprès des autres.
Deviner la carte retournée. Rien n'est plus aise ; rien cependant n'intrigue davantage les spectateurs. Quand on prend, dans un jeu de cartes, une figure quelconque, roi, dame ou valet, on remarque que la marge est toujours un peu plus large d'un côté que de l'autre, sans que cette différence soit, le plus souvent, bien sensible. On prend donc les douze figures d'un jeu, on les range sur la table les unes près des autres, de
nMnicrc que toutes les cartes soient
td|irn6cs de façon à présenter les marges 1q8 plus larges du même côté. Puis on s'éloigne, en priant une personne de retourner bout par l)out l'une des cartes à son choix. Quand on revient l'aspect du jeu n'a pas changé, les cartes ayant chacune deux figures, et par suite n'ayant ni haut ni bas. On voit tout do suite, cependant, à la largeur des marges quelle carte a été retournée.
La carte animée. Ce tour demande plus d'habileté et un peu do préparation. On choisit un cheveu très fin, long de 0"',40; on attache l'une de ses extrémités au bouton de la manchette du bras gauche.
A l'autre extrémité on a mis un très petit morceau de cire à parquet, qu'on a Tendue molle en la maniant dans les doigts. Les personnes présentes ne voient pas ce lil si fin. ni la cire. On présente alors une carte du jeu à l'une de ces personnes, on la prie de la regarder et de la mettre sur le jeu qu'on a pos:> sur la table. Pendant ce temps on prend la cire de la main droite, puis, saisissant les cartes, on presse un peu fortement pour coller la cire sur celle de dessus; on coupe en prenant bien garde d'aller doucement ; on retourne le jeu, qu'on étale en éventail sur la table. On dit alors qu'on ne connaît pas la carte désignée, mais qu'elle va sortir au commandement; quelques mouvements de la main gauche, que l'on fait doucement, en mesure, comme pour donner des ordres à la carte, la font en effet sortir peu à peu, par de petits mouvements qui ont l'air spontanés. Quand elle est bien sortie, on la prend de la main droite, en enlevant la cire et le cheveu, et on la montre aux assistants.
traîneau (chasse). — Ce fîlet. très simple et très destructeur en certaines régions, n'est autorisé nulle part ; il est toujours constitué par une nappe do filet dont les mailles, faites en petite ficelle, ont une dimension do 3 centimètres s'il s'agit de prendre des alouettes ; s'il s'agit de prendre un autre oiseau, tel que la perdrix, les mailles peuvent être plus grandes.
Le traîneau a lii à 20 mètres de long, 4 à 5 mètres de haut; à chaque extrémité est attachée une perche légère, aussi longue que la hauteur du filet.
Monté de la sorte, cet engin ressemble beaucoup ;\ une senne* de rivière, et il s'emploie d'ailleurs d'une manière assez analogue.
traînée l' chasse). — La traînée est un moyen d'amorcer employé pour les chasses qui ont pour but la destruction des renards et des loups.
Un picf/e quelconque ayant été tendu, il faut tâcher d'y faire venir l'animal.
TRA
bi,è —
TRA
Pour cela, on attache un morceau de charogne à une longue branche flexible (et non à une corde, qui aurait une odeur particulière), et on traîne cette charogne dans les endroits où les loups et les renards ont l'habitude de passer.
L'homme qui fait la traînée est à cheval ; s'il est à pied, il doit frotter préalablement ses souliers assez fortement avec un morceau de charogne, qui est ensuite jelé. Le long de la traînée, on laisse de distance en distance un petit
pêche, assez compliqué, est constitué par trois filets de forme rectangulaire. Deux de ces filets (les aumëes) ont de fort grandes mailles, de 20 à 25 centimètres d'ouverture; le troisième (la /lue) a des mailles très petites. Les aunwes ont de 2 à 3 mètres de hauteur et 30, 40, 50 mètres de largeur; la flue a à peu près une longueur et une largeur doubles
Pour monter le tramait on étend sur l'herbe une des aumèes. en la tendant par
Le tramail.
morceau de charogne , puis on en emploie un morceau de grosseur convenable pour appâter le piège.
A défaut de piège, on peut cmpoisonsonner la charogne (au risque d empoisonner les chiens). On l'abandonne alors dans le voisieiage de l'eau, de manière que la béte boive après avoir mangé, ce qui active singulièrement l'absorption du poison. Sans cette précaution, le loup ou le renard, qui vomissent à volonté, en seraient souvent quittes pour des nausées. Comme poison, on peut emplo\er de l'arsenic blanc, de la poudre de noix vomique , ou même Je la strychnine.
Enfin on peut abandonner la charogne près d'un aftri derrière lequel est caché le tireur. Mais les loups et les renards sont si rusés et si méfiants que c'est là un genre d'atl'ùt qui réussit rarement.
traite. — Voy. lettke de change.
tramail pêche). — Cet engin de
4 piquets fixés en terre. On la recouvre de la flue, à laquelle on fait faire des plis en tous sens, répartis uniformément, de telle manière que la flue ne dépasse d'aucun coté. Par-dessus la flue on tend la seconde aumée. Sur l'ua des bords /dans le sens de la longueur) on attache de nombreux plomhs qui réunissent les trois filets; sur le bord opposé on met des lièges, dont les attaches réunissent aussi les 3 filets.
Le tramail préparé, on le tend en travers de la rivière ou autour d'un espace couvert de grandes herbes. Les plombs vont au fond, les lièges flottent et le filet se tient ainsi verticalement. On bat alors la rivière avpc des perches, en commençant à 100 mètres du tramail et en marchant vers lui. Ou bien, si on a entouré des herbes, on les coupe à la faux, d'un bateau, de façon à en chasser le poisson.
Le poisson, fuyant, vient donner dans l'engin. Il passe facilement à travers
les mailles de la première aumée et pousse devant lui les mailles de la fliic. non tendues, flottantes et faites d'un lil tin. Il enfonce aussi une partie de la fluc dans une maille de la seconde aumée, formant de la sorte une poche, de laquelle il ne peut plus sortir.
transaction. — Tout différend entre deux ou plusieurs personnes peut être réglé par transaction, c'esl-à dire à l'aide de concessions mutuelles faites volontairement par les parties.
Quand la transaction a été consentie, elle doit être rédigée par écrit, en acte authentique et sous seing privé. Elle a alors toute l'autorité de la chose jugée en dernier ressort, et ne peut plus être attaquée que s'il y a eu fraude de l'une des jiarties ou erreur sur l'objet de la contestation.
transcription.— La transcription est une formalité qui consiste à faire copier, sur les registres du bureau des Inipothèqùes , les actes constatant les ventes, échanges, bau.K à long terme, etc. des immeubles. Cette transcription est obligatoire, et la vente, l'échange,... ne devient parfait que lorsqu'elle est accomplie. Les registres des transcriptions sont ouverts au public; toute personne peut demander copie des transcriptions qui l'intéressent. C'est par la transcription seule qu'on peut savoir d'une manière incontestable quel est le légitime propriétaire d'un immeuble.
transpiration. — Une personne en transpiration doit . plus que toute autre, éviter les courants d'air, qui, en arrêtant brusquement la transpiration, <k-terminent des refroidissements* parfois dangereu.x.
A défaut d'endurcissement, la flanelle est nécessaire au.x personnes sujettes à des transpirations fréquentes et abondantes.
Une personne qui arrive chez elle en grande transpiration doit immédiatement quitter ses vêtements, pratiquer ou mieux faire pratiquer une friction sur tout le corps avec un linge bien sec et prendre rapidement des vêtements secs.
Il est encore préférable , pour une personne en bonne santé, de laver le corps abondamment à Veau froide, soit à l'aide d'un linge très largement mouillé, soit avec une grosse éponge, puis de se couvrir de vêtements secs.
Pour pratiquer cette ablution froide, on opérera t7'és vite, et surtout on se gardera bien d'attendre que la sueur soit passée.
transplantation. — Vov. -sr-