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lui valut d'ctrc combattu, par k-s comités radicaux, aux élections liu 4 octobre iiSS=s. Inscrit sui' la liste du rAlliance républicaine et maintenu, après le premier tour, sur la liste unii[ue, il fut élu, le 18 octobre, par 287,890 voix sur 414,360 votants.

Sa compétence particulière dans les questions coloniales fit charger M. de Lanessan, en mai 1886, d'une mission ayant pour objet d'étudier, en qualité de délégué général, la situation commerciale des colonies françaises et pays de protectorat, en vue de préparer leur participation à l'Exposition universelle de 18S9 et l'organisation des colonies étrangères. 11 visita la Tunisie, l'Indo-Chine, les Indes anglaises et néerlandaises, la Chine, le Japon, etc. ; rentré en octobre 1887, il publia le résultat de ses voyages, en trois volumes, intitulés : la Tunisie (1887) ; VExpûiisioH coloniale de la France (i888) et Vludo-Cliiiie française, étude de politique économique et administrative sur la Cochinchine, le Cambodge, l'Annam et le Tonkin (i88q, avec cartes).

Candidat à Paris, dans la 2" circonscription du v" arrondissement, au renouvellement législatif du 22 septembre 1889 ^t élu, au scrutin de ballottage, par 4,87=; voix, contre 4,368 données à M. Lenglé, candidat boulangiste, M. de Lanessan fut, au mois d'avril 1891, nommé gouverneur général de l'Indo-Chine, avec des pouvoirs extraordinaires.

Sous son administration, les progrès de notre colonie furent notables. Le Tonkin fut pacifié; notre protectorat fut reconnu dans l'Annam; plus de cinquante millions furent dépensés en travaux publics, sans aucun concours de la métropole, et le budget du Tonkin connut, pour la première fois, les excédents de recettes. La politique de M. de Lanessan, basée sur un protectorat utilisant les autorités indigènes et réduisant autant que possible les expéditions militaires et les dépenses administratives, fut une source de conflits entre lui et les autorités militaires, à la suite desquels le poste occupé par l'amiral Fournier fut supprimé et le général Reste, commandant en chef des troupes, fut rappelé en France(i892). Peu après, le gouverneur, dont la santé était fortement ébranlée, dût aller se reposer quelques mois au .lapon. Il reprit son poste en octobre 1892 et le conserva jusqu'en 1895, °ù, à la suite d'mi conflit avec le ministère des Colonies, il fut remplacé par M. Rousseau.

II a été i;lu, le 22 mai 1898, député de la ]'" circonscription de Lyon, par 4,148 voix, contre 4, 1 27 au général Voisin.

M. de Lanessan a publié des travaux nombreux

sur des sujets touchant aux sciences naturelles, à la colonisation et à la politique-. Citons: Du l'rolaplasnia végétal (1876, thèse d'agrégation) ; Manuel d'histoire naturelle médicale (1879- 1881, avecfig.); La matière, la vie et les êtres vivants ^879) ; le Transformisme, études sur la doctrine Je Darwin (1881); Traité de loologie, Protozoaires (1882, avec fig.); la Botanique {x')^^^, qui forme le tome IX de la Bibliotbcque des sciences contemporaines); Flore de Paris, Phanérogames et Cryptogames (1884). 11 a donné une édition complète des Œuvres de Bnffon, avec une introduction de =ioo pages ; une traduction de l'allemand, avec annotations, du Manuel de {ootomie, guide pratique pour la dissection des animaux vertébrés et  invertébrés, de Mojsicovics Edler (18811. De 189^ à - 1898, il a fait paraître: la Colonisation française en indo-Chine ; Principes de colonisation (dans la Bibl. scientif. internationale) ; la République démocratique, etc.

ZEIiLiEf^ (Jules-Sylvain)

^fo ISTOEIUN, membre de l'Institut, né à Paris le " 23 avril 1819. Ses classes faites au collège Charlemagne, il commença l'étude du droit, J^ puis se tourna vers la littérature et l'histoire et voyagea en Allemagne. A son retour, en 1844, M. Zeller se fit recevoir agrégé d'histoire, puis docteur es lettres en 1849, et fut successivement professeur d'histoire à Bordeaux, à Rennes et à Strasbourg (1849-18=^4); puis à la Faculté des Lettres d'Aix (18^4-1858). Nommé, à ce moment, maître de conférences à l'Ecole normale, il eut, en outre, à suppléer M. Rosseuw Saint-Hilaire à la Sorbonne et y professa un cours complémentaire d'histoire moderne (i8s8i8=^g) ; il fut, en 1863, nommé professeur d'histoire à l'Ecole polytechnique, en remplacement deM.Duruy.

Nommé recteur de l'Académie de Strasbourg, au moment du siège de cette ville (1870), l'annexion l'empêcha de remplir ces fonctions. Il fut ensuite inspecteur général de l'enseignement supérieur, de novembre 1876 jusqu'à la suppression de cet emploi, par mesure budgétaire, le i"' avril 188S. Il demeura inspecteur général honoraire.

Le "io mai 1874, M. Zeller avait été élu membre de r.Vcadémie des Sciences morales et politiques, en remplacement de Michelet.

On cite, parmi les ouvrages de M. Jules Zeller : Ulrich de Hutten, sa vie, ses œuvres, son époque, histoire du temps de la Reforme (1849), thèse fra;i-

çaise pour le doctorat ; une thèse latine sur le De CoiisiJcralioiic Je Saint- liernarj même date i ; Histoire de l'Italie depuis rinvasion des barbares iiisqii'à nos Jours (18^2], faisant partie de la collection Duriiy ; Episodes dramatiques de Vliisloire d'Italie

i8ss) ; V Année historique (1860-1863), ou revue annuelle des questions et des événements politiques, on France et à l'étranger ; Les Empereurs romains, earaetères et portraits historiques \i^6}) ; Entretiens sur l'histoire, antiquité et moyen-âge (186s) ; Italie el Renaissaiiee ti86()) ; Histoire d'Allemagne (1872- 1891;: les Tribuns elles révolutions en Italie (1874^ ; Pie IX et Vietoi-Einmanuel, 1S46-1S/S (iS-ji)]; Entretiens sur l'histoire du moyen-âge (1884- 1887); Histoire résumée de l'Allemagne et de l'empire germanique

1890s etc. Il a collaboré, avec MM. Geoffroy et (élément, aux Rapports sur les études historiques

1868 , publication officielle, entreprise à la suite de l'Exposition universelle de 1867.

Décoré de la Légion d'honneur le 14 août iSO'j, promu officier le 4 octobre 1873 et commandeur le 29 décembre 1886, M. Zeller est aussi officier des S. S. .Nlaurice et Lazare et de la Couronne d'Italie. ,/-./■•./- ^

SRISY (Hef vé-t^ené-Maf ie-ElzéaP de)

iNATiiLK inamovible, ne à Glomel Côtes-du- Xord) le s avril 1833. Il fit les campagnes d'Italie et du Mexique, quitta l'armée comme -yj\K2i^ capitaine, mais reprit du service en 1870-71 et commanda, pendant le sièee de Paris, le balail- Ion des mobiles de Loudéac.

'SI. Hervé de Saisy fut élu représentant des Côtesdu-Nord à l'Assemblée nationale, le douzième sur treize, par 79,801 voix, le 8 février 1871. Il siégea à la droite de l'Assemblée, déposa un grand nombre de propositions sur des projets d'économies budgétaires ou de réformes administratives qui furent, en général, repoussées et demanda, également sans résultat, que la France fut consultée sur la question de savoir si elle voulait la république ou la monarchie décembre 1871); il vota cependant les lois constitutionnelles. Porté sur la liste des gauches, pour l'élection des sénateurs inamovibles (187^1, il fut élu, le so° sur 7=>, au sixième tour de scrutin, par 349 voix sur ()8i votants.

-Vu Sénat, .\1. Hervé conserva son attitude indépendar.te. Il présenta, notamment, une proposition tendant h rétablir le scrutin de liste pour les élections de la Chambre des députés. Il fut le seul membre de

la droite qui, au 16 mai 1877, ne consentit pas à voter la dissolution de la Chambre et il demanda, en 1881, que l'application de la loi sur l'instruction primaire fut facultative pour les communes.

.^lembre du Conseil général des Côtes-du-Nord, pour le canton de .Mahal-Carhaix, d'abord, il n'y fut pas réélu le i" août iSS'o; mais il y est rentré, plus tard, pour le canton de Rostrenen.

.M. Hervé de Saisy est chevalier de la Légion d'honneur.

ISfiMBERT (pPaneois-Honopé-i Gustave)

UBLicisTE, député, né à Châteaudun 1 Eure-et- Loir) le 20 octobre 1841. Il fit ses classes au lycée de Vendôme, débuta, en i8=i8, par des articles h V Union agrieole, de Chartres, et vint, en 1860, à Paris, où il collabora aux journaux du Quartier Latin : le Mouvement, la Jeune France, la Voie nouvelle, etc., ainsi qu'au Phare de la Loire.

Gérant du Courrier du Dimanehe, de 1862 à 1865, .^I. Isambert entra au Temps, qu'il quitta, en i868, pour diriger, à Reims, un journal d'opposition, Ylndépendant rémois. Il reprit sa collaboration au Temps en 1870 et fut un des correspondantsdece journal, au début de la guerre.

Nommé directeur du service de la presse, par Gambetta, après le 4 septembre, h Tours, puis à Bordeaux ; il cessa ces fonctions quand son chef donna sa démission. Entre temps, sa candidature à l'Assemblée nationale avait été posée, en février 187 1, dans l'Eure-et-Loir, où il avait échoué. A la fondation, par Gambetta, en novembre de la même année, de la République française, il entra à ce journal, dont il devint rédacteur en chef en février 1879. Il a aussi collaboré au Paris, à V Indépendance belge, etc. % Lors des élections législatives générales du 21 août 1881, candidat dans l'arrondissement de Châteaudun, M. Isambert n'obtint que 3,369 voix, contre 9,816 données à M. Dreux, député sortant, républicain ; à celles du 4 octobre 1885, faites aux scrutin départemental, exclu de la liste républicaine opportuniste d'Eure-et-Loir, il se présenta isolément, obtint, au premier tour, 1^,167 voix sur 62,999 votants et se désista au scrutin de ballotage. Au renouvellement du 22 septembre 1889, il fut enfin élu dans l'arrondissement de Châteaudun, au scrutin de ballotage. par 7-60 voix, contre 'j,s68 données au candidat monarchiste, .M. Renault ; son mandat fut confirmé,

aux élections générales de iSc;'?, par 6,802 voix, contre 4,209 obtenues par M. de Lévis-Mirepoix, monarchiste et 2,450 h M. Pascal, rallié, et il fut réélu en 1898, par 7,691 voix, contre 7,016 à deux concurrents républicains.

A la Chambre, M. Isambert occupe une place en vue dans la majorité opportuniste. 11 s'est particulièrement intéressé, en outre des débats politiques, aux questions de douane, de finance et économiques, dans le sens protectionniste. Il a été élu vice-président de la Chambre en 1896 et préside le groupe de la Gauche progressiste.

M. Gustave Isambert est maire de la commune de St-Denis-les-Ponts (Eure-et-Loir).

En outre de ses nombreux articles de journaux, M. Isambert a publié : la Loi militaire de 186S, expliquée par demandes et par réponses (i868) ; \ Impôt expliqué par demandes et par réponses (1868); Combat et incendie de Châteanduii, 10 octobre iSjo (1871) ; des éditions àesLettres de M"' de Lespinasse, contenant des lettres inédites et du Neveu de Rameau (1876 et 1880) ; la Vie à Paris pendant la Révolution (1896), etc. Il a collaboré au Dictionnaire de la politique, de M. Block, à la Grande Encyclopédie générale, à la Revue moderne, à la Vie littéraire, etc.

ZIEJVT (Félisi-pPançois-GcorgeS" Philibert)

'eixtri;, né à Beaune le 26 février 1821. Il étudia son art à l'Ecole d'architecture de Dijon, où il obtint un i" prix en 1839 > P'^i^ il voyagea en Orient et en Italie, et vint à Paris en 1848.

M. Ziem débuta par un paysage au Salon de 1849; il a depuis exposé, entr'autres toiles : Vue du Bosphore ; \e Grand Canal de Venise; le Bois sacré (1849) ' ^"'' de Meudon (1850) ; Chaumière à la Haye et Vue de W'w/st?, grand tableau, depuis au Luxembourg (1852") ; le Port de Marseille; le Soir à l'iî«/5c, acquis par M. de Morny (18541 ; Fête à Venise ; Vue d'Anvers, acquis par l'Etat, (à l'Exposition universelle de 1855) ; Place de Saint-Marc pendant une inondation : Constantinople (1857); Damanhour ; Gallipoli [iS'jt)); V?!es de Venise (1861); Constantinople ; Tripoli; Tamaris (1863); Stamboul ; Venise (1864) ; une autre Venise ; Mas Vincent, dans la Camargue (i86s) ; Venise, soirée de septembre ; Stamboul, soleil couchant (1866); le Buceniaure ; Mort de Carmacrnola

(1867); Venise le soir; Veuise le matin, à l'Exposition universelle de la même année; Venise, une autre partie de plaisir; Vue de Marseille, quai du Vieux- Port (1868) ; puis des aquarelles, dessins, tableaux de fruits, etc. Cet artiste, h ce moment, cessa d'exposer jusqu'en 1888, où il envoya au Salon deux tableaux : Pêche dans le port, à Venise, et Pastèques de Cadix. M. Ziem a obtenu deux ■^" médailles en 185 1 et en 185s (Exposition universelle) et une i^en 1852. Chevalier de la Légion d'honneur le 6 août 1857, '' -^ ^-'^^ promu officier le 7 février 1S78.

f^OOSSE (Ainrié-Joseph-EdmoJid)

vocAT, membre de l'Académie française, né à Paris le 17 mars 1817. Il se fit inscrire, en 1837, comme avocat au barreau de la capitale, fut secrétaire de M. Chaix d'Est- Ange et élu, en 1842, l'un des secrétaires de la conférence du stage.

.Membre du conseil de l'Ordre en 1862, et toujours réélu depuis lors, M. Rousse fut choisi comme bâtonnier en 1870 et 1871.

Demeuré à Paris pendant la Commune, il demanda au pouvoir insurrectionnel de défendre les otage.s; mais ceux-ci n'ayant été traduits devant aucun tribunal, il ne put que visiter dans leur prison Ms'' Darboy, l'abbé Deguerry , le P. Caubert et Gustave Chaudey.

Lors de la promulgation des décrets du 29 mars 1880 sur les congrégations non autorisées, M. Rousse fut désigné par les chefs de ces établissements pour rédiger en leur faveur une consultation, à la quelle adhérèrent plusieurs barreaux de France.

Au palais, la réputation d'orateur de M. Rousse est des plus brillantes.

L'éminent avocat a été admis à l'Académie française, en remplacement de Jules Favre, le 3 mai 1880.

On connaît de M. E. Rousse : une édition des Discours et plaidoyers de M. Chaix d'Est-Ange, avec préface (1862); une Etude sur les Parlements de France, tirée à 500 exemplaires et non mise dans le commerce ; les Consultations sur les décrets du 2ç mars iSSo, dont il est question plus haut ; un recueil de plaidoyers, discours académiques, etc., intitulé : Discours, plaidoyers et œuvres diverses (1884; 2' éd., 1895); Mirabeau (1896); plusieurs notices sur divers avocats célèbres, etc.

M. Edmond Rousse, chevalier de la Légion d'honneur depuis 1871, a été promu officier en 1897.

PICOT (Geopges-JVTar'ie-t^ené)

§;J^I>^iSTOrii:n, homme politique, membre de l'Institut, né à Paris le 24 décembre 1838. Fils d'un magistrat, il étudia le droit, puis voyagea en Angleterre et fut, en 186^, nommé juge au tribunal de la Seine.

Gendre de M. de Montalivet. M. G. Picot fut appelé au ministère de la Justice, comme directeur des alïaires criminelles et des grâces, lors de la formation du cabinet Dufaure (1877); ■' ''* P'Ttie de plusieurs commissions, notamment de celles Je la réforme de l'organisation judiciaire, de l'instruction criminelle, etc. Après l'avènement à la présidence de M. Grévy, il resta en dehors de toute fonction publique ; h ce moment, il collabora au journal du centre gauche, le Parlciih-ui.

L'un des fondateurs de la Société de législation (1869), M. Picot a été élu membre de l'Académie des Sciences morales et politiques, le 6 juillet 1878, en remplacement de M. Thiers. Il a été désigné comme secrétaire perpétuel de cette compagnie en 1896.

.\1. Georges Picota fait plusieurs tentatives inutiles pour entrer dans la vie politique: candidat républicain dans le quartier de la Chaussée-d'Antin, à Paris, aux élections municipales du 4 mai 1884, il obtint seulement s86 voix sur 3,087 votants. Aux élections législatives du 4 octobre 1885, faites au scrutin de liste, il fut porté sur la liste républicaine modérée de Seine-et-Oise et échoua, avec toute cette liste, au scrutin de ballottage, où il réunit 3^,397 voix sur 119,99'i votants. 11 essaya encore de se présenter au renouvellement législatif de 1898, dans l'arrondissement de Sancerre (Cher) et fut de nouveau battu, avec 8,80^ voix, contre 13,156 obtenues par M. Henry Maret, élu.

M. Georges Picot a écrit de nombreux articles dans la Revue critique Je législation, le Bulletin Ju comité lies travaux historiques, la Revue des Dcux- Moudes, le Journal des Débats, etc.; la plupart ont été édités à part. On cite de lui les travaux suivants, traitant de sujets d'histoire, de politique, d'économie sociale, etc.: Note sur l'organisation des tribunaux de police a Londres (1862); Rccherclies sur la mise en liberté sous caution: Loi sur les flagrants délits (1863): Observations sur le projet de loi relatif à la mise en liberté provisoire (i86s); les Fortifications de Paris, Vauban et le gouvernement parlementaire (1870) ; un mémoire sur l'Histoire des Etats généraux, qui obtint un prix de l'Institut; Histoire des Etats géné-

raux et leur influence sur le gouvernement de la France de r^yy à rôi/ (1812), son principal ouvrage, qui remporta deux fois de suite, en 1873 et en 1874, le grand prix Gobert à l'Académie française ; les Elections des Etats généraux dans les provinces de 1^02 à 161 4 (1874'); le Parlement de Paris sous Charles V^JI (1877) ; Etienne Marcel, la légende et la vérité historique (1880") ; la Réforme judiciaire en France (i88ii; M. Dufaure, sa vie et ses discours, étude d'histoire parlementaire (1883); Un devoir social et les logements d'ouvriers (i88si; le Vrai parti conservateur, anonyme (1886); la Pacification religieuse et les suspensions de traitements, iS^2-iSç2 ^1892) ; De la nécessite de raffermir les a'nies (1894) ; Collection des ordonnances des rois de France (1893- 96); la Décentralisation et ses différents aspects (1897), etc. On lui doit aussi un grand nombre de Discours, Rapports, Notices ou Eloges, Conférences, etc.

M. Georges Picot est chevalier de la Légion d'honneur.

PELtLtETAfl (Chafles-Camille)

S^l^^ iîpuTÉ, publiciste, né h Paris le 2^ juin 1846. Fils d'Eugène Pelletan, sénateur, mort en 1884, il fit ses études au lycée Louis-le- Grand, entra à l'Ecole des Chartes et obtint le diplôme d'archiviste paléographe, le [" février 1869, avec une thèse sur la Forme et la composition des chansons de geste.

M. C. Pelletan se fit connaître dans la presse politique avec des articles d'opposition à l'empire, dans la TribnneetleRappcl; l'un d'eux lui valut un mois de prison. Correspondant de ce dernier journal au début de la guerre de 1870, il fut chargé ensuite d'y rédiger la physionomie des séances de l'Assemblée nationale. Au commencement de 1880, il devint rédacteur en chef de la /»/5//ct', journal radical dirigé par M. G. Clemenceau. Il a collaboré ensuite à la Reforme, à la Renaissance, à l'Eclair, etc.

Candidat aux élections législatives du 21 août 1881, dans la 2° circonscription du x' arrondissement de Paris et dans la ■2' circonscription d'Aix, M. Camille Pelletan fut élu, à Paris, par 5,918 voix, contre 3,445 partagées entre deux autres candidats républicains, et à Aix, au scrutin de ballottage, par 3,517 voix, contre 2,484 données à M. Labadie, député sortant, et 3,370 à un autre candidat républicain. Il opta pour la 2' circonscription d'Aix.

Siégeant à l'Extréme-Gauche, il s'associa à la politique de ce groupe, fut, en 1882, rapporteur de la

proiiosition Barodel rchilivc à la iniblicatioii dos programmes et professions de foi des dé^^utés, prit part aux discussions relatives à la Tunisie, à celle relative aux membres des familles ayant régne en France, et demanda la révision lolalc de la (Constitution et l'amnistie.

Aux élections du 4 oclubre iSSs, il se lit inscrire sur les listes radicales de l'Aude et des Bouches-dii- Rhône; il se désista dans l'Aude, après le premier iDur de scrutin et lut élu, au ballottage, dans les Bouches-du-Rhône, par ss,27S voix sur 92,84=) votants. 11 se fit remarciner. dès le début de cette législature, par son opposition au ministère. Rapporteur de la comiuission relative aux crédits pour les expéditions du Tonkin et de .Vladagascar, il conclut à l'abandon de la politique coloniale suivie justpralors et proposa le rejet des crédits, que la Chambre vota cependant à une très faible majorité (29 novembre i88s).

M. Pelletan combattit de même les ministères qui suivirent celui-là et particulièrement celui présidé par M. Rouvier, auquel il reprocha d'être le protégé de la droite. Il prit surtout une piirt prépondérante dans les discussions coloniales et budgétaires et fit une active campagne contre le boulangisme.

Lors du renouvellement législatif de 1889, il se porta dans la 2' circonscription d'Aix et fut élu, au scrutin de ballottage, par 6,106 voix, contre 2, ■?s8 données à M. Hornbostel, candidat boulangiste. Le 20 août 1893, '' ''■''^ réélu dans le même collège, par 4, 160 sufîVages, contre 2,675 ^ M.Tuaire, opportuniste, et, le 8 mai 1898, par 6,360 voix, contre 5,61=, à deux concurrents. ♦

Dans ces diverses législatures, le député des Bouches-du-Rhône a gardé la même attitude radicale en politique, il a continué de participer à tons les débats relatifs aux budgets, aux questions coloniales et financières, pour lesquelles son influence est grande, même auprès de ses adversaires. En 1894, il déposa un projet d'amnistie politique ; dans cette année et les suivantes, il interpella plusieurs fois le gouvernement sur ses rapports avec les grandes compagnies de chemins de fer; en 1898, il a été élu président du groupe radical socialiste.

M. Camille Pelletan a publié : le Théâtre de Versailles (1876), recueil de ses principaux comptesrendus des séances de l'Assemblée nationale; (2"cstion d'histoire : Je Comité central et la Coii////inie (1879); la Semaine de mai [iSSo); Georges Clemenceau (1883), dans les « Célébrités contemporaines » ;

les Guerres de la Révolution (1884); un tirage à part de son Rapport sur le pro/et île loi pour l'onverliire des erédils pour le service du Tonkin (i8S=i) ; De iSi=, ci j/os Jours (1892); les Guerres de la Révolution (1S941, etc.

l^OUflLiLtE de f^OUVlLiliE (t^aphaël- Auguste de)

<^i|5iiMi\isTRATi;rH, né à Paris le 28 novembre l(j, l'^V» .\près avoir fait de solides études classi(|ues au lycée lîonaparte 'aujourd'hui î" Condorcet), M. de Rouville fut envoyé en Egypte dès 1860, à l'origine des travaux entrepris pour le percement de l'isthme de Suez, et v devint successivement chef du transit, puis agent supérieur de la Compagnie universelle du canal luaritime de Suez.

Nommé directeur de cette grande administration en 1893, il a apporté, dans ces importantes fonctions le fruit de l'expérience acquise au cours de sa longue carrière dans la compagnie et s'y est fait remarquer par de solides qualités administratives.

M. de Roûalle de Rouville est décoré de plusieurs ordres étrangers et chevalier de la Légion d'honneur depuis 1882.

GILiLiET (Henri-Charles-Alexandre)

l'ujEciN, publiciste scientifique, né à Paris le 29 mai 18=^8. Elève des professeurs Gosselin , Quinquaud , Huchard, Sevestre , Danlos et Gillette , il fut reçu externe , puis interne des hôpitaux (Tenon, Bichat, Enfants assistés, etc.) ; en 1888, il passa son doctorat en médecine et fut nommé, en 1890, médecin de la Policlinique de Paris. Il est, en outre , médecin dn dispensaire pour enfants malades du \\° arrondissement.

M. le docteur Henri Gillet, qui s'est surtout consacré <à l'étude des affections infantiles, a produit dans ce sens un certain nombre de travaux d'un assez grand intérêt. A citer, parmi ses pubications : Etude sur Vewbryocardie ou rythme firtal des bruits du ((r/;/- (thèse, 1888) ; Des cirrhoses graisseuses considérées comme hépatites infectieuses, avec le D' P. Blocq (Archives générales de médecine, 1888J; Notes sur quelques digestions pancréatiques artificielles J che^ l'enfant à l'état normal et à Véfat pathologique ( Comptes-Rendus du lo'congrès médical international

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