SOM
de jamais la relever, au moment même cii les Rhodiens venaient de toucher le montant d'une collecte faite parmi toutes les peuplades grecques. Une autre statue du Soleil . haute de trente coudées , fut transportée d'A. pollonie à Rome par les ordres de Lucullus , car les Romains avaient adopté son culte, surtout depuis la fréquence de leurs relations avec l'Orient. Comparez Héliogabale. — On lui sacrifiait des béliers blancs , des taureaux , des chèvres, des agneaux, et surtout des chevaux, tant en Grèce que chez les barbares. On lui offrait aussi du miel. Le coq lui était consacré. — Ce dieu était représenté montant dans son char, sur le trône de Jupiter à Olympie. On le voit assez fréquemment sur des monnaies rhodiennes, la tète de face et radiée, ou porté sur son char et animant ses chevaux. Ses attributs sont le globe du monde, la corne d'abondance et le fouet.
soloox. Jeune Athénien qui, s'étant épris d'Antiope , au moment où Thésée conduisait cette amazone à Athènes, se jeta dans un fleuve de Bithynie. Thésée donna à ce fleuve le nom de Soloqn.
solvizoaa. Épith. de Diane, de Junon et de Vénus.
solymus. Hls de Jupiter et de Chaldéna; il donna son nom aux Solymes.
soma. Dieu de la lune, et premier roi de la dynastie lunaire. Il épousa les vingt-sept filles de Dakcha ; mais, comme il négligeait vingt-six d'entre elles pour Rohini, leur sœur, Dakcha le frappa d'une maladie qui le faisait dépérir périodiquement. LeRig-véda contient un hymne adressé à Soma, qui prouve l'identité de ce dieu avec le Hom des Ariens, et dont les termes semblent ne pouvoir s'appliquer qu'à une divinité suprême , comme l'était originairement Hom , détrôné par Ormuzd lors de la scission du mazdéisme et du Brahmaïsme. Suivant l'hymne hindou, Soma est le maître des hommes pieux , la fontaine de vie , l'auteur de l'immortalité. C'est lui qui a produit les eaux et la verdure , qui a ouvert le ciel immense et étendu la lumière devant l'obscurité. Il est puissant sur la terre comme au ciel , et donne aux mortels l'opulence et la santé. Le Yaçna célèbre l'éloge de Hom dans des termes identiques, et, de plus, la représentation sensible de Soma, ainsi que celle du dieu arien, est le suc de la plante sacrée (Hom) employée au sacrifices.
sommeil (hypxos, SOMÎVUS). Dieu allégorique , frère de la Mort, auquel Homère donne le surnom de roi des dieux et des hommes. Dans le xive chant de l'Iliade, on voit Junon se rendre à Lemnos pour avoir une entrevue avec ce dieu : ce qui n'indique pas clairement si cette île était la résidence habituelle du Sommeil. Dans l'épisode rapporté par Homère en cet endroit de son poëme, Hypnos raconte comment, ayant un jour endormi Jupiter contre sa volonté, il dut, pour se soustraire à son courroux, se réfugier