‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 174 sur 420 · GAR · texte numérisé non relu

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trouve dans le Musée Pio-Clém. III. 47. Voy* aussi Mus. Flor. II. 37.

CAO. Célèbre forgeron, qui vivait pendant la période pichdadienne , suivant la mythologie parsi; s'allia avec Féridoun contre Zohak, donna la couronne au premier, après la défaite de son rival, et obtint, comme récompense de sa valeur, la ville d'Ispahan ainsi que le territoire environnant. Le tablier du brave forgeron devint, sous le nom de Dirfcch Gaviani , un étendard sacré qu'on promenait dans toutes les processions.

gaouri. Déesse hindoue de l'abondance.

On célèbre annuellement, en son honneur, à Odéipour, une féte qui offre des analogies frappantes avec plusieurs épisodes des Éleusinies. Ces ressemblances ont leur source dans une idée commune, produisant nécessairement des résultats identiques, sans qu'il soit besoin de supposer aucune communication entre la cosmogonie des Grecs et celle des Indiens.

gaoutama , radjah hindou, époux d'Ahalia, eut à supporter mille vexations de la part des Richis, qui parvinrent enfin à lui faire tuer Ganéça, auquel ils avaient persuadé de s'introduire pour quelques instants dans le corps d'une vache. GaouUuna frappa l'animal et le dieu ; mais Siva ne le punit pas de ce sacrilège involontaire et fit couler sur lui la déesse Ganga, qui le lave de sa souillure au moyen d'une ablution éternelle.

(iARAtoiA. Supérieur. Le soleil, chez les Hurons. On lui donne aussi le nom d'Ouentekka , qui signifie porte- jour.

gar aman Tis KYMPHA. Nymphe garamantideou lybienne; elle fut aimée de Jupiter, et en eut larbas, Phylée et Pilumne. C'est à tort qu'on fait de Garamantis un nom propre. Les Garamantes étaient un des peuples qui habitaient les confins de l'ancienne Lybie.

GAREDU OU GARDICUABOL'HX, Oiseau

célèbre dans la mythologie thibétainc , n'est autre que le Garoudlia qui sert de monture à Vichnon. Les lamas disent qu'il a son nid dans la gigantesque caverne marine Paoucongi, et qu'il enlève chaque nuit dans ses serres un tigre, un éléphant et un rhinocéros., qui assouvissent à peine son terrible appétit.

garga. Nom d'un célèbre mouni.

gargaros, Dis de Jupiter, donna son nom à la ville et à la montagne de Gargara en Mysie.

gargasus. Troyen qui tua deux illustres guerriers grecs.

g argettos. Héros qui donna son nom à un dème de PAttique.

garmour. L'avide. L'un des chiens qui gardent la porte du Niflhim ou enfer Scandinave. Thor le terrassera à la fin des temps.

garonhia. Le dieu suprême chez les Iroquois et les Hurons. Son nom signifie roi du eiel. On l'appelle encore Saronhiaté, toi qui es le ciel, et Horakouannenkgtou, celui qui a attaché le soleil.

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GAROUDiiA. Oiseau merveilleux qui sert de monture à Vichnou. Il a le corps d'un aigle avec unetéte d'homme. Fils d'Aditi, il la protégea contre les RakchaçasJ et lui apporta l'amrita , convoité par les esprits malfaisants.

garsiavez. Descendant de Féridoun, fils de Péchegct frère d Afraciab.

gathiadas. Héros , qui, suivant Hésychius , préservait de la mort ceux qui l'invoquaient. On ignore complètement en quel lieu il était adoré.

GAURic. Nom de certains esprits, objets des craintes superstitieuses des anciens Bretons.

gavarati. Femme de Dharma, dont elle eut deux fils, Dévaga et Vima.

g avi, fils de Soumati, de la race des Tchandrapoutes, fut père de Minougandou.

GAVOUTRACiA. Radjah Tchandrapoute, fils d'Iami. Sroudatchi lui donna dix enfants, parmi lesquels figurent Kadekcha et Iloudekcha.

GAVScaiD. Nom d'un serpent monstrueux qui désola la Perse sous le règne de Kai- Khosrou, et que ce prince tua de sa propre main.

gazoria. Surnom de Diane , adorée à Gazore en Macédoine.

gé. Nom grec de la Terre.

géada ou géta. Divinité des anciens ha. bitants de la Grande-Bretagne.

géants (gigantes). Homère les représente comme uue race dhommes qui, doués d'une taille gigantesque et d'une fierté indomptable, vivaient sous la domination d'Eurymédon, dans la partie occidentale de la Sicile qu'occupaient aussi les Phéaciens, les Cyclopes et les Lestrigons. Ils périrent de ia main des dieux , irrités de leur orgueil et de leurs crimes. — Dans Hésiode, ils ont une origine divine : c'est le sang d'Uranus qui les produisit en tombant sur ia terre. Ils sont revêtus, dit ce poète, d'une armure brillante, et armés de javelots formidables. — Plus tard la tradition primitive s altéra. Les Cyclopes furent confondus avec les Titans et les Aloades, et donnés comme fils de Gé (la Terre) et du Tartare. On reproduisit sous une autre forme la lutte des Titans contre Uranus , en l'attribuant aux géants, qui cette fois luttent non plus contre le dieu primordial, mais contre Jupiter et les divinités de l'Olympe. Ces terribles adversaires de la puissance souveraine qui régit le monde sont représentés par Ovide comme des êtres monstrueux, d'un extérieur effrayant ; leur tète est hérissée d'une noire chevelure, et la partie inférieure de leur corps , privée de pieds , s'arrondit en queue de dragon couverte d'épaisses écailles. De là leur nom de serpentipèdes. Postérieurement encore on leur donna des ailes. Conformément au mythe homérique, c'est toujours sur les extrêmes limites des contrées occidentales, et toujours dans des régions volcaniques , que les traditions pos-

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terieures placent le lieu de ['audacieuse escalade au moyen de laquelle ils se flattaient d'envahir la demeure des dieux. Pausanias désigne Pallène en Macédoine , comme l'emplacement où ils amoncelèrent des rochers et des troncs d'arbres, d'autres disent que ce lut à Phlégra, qu'on identifie aussi avec Pallène; mais cette indication ne précise absolument rien, puisque les champs phlegréens (campagnes ardentes), théâtre du combat des dieux et des Cyclopes , sont transportés lour à tour, suivant les traditions locales , dans le territoire de Curaes en Campanie, en Arcadie, en Thessalie, etc. Ovide adopte l'opinion qui plaçait la lutte dans ce dernier pays, et décrit les géants aux cent bras occupés à entasser montagnes sur montagnes ; Jupiter foudroie cette masse énorme de rochers, et ensevelit ses adversaires sous d'immenses débris. 11 est à remarquer que le poète fait figurer à tort Typhreus dans ce combat. Suivant le récit d'Apollodurc, les deux géants qui se distinguèrent le plus par leur témérité et leur valeur furent Porphyrionet Alcyonée; nul ne pouvait vaincre le dernier tant qu'il combattrait dans sa terre natale; et fier de cette prérogative , il avait poussé son audace jusqu'à enlever les bœufs du Soleil. Un oracle ayant prédit aux dieux qu'ils ne pourraient triompher de leurs ennemis qu'avec l'aide d'un mortel, Hercule fut prié de se joindre à la troupe céleste. Dès que le héros apparut, tout changea de face : Alcyonée, percé de flèches, revint cependant à la vie en touchant la terre ; mais traîné hors du territoire de Pallène par son vainqueur, il expira aussitôt. Porphyrion, qui s'était subitement épris d'un violent amour pour Junon , fut tué par Jupiter comme il allait faire violence à la reine des dieux. Quant aux autres géants, Éphialtés eut les yeux crevés par les flèches d'Apollon; Eurytus péril assommé d'un coup de thyrse parBacchus; Clytius fut tué par Hécate, ou bien Vuicain l'écrasa sous le poids d'une masse de fer incandescent. Minerve se signala, et en écorchanl Pallas et en lançant l ile entière de Sicile sur le corps d'Encelade que d'autres font mourir de la main de Silène. Polybotès s'enfuit pour éviter les traits d'Apollon; mais ce dieu l'engloutit sous une portion de l'île de Cos. Les vainqueurs d'Hippolyte et deGration furent Mercure et Diane, tandis qu'Agrios et Thoon , qui avaient pour armes des massues d'airain, périrent de la main des Parques. Enfin Jupiter et Hercule firent justice des géants qui restaient encore, en les perçant de leurs flèches. Tel est ce célèbre combat que Phidias avait représenté en haut relief dans l'intérieur du bouclier de sa Minerve d'or, et dont nous possédons de nombreux épisodes sur des pierres gravées. Il est soumis à quelques variantes que nous ne pouvons reproduire ici en entier ; ainsi, suivant un scoliaste de Pindare, c'étaient deux demi-dieux et non un mortel qui devaient

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assister les dieux, cl pour obéira l'oracle de la terre, Hercule et Bacchus se rendirent immédiatement dans l'Olympe. Eratosthènes ajoute que ce dernier, Vuicain , et les satyres, arrivèrent au combat montés sur des ânes. — Les géants portent, en raison de leur origine, le surnom de Gegeneis (Terrigenae), nés de la Terre. Les anciens supposaient que plusieurs d'entre eux , tels que Eneelade , Mimas, Polybotès, etc., gisaient sous des îles volcaniques.

gébéi.e ysis. Un des noms de Zamolxis.

geffiojxe. La fortunée. Déesse Scandinave de la virginité, qui accueille auprès d'elle toutes les jeunes femmes qui meurent vierges. Ainsi qu'Odin , Gcffione a la prescience de l'avenir.

géirada. Sorcière Scandinave, célèbre par l'adresse avec laquelle elle savait fasciner les yeux des mortels et produire le glamour (deceptio visus), que l'on supposa plus tard être l'attribut spécial des Bohémiens. Suivant l'Eyrbiggia Saga, Géirada, en querelle avec Katla, autre sorcière dont la puissance égalait la sienne et qu'elle voulait punir d'avoir coupé la main de sa belle-fille, envoya une troupe de sicaires pour tuer Oddo , fils de son ennemie. Ceux-ci, trompés par la science de la mère, revinrent sans avoir rencontré l'enfant qu'ils cherchaient. Ils n'avaieut trouvé, dirent-ils, que Katla filant du lin avec une grande quenouille. « Fous! » s'écria Géirada, « cette quenouille était l'homme que vous cherchiez. » Ils retournèrent chez Katla, prirent la quenouille et la brûlèrent. Mais cette seconde fois la sorcière avait déguisé son fils sous l'apparence d'un chevreuil apprivoisé. Une troisième fois, c'était un porc qui se roulait dans les cendres. Les gens de Géirada revinrent encore ; leur nombre étant augmenté, comme le dit à sa maîtresse une suivante de Katla, qui était aux aguets, d'une personne en mante bleue. « Hélas! » dit Katla , « c'est la sorcière Géirada, contre laquelle tous « les charmes sont inutiles. » En conséquence, la troupe hostile entra pour la quatrième fois, saisit l'objet de son animosité, et le mit à mort.

geirreudour. Célèbre géant Scandinave, père de Gialp , qui donna le jour à Heimdall.

gélanor, fils deSthénélus, roi d'Argos, disputa le pouvoir souverain à Danaiis, qui l'emporta, lorsqu'un augure se fut prononcé en sa faveur. Voy. Danaus.

gélasia. Une des Grâces. Son nom se trouve sur un vase peint, avec ceux de Comasia et de Léchoris. C'est le seul monument de l'antiquité où les Grâces soient ainsi nommées.

GÉloîm. Fontaine de l'Asie Mineure, près de Célènes en Phrygie. E'ie avait la vertu de faire rire; une fontaine voisine, nommée Claîon, faisait pleurer.

gélonos, fils d'Hercule et d'Échidna, s'é-

tablit en Scytliie, et fat la tige de la nation des Gélons.

géloscopie. Espèce de divination tirée du rire on prétendait acquérir ainsi la connaissance du caractère d'une personne, et de ses penchants bons ou mauvais-, R. gelân, rire.

gémeaux. Le troisième des douze signes du zodiaque; représente les deux Tyndarides, Castor et Pollux, ou bien Hercule et Apollon, ou encore Triptolème et Jasion.

géiuellipar a. Mère de deux jumeaux.

Surnom de Latone.

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