‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuellesChapitre 78 sur 415 · ARBRES FRUI · texte numérisé non relu

ARBRES FRUI

tiers). Les ennemis les plus à redouter sont les oiseaux et les pucerons (voy. ennemis des arbres fruitiers).

La cueillette des fruits se prolonge assez long- ■ temps , car tousnemiirissent pas à la fois. Les fruits mûrs se conservent assez bien sur l'arbre, quand on peut les préserver des insectes et des oiseaux, mais quand ils sont détachés ils se gâtent rapidement ( voy.

emballage des

fruits, CONFITl-

RES et fruits a l'eau-de-vie).

Conservation des cerises. 11 csl possiblo ilocoMSL'i-ver les cerises do diverses manières.

Quclc^ues personnes tont confire les bigarreaux au vinaigre, comme on fait des cornichons. Plusieurs variétés de guignes, de griottes, peuvent être séchées sur des claies, au soleil ou dans des fours, comme on fait pour les pruneaux*.

Enfin le procédé Appert permet de les conserver presque fraîches. On coupe les queues très ras, on met les fruits dans des bouteilles, en saupoudrant de sucre en })oudre, puis on bouche et on met au bain-marie ; on retire après quelques minutes d'ébullition (voy. conserves alimentaires). Ces cerises sont excellentes à manger telles quelles ou en tourtes.

La cerise à bouquets.

■tire des sciences, ou de l'ordre di/s

certificats d'aptitudes. —

l''Aptitude pédagogique. Ce eertilical est indispensable aux instituteurs et inslilutrices s/«(/iaice.s pour être nommés titulaires. Il est délivré à la suite d'un examen.

Les candidats doivent avoir 21 ans au minimum, être pourvus au moins du brevet élémentaire et justifier de deux années d'exercice dans les écoles publiques ou dans les écoles privées; des dispenses de stage peuvent être accordées par le mimstre. Le temps passé à l'école normale primaire compte pour l'accomplissement du stage, aux élèvesmaîtres à partir de 18 ans, aux élèvesmaîtresses à partir de 17.

I^'épreure écrite consiste en une composition française sur un sujet élémentaire d'éducation ou d'enseignement; elle se fait au chef-lieu de chaque arrondissement, h'épreuve pratique consiste en une classe de trois heures faite par chaque candidat dans la classe ou dans l'école qu'il dirige, h'épreuve orale, qui se fait à la suite de l'épreuve pratique, consiste dans l'appréciation des cahiers de devoirs mensuels, et dans des interrogations portant sur des sujets relatifs ;■» la tenue et à la direction d'une école primaire élémentaire ou maternelle, ou sur des questions de pédagogie pratique.

2» Inspection de l'instruction primaire et direction des écoles normales primaires. Les candidats à cet examen doivent avoir au moins io ans, et o ans d'exercice dans les établissements publics d'enseignement supérieur, secondaire ou primaire, dont deux au moins passés dans les fonctions de directeur d'école annexe, ou de directeur d'école primaire supérieure publique. Ils doivent être pourvus de l'un des titres suivants ; certificat d'aptitude au professoral des écoles normales primaires, licence es lettres ou es sciences, un baccalauréat quelconque de l'enseignement classique, de l'ancien enseignement spécial ou de l'enseignement moderne.

Epreuves écrites. 1° Composition sur un sujet pédagogique ; 2° composition sur un sujet d'administration scolaire.

EpreuuMorn/eç. Interrogations et leçon sur des sujets tirés d'un programme spécial arrêté par le ministère.

Epreuve pratique. Elle consiste dans l'inspection d'une école normale, d'une école primaire supérieure, d'une école élémentaire ou d'une école maternelle, avec rapport sur celte inspection.

3» Professorat des écoles normales primaires. Ce certificat est également indispensable pour le professorat des écoles primaires supérieures. Il peut être

de II lellr,

Les candidats doivent avoir 21 ans.

être munis du brevet supérieur ou de l'un des baccalauréats, ou (pour les femmes) du diplôme de fin d'études secondaires ; compter deux ans d'exercice dans les écoles publiques ou dans les écoles privées.

Certificat de l'ordre des lettres. Les compositions écrites sont : 1° une composition de littérature ou de grammaire ; ■2" une composition d'histoire et de géo graphie; S" une composition de moralou de psychologie appliquée à l'éducation ; 4» une composition de langue vivante.

Les épreuves orales sonl : 1° une leçon sur un sujet tiré au sort; 2° la lecture expliquée d'un passage d'auteur classique ; 3" la correction d'un devoir d'élève-maître ; 4» l'explication d'un texte allemand ou anglais.

Certificat de l'ordre des sciences. Les compositions écrites sont ; 1» une composition de mathématiques ; 2° une composition de sciences physiques, chimiques et naturelles; 3° une composition de dessin géométrique et de dessin d'ornement; 4» une composition sur un sujet de morale et d'éducation.

Les épreuves orales sont ; 1» une leçon tirée au sort (mathématiques ou sciences physiques et naturoUcs) ; 2» une interrogation portant sur une autre partie du programme que la leçon, et pouvant comprendre la correction d'un devoir d'élève-maître.

Une épreuve pratique : manipulation de phvsique ou de chimie, et une démonstration pratique d'histoire naturelle.

4° Enseignement du travail manuel.

Les professeurs de travaux manuels des écoles primaires supérieures et des écoles manuelles d'apprentissage, et des écoles normales primaires doivent être pourvus d'un certificat d'aptitude.

Pour obtenir ce certificat, il faut avoir 21 ans, être pourvu du brevet supérieur ou du baccalauréat de l'enseignement spécial; les aspirantes doivent avoir le brevet supérieur ou le diplôme de fin d'études de l'enseignement secondaire des jeunes filles. Les examens se passent à Paris. L'examen se compose : 1° pour les aspirants : d'une composition de dessin géométrique ; d'une épure de modelage; de l'exécution d'une pièce en fer ou en bois ; de l'cvéeution d'un objet au tour en bois. A la suite de ces épreuves des questions sont adressées aux candidats sur les matières premières mises à leur disposition, ainsi que sur les procédés qu'ils ont employés.

2» Pour les aspirantes : d'une composition sur une question d'économie

CER

CER

domestique: d'une composition de dessin d'ornement spécialement appliquée aux travaux d'aiguille; d'une épreuve pratique sur un des exercices que comporte le travail manuel pour les filles dans les écoles normales et les écoles primaires supéricurns.

5° Professorat des classes élémentaires de l'enseignement secondaire classique.

Les candidats doivent avoir au moins 22 ans ; ils doivent être bacheliers de l'enseignement classique ou de l'enseignement moderne, ou bien être munis du certificat d'aptitude pédagogique primaire, avec brevet supérieur.

Les épreuves du concours portent sur la langue fran<;aise, l'histoire, la géographie, l'allemand, les sciences ph^-siques et naturelles, les sciences mathématiques et les principes élémentaires de la pédagogie.

0° Enseignement secondaire des jeunes filles. Ce certificat est indispensable aux jeunes filles qui veulent être chargées de cours dans les lycées et collèges de jeunes filles. Les aspirantes doivent avoir 20 ans au moins, et posséder le diplôme de fin d'études secondaires des jeunes filles, ou un diplôme de bachelier, ou le brevet sujiérieur de l'enseignement primaire. Il y a un certificat de l'ordre des lettres et un certificat de l'ordre des sciences.

certificat de capacité en droit. — ^■oy. droit.

certificat de capacité pour les sciences appliquées. — Pour o.blenir ce certificat, il faut : 1» être âgé de 16 ans au moins; 2° passer un examen préliminaire sur la langue française et les éléments dos sciences devant une faculté ou une école autorisée pour l'enseignement des sciences appliquées, afin d'être admis à y prendre 8 ins- | criptions; 3° subir, en deux années, ; deux examens sur la géométrie, la mé- | canique, la ph vsique, la chimie, l'histoire j naturelle, la littérature française, l'histoire de France , la géographie et le ! dessin. I>es ûrais d'obtention de ce certi- ! ficat s'élèvent à 580 fr. ; d'ailleurs ce ' certificat n'ouvrant les portes d'aucune | carrière, il ne s'y présente guère de i candidats. " I

certificat d'études de droit. I

— Voy. DROIT. 1

certificat d'études physiqucss. chimiques et naturelles. — Pour obtenir ce certificat, il faut avoir suivi pendant un an au moins, dans une Faculté des sciences, | l'enseignement préparatoire des scien- I ces physiques, chimiques et naturelles.

Sont admis à suivre cet enseignement les jeunes gens pourvus d'un diplôme

de bachelier, et les jeunes gens (âgés de 17 ans au moins; pourvus, soit du brevet supérieur de l'enseignement primaire, soit du certificat d'études primaires supérieures. — L'e.xamen comporte une interrogation et une épreuve pratique sur chacune des quatre matières suivantes : physique, 1 chimie, zoologie, botanique.

j certificat d'études primai-

I res. — Ce certificat est délivré aux I enfants qui passent avecsuccèsl'examen I correspondant au programme de l'ins- I truction primaire. 11 y a deux degrés de ! certificat d'études priniaircs.

j Certificat d'études primaires élémen- I taires. Ce certificat est délivré après un examen public auquel les enfants peu- I vent se présenter dès l'âge de 11 ans; sa possession dispense les enfants du reste de leur temps de scolarité obligatoire (voy. INSTRUCTION PRIMAIRE); il

est nécessaire à tout enfant qui veut entrer dans une école primaire supérieure ou dans un cours complémentaire.

L'examen se passe devant des commissions cantonales nommées par le recteur et présidées par l'inspecteur primaire.

Les épreuves consistent en : 1° une dictée d'orthographe qui sert en même temps d'épreuve d'écriture ; 2° une composition d'arithmétique ; -S" une rédacj tion d'un genre simple ; 4° pour les jeunes ! filles, un travail de couture usuelle. I Suivent des interrogations sur la lecture [ expliquée, la récitation, l'histoire, la géographie, et. comme matières faculî fatives, le dessin linéaire et l'agriculture. Certificat d'études primaires supé- \ rieures. — Ce certificat est délivré à la ! suite d'un e.vanien annuel. Aucune con- ; dilion d'âge n'est exigée. La commission I d'examen est nommée par le recteur.

I Les épreuves écrites sont : 1° une com- . position française, 2° une composition 1 d'histoire et de géographie ; 3» une composition de mathématiques et de sciences physiques et naturelles ; 4» une composition de dessin géométrique ou de dessin d'ornement. Les épreuves orales comprennent un examen de langue vivante, un examen sur le programme de l'enseignement technique (agricole ou industriel). Les. épreuves pratiques compreiment le travail manuel, le chant, cl, pour les garçons, la gymnastique et les exercices militaires. En outre, les candidats peuvent demander à être interrogés sur la matière des cours professionnels accessoires qu'ils auraient suivis.

certificat fl'études secondaires des jeunes filles. — Ce certificat est délivré à toute jeune (ille qui satisfait, dans les lycées et collèges, à l'examen de passage de troisième eu

CHA

CHA

quatrième année. Cet examen est suhi dans le lycée ou le collège, devant les pi-ofesseurs mêmes de l'établissement.

certificat de vie. — Toute personne qui est inscrite au Trésor pour une rente viagère, une pension, ne peut en toucher les arrérages que sur la présentation d'un certificat de vie délivré par un notaire. Le coût de ce certificat n'est jamais supi'-rieur à 50 centimes.

cei'velle. — Les mets préparés avec la cervelle de bœuf, de veau, de mouton, de porc, sont généralement agréables, de digestion assez facile, mais peu nutritifs. Les cervelles de mouton et de veau (ffj.) sont les plus estimées.

Les cervelles sont d'abord mises à dégorger dans l'eau froide, puis débarrassées de la peau mince qui les enveloppe.

Cervelles à la sauce piquante. On fait bouillir les cervelles, pendant un quart d'heure, dans de l'eau additionnée de sel, poivre, vinaigre , girofle .

persil , oignons coupés. Puis on les égoutte et on les sert bien chaudes, arrosées par une sauce ' piquante.

Cervelles au beurre noir. Faitt's cuire les cervelles comme il vient d'être dit. et arro- „ . sez-les avec une ^erveUe de veau. sauce* au beurre noir. On peut remplacer la sauce au beurre noir par une sauce* raritjote.

Cervelles frites. Les cervelles, cuites comme ci-dessus, mais incomplètement, sont coupées en morceaux, puis trempées dans la pâte à frire, puis frites dans la poêle.

Cervelles au gratin. Los cervelles sont placées dans un plateau beurré, avec sel. poivre, muscade râpée, chapelure de pain, et mises au four. Quand la cuisson est à moitié, on ajoute des échalotes coupées menu, et un filet de verjus.

chaboisseau. — Voy. chevusne.

chaleur. — Une température comprise entre 10 et 20 degrés est celle qui convient généralement le mieu.x à notre organisme.

En été, l'excès de chaleur peut donner lieu à des désordres graves de santé, surtout quand on s'écarte trop du régime que conseillent les hygiénistes.

On doit, par les "fortes chaleurs de l'été, se garder avec soin des brusques variations de la température, éviter les

courants d'air au moins autant qu'on le fait en hiver, coucher dans une chambre bien aérée, sortir le moins possible au milieu de la journée, mais se garder aussi des fraîcheurs du matin et du soir ; prendre des bains froids ou, mieu.x encore, des douches froides.

Au point de vue du régime, on se privera des boissons glacées, et on boira le moins possible en dehors des repas; on évitera les crudités, les fruits acides ; on choisira de préférence les aliments toniques (œufs. lait, fromage, viande).

Enfin on se gardera de tout excès.

chabot (pêche,. — Le chabot, ou cabot 'fif/.j. petit poisson fort délicat, de la taille du goujon, se prend comme la loclie*. k la main, au carrelet ou à la

Le chabot.

trouble poussée devant soi. On le pêche aussi à la ligne.

Challes {Savoie). — Village possédant des eaux minérales froides, sulfurées sodiques. iodo-bromurées. Ces eau.x sont employées en boisson, bains, douches, gargarismes, inhalation contre certaines maladies de la peau, de l'estomac, des instestins, contre la laryngite, l'angine granuleuse , le catarrhe , le goitre, la phtisie.

Etablissement thermal bien installé ; plusieurs hôtels, maisons meublées dans de bonnes conditions de prix. La situation de Challes est fort belle, avec des promenades charmantes et île faciles excursions dans les montagnes ; climat assez salubre, mais variable.

On se rend à Challes par Ghambéry (chemin de fer) ; et de là par voiture publique (6 kilomètres) . Voy . eaux

MI.NÉR.\LES.

chambre à coucher. — La

chambre à coucher est la pièce la plus importante de la maison.

L'hygiène prescrit une aération aussi grande que possible de la chambre à coucher. Les fenêtres en seront ouvertes plusieurs heures chaque jour; pendant la nuit, la porte en restera également ouverte, si la disposition de l'appartement le permet. Le lit ne sera jamais placédansune alcnve*. peu favorableau renouvellement de l'air. Le mieu.x serait de n'y jias mettre de rideaux de lit ; mais si l'on tient à se conformer à la mode sur ce point, on écartera le plus possible les rideauxpendantlanuit.de telle manière qu'ils ne s'oi)posont pas à l'aération autour du dormeur.

CHA

CHA

On évitera, en hiver, de laisser le feu allume pendant la nuit. Ce feu, en s'éteignant pou à peu, finit ordinairement par déterminer un tirage insuffisant; de là, dans l'appartement, des refoulements d'oxyde do carbone tout à fait funestes à la santé, même lorsqu'ils ne produisent aucun accident grave immédiatement observable.

chambre des députés. — La Chambre des (léputén fvoy. constitution) est élue au scrutin uninominal, par le suffrage universel. Chaqiie arroivUssement administratif, dans les départements, et chaque arrondissement municipal. à Paris et à Lyon, nomme un député. Les arrondissements dont la population dépasse 100 000 habitants nomment un député déplus par 100 000 "ou fraction de 100 000 habitants. I-es arrondissements, dans ce cas, sont divisés en circonscriptions. Il y a un député pour le territoire de Bclfbrt, six pour l'Algérie, dix pour les colonies. En tout, 57() députés.

La Chambre se renouvelle intégralement tous les quatre ans; les élections ont lieu dans les 60 jours qui suivent la date de l'expiration des pouvoirs (pour le cas de dissolution, voy. président de i.A république).

Pour être élu député, il suffit d'être électeur et avoir plus de 2o ans. Aucun militaire ou marin en activité de service ne peut être élu député. Un certain nombre do fonctionnaires publics (présidents et membres du parquet des cours d'appel, .juges et membres du parquet des tribunaux de première iristance, préfets, sous-préfots, sécrétAires. généraux de préfectures, gouverneurs, directeurs do l'intérieur et secrétaires généraux des colonies,recteurs et inspecteurs d'académie, inspecteurs des écoles primaires, archevêques, évêques, vicaires géni5raux. trésoriers payeurs généraux, receveurs particuliers des finances, directeurs des contributions directes et indirectes, de l'enregistrement, des domaines et des postes) ne peuvent être élus dans l'étendue de la circonscription électorale où ils exercent leurs fonctions et pendant les six mois qui suivent la «•essation de ces fonctions. Les membres des familles qui ont régné sur la France sont inéligibles. Sauf un petit nombre <rexceptions, les fonctions de député sont incompatil)les avec les fonctions publiques rétribuées sur les fonds de l'Etat. L'n fonctionnaire public ne rentrant pas dans les catégories ci-dessus peut se présenter au suffrage des électeurs; mais il cesse d'être fonctionnaire s'il est élu.

Il est pourvu aux vacances survenant par suite de décès ou de démission des députés, dans un délai de trois mois;

toutefois, si la vacance survient dans les six mois qui précédent les élections générales, il n'y est pas pourvu.

Les députés touchent une indemnité annuelle do 9 000 fr. Cette indemnité no ■ peut se cumuler avec un traitement de l'Etat pour les fonctionnaires qui sont autorisés par la loi à être élus députés (voy. aussi constitution).

chambre des mises en accusation. — Voy. COUR d'appel.

champignons. — Voici quelques conseils pratiques relativement aux champignons.

Bons et mauvais champignons. Les espèces de champignons sont fort nombreuses (yî.r/.); les unes sont comestibles, les autres au contraire très vénéneuses. La plupart des champignons comestibles sont cueillis dans les lieux où ils croissent naturellement, le plus souvent dans les bois ou les prairies. Un seul, le champir/non de couche, est soumis à une culture régulière (voy. plus loin) ; un autre, la truffe, se multiplie également presque à volonté, dans certaines régions (voy. truffe).

Aucun caractère général n'existe, qui

permette de distinguer les champignons

comestibles de ceux qui sont vénéneux.

Aucune description, aussi complète

qu'elle soit, aucune représentation à

l'aide de gravures, même bien coloriées,

ne saurait mettre en garde contre des

erreurs dangereuses. Pour ne citer qu'un

! exemple, les variétés comestibles do

1 ci'pes diffèrent souvent st peu des varié-

j t('s dangereuses, que des indications

1 écrilcs ou figurées seraient impuissantes

à établir ces différences d'une façon

ccriaine.

Nous n'avons donc à donner, sur ce point, qu'une seule règle prati(jue, de laquelle on ne devra jamais s'écarter.

Cueillez seulement les "champignons que vous connaissez parfaitement bien, pour les avoir cueillis déjà fréquemment sous la direction de personnes très compétentes en cette matière. N'acceptez jamais de champignons d'une main étrangère, que si la personne qui les a récoltés a une réelle habitude de les rechercher. Dans les pays où les cham- ])ignons sont abondants, et l'objet d'un commerce suivi, achetez-les sur le marché en toute confiance ; mais n'achetez que les espèces dont le coniinerce est courant. A Paris, en particulier, vous pouvez avoir confiance en toutes les espèces dont la vente est autorisée dans les marchés publics.

Tout champignon dont l'odeur est désagréable, tout champignon dmit la chair, d'abord blanche. l)lcuil, rouj^'it ou jaunit au contact do l'air, quand on cassô la tête; tout champignon trop vieux,

CHA

CHA

doit être impitoyablement rejeté. Mais ' on doit rejeter aussi tout champignon j ayant une bonne odeur et une chair restant blanche, si on ne connaît pas par- ' faitement son espèce.

On ne doit accorder aucune confiance aux divers procédés indiqués dans les livres de cuisine pour véritier la qualité des champignons (épreuve de l'oignon ' blanc, de la cuiller d argent, de la bag^ue en or, de la morsure des limaces, etc.).

Les personnes assez imprudentes pour consommer des champignons douteux se mettront à l'abri des accidents en les soumettant, avant cuisson, au traitement i suivant. On coupe les champignons en j quatre morceaux s'ils sont de dimen- i sions moyennes, en huit morceaux s'ils sont très gros. On en met oOO grammes dans un litre d'eau additionnée d'une cuillerée de bon et fort vinaigre on de deux cuillerées de sel marin. On les ' laisse macérer dans ce liquide pendant au moins deux heures, après quoi on les lave à grande eau. On les met ensuite dans un vase rempli d'eau froide qu'on pose sur le feu. Après un quart d'heure à une demi-heure d'ébullilion, les champignons ont perdu tout leur principe nuisible ; on les lave encore, et ils sont dès lors en état d'être préparés pour la table sans que l'on ait rien à redouter.

Empoisonnement par les cheunpignons.

Les caractères de lempoisonnenient par les champignons sont les suivants : nausées, envies de vomir, efforts de vomis- j sèment avec défaillance, anxiété, senti- | ment de suffocation . d'oppression : souvent ardeur avec soif, constriction à la gorge, douleur constante à la région de l'estomac ; quelquefois, vomissements , fréquents et violents, selles abondantes, noirâtres, sanguinolentes, avec coliques, efforts sans effet, gontîement et tension douloureuse du ventre ; d'autres fois, au lontraire. il y a constipation, rétention . d'urine. Puis" surviennent des vertiges, , pesanteur de tète, stupeur, délire, assou- [ pissement, léthargie, crampes douloureuses, convulsions, froid des extrémités, faiblesse du pouls. Quelquefois les acci- ; dents se déclarent peu de temps après le repas: le plus souvent ils ne sur- | viennent qu'après dix à douze heures. ;

Il est urgent d'envoyer chercher au plus vite un médecin. "En attendant on fera vomir le malade : pour cela on introduit les doigts ou une barbe de ' plume dans l'arrière-gorge pour titiller la luette: ou bien on fait avaler de Vhuile tié'lc ; ou bien on administre de Vèmétique (3 à 10 centigrammes dans très peu d'eau). Il faut surtout se garder de faire boire au malade de l'eau ou de la tisane en abondance. En même temps on donne iHi lavement purgatifavecduse/. dusé»ié, ou, n:ieu^. du sulfate de soude, si on

en a. 8i le médecin tarde à venir, on réchauffe le malade en l'entourant de bouteilles pleines d'eau chaude; on lui donne un peu de café, ou de l'éther sur du sucre.

Assaisonnement des champignons .

L'assaisonnement est varié.

1. Les champignons, bien épluchés, coupés en gros morceaux, s'il y a lieu, sont jetés pendant un instant dans l'eau bouillante vinaigré'e. puis on les fait sauter dans la casserole avec beurre, sel.

poivre, persil, ail hachés. En l'a ou 20 minutes, la cuisson est complète.

2. Les gros cèpes et les grosses oronges, bien épluchés, sont mis à cuire sur le gril, puis garnis, au moment de seryir. d'une pelote de beurre munie de sel. poivre et fines herbes.

3. Les cèpes à la bordelaise se préparent de la manière suivante. Les champignons, bien épluchés, sont mis dans la poêle avec un mélange, en quantités égales, de beurre et d'huile d'olive; on les fait frire jusqu'à ce que l'eau rendue par les champignons ait complètement disparu, et que ceux-ci soient devenus bien roux. On ajoute alors, dans le creux do chaque champignon, un hachis fin fait de persil, écnaiote, ail, champignons : on laisse cuire encore pendant quelques minutes, on arrose d'un peu de bouillon gras, ou jus de viande, de façon à faire une sauce très courte, et on sert très chaud.

Les champignons conservés s'apprêtent comme les frais; mais ils cuisent plus vite.

Conservation des champignons. On

peut conserver les champignons de diverses manières.

1. Les champignons (cèpes, mousserons, morilles) sont pelés, lavés et plongés pendant deux ou trois minutes dans l'eau bouillante. Puis on les met sur une claie, et on les fait sécher à l'ombre dans un courant d'air, ou au four très peu chauffé. On les garde ensuite à l'abri de la poussière et de l'humidité. Ces champignons secs sont très bons comme assaisonnement dans les ragoûts. Pour les employer, on les met d'abord à tremper dans l'eau, pendant une heure.

2. Les champignons, bien épluchés, sont mis à cuire à la casserole avec sel, beurre (ou huile, ou graisse) et jus de citron; quand ils sont refroidis, on les met dans des bouteilles à large goulot, en même temps que l'assaisonnement, on ferme avec de bons bouchons, bien ficelés et cachetés, et on fait chauffer pendant -30 minutes au bain-marie (voy.

C0N"SERV.\TI0N DES M.VTlfrRES ALIMEN- TAIRES). Les bouteilles peuvent être

Page 1