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peut facilement reconnaître la chaîne de deux mythes, distincts dans l'origine et plus tard confondus, relatifs, sans doute, à deux personnages héroïques, l'un Grec, l'autre asiatique. — Pélops, auquel, disait-on, Hercule avait, le premier, offert un sacrifice dans le bois d'Altis, était en grande vénération à Olympie; on célébrait aussi une fête annuelle en son honneur sur les bords de l'Alphée, au lieu où se trouvait son tombeau, qui renfermait ses os, conservés dans une ciste de bronze. Des cérémonies bizarres accompagnaient l'offrande d'un bélier noir, que lui faisaient annuellement les magistrats éléens. On montrait son char à Phlionte , et son épée dans le trésor des Sicyoniens à Olympie. — L'art antique a représenté quelquefois la lutte de Pélops et d'OEnomaiis; Philostrate décrit deux tableaux retraçant ce sujet et assez élégamment composés. Il est bon de remarquer que les plus anciennes œuvres d'art donnent le biga au fils de Tantale, tandis que plus tard on le figura emporté dans un quadrige. Sur le fameux coffre de Cypsélus on le voyait traîné par des chevaux ailés. D'autres bas-reliefs représentent Pélops emmenant Hippodaraie ou abreuvant ses coursiers après la victoire. — 2. Fils du précédent. — 3. Opuntien, l'un des prétendants d'Hippodamie.
pélor ( péi.or et péloros ). L'un des Spartes.
pélortus. Nom de l'étranger qui découvrit la vallée de Tempé en Thessalie, et en mémoire de qui furent instituées des fêtes dites Pélor ies.
pélorus. L'un des géants.
pénates. Les mythologues anciens de tout âge ne nous ont transmis que des notions fort confuses sur l'origine et la nature de ces divinités étrusco-romaines. Elles tiraient leur nom du mot penus ( lieu intérieur ou caché ) , parce qu'on les plaçait dans la partie la plus secrète et la plus retirée des habitations, mises sous leur sauvegarde : delà leur identification avec les dieux domestiques des Grecs : \LÛyj,oi , epxeiot , xtyjtioc. Primitivement, les Pénates romains semblent n'avoir été considérés que comme protecteurs des familles, et, par suite, de l'État, formé par la réunion de ces mêmes familles. Il y eut alors deux classes de Pénates, ceux de l'État {publici, majores), dont on gardait les images à Rome, dans le temple de Vesta ; et ceux de la famille ( minores, familiares , privati ) ; ces derniers peuvent être assimilés aux Généthlioi et aux Patrooi des Grecs. — En général, et comme principales divinités tutélaires , les Pénates portaient le nom de grands dieux {magni dii, 0£oi (X£yàXoi , ûuvaxot). Ce fut sans doute de là que vint leur identification avec les grands dieux, apportés d'Arcadie à Samothrace, et de cette île, par le canal des Troyens fugitifs, en Italie. Une fois cette confusion faite , on corn-
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prend facilement comment on rangea plus tard au nembre des Pénates, Neptune et Apollon, Jupiter, Junon, Minerve, Mercure, Cérés, Paies, la Fortune, etc. Postérieurement encore, on confondit les Pénates avec les Lares , génies secondaires d'origine humaine; ainsi l'on voit, au troisième siècle, Alexandre-Sévère mettre au nombre des premiers, Jésus , Apollonius de Tyane et d'autres sages, qui se rapprocheraient plutôt des seconds. Quelques mythologues modernes pensent que les Lares et les Pénates différaient en ceci, que les premiers présidaient à la tranquillité intérieure de L'État et des familles, tandis que les autres veillaient à la prospérité extérieure de la république. Creuzer, qui dérive le nom des derniers , de leur nature et non du lieu où on les adorait, les regarde comme les forces secrètes d'où proviennent la félicité et le repos des familles. Mais toutes ces explications sont plus ingénieuses que solides, et elles doivent provoquer autant de défiance, que celle de Nigidius ( dans Arnobe ) , suivant lequel il y a quatre sortes de Pénates, ceux de l'Ida, ceux de la mer, ceux du monde souterrain, et enfin ceux des mortels; il fait évidemment allusion à l'âme du monde, composée de quatre éléments, le feu, l'eau, l'air et la terre. — Le culte des Pénates était trèsrépandu chez les Romains, où une loi des Douze Tables en maintenait la vigueur. On plaçait ces divinités dans le Laraire, ou peutêtre dans un lieu particulier, et on les invoquait aux Saturnales et aux Compitalies, outre les hommages facultatifs. Les offrandes consistaient en libations , en fumigations d'encens, quelquefois en sacrifices. Ils avaient pour prêtres les Saliens. — Si l'on en croit Servius, les Pénates troyens étaient représentés sous les traits de deux adolescents assis et armés de lances.
pénatigère. Qui emporte les Pénates.
Surnom d'Énée.
péxée ( péivéios ). Dieu-fleuve de Thessalie, fils de l'Océan et de Téthys. Il eut de 'a nymphe Créuse, ou dePhillyre, un fils, Hypseus, et deux filles, Stilbé et Daphné. On le donne aussi comme père de Cyrène.
péxéia. Nom patronymique de Daphné, fille du Pénée.
péxélée (pé\éléos\ Fils d'Hippalcimos et d'Astérope, père d'Ophelte. Il prit part à l'expédition des Argonautes, et, ayant prétendu à la main d'Hélène , partit pour l'expédition contre Troie , à la tête d'un corps de Béotiens. Ilionée, Lycon et Corèbe périrent de sa main; mais Polydamas le blessa. Suivant Pausanias, il fut tué par Eurypyle.
téxélope. Célèbre héroïne antique , type de la chasteté et de la fidélité conjugale. Elle était fille d'Icarius, qui la donna en mariage à Ulysse, soit à la suite d'un concours , soit sur la prière de Tyndare (voy. Icarius ); Télémaque fut te fruit de cette union. Restée seule à Ithaque, après le départ de la flotte