‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuellesChapitre 74 sur 415 · C'AN · texte numérisé non relu

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blit sur un sol aussi peu humide que possil)le. à peu prés au niveau des eaux. Celte caJjane peut élre d'ailleurs coustruite de diverses manières. Habituellement on place dans Teau, à une certaine distance de la hutte, deux ou trois appelants. Ce sont des canards sauvages élevés en domesticité, et destinés ;\ attirer par leurs cris les bandes qui volent sur l'étanfr. Le fusil le plus en usage dans cette chasse est la cannrdiére (fîf/.u dont le canon, long et de gros calibre, supporte une très forte charge et porte très loin. Ce genre d'atfùt est réglementé par arrêté préfectoral. Il se pratique dès le mois de novembre et peut durer jusqu'au mois de mars.

Chasse au nageret. On emploie souvent, pour approcher et surprendre des canards sauvages, de petits bateaux appelés.suivant les localités. /''>»)'^«e/<es, baquerets et nagerets. Ces embarcations sont étroites et très légères, de manière à ne s'enfoncer que très légèrement. On place surlavant un fagot derrière lequel se cache le chasseur.

canaux. — Voy. eaux [ligislatiou).

canne. — Voj'. bâton.

canne à ligne. — La canne à ligne est constituée par une gaule, généralement longue cl légère, destinée à soutenir la ligne et à permettre ainsi do lancer l'hameçon plus loin du bord, et de le tirer plus vivement de l'eau. La longueur est ordinairement de 4 à 10 mètres; on la divise en trois parties, savoir : le pied, que le pêcheur lient à la main, la partie intermédiaire, ou branlette, et l'extrémité, nommée scion.

Le choix d'une bonne canne est important pour le pêcheur. Pour être bonne, une canne doit être légère et flexible, mais en même temps très solide; il faut en outre qu'elle soit hienéquilibrée. c'està-dire que son centre de gravité soit aussi près que possible du gros bout, de façon qu'on ait fort peu d'efforts à faire, non seulement jjour la tenir immobile, mais encore pour la manœuvrer. Cela est essentiel, surtout pour la canne destinée à soutenir la ligne à lancer, qui est toujours en mouvement.

La plus simple est la canne en roseau, d'un seul morceau ; elle est légère et très flexible, mais elle manque parfois de solidité, surtout pour prendre le gros poisson.

r'ne canne, dite canne anglaise ou canne à moulinet (fig.). peut au contraire rendre les plus grands services quand il s'agit d'aller chercher le poisson fort loin, par exemple du haut d'un pont ou d'une berge élevée. Elle est formée, d'abord, d'une canne ordinaire, longue et solide, en même temps qu'assez

Moulinet pour canne anglaise.

I flexible. Près du gros bout est fixé un moulinet, sur lequel s'enroule un lil de ligne en bon cordonnet, qui peut avoir jusqu'à 40 mètres de longueur. De distance en distance, le long de la canne, sont attachés de petits anneaux, jusqu'à l'extrémité au scion. La ligne est enfilée dans ces anneaux et pend à l'e.xtrémité du scion. Ea tournant le moulinet dans un sens ou dans l'autre on fait varier à volonté la longueur. On peut donc envoyer l'hameçon fort loin, puis, quand on a fait une capture, ou quand on veut renouveler l'e^c/ie* de l'hameçon, on fait tourner le moulinet pour amener l'extrémité de la ligne à portée de la main.

Cannes (Alpes-Maritimes). — 'N'illc de 20 000 habitants, station d'hiver de premier ordre, organisée presque entièrement pour recevoir les étrangers. Les hôtels, les villas, les maisons meublées, les pensions bourgeoises y sont innombranleS et l'on trouve à s'y installer en toutes saisons avec le plus grand confortable; mais les bourses modestes y trouvent difficilement des prix très modérés.

Les hivers sont doux à Cannes et généralement beaux. En été, la chaleur, tempérée par la brise de mer. n'y est jamais excessive. Les brusques variations de température y sont rares. En outre les promenades à Cannes et dans les environs sont des plus charmantes.

La plage des bains de mer est en pente douce, sur un sable fin. Quelques personnes s'y baignent pendant toute l'année : elle est très fréquentée pendant six mois de l'année.

Cannes est desservie par le chemin de fer. Voy. bains de mer.

canotage. — Le canotage est en même temps un exercice plein d'attrait et essentiellement hygiénique. Ne pouvant se pratiquer qu'au grand air, il a, par ce seul fait, une incontestable supériorité sur l'escrime et sur la gj-mnastique proprement dite, auxquelles on a le grand tort de se livrer presque toujours dans l'air confiné d'une salle bien close. L'endurcissement contre les intempéries des saisons est en effet aussi indispensable à acquérir que le développement des muscles; et d'ailleurs, en dehors de la question d'endurcissement, le séjour prolongé au grand air est indispensable à l'entretien de la santé.

Comme tous les exercices violents, le canotage a ses dangers; mais ces dan-

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gors sont bien faibles, si on les compare au bénéfice qui résulte de l'accroissement de la vigueur physique et de la résistance aux causes de débilitaliou.

Il est aisé d'ailleurs d'obteuir de la

la respiration considérablement activée.

Il n'est pas nécessaire, pour retirer un grand bénéfice de la pratique du canotage, de posséder un outillage complet {fiy.). Un bateau de forme quelconque.

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prudence des jeunes gens qui se livrent au canotage. Et en outre il va de soi que l'exercice do la natation doit être le complément nécessaire do celui de l'aviron; celui qui passe chaque semaine plusieurs heures sur l'eau doit savoir se tirer d'affaire si une fausse manœuvre fait chavirer son canot.

De tous les

exercices physiques, lo canotage est celui qui, par les mouve ments d'ensemble qui nécessite, fail travailler, et par consé quenl fortifie Costume de canotier: assez le plus grand '''K<'ri't assez ample iiour ne r,r„i,lii n .lo pi'iKT auuuu Hiou voineiit ; iicnomnic (lO ccssairemcnt en laine, muscles. Les

bras, le tronc, les membres inférieurs même sont conslammenten mouvement ; la circnlatioii se trouve ainsi accélérée, la nutrition accrue dans tous les organes,

pourvu qu'il ne soit pas trop lourd, et deux rames y suffisent. Cunime cos-

Pagaie ; longue de 2 " à 2 ".a; elle est terminée pal' lieux pelles, avee lesquelles le pagayeur fiappe alternativement l'eau, "a droite et il gauehe de l'embarcation. La pagaie se tient (lircetement avee les deux mains, sans être en rieii soutenue par les bords du bateau.

tume, un tricot de laine, avec un pantalon qui ne serre pas à la laillf^. et qui

Périssoire, embarcation très U'f;i-ic. ;i Iniid plat. elTilée à l'avant comme "a rariiêie, langue de .■; à 6 mètres, large de 0'",:i7. Se mana-uvre il la jinf/aie. — L'exercice de la périssoire est loin d'(Mre aussi prolitable que celui du canot au développement des torces.

par suite laisse tous les mouvements parfaitement libres.

Toutefois il est clair que les bateaux étroits (oulrifif/ers et i/oles) construits aujourd'hui pour les rameurs qui s'en-

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traînent en vue des courses, permettent | relloniont à faire marflier leur embard'atteindre des vitesses desquelles ne peuvent approcher les autres bateaux.

Aviron (longueur de 2 à 4 mètres).

Il est indispensable, pour arriver à être do premiôre force ;\ l'aviron, de se livrer à un apprentissage soigne, sous la direction d un mailre habile, et à un entraînement sévère. Mais le jeune

Outrigger à un rameur, appelé skilf.

cation d'une façon qui leur donnera un

Yole à un rameur. — Dans la yole, les systrmcs qui servent de support aux avirons sont directement poses sur le plat-bord ; e'est ce qui distingue la Système, ou point yole de l'outriggcr. — La yole à un rameur peut avoir jusqu'à 7'".5 de d'appui sur lequel longueur sur 0'",60 de largeur; son poids peut parfois ne pas dépasser porte Vaviron. 23 kilos.

homme qui veut seulement prendre de 1 plaisir très grand et un travail muscul'c-xercice, développer ses forces, tout | lairc très profitable.

Yole à deux rameurs, montée en pointe — Ine cmlMUaln n est dite nuiitn, tu pointe quand chaque rameur n'a qu'un seul aviron ; elli est mont e en rou] le quind cinquc rameur a deux avirons.— Longueur maximum de la voie a z rameurs, 8"', ou; longueur uiaxunum de la vole à 8 rameurs, i'i'".oO.

en se livrant à un jeu très passionnant, | canton. — Chaque arrondissement l'homme fait qui a le désir de maintenir | français est divisé en un certain nombre

de cantons; le nombre total des cantons est de 2 871. Le canton n'a pas

Outrigger à uu rameur. - Ce qui ,lislu,,ue Inut.igger de la 1'"''^ -''" ^7°^''": """"T yole, c'est ciue les si/Hmies destinés à sûulenfr les avirons sont en '® dc-partement OU la dehors du bateau, h une certaine distance a droite et a gauelie des commune, mais son plats-bords. Longueur maximum de routriggerà un rameur, 9'", 30; chef-lieu possède toupoids minimum, 12 h 13 kilos. jours un certain nom-

. . ^ , . , nrc de services publics :

sa santé et de conserver a son corps do | justice de paix,penepteur f/e,s contribua la souplesse, peuvent se passer de i tionsdirectes^receveuvdeVenveijhtrement.

Outrigger à deux rameurs, monté en o"i.|,le. Longueur, lO-.Su- l'outrigger a 8 rameurs a 18'" de longueur et ne pèse pas |)lus de 92 kilos.

maître et d'entraînement. Apres quelques 1 cantonnier. — Les cantonniers, tâtonnements, ils arriveront tout uatu- I chargés de l'entretien et, dans certaines

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limites, de la police des roules, peuvent être considères comme de modestes fonctionnaires publics. Ils sont payés à la journée, comme des ouvriers, mais ils sont nommés par le préfet, ce qui donne une grande stabilité à la situation de ceux qui remplissent convenablement leurs fonctions.

caoutchouc. — On ne doit pas abuser des vêlements ni des chaussures de caoutchouc qui. s'ils ont l'avantage de garantir de la pluie et de l'humidité, ralentissent considérablement la transpiration cutanée, ce qui entrave toutes les fonctions de la peau.

capacité. — '\'oy. volume.

capacité pour les sciences appliquées. — Voy. certificat de

CAPACITÉ POIR LES 'sCIENCES APPLI- ÛLÉES.

capillaire. — '\'o\'. plantes médicinales.

capitaine au long cours. —

Pour être autorisé à commander sur un navire de commerce, il faut être muni du brevet de capitaine au long cours (Voy. ÉCOLES d'hydrographie) ou de celui de maître au cabotaf/e *.

Les jeunes gens qui ont le brevet de capitaine au long cours peuvent être admis à servir dans la marine de l'État en qualité d'enseit/nes auxiliaires ; ceux qui ont le brevet de maître au cabotage peuvent être admis en qualité de quartiers-maîtres. Les uns et les autres peuvent ensuite devenir officiers de vaisseau *.

Capvern i Hautes-Pyrénées). — Yillaçe de Î'HO habitants; eau thermale sullatée calcique, employée en boisson, bains et doucnes contre les atTections catarrhales des voies urinaires.

Deu.x établissements thermaux; hôtels, maisons meublées à des prix peu élevés, jolies promenades, grandes et belles excursions (chemin de fer). '\'oy. eaix minérales.

carabine — '^'oj-. fusil de chasse et FcsiL DE tir.

Carcanières (Arièrje). — Hameau dans une gorge sauvage ; eaux thermales (lempéralurc de 25 ;\ 60», sulfurées sodiques. employées surtout contre le rhumatisme. Quatre établissements de bains ; on trouve à se loger dans des hôtels ou des maisons meublées.

Séjour fort triste, sauf pour les personnes qui aiment beaucoup la montagne.

Prés de Carcanières. les bains d'Escouloubrc, dans une situation analogue et s'adressant aux mêmes malades.

On se rend à Kscouloubre et à Carcanières par Quillan (chemin de fer, ;

de là par voiture publique ^36 kilomètres). Voy. EAUX MINÉRALES.

carême. — L'abstinence du carême n'est pas la même dans tous les diocèses. Dans un même diocèse, elle peut varier d'une époque à l'autre.

Voici les principales dispositions relatives au diocèse de Paris pour le carême de 1S94 :

L'usage de la viande est interdit le mercredi et le vendredi. Les autres jours (excepté le dimanche , les personnes tenues au jeune ne peuvent manger de viande qu'à un seul repas.

La viande est interdite pendant les quatre derniers jours de la semaine sainte.

L'usage des œufs est autorisé pendant tout le carême, à l'exception des trois derniers jours de la semaine sainte.

L'usage du lait et du beurre est autorisé pendant tout le carême, à l'exception du vendredi saint. Dans les familles peu aisées, la graisse peut remplacer le beurre pour les assaisonnements, excepté le vendredi saint.

Carlsbacl (Bohême). — Ville de llOuO habitants: eaux thermales (température, 30°, 47° et 73°) gazeuses, sulfatées sodiques, qui attirent chaque année plus de loUOO baigneurs. Ces eaux sont employées en boisson et en bains contre les affections du tube digestif et du foie: on traite aussi à Carlsbad l'obésité, la goutte, la gravelle, le rhumatisme.

Malgré la grande affluence des étrangers, on trouve à Carlsbad des installations à bon marché tout aussi bien que , î, w- .•^ V /

Carotte potagère comniiinc se sënie en mars .

Carotte uantaise tarilive se seiue en

mai :.

des installations luxueuses. Le climat est doux, les promenades nombreuses, charmantes et faciles. Voy. eaux minérales.

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CaroIIes (Manche). —Près de Carolles (on y va par Granville. voiture), une belle "plage attire les artistes et des familles qui aiment la campagne et la mer.

Voy. BAINS DE MER.

carotte. — La

carotte est un des condiments les plus emploj'és en cuisine. Elle est' peu nourrissante, mais de facile digestion. On la mange parfois isolement quand elle est jeune, et par suite ))ien tendre.

Pour faire frire les carottes, on les coupe en rondelles, que l'on met un moment dans l'eau bouillante, puis on les jette dans la friture ' (voy. légi- MES) bien chaude. On sert en saupoudrant de sel fin.

Ou bien on met les carottes dans une casserole avec des tranches de lard, du sel, du poivre, du persil, des ciboules: on ajoute un peu de bouillon, et on fait cuire à petit feu.

A la fin. on découvre la casserole, de manière que la sauce se réduise beaucoup.

caroubier. — I-e caroubier, peu cultivé en France, l'est au contraire

Carotte fourragère blancbe U collet vert.

Rameau de caroubier (bautcur, -ij luetrosj. Fleurs et fruits.

beaucoup en Italie. Les fruits servent à l'alimentation des chevaux et des mulets, et le bois en ébénisterie.

carpe. — Ce poisson est très répandu dans la plupart des eaux douces [fig.^\ il a un goût très variable. Les carpes péchées dans les étangs sentent la vase ; on leur enlève ce goût en leur versant dans la gueule une cuillerée de

for4 vinaigre. Les carpes des eaux courai^os sont plus estimées. La chair n'oit pas de digestion très facile; les œufs sont particulièrement indigestes.

Carpe frite. On vide la carpe, on l'écaille. on l'ouvre en deux en la fendant par le dos.

on la fait

mariner

pendant deux heures dans

un peu de ç „o„gucur, 0".,00;.

vinaigre . °

avec sel. poivre, oignon, thym, laurier. persil. Puis on l'enfariné et on la fait frire. (Voy. poisson.s.) On dresse sur lo jilat, on sale et on sert.

Carpe à l'étuvée. On opère comme pour la matelote (voy. poissons;, mais on laisse la carpe entière.

Carpe au gratin (se prépare comme la sole).

Carpe au court-bouiUon. (Voy. poissons.) On sert, froid ou chaud, avec une sauce à l'huile et au vinaigre, ou une sauce mayonnaise.

carpe (pêche). — La pêche de la carpe est une des plus importantes ; mais elle est aussi u,ne des plus difficiles, car ce poisson est fort rusé, sachant très bien éviter les pièges qu'on lui tend. On pratique cette pêche à la ligne et à diverses sortes de filets {épervier, senne, trouble, tramail, verveur, nasse).

Le plus souvent on appâte dans les endroits oh l'on veut attirer les poissons. Divers appâts peuvent être emploj'és dans ce but : mélange de fèves de marais, de blé, de chènevis cuits ensemble ; sang de bœuf caillé et vers coupés en morceaux, le tout pétri avec du limon, de manière à former de petites boulettes. (Voy. aussi appâts.) Il est d'autant plus 'important d'appâter que la carpe se cantonne facilement et demeure fidèle à l'emlroit qu'elle a choisi. Dans telle région d'une rivière on prend beaucoup de carpes; dans telle autre, on n'en prend jamais une seule. Quand le fond est vaseux, il faut mettre les boulettes d'appât sur une planche recouverte de terre glaise, et poser cette planche au fond. Une corde permet de tirer la planche quand on le veut et de renouveler l'appât.

Il faut, en général, chercher la carpe dans les plus grands fonds, non loin des herbes, des joncs, des arbres renversés sous l'eau, etc.

Nous insisterons surtout sur la manière de pécher la carpe à la ligne. Les meilleures saisons sont le printemps et l'automne: les heures les plus favorables, celles de la soirée, environ deux

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heures avant le coucher du soleil, ou le matin, au soleil levant. Les appâts à fixer aux hameçons sont très variés, cl on en donne de très nombreuses formules. Disons seulement que le ver rouge et l'asticot donnent d'excellents résultats en mars, juin, juillet, août et septembre ; il vaut mieux choisir les farineux ou les céréales cuits (fôve, féverole, pomme de terre, haricot, ma'is, blé, orge) ou la mie de pain pétrie (voy. %ussi APPAT.S). On prépare d'excellents vers pour la carpe en les conservant huit jours sans nourriture, puis en les mettant pendant une nuit dans du son humide; le lendemain ils sont rebondis et pleins; la carpe en est friande.

Les hameçons employés doivent être solides, assez gros ; ils'sont montés sur des lignes de soie solides, teintes en vert, si l'on peut; la canne doit être longue, résistante, pas trop flexible. La flotte est choisie grosse. On jette la ligne au loin, en eau profonde ; après avoir sondé la i)rofondeur, on a eu soin de régler la flotte de manière que l'appât touche juste le fond.

La carpe se péchant ordinairement dans les endroits sans courant, la flotte est dormante, et un pêcheur peut avoir trois ou quatre lignes tendues à la fois, et dont les cannes sont posées sur le sol et maintenues par des fourches et des crochets.

L'attaque de la carpe est d'abord légère; puis on voit la flotte partir d'un mouvement continu, plus ou moins rapide. Alors il faut ferrer par un mouvement brusque et sec. Si la carpe est un peu grosse on ne peut l'enlever d'autorité; il faut alors employer Vépiiisette (voy. PKCHE A i.A LIGNE). L'opération est parfois difficile, car la carpe se défend beaucoup, et elle peut être d'un poids considérable. Les lignes à moulinet (voy. CANNK A ligne) sont précieuses à ce point do vue, car elles permettent de donner du fil au poisson, quand il y a danger de rupture.

Quand on a pris des carpes plusieurs jours au même endroit, les autres dcvionnonl méfiantes. Il faut s'arrêter pendant quelques jours, on continuant a amorcer.

D'ailleurs, la carpe étant toujours méfiante,sa pêche exige un grand silence et une grande circonspection de la part du pécheur.

carré.— La sur- carré,

face d'un carré (fif/.) s'obtient en multipliant le côté par luimême : S = «' (voy. géométkie). — Exemple ; un carré a 33 centimètres do

côté, quelle est sa surface? — Rrfionse: 35 X 3o = I ii'à centimètres carrés, ou 12 décimètres carrés, 2S centimètres carrés.

carrière. — Les carrières à ciel ouvert peuvent être exploitées sans autorisation. Au contraire, l'autorisation de l'administration est nécessaire pour l'exploitation des galeries souterraines; et cette exploitation est placée sous la surveillance ilc l'administration.

carrelet (pêche). — L'instrument de pêche ai)pelé carrelet, ou encore échiquier (fif/.) est constitué par un carré plat de filet, ayant de l^.o à 2™, a décote. Chacun des'côtés est renforcé par une corde assez solide. Le tout est monté sur un ensemble de perches ayant la disposition indiquée par la figure ; le manche a 4 à 3 mètres de longueur. Les mailles du filet sont fines, car cet engin n'est guère destiné qu'à la prise du petit poisson.

Si l'on veut avoir la presque certitude de faire une bonne pêche, il faut amorcer avant de pêcher, ou pendant la pêche même (voy. appâts).

On tend le carrelet de la rive ou mieux d'un bateau. Abaissant le manche, on enfonce le filet jusqu'à ce que les perches de soutien reposent sur le fond par leurs extrémités. Le filet est alors étendu sur le fond même de la rivière. Les poissons, d'abord efl'rayés, ne tardent pas à revenir à leur place habituelle.

Au bout de quelques minutes, on lève silencieuxement et très rapidement. La levée rapide du carrelet est nécessaire. L'opération demande une assez grande dépense de force. Il est impossible de faire fonctionner convenablement un carrelet avec dos profondeurs supérieures ;\ 2 mètres.

■ C'est surtout quand les eaux sont troubles que le carrelet donne de bons résultats.

Les goujons se prennent bien au carrelet dans les eaux limpides, là où ils sont abondants. Dans ce cas, on prend, outre le carrelet, une perche munie à un bout d'un tampon de cuir ou de torchons. Après avoir tendu le carrelet, on pilonne le sable, sur le carrelet même, jusqu'à ce que l'eau soit bien troublée sur une grande surface. Puis on attend trois ou quatre minutes, dans le plus grand silence, et on lève vivement.

Carteret (Manche). — Village de oUU habitants, avec une belle plage sablonneuse, abritée des vents Je l'ouest.

Le pays est i)ittoresquo et boisé, les j)romenades fort belles, la pêche très agréable.

Les logements et les vivres sont à bon marché; les approvisionnements son

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faciles (chemin de fer). Voy. bains de

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cartes à jouer (législation). — La fabrication des caries est soumise à l'autorisation et à la surveillance de l'adminislra-tion des contributions indirectes, qui fournit le papier et les moules, et perçoit un droit de cinquante centimes par jeu. Les contraventions sont punies de l'amende (t 000 à 3 000 fr.) et de la prison.

cartes de visite (savoir-vivre).

A l'énoaue du 1" janvier, il est d'usage

n an voie pas sa carte à un homme non mtt'ic.

Jl est bon d'envoyer, avant le 1" janvier, les cartes aux personnes que l'on a le devoir de devancer.

En dehors du l" janvier, on envoie une carte à toute personne de sa connaissance chez laquelle survient un événement heureux ou malheureux. D est bon, dans ce cas, d'ajouter quelques mots de félicitation ou de condoléance (alfrauchir alors à 15 centimes).

Quand on quitte une ville, on dépose, chez les personnes auxquelles ou n'a

La pêclie au carrelet.

d'envoyer des cartes de visite aux personnes' que l'on connaît. L'expédition se fait sous enveloppe ouverte, affranchie à 5 centimes. L'all'ranchissement doit être porté à 15 centimes quand la carte porte une mention manuscrite quelconque, sauf, bien entendu, les mentions de la nature de celles qui sont habituellement imprimées sur les cartes.

Quand l'affranchissement est de 15 centimes l'enveloppe peut être cachetée.

Dans l'échange des caries du jour de l'an, les célibataires et les veufs doivent devancer les hommes mariés, les hommes devancer les dames, les personnes jeunes devancer celles qui sont plus âgées, les inférieurs devancer - leurs supérieurs.

Toute personne qui a reçu une carte doit y répondre de suite par l'envoi de la sienne. Toutefois, sauf des cas exceptionnels, une dame ou une demoiselle

pas le loisir de faire une visite, une carte avec la mention p. p. c. (qui signitie pour prendre congé). Ces cartes, en cas d'urgence, peuvent être envoyées par la poste.

Enfin on dépose une carte cornée chez les personnes auxquelles on vient faire visite, et qu'on ne rencontre pas.

cartes postales. — "V'oy. postes.

cartouches. — Nous ne nous occuperons ici ni des cartouches pour revolver, ni des cartouches pour armes de précision, mais uniquement des cartouches pour la chasse, que tout chasseur peut charger lui-même. La confection de la cartouche (fig.) se fait au moyen de ilouilles, de poudre, de plomb et de bourres.

Les accessoires qui servent à la confection sont : une planche à charger, pour poser les douilles, des chargettes à

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yioudre et à plomb, graduées, pour mesurer la charge; un entonnoir pour verser poudre et plomb dans les douilles; un mandrin pour bourrer les cartouches; un sertisseur pour fermer les cartouches {fif/.).

Disons d'abord deux mots des diverses munitions :

Les rfouîWes doivent avoir une parfaite uniformité de calibre et de bourrelet, et

une qualité toujours identique , et le poids de poudre à mettre dans la cartouche doit varier avec cette qualité. La poudre que ion préfère ordinairement pour la chasse est la poudre surfine, à 1 3 fr. le kilogramme (pas l'extra-fine,dLun prix plus élevé, et trop brisante). Les charges de cette poudre doivent peu s'écarter des poids suivants : pour le fusil calibre 20, deux grammes trois

La confection des cartouches.

une grande rigidité de tube; elles doivent être bien amorcées.

La poudre doit être de bonne qualité, d'un grain égal, dur et lustré, et point

La chargette graduée, pour mesurer la cliargc «le pomlrc.

trop friable : sa couleur tire sur !e roux ardoisé. Kllc 'loil ftri' con^i-rvi'e :i r;ibi-i

quarts à trois grammes et demi ; pour le calibre 12, quatre à six grammes pour le calibre 10. six à sept grammes ("pour plus de détails, voy. poudre).

Le n/o»(6 doit avoir une „ .

,, ' i., ■ ,- ■ Entonnoir,

terme sphérique parlai- i uiiroduc-

te; il doit être en plomb, lion de la pousans alliage de fonte. La dre dans les grosseur du plomb ifig.) douilles, est déterminée parles numéros ci-après : le quadruple zéro 0000

Planche à charger, pour mainteuir les cartoutlics vcrticaleuient.

de toute humidité dans un vase métal- | g^tisseur. pouiT^er les cartoucl.es. lique bien ferme. Malheureusement, les • '

poudres vendues en France n'ont pas | triple zéro 000 ; double zéro 00; zéro 0

CONH. PRAT. "

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1;2;3;4:.... 12. Mais il faut dire que ce numérotage des plombs est fort irrégulicr. et que le même numi^ro no cor-

Mandrin, pour cnfoncii' ks bouiios.

respond pas à la même grosseur dans les différentes rétrions. Pour ne parler

Le numérotage des plombs de chasse vraie grosseur des plombs dos fabriques de Paris;.

que des plombs d'origine française , voici le nombre de plombs renfermés dans un poids de 10 grammes, pour les fabriques de Paris, Marseille, Lj'on et Angers :

Itumêrolage

Paris

llarseille

Lion

Ingers

iO

Le chasseur fora donc bien de se fier, pour la grosseur du plomb qu'il veut employer, à la vue des grains plutôt qu'au "numérotage.

C'est pour cela que le numérotage des plombs que nous avons indiqué à titre de renseignement dans l'e.xamen des différentes chasses {lièvre*, perdrix-*, caille ', i/rive *,...) est assez arbitraire. D'ailleurs, la grosseur du plomb iX employer dépend dune foule de circon-

staofes : de l'arme, du chasseur, de la chaçe de poudre, de la quantité de ploiS) mise dans la cartouche, de l'époque de la chasse. On conçoit, dès lors, qu'il est impossible do donner à cet égard des indications précises. Le gros pTomb a plus de portée et plus de force de pénétration; mais il garnit moins le coup, et le gibier a plus de chance de passer à travers les plombs sans être atteint. A la chasse, les numéros 6 et 4 sont ceux qui répondent le mieux à toutes les occasions qui peuvent se présenter. A l'ouverture, le gibier n'étant pas encore effrayé, on peut prendre du plomb relativement fin ; on le prend plus gros quand la saison s'avance.

Quant à la quantité de plomb à mettre, elle est toujours la même, quel que soit le calibre. On mettra à peu près autant de plomb que la douille peut en recevoir, en laissant un espace pour le logement de la bourre de carton qui doit retenir les projectiles.

Enfin, le choix de la bourre elle-même n'est pas indifférent. La cartouche doit contenir deux bourres; une entre la poudre et le plomb, et une au-dessus du plomb, pour fermer la cartouche. Si l'on veut avoir un coup large, clairsemé, mais de petite portée, on mettra sur la poudre une bourre de feutre ordinaire; mais si l'on veut, au contraire, un coup ayant de la portée, ce qui est le cas le plus ordinaire, il est indispensahle d'avoir une bourre dure, épaisse, grasse et parfaitement dressée de calibre. L'ne bonne bourre augmente beaucoup la portée du coup. On interpose souvent, entre la poudre et celte Bourre grasse, une mmce bourre de carte, qui protège la bourre obturatrice.

Les armuriers vendent des bourres cirées toutes préparées, mais on peut préparer soi-même des bourres cirées, tout aussi bonnes. Pour cela : faire fondre de la cire jaune au bain-marie; quand la cire est liquide, y déposer d'épaisses bourres de feutre ordinaire ; les retirer lorsqu'elles sont bien imbibées de cire, et, dès qu'elles sont refroidies, les tailler avec un canif pour les remettre à calibre, avec surfaces planes cl d'équcrre.

Confection des cartouches. — Le chasseur qui a toutes ses munitions préparées, ainsi que ses accessoires, confectionnera en peu de temps des cartouches irréprochables et sur lesquelles il sera en droit de compter beaucoup plus que sur les cartouches achetées.

Sur la platiche à charger, percée de 20 ou 50 trous, vous placez 20 ou 50 douilles vides, dans chacune desquelles, au moyen de la cbargette et de teittonnoir. vous versez une mesure de poudre. Vous placez alors toutes les bourres, ce

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