EMPOISONNEMENS
événemens devinrent des emblèmes, des figures, lorsque les choses qu'ils figuraient furent accomplies.
Il résulte évidemment d'Ézéchiel, d'Osée, de Jérémie, de tous les prophètes juifs et de tous les livres juifs, comme de tous les livres qui nous instruisent des usages chaldéens, persans, phéniciens, syriens, indiens, égyptiens; il résulte, dis-jc, que leurs mœurs n'étaient pas les nôtres, que ce monde ancien ne ressemblait en rien à notre monde.
Passez seulement de Gibraltar à Méquinès , les bienséances ne sont plus les mêmes; on ne trouve plus les mêmes idées ; deux lieues de mer ont tout changé (*).
EMROISONNEMENS.
Répétons souvent des vérités utiles. Il y a toujours eu moins d'empoisonnemens qu'on ne l'a dit; il en est presque comme des parricides. Les accusations ont été communes, et ces crimes ont été très-rares. Une preuve, c'est qu'on a pris long-temps pour poison ce qui n'en est pas. Combien de princes se sont défaits de ceux qui leur étaient suspects en leur fesant boire du sang de taureau! combien d'autres princes en ont avalé pour ne point tomber dans les mains de leurs ennemis! Tous les historiens anciens, et même Plutarque, l'attestent.
J'ai été tant bercé de ces contes dans mon enfance, qu'à la fin j'ai fait saigner un de mes taureaux , dans ridée que son sang.'m'appartenait, puisqu'il était né
(*) Voyez Figuee.