VUL
eut à repousser ses attaques; comme elle résistait, il la blessa au genou. Le lieu où la déesse fut guérie de sa blessure garda le nom de Thétidéum. — Hésiode donne pour femme à Vulcain, Aglaea , la plus jeune des Grâces ; Macrobe remplace ce nom par celui de Maja. Suivant Apollodore, le dieu prit part au combat des Géants, et tua Clytius; garda les bœuls d'Hercule; et enchaîna Prométhée sur le Caucase. — Vulcain est l'artiste divin et suprême de l'Olympe. Il a bâti pour les dieux des palais magnifiques munis de serrures secrètes, une salle de conseil. Lorsque la déesse Thétis alla demander à Vulcain des armes pour son fils Achile, ce dieu venait d'achever vingt trépieds qui devaient faire l'ornement d'un magnifique palais. Il les avait assis sur des roues d or, afin que d'eux-mêmes ils pussent aller à l'assemblée des dieux et s'en retourner, il a fait en outre l'Égide de Jupiter, et un sceptre pour le même dieu; l'urne qui renferme les cendres d'Achille; les chiens d'Alcinoùs (voy. PhÉacie^s ) ; le trône du Sommeil , les armes d'Achille, d'Énée, de Memnon, d'Hercule; l'épée de Pélée; un harnais pour Diomède ; la couronne d'Ariadne; le collier d'Harmonie ; la fameuse Pandore; le géant Talus; la statue de Bacchus Msymnétès; les taureaux d'airain qui gardaient la toison d'or; le chien d'or volé par Tantale; un disque pour Jupiter enfant; pour Apollon, une flèche qui revenait d'elle-même à la main qui l'avait lancée; le char et la barque du Soleil. Enfin, dit Servius, Vulcain ayant fabriqué la foudre de Jupiter, les dieux ne voulurent plus l'admettre à leur table. — Déjà, dans l'Odyssée, Vulcain apparaît comme ayant, de concert avec Minerve, enseigné les arts mécaniques aux hommes, sans cependant s'élever jamais au rôle intellectuel de la grande déesse olympique. Cette connexion se retrouva , non-seulement dans de nombreuses traditions, mais aussi dans le culte ; en Attique, on célébrait des fêtes communes ( Lampadophories) en l'honneur des deux divinités, et leurs statues se trouvaient souvent dans les mêmes temples. On peut remarquer en outre que de même que Minerve était adorée à Athènes en qualité de déesse curatrice, on attribuait aussi ce pouvoir a Vulcain ; suivant Philostrate, la terre de Lemnos ( terra Lemnia , sigillata ), consacrée par la chute de Vulcain , avait ia vertu d'arrêter l'hémorrhagie et de guérir de la folie. Les prêtres du dieu l'employaient aussi contre la morsure des serpents. Voy. Pylius.— Les fêtes de Vulcain s'appelaient en Grèce Héphesties et Chalcies. — On comptait quelquefois Vulcain , dieu des Pélasges Tyrrhéniens , au nombre des Cabires, et on l'identifiait avec Axiéros. Chez les Étrusques , c'était une des douze divinités qui lançaient la foudre. Les Romains l'adoraient comme dieu du feu, avec Vesta et Summanus. On lui consacrait les armes, et on brûlait en son honneur les dépouilles