GAIS
siècles, sans avoir réussi a faire descendre Ganga sur la terre, malgré l'effrayante austérité de sa vie cénobitique. Dvilipa, son fils , ne fut pas plus heureux. Enfin son petit-fils Bhagiratha ou Bagiraden, s'étant acquis la faveur de Brahma par des pénitences innombrables , apprit du dieu que Ganga descendrait si Siva consentait à soutenir le poids de cette masse d'eau qui pourrait entraîner la terre. Pour obtenir de Siva qu'il condescendît à ce que tant de générations avaient désiré si ardemment , Bagiraden vécut une année entière sans prendre d'autre nourriture que l'air atmosphérique, étendant les mains et immobile comme un tronc d'arbre, tellement que le grand doigt d2 sonj pied prit racine dans le sol. Il fléchit enfin l'époux de Bhavani , et, sur son ordre, Ganga se précipita en onde furieuse, espérant bien renverser son mari, et le rouler jusque dans les Patalas; mais Siva rassembla toutes ses forces , et contint l'altière déesse dans les boucles de sa chevelure. Elle s'efforça vainement de s'échapper de cette prison singulière; ce ne fut qu'au bout de plusieurs siècles que de nouvelles macérations de Bagiraden amollirent enfin le cœur de Siva, dont la chevelure s'ouvrit et laissa passage à Ganga. Elle forma d'abord le lac de Vindhoi?, puis s'épancha en sept grands fleuves, dont le dernier était la déesse elle-même, la divine Ganga , rivière purificatrice qui lave de toute souillure. Une nouvelle catastrophe vint cependant menacer le monde. Ayant refusé l'offrande du sage Djahnou, Ganga disparut tout entière dans la bouche du vieillard irrité. Tant de travaux et de supplications eussent donc été inutiles si les dieux n'eussent apaisé Djahnou, qui permit au fleuve de s'échapper par son oreille, et de toucher enfin l'Océan et le centre de la terre, d'où les âmes purifiées renaquirent ou remontèrent aux cieux. Comme on le pense bien, cette tradition , l'une des plus poétiques dont se soit jamais emparée l'épopée , offre de nombreuses variantes que nous ne rapporterons pas ici. Outre son surnom de Djahnavi, Ganga porte encore ceux de Bhagirathi (fille de Bagiraden) et de Tripathaga (aux trois routes), parce qu'elle arrose le ciel, la terre et les enfers. La déesse Ganga, identifiée avec le Gange , est pour les Hindous l'objet d'un culte particulier. Ses rives sont continuellement couvertes de pèlerins, qui viennent chercher dans l'immersion la purification de leurs souillures et de leurs fautes. L'eau du fleuve est employée par les Brahmes dans les cérémonies les plus solennelles. Cependant ce n'est pas dans toute l'étendue de son cours que le Gange possède la vertu divine; après la formation du Delta, un seul bras conserve le titre de sacré. Certains confluents sont aussi regardés par les Hindous comme plus dignes d'un hommage habituel ; tel est le Prayaga, confluent du Gange et du Djoumna. Enfin, Ganga ou le Gange forme, avec le Djoumna et le Saresanati, une trinité
divine que l'on adore sous Je nom de Tribeni.
gaxgas. Prêtres des noirs d'Angola, de Congo , etc., dans l'Afrique occidentale.
ga\gès, héros remarquable par sa beauté et sa taille colossale, était, suivant quelques mythologues grecs, fils du dieu-fleuve Gange, et frère de Limnate. Il obtint de son père qu'il se jeterait dans la mer Erythrée, chassa les Scythes de l'Inde, fonda soixante cités, et dessécha les marais qui infectaient ces contrées. Il fut cependant mis à mort par ses sujets.
gaxglat, serviteur de Héla, dans la mythologie Scandinave , a pour femme Ganglet.
ganxa.. Prophétesse et prêtresse des Germains, après Velléda.
gaxquai , disciple de Confucius, mourut à trente-trois ans, et laissa sen âme à Koço-Boddhi-Satoa.
gajvyméda. Nom que portait Hébé à Phliontc, où un bois de cyprès lui était consacré.
gaivymède (ganymédès). Fils de Tros, frère d'Ilus et d'Assaracus. « Le plus beau de toue les mortels , dit Homère ; il fut enlevé par les dieux, et transporté dans le ciel, afin qu'il servît d'échanson à Jupiter, et demeurât toujours parmi les immortels. » Les fables rapportées par les autres poètes s'écartent en quelques points du mythe homérique; ainsi, dans Apollodore, Ganymède est fils de Tros et de Caili roé ; Pindare lui donne Laomédon pour père ; Tzetzès dit qu'il devait le jouf à Uus; enfin, Hygin le fait naître d'Érichthon ou d'Assaracus. On n'est pas plus d'accord sur le mode de son enlèvement; car tantôt c'est Jupiter qui envoie un aigle pour le ravir, tantôt c'est le dieu lui-même qui emprunte la forme du rapide oiseau ^ Lucien ); ici , ce n'est plus le maître des Dieux qui est coupable du rapt, c'est Minos ou Tantale, qui surprenant le bel adolescent à la chasse , le tuent et l'ensevelissent sur l'Olympe mysien. Un scoliaste d'Apollonius nomme l'Aurore comme la divinité qui enleva Ganymède d'entre les mortels. Quant au lieu de sa disparition, on le place tour à tour à Harpagia en Mysie, sur l'Ida , sur le promontoire de Dardane. Quoi qu'il en soit, admis dans l'Olympe, comme favori de Jupiter, qui fit présent à Tros d'un cep d'or ou d'un attelage de chevaux magnifiques , Ganymède remplaça Hébé dans la fonction d eciianson. Plus "tard on l'a identifié avec le dieu-fleuve qui présidait aux sources du Nil, et les astronomes l'ont placé au ciei, parmi les constellations, sous le nom du Verseau. — Les poètes donnent au fils de Tros les surnoms suivants : Charopos, agréable à voir ; Xanthos, blond; Phrygius, le Phrygien; lliadcs, idarus puer, l'Idéen, le Troyen ; Urniger, l'urnophorc. On représentait Ganymède comme un jeune homme d'une rare beauté, coiffé du bonnet phrygien, et tantôt assis à côté de Jupiter, tantôt norlé sur les ailes d'un aigle auquel il sert aussi parfois d'échanson. Une copie d'un charmant groupe de Léocharès se