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gistrer au parlement plusieurs de leurs ordonnances, et surtout les lois que le parlement était obligé du maintenir.
Cest une opinion commune que la première ordonnance enregistrée est celle de Philippe de Valois sur ses droits de régale en i332 au mois de septembre , laquelle pourtant ne fut enregistrée qu'en x 334- Aucun édit sur les finances ne fut enregistré en cette cour, ni par ce roi, ni par ses successeurs jusqu'à François I.
Charles V tint un lit de justice en 1 3^4 pour faire enregistrer la loi qui fixe la majorité des rois à quatorze ans.
Une observation fort singulière est que l'érection de presque tous les parlemens du royaume ne fut point présentée au parlement de Paris pour y être enregistrée et vérifiée.
Les traités de paix y furent quelquefois enregistrés. Plus souvent on s'en dispensa. Rien n'a été stable et permanent, rien n'a été uniforme. L'on n'enregistrait point le traité d'Utrecht qui termina la funeste guerre de la succession d'Espagne. On enregistra les édits qui établirent et qui supprimèrent les mouleurs de bois, les essayeurs de beurre, et les mesureurs de charbon.
Remontrances des parlemens.
Toute compagnie, tout citoyen a droit de porteT ses plaintes au souverain par la loi naturelle qui permet de crier quand on souffre. Les premières remontrances du parlement de Paris furent adressées à
Louis XI par l'exprès commandement de ce roi qui, étant alors mécontent du pape, vouiut que le parlement lui remontrât publiquement les excès de la cour de Rome. Il fut bien obéi; le parlement était dans son centre; il défendait les lois contre les rapines. II montra que la cour romaine avait extorqué en trente années quatre millions six cent quarante-cinq mille écus de la France. Ces simonies multipliées, ces vols réels commis sous le nom de piété, commençaient à faire horreur. Mais la cour romaine ayant enfin apaisé et séduit Louis XI, il fit taire ceux qu'il avait fait si bien parler. Il n'y eut aucune remontrance sur les finances du temps de Louis XI, ni de Charles VIII, ni de Louis XII ; car il ne faut pas qualifier du nom de remontrances solennelles le refus que fit cette compagnie de prêter à Charles VIII cinquante mille francs pour sa malheureuse expédition d'Italie en 1/^96. Le. roi lui envoya le sire d'Albret, le sire de Rieux , gouverneur de Paris ; le sire de Graville , amiral de France, et le cardinal Dumaine , pour la prier de se cotiser pour lui prêter cet argent. Etrange députation ! les registres portent que le parlement représenta « la nécessité et l'indigence du royaume , et le cas si piteux , ». quod non indiget manu scrihentis. Garder son argent n'était pas une de ces remontrances publiques au nom de la France.
Il en fit pour la grille d'argent de Saint-Martin que François I acheta des chanoines, et dont il devait payer l'intérêt et le principal sur ses domaines. Voilà la première remontrance pour affaire pécuniaire.
La seconde fut pour la vente de vingt charges de
Dict. PU. 7. 18