‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 46 sur 420 · A PO · texte numérisé non relu

A PO

Iromantîs. — m. Il est le dieu de la divination, celui des oracles. Comme dieu qui châtie, le vrai et le bien sont connus de lui, et il les fait connaître aux hommes. Il annonce la volonté de Jupiter, comme Japiter l'annonça lui-même autrefois à Dodone; il est, ainsi que le uomme Eschyle, le prophète de Jupiter. II s'est emparé de l'oracle de Delphes ;l'ancien oracle de la Terre ou de Thémis), après en avoir tué le gardien , le serpent Python. C'est de Jupiter qu'il a recule don de la divination ; ce don , il l'a communiqué ensuite à Mercure (hymne homérique à Mercure; , et à plusieurs autres; ainsi à Branchus, à Calchas, etc. Il est nommé Luheios , le dieu qui illumine l'esprit; toutefois ses réponses sont souvent obscures et enveloppées (d'où le surnom de Loxias), car line convient pas que l'avenir soit révélé aux hommes sans réserve. Après Delphes (autrefois Pytho. d'où le surnom de Pythien), les plus célèbres de ses oracles étaient celui d'Ans en Phocide, celui des Branchides à Didyme, près de Milet; ceux d'Ichme en Macédoine, de Claros près de Colophon, de Délos , de Sélinonte en Cilicic. de Pa tara en Lycie, de Thymbra enTroade, de Larisse en Argolide, d'Orope dans Pile d'Eu bée, de Tégyre en Béotie, d'Eutrésis près de Thespies , et de Thèbes sur les bords de l'Ismène ; d'où les surnoms de Clarios , Larissaeos , Tégyraeos, Thymbraeos, Pataréus, Eutresitès, Isménios. Le dieu rendait ses oracles, tantôt, comme à Delphes, par l'organe d'une prêtresse , nommée la Pythie, laquelle était assise sur un trépied, au-dessus d'une cavité d'où s'élevaient des vapeurs enivrantes, tantôt, comme à Délos, par le bruissement des arbres ; ailleurs , comme à Claros, par dessources dont l'eau inspirait ceux qui en buvaient, ou bien encore au moyen de la farine sacrée, d'où le surnom d'Aleuromantis. Ici se placent les surnoms latins de Fatidicus. Augur, Vates, Veridicus. — IV. II est Se dieu du chant et de la lyre. Le bien et le bon , qu'Apollon révèle comme dieu des oracles, il tâche d'y porter les hommes parla musique, spécialement par le phorminx, espèce de cithare. Une tradition lui attribue l'invention de la flûte ; mais cette tradition n'a rien d'antique. Dans Homère Apollon n'a aucun rapport avec les Muses. L'Iliade nous le montre, il est vrai, jouant du phorminx aux banquets des dieux , et dans l'Odyssée il apparaît comme instituteur des chantres (aœdes). Du reste . ce n'est point lui , mais toujours la Muse , qu'invoquent les chantres épiques. Plus tard il apparaît comme le chef et le conducteur des Muses (Musagétès). Callimaque lui attribue l'invention de la lyre à sept cordes ; tandis que, suivant la tradition commune, elle aurait eu pour inventeur Mercure, qui en aurait fait présent à Apollon. C'est au son de sa lyre que. les pierres venant se placer d'elies-mèmes , il bâtit les murs de Troie. Relativement à ses rivalités et à ses luttes musicales, roy.MiDAS et Marsyas. — V. Apollon se présente aussi

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