‹ Dictionnaire philosophique (volume 3)Chapitre 3 sur 85 · MÉCHANT · texte numérisé non relu

MÉCHANT

beaucoup; cela donne environ cinq cents millions de femmes qui cousent, qui filent, qui nourrissent leurs petits, qui tiennent la maison ou la cabane propre, et qui médisent un peu de leurs voisines. Je ne vois pas quel grand mal ces pauvres innocentes font sur la terre. Sur ce nombre d'habitans du globe il y a deux cents millions d'enfans au moins, qui certainement ne tuent ni ne pillent, et environ autant de vieillards ou de malades qui n'en ont pas le pouvoir. Restera tout au plus cent millions de jeunes gens robustes et capables du crime. De ces cent millions il y en a quatre-vingt-dix continuellement occupés à forcer la terre par un travail prodigieux à leur fournir la nourriture et le vêtement; ceux-là n'ont guère le temps de mal faire.

Dans les dix millions restans seront compris les gens oisifs et de bonne compagnie, qui veulent jouir doucement, les hommes à talens occupés de leurs professions, les magistrats, les prêtres, visiblement intéressés à mener une vie pure, au moins en apparence. Il ne restera donc de vrais méchans que quelques politiques, soit séculiers, soit réguliers, qui veulent toujours troubler le monde, et quelques milliers de vagabonds qui louent leurs services à ces politiques. Or il n'y a jamais à la fois un million de ces bêtes féroces employées; et dans ce nombre je compte les voleurs de grands chemins. Vous avez donc, tout au plus, sur la terre dans les temps les plus orageux, un homme sur mille qu'on peut appeler méchant, encore ne l'est-il rias toujours.

Il y a donc infiniment moins de mal sur la terre

qu'on ne dît et qu'on ne croit. Il y en a encore trop , sans doute; on voit des malheurs et des crimes horribles : mais le plaisir de se plaindre et d'exagérer est si grand, qu'à la moindre égratignure vous criez que la terre regorge de sang. Avez-vous été trompé, tous les hommes sont des parjures. Un esprit mélancolique qui a souffert une injustice voit l'univers couvert de damnés, comme un jeune voluptueux soupant avec sa dame, au sortir de l'opéra, n'imagine pas qu'il y ait des infortunés.

Il est vrai que régime vaut mieux que médecine. II est vrai que très-long-temps sur cent médecins il y a eu quatre-vingt-dix-huit charlatans. Il est vrai que Molière a eu raison de se moquer d'eux. Il est vrai que rien n'est plus ridicule que de voir ce nombre infini de femmelettes, et d'hommes non moins femmes qu'elles, quand ils ont trop mangé, trop bu, trop joui, trop veillé, appeler auprès d'eux pour un mal de tête un médecin, l'invoquer comme un dieu, lui demander le miracle de faire subsister ensemble l'intempérance efela santé, et donner un écu à ce dieu qui rit de leur faiblesse.

Il n'est pas moins vrai qu'un bon médecin nous peut sauver la vie (a) en cent occasions, et nous rendre

(a) Ce n'est pas que nos jours ne soient compte's. Il est bien sur que tout arrive par une nécessité invincible , sans quoi tout irait au hasard, ce qui est absurde. IN'ul homme ne peut augmente* ni le nombre de ses cheveux, ni le n « bre de ses jours; ni

l'usage de nos membres. Un homme tombe en apoplexie; ce ne sera ni un capitaine d'infanterie, ni Un conseiller de la cour des aides qui le guérira. Des cataractes se forment dans mes yeux, ma voisine ne nie les lèvera pas. Je ne distingue point ici le médecin du chirurgien; ces deux professions ont été longtemps inséparables.

Des hommes qui s'occuperaient de rendre la santé à d'autres hommes par les seuls principes d'humanité et de bienfesance , seraient fort au-dessus de tous les grands de la terre ; ils tiendraient de la Divinité. Conserver é*t réparer est presque aussi beau que faire.

Le peuple romain se passa plus de cinq cents ans de médecins. Ce peuple alors n'était occupé qu'à tuer, et ne fesait nul cas de l'art de conserver la vie. Comment donc en usait-on à Rome quand on avait la fièvre putride, une fistule à l'anus, un bubonocèle , une fluxion de poitrine? On mouraitv

Ce petit nombre de médecins grecs qui s'introduisit à Rome n'était composé que d'esclaves. Un médecin devint enfin chez les grands seigneurs romains un objet de luxe comme un cuisinier^. Tout homme riche eut chez lui des parfumeurs , des baigneurs ,

un médecin , ni un ange ne peuvent ajouter une minute aux minutes que l'ordre éternel des choses nous destine irrévocablement : mai ; celui qui est destiné a être frappé dans un certain temps d'une apoplexie, est destiné aussi à trouver un médecin sage qui le saigne, qui le purge et qui le fait vivre jusqu'au moment fatal. La destinée nous donne la vérole et le mercure, h fièvre et le quinqui

MÉDECINS. |f

des gîtons et des médecins. Le célèbre Musa, médecin d'Auguste, était esclave; Il fut affranchi et fait chevalier romain ; et alors les médecins devinrent des personnages considérables.

Quand le christianisme fut si bien établi, et que nous fûmes assez heureux pour avoir des moines, ii leur fut expressément défendu par plusieurs conciles d'exercer la médecine. C'était précisément le contraire qu'il eût fallu faire, si on avait voulu être utile au genre humain,

Quel bien pour les hommes d'obliger ces moines d'étudier la médecine , et de guérir nos maux pour l'amour de Dieu ! n'ayant rien à gagner que le ciel, ils n'eussent jamais été charlatans. Ils se seraient éclairés mutuellement sur nos maladies et sur les remèdes. C'était la plus belle des vocations, et ce fut la seule qu'on n'eut point. On objectera qu'ils eussent pu empoisonner les impies; mais cela même eût été avantageux à l'église. Luther n'eût peut-être jamais enlevé la moitié de l'Europe catholique à notre saint père le pape; car, à la première fièvre continue qu'aurait «ue l'augustin Luther, un dominicain aurait pu lui donner des pilules. Vous me direz qu'il ne les aurait pas prises ; mais enfin avec un peu d'adresse on aurait pu les lui faire prendre. Continuons.

Il se trouva enfin, vers l'an 1 5 1 7, un citoyen, nommé Jean , animé d'un zèle charitable ; ce n'est pas Jean Calvin que je veux dire , c'est Jean sur- * nommé de Dieu, qui institua les frères de la Charité. Ce sont avec les religieux de la rédemption des capiifs les seuls moines utiles. Aussi ils ne sont paj

comptés parmi les ordres. Les dominicains , franciscains, bernardins, prémontrés, bénédictins, ne reconnaissent pas les frères de la Charité. On ne parle pas seulement d'eux dans la continuation de 1 Histoire ecclésiastique de Fleuri. Pourquoi? c'est qu'ils ont fait des cures, et qu'ils n'ont point fait de miracles. Ils ont servi, et ils n'ont point cabale. Ils ont guéri de pauvres femmes , et ils ne les ont ni dirigées , ni séduites. Enfin, leur institut étant la charité, il était juste qu'ils fussent méprisés par les autres moines.

La médecine ayant donc été une profession mercenaire dans le monde, comme l'est en quelques endroits celle de rendre justice , elle a été sujette à d'étranges abus. Mais est-il rien de plus estimable au monde qu'un médecin qui, ayant dans sa jeunesse étudié la nature, connu les ressorts du corps humain, les maux qui le tourmentent , les remèdes qui peuvent le soulager , exerce son art en s'en défiant, soigne également les pauvres et les riches, ife reçoit d'honoraires qu'à regret, et emploie ces honoraires à secourir l'indigent ? Un tel homme n'est-il pas un peu supérieur au général des capucins, quelque respectable que soit ce général (*) ?

La messe dans le langage ordinaire est la plus grande et la plus auguste des cérémonies de l'église. On lui donne des surnoms différons , selon les rites usités dans les diverses contrées où elle est célébrée,

(*) Voyez l'article Maladie.

MESSE. l3

tels que la messe mosarabe ou gothique , la messe grecque \ la messe latihe, Durai.dus et Eckius appellent sèche la messe où il ne se fait point de consécration, comme celle qu'on Tait dire en particulier aux aspirans à la prêtrise ; et le cardinal Bona (a) rapporte, sur la foi de Guillaume de Nangis, que saint Louis, dans son voyage d'outre-mer, la fesait dire ainsi pour ne pas risquer que l'agitation du vaisseau fit répandre le vin consacré. ïl cite aussi Genébrard qui dit avoir assisté à Turin en i58y à une pareille messe célébrée dans une église, mai? après dîner, et fort tard, pour les funérailles d'une personne noble.

Pierre le Chantre parle aussi de la messe à deux , à trois , et même à quatre faces , dans laquelle le prêtre célébrait la messe du jour ou de la fête jusqu'à l'offertoire; puis il en commençait une seconde, une troisième , et quelquefois une quatrième , jusqu'au même endroit; ensuite il disait autant de secrètes qu'il avait commencé de messes; mais pour toutes il ne récitait qu'une fois le canon, et à la fin il ajoutait autant de collectes qu'il avait réuni de messes (b).

Ce ne fut que vers la fin du quatrième siècle que le mot de messe commença à signifier la célébration de l'eucharistie. Le savant Beatus Rhenanus , dans ses notes sur Tertullien (c) , observe que saint Àmbroise consacra cette expression du peuple prise de ce qu'on

(a) Liv. I, chap. XV, sut la liturgie.

(2>) Bingham, Origin. célest. , t. VI r liv. XV. chap. ÏY, art. V. (c) liv. IV contre Marc-ion.

Oict. plr. 7. &

ï 4 MESSE.

mettait dehors le catéchumènes après la lecture uc i?évangile.

On trouve dans les Constitutions apostoliques (d) une liturgie sous le nom de saint Jacques , par laquelle il paraît qu'au lieu d'invoquer les saints au canon de la messe , la primitive église priait pour eux. Nous vous offrons encore, Seigneur, disait le célébrant, ce pain et ce calice pour tous les saints qui vous ont été agréables depuis le commencement des siècles, pour les patriarches, les prophètes, les justes, les apôtres, les martyrs, les confesseurs, les évêques, les prêtres , les diacres , les sous- diacres % les lecteurs, les chantres, les vierges, les veuves, les laïques, et tous ceux dont les noms vous sont connus. Mais saint Cyrille de Jérusalem, qui vivait dans le quatrième siècle, y substitue cette explication : Après cela, dit-il (e) , nous fesons commémoration de ceux qui sont morts avant nous, et premièrement des patriarches, des apôtres, des martyrs, afin que Dieu reçoive nos prières par leur intercession. Cela prouve, comme nous le dirons à l'article Relique^ que le culte des saints commençait alors à s'introduire dans l'église.

Noël Alexandre (f) cite des Actes de saint André, où Ton fait dire a cet apôtre : J'immole tous les jours sur l'autel du seul vrai Dieu, non les chairs des taureaux, ni le sang des boucs, mais l'agneau immaculé , qui demeure toujours entier et vivant après

(cl) I.iv. VIII, cîi.-ip. XXII. — (e) Ciuqniôme catéchèse.

(/") Siècle i,page 109. <

Il ESSE. ï 0

qu'il est sacrifié , et que tout le peuple fidèle en a mangé la chair : mais ce savant dominicain avouu que cette pièce n'est connue que depuis le huitième siècle. Le premier qui Tait citée estJËtherius, évêque cTOsma en Espagne , qui écrivit contre Éiipand en

Abdias (jg) rapporte que saint Jean, averti par le Seigneur de la fin de sa course, se prépara a la mort> et recommanda son église à Dieu. Puis, ayant pris du pain qu'il se fit apporter, il lova les yeux au ciel, ls hénit, le rompit et le distribua à tous ceux qui étaient présens, en leur disant : Que mon partage soit le vôtre, et que le vôtre soit le mien. Cette manière de célébrer l'eucharistie, qui veat; dire action de grâces, est plus conforme à l'institution de cette cérémonie.

En effet, saint Luc (Ji) nous apprend que Jésus, aîprès avoir distribué du pafri et du* vin à ses apôtres qui soupaient avec lui $ leur dit i Faites ceci en mémoire de moi. Saint Matthieu (/) et saint Marc (A) disent de plus que Jésus chanta une hymne; Saint Jean, qui ne parle dans son évangile ni de la distribution du pain et du vin, ni de' l'hymne, s'étend fort au long sur ce dernier article dans ses actes dont voici 1 j texte cité par le second concile de Nicée (') :

Avant que le Seigneur fût pris par les Juifs, dit cet apôtre bien-aimé de Jésus, il nous assembla tous et nous dit : Chantons une hymne à l'honneur du Père,

(<j) Hist. apost. , Iiv. t, art. xxtt ot tïxttz. — [h; Cfc aXIJ, v. 19. — (i) Chap. XXVI, v. 3o. — (h) Char. XJV, v. 26.— (I) Col. 353.

après quoi nous exécuterons le dessein que nous avons formé. Il nous ordonna donc de faire un cercle et de nous tenir tous par la main • puis, s'étant mis au milieu du cercle, il nous dit : A;ncn, suivez-moi. Alors il commença le cantique, et dit : Gloire voui soit donnée, 6 Père ! nous repondîmes tous : Amen. Jésus continuant à dire : Gloire au verbe, etc.! gloire à l'esprit, etc.! gloire à la grâce! les apôtres répondaient toujours : A.tiien.

Après quelques autres doxologies Jésus dit : Je veux être sauvé et je veux sauver : Amen. Je veux être délié et je veux déli er : Amen . Je veux être blessé et je veux blesser : Aiiuvi. Je veux naître et je veux engendrer : Amen. Je veux manger et je veux être consumé : Amen. Je veut être écouté et je veux écouter : Amen, Je veux êtro compris de Fesprit, étanttôut esprit, toute •intelligence : Amen. Je veux être lavé et je veux laver : Amen. La grâce mène la danse, je veux jouer de la flûte, dansez tcus : Am<:n. Je veux chanter des airs lugubres , lamentez -vous tous ■ Amen.

Saint Augustin qui commente une partie de cette hymne, dans son épîtye (m) à Crétius, rapporte de plus ce qui suit : Je veux parer et être paré. Je suis une lampe pour ceux qui me voient et qui me connaissent. Je suis la porte pour tous ceux qui veulent y frapper. Vous qui voyez ce que je fais, gardez-vous bien d'en parler.

Cahp ilansft de Jésus et des apntroe oct visiblement

(m) Épître 237 .

imitée de celle des thérapeutes d'Egypte, lesquels après le souper dansaient dans leurs assemblées, d'abord partagés en deux chœurs, puis réunis les hommes et les femmes ensemble, après avoir, comme en la fête de Bacchus, avalé force vin céleste, comme dit Philon (n).

On sait d'ailleurs que, suivant la tradition des Juifs, après leur sortie d'Egypte et le passage de la mer Rouge, d'où la solennité de pâque prit son nom, Moise (0), et sa sœur rassemblèrent deux chœurs de musique j l'un composé d'hommes, l'autre de femmes, qui chantèrent en dansant un cantique d'actions de grâces. Ces instrumens rassemblés sur-le-champ, ces chœurs arrangés avec tant de promptitude, la facilité avec laquelle les chants et la danse furent exécutés, supposent une habitude de ces deux exercices fort antérieure au moment de l'exécution.

Cet usage se perpétua dans 1 a suite chez les Juifs (p)> Les filles de Silo dansaient selon la coutume à la fête solennelle du Seigneur, quand les jeunes gens de la tribu de Benjamin, à qui on les avait refusées pour épouses, les enlevèrent par le conseil des vieillards d'Israël. Encore aujourd'hui dans la Palestine, les femmes, assemblées auprès des tombeaux de leurs proches, dansent d'une manière lugubre et poussent des cris lamentables (q).

(n) Traité de la vie contemplative.

(0) Exode, chap. XV, et Philon, Vie de Moïse 9 Ht. I.

(p) Les Juges, ehap. XXI, v. 21.

(<j) Voyage de Le Brun*

i3 MESSE.

On sait aussi que les premiers chrétiens feraient en're eux des agapes ou repas de charité, en mémoire de la dernière cène que Jésus célébra avec ses apôtres; les païens en prirent même occasion de leur faire les reproches les plus odieux; alors, pour en bannir toute ombre de licence, les pasteurs défendirent que le baiser de paix, par où unissait cette cérémonie, se donnât entre les personnes de sexe différent (r). Mais divers autres abus dont se plaignait déjà saint Paul (5), et que le concile de Gangres, Tan 324, entreprit en vain de reformer, firent enfin abolir les agapes, l'an J97, par le troisième concile de Carthage, dont le canon quarante-unième ordonna de célébrer les saints mystères à jeun.

On ne doutera point que la danse n'accompagnait ces festins, si l'on fait attention que, suivant Scaliger, les évêques ne furent nommés prœsules dans l'église latine 1 a prœsiliendo, que parce qu'ils commençaient la danse. Le piepus Héliot, dans son Histoire des ordres monastiques, dit aussi que pendant les persécutions qui troublaient la paix des premiers chrétiens, il se forma des congrégations d'hommes et de femmes, qui, à l'exemple des thérapeutes, se retirèrent dans les déserts; là ils se rassemblaient dans les hameaux les dimanches et les fêtes, et ils y dansaient pieusement en chantant les prières de l'église.

En Portugal, en Espagne, dans le Roussillon, l'on

(r) Thomnssin, d:scip. de l'Église, pari. III, c. XLVII, n. 1. (s) Coriuth. I , chap. XI.

exécute encore aujourd'hui des danses solennelles en l'honneur des mystères du christianisme. Toutes les veilles des fêtes de la Vierge, les jeunes filles s'assemblent devant la porte des églises qui lui sont dédiées, et passent la nuit à danser en rond, et à chanter des hymnes et des cantiques en son honneur. Le cardinal Ximénès rétablit de son temps dans la cathédrale de Tolède l'ancien usage àas messes mosarabes, pendant lesquelles on danse dans le chœur et dans la nef avec autant d'ordre que de dévotion. En Franc* même on voyait encore vers le milieu du dernier siècle les prêtres et tout le peuple de Limoges danser en rond dans la collégiale en chantant : Sant Maiclan, pregas per nous et nous epingar&n per bous; c'est* à-dire, Saint Martial, priez pour nous, et nous danserons pour vous.

Enfin le jésuite Menestrier., dans la préface de son Traité des ballets publié en 1682, dit quil avait vu encore les chanoines de quelques églises, qui, le Jour de Pâques , prenaient par la main les enfans de chœur, et dansaient dans le chœur en chantant des hymnes de réjouissance. Ce que nous avons dit à l'article Kalmdes des danses extravagantes de la fête des fous, nous découvre une partie des abus qui ont fait retrancher la danse des cérémonies de la messe , lesquelles plus elles ont de gravité , plus elles sont propres à en imposer aux simples.

ao MESSIE.

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