‹ Dictionnaire national des contemporainsChapitre 13 sur 17 · IS · texte numérisé non relu

IS

Je Berlin, 1890 r. Siiillies iiioUiisi-oïdcs du frein Je la lèvre supérieure [Biilleiin de la Société anatoinique, 1K911 ; Ostéo-arlhropathic hyperlrophianie pneuiiiique lie P. Marie elie{ l'en faut (Annales de la Polii Unique. 1892); Rashs dans la varicelle ( Journal des Praticiens, 1892); Hrythènie vésiculenx e'rosif des fesses chci l'enfant, cellulite sous-cutanée prolongée consécntive( Revue mensuelle des maladies dercnfance, 1892) ; Traitement de la syphilis de l'enfant par l'emplâtre au calomel de Ouinquaud (Annales de la Policlinique, 1S94); la Pratique de la sérothérapie et les nouveaux traitements de la diphtérie (i vol. 189^1; Revaccinalion et vaccination modifiée (Revue des maladies de l'enfance, 1896); Albuminuries intermittentes des Jeunes sujets et perméabilité reinalc Annales de la Policlinique de Paris); Formulaire d'hygiène de Vciifance; Hygiène individuelle (i vol.); Hygiène collective (i vol. 1898).

On doit encore au docteur Henri Gillet les articles Grippe et Rage du Traité des maladies de l'enfance, publié sous la direction du professeur Grancher.

.\1. le D' Henri Gillet est officier d'Académie et membre de diverses sociétés médicales et scientifiques.

BEf^R (Emile)

touRNALisTi:, né à Lunéville (.Meurthe-et-Moselle) le 6 juin i8sv Après avoir fait ses études classiques aux lycées de Vanves et Louis-le- Grand, il entra dans l'industrie (187S-1880) et s'occupa ensuite d'afiaires de bourse (1880-1886).

En même temps, .VI. Emile Berr débutait, comme journaliste, à la France du Nord, et donnait à la Nouvelle Revue, qui venait de se fonder, dus articles d'économie politique.

En 1886, il quitta les affaires et entra à la Petite République française, dirigée par Hector Pessard; il passa de là nu Petit Parisien , où il s'occupa spécialement des questions économiques , puis , en juillet 1888, au Figaro, auquel il appartient depuis cette époque.

"SX. Emile Berr a également collaboré au Ugaro illustré, à V Illustration, au XIX' siècle, à la Liberté, à la Revue bleue (où il rédige la « Chronique des Lettres >/), à la Vie Parisienne, etc. Dans cette dernière publication, il a donné, sous le pseudonyme de " Guy », des Notes de voyage (1842-18941 et une série de Lettres confidentielles, sur les événements du jour, qui y ont été très remarquées (1898).

M. Emile Berr a fait de nombreux '< reportages w à l'étranger pour le Figaro ; les grandes « actualités v d'ordre politique et social de ces dernières années lui ont fait faire plusieurs voyages intéressants en Angleterre, Suisse, Belgique, Tunisie, Bulgarie, Bosnie, Russie, Alsace-Lorraine, etc. Il représenta le Figaro en .\sie-.^lineure à l'inauguration du chemin de ferde .Moudania à Brousse, et prit, en 1891, une interview à StamboulofF, à Sofia, qui fit le tour de la presse européenne.

A la mort de F. .Vlagnard (1894), ce publiciste fut désigné comme '< chef des services auxiliaires de la rédaction » du Figaro et, à ce titre, chargé du Supplément littéraire. Depuis la transformation du Figaro à six pages (1896), .M. Berr a repris sa place dans la rédaction du journal, où il signe tantôt de son nom, tantôt du pseudonyme de « Fabien //.

.M. Emile Berr est membre de la Société d'économie politique depuis 1885 ; il appartient à la Société des Journalistes parisiens.

TASSI]^ (Pieppe)

•liNATEUR, né à Noyers (Loir-et-Cher) le 21 janvier 1837. 11 commença son droit; mais n'acheva pas ses études sur ce point et se

Z/^^"' consacra à la viticulture dans son pays.

.Claire de Noyers en 1865, il fut élu, l'année suivante, membre du Conseil d'arrondissement de Blois. Il devint, la même année, directeur-gérant de la Presse, journal du banquier .Mirés. Il conserva peu de ter.ps ces fonctions.

Aux élections législatives de mai 1869. .M. Tassin se présenta, comme candidat indépendant, dans la i" circonscription de Loir-et-Cher, contre trois autres candidats, et fut élu. au second tour de scrutin, après le désistement de ses trois concurrents, par 24,083 voix sur 25,654 votants. II s'attacha au tiers parti libéral, signa l'interpellation des 116, vota contre la guerre en 1870, et fut chargé, après le 4 septembre, d'organiser la défense dans son département.

Elu représentant de Loir-et-Cher, à l'Assemblée nationale, le 8 février 1871 , par 18,417 voix, après avoir refusé de se laisser porter sur la liste conservatrice, M. Tassin siégea- aux groupes de la Gauche républicaine et du Centre gauche, vota toutes les mesures favorables au régime républicain et ad(jpta les lois constitutionnelles. Aux élections générales du 20 février 1876, il fut élu député, dans

la 2° circonscription de Blois, par 9,907 voix, contre 4,ooS obtenues par M. de Sers, candidat monarchiste. Il fut un des 363, retrouva son siège, le 14 octobre, avec 10,281 voix, contre 4,011 obtenues par le candidat officiel, et fut réélu, le 21 août 1881, dans la 2° circonscription de Blois, par 11,666 voix, sans concurrent.

Aux élections de 188% faites au scrutin départemental, M. Tassin fut inscrit sur la liste républicaine de Loir-et-Cher et élu, le 18 octobre, au scrutin de ballottage, le troisième sur quatre, par 41,20s voix sur 63,=|24 votants. Aux élections du 22 septembre 1889, faites au scrutin uninominal, il se représenta dans son ancienne circonscription et se vit encore élire, au premier tour, par 8,8(18 voix, contre 7,62'î partagées entre un candidat monarchiste, M. Duchalais, et un candidat radical, M. Raguin.

Le député de Loir-et-Cher quitta la Chambre avant les élections générales de 1S93 ; une élection sénatoriale partielle s'étant produite dans son département par le décès de M. Bozérian, il se présenta, et fut élu, le 28 mai, par ^-^ji voix sur 622 votants. Il a été réélu, le 3 janvier 1897, par35i voix sur 608 votants.

Au Sénat, M. Tassin fait partie de la Gauche démocratique; son nom figure rarement dans les comptesrendus des débats parlementaires. Conseiller général du Loir-et-Cher, pour le canton de Saint-Aignan, depuis 1869, il est président de l'Assemblée départementale depuis 1883.

yy^.r~ —

GUESDE (Jules BAZIliE, dit)

ÉpuTÉ et sociologue, né à Paris le 11 novembre 184^. Bachelier ès-lettres, il vécut d'abord de leçons, fut quelque mois employé feil" 5 au ministère de l'Intérieur, puis fit du journalisme et exposa tout de suite des doctrines politiques et sociales très avancées , dans divers journaux de province et notamment les Droits Je l'Hoiiuiic, de Montpellier.

M. Jules Guesde publia dans ce dernier journal des articles qui le firent condamner, en août 1870, à six mois et en juin 1871 , à cinq ans de prison et 4,000 francs d'amende. Pour échapper à cette peine, il se réfugia à Genève, où il fonda, à la fin de l'année 1871, \& Réveil internat ioiial, i\n\ ne parut pas longr temps; il passa alors en Italie, où il fit paraître diverses brochures socialistes.

En 1876, sa peine étant prescrite, M. Guesde rentra en France , collabora aux Droits Je l'Homme

d'Yves Guyot, au RaJical et à la Révolution française de Sigismond Lacroix ; il fonda, en 1877-78, le premier organe collectiviste, VEgalitd, en même temps que, sur la base du " retour à la société des moyens de production >y, il organisait les travailleurs de France en parti de classe pour la conquête du pouvoir politique. Il fut condamné, en 1878, à six mois de prison pour association illicite (Congrès international ouvrier de Paris), et à six autres mois en 188-; pourdes conférences socialistes dans l'Allier.

Après avoir rédigé le Citown et le Cri Jn Pcnple, il devint, en 1890, secrétaire de la rédaction du Socialiste, organe central du parti ouvrier français. Il a fait en France de très nombreuses conférences de propagande socialiste. Ses idées, que ne partagent pas toutes les autres fractions de ce parti, ont donné lieu à de vives polémiques, dans ce milieu même. On s'accorde à reconnaître que M. Guesde emploie à les défendre un réel talent de plume.

Lors des élections générales du 20 août 1S93, M. .1. Guesde se porta, comme républicain socialiste, dans la 7° circonscription de Lille (Roubaix) et fut élu, au premier tour, par 6,879 voix, contre 4,4^2 données à M. Louis Vienne, ouvrier socialiste chrétien, et 2,135 à M. Deschamps, républicain. A la Chambre, il demanda, avec M. Jaurès, lors de la discussion des tarifs douaniers, la fixation d'un salaire minimum pour les ouvriers agricoles, il s'occupa presque exclusivement des questions ouvrières et défendit, à plusieurs reprises, ses doctrines à la tribune, notamment dans une interpellation à propos d'une décision du Conseil municipal de Roubaix, établissant une pharmacie communale où, élargissant le débat, il exposa longuement ses vues sociales et provoqua un ordre du jour par lequel la Chambre ^ déclara, par ^^'^ voix contre 177, répudier expressément les doctrines collectivistes (26 novembre 1894). Au renouvellement législatif du 8 mai 1898, il perdit son siège à la Chambre, n'obtenant que 7,971 voix, contre 11,247 a M. E. x\lotte, élu.

M. Jules Guesde a surtout publié des brochures populaires, pour la propagande de ses théories politiques. Citons: Essai Je catéchisme socialiste (1878) ; Collectivisme et Révolution ; le Collectivisme an Collège Je France ; la Loi Jes salaires et ses conséquences 11879); Services publics et socialisme (1885); f Programme Ju parti ouvrier avec M. P. Lafargue) ; \ le Collectivisme an Palais-Bourbon , etc. «

Page 1