‹ Dictionnaire Philosophique (volume 4)Chapitre 111 sur 551 · ty a · texte numérisé non relu

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ilni> avait inspire m deux sentimeus,

qu« e^tlo-t» /M/M v te fceatrj

Nom fîmes un voyage en •Vnçleterre'r OU y joir» (t mtmt» pièce, parfaitement tradwite ; cite fit bailler ttu tas- epe état «m s. ()b, ob i dH-i1, Imto •Aàlnv n/Mt pus te même paur tes Anglais et pour lé» Français Il conclut, apre* bien des réflexions, que le' beau ert souvent très-relatif, comme ce qui «Si iéceut aa Japon- c si indécent à Rome, et' ce qui est de mode à Paris ue IVst pus * V&ïn ; ;'t il s'épargna tâ peine dt coampasev un long traité meta tteats.

H y a des actions, que te moiwte' entre* trouva lieltes, D««c otfloieiï, d* 0'sar\ <?oaeiiiiJr artiteto l'on de l'tuttfc;, se portent utt' défi, non à qui répandra te sang hm de l'aolrc derrière uni buisson en'tteree et en quarte comme chef nous, mais À qui défendra M rnieus le camp d»-e Romain y que te* Barbares vont attaquer. L wi des déux, après avoir repoussé les ennemi , est prés du succomber ; Pautrc vote- i sou »w -ours, lui sjuvc 1* Tte, cl achevé lu victoire

Un »mi s* «MvwK il lu Murt'peur .serr ami ; ml (fis

jwiur son père; l'Algonquin, IcFrsmoais, te

Chinois j diront tous que tel* est fêrt beouy que cos *<:tious leur fout plaisir, qu'ils tes admirent-.

ils on diront autant de* gramtas nia-xiéte* d* me* raie ; de celle-ci de Zoroastre : « Ibiis te doute si un*

action est juste, abstiens -toi; w de* e*Uv>-ci de

ttanfacius: «Oublie tes iujuro», ifou*lte jamais tes bienfaits.» : ^'«'i h '■»»'!» * 'iicd-rnl

Le nègre aur yauVToaàV, «M «àe^'épaté, qui ne donnera pus aux dames de nos cours ta corn de»ft>«, It douera sans krsi'ter à cos»aciioir&et nc«s maximes. Le méchant homme mCmc-reconnaîtru la boitutédes vertus qu'il n'ose imiter. Le beau qui ne frappcqwe tes sens , 11 ma g in a lion y et ce qu'on appelles Iksprpf , est donc soaxent meertaim Lo beau quv parla 'auicesur no ftnVpn* VcHK-tro«vwot'uuo' foule de gan* qui tu« dirent qu'ils rrnnt mn trouvé de beau d.ms le* tro»s quarts d* l'ItJaste ; mais personne ne tous niera que le dévwweraeMt do (xxb us pour son peuple ne soit fort beau , supposé qu'il soit vrai.

Le frère At tiret, jésuite, nutif de Dijon, était employé rommede ssnwtein-ilan* la maison de campagne d« IVtuperourrCam-bi, à quelques •(«< de t*uia.

Ce Me maison de* cbumpe, dit-ii dans une de ses lettres à M. Daesant, est plus grand» que la villa (ta Dijon. Elle est partagée en mille corps de logis-, sur une même ligne; chacun de cec palais a ses- cours, sos parterres, ses jardins et ses eanx; chaque façade est ornée d'or, de vernis et do peintures. Dans te vaslo endos du parc on a élevé à te main des collines hautes de- vingt jusqu'à soixante pieds. Les vallons sont arrosés d'une infinité d» roMtir qui vont au loin se rejoindre pour former des éra«»a* et des mer*. On se promène sur ces mers dans des barques vernies et dorées de douanàtrcfoe torses de long sur quatre de large: Oes barques portent des salons magnifiques; et tes bords de ces canaux, de ces mers et de cas étangs, sont couverts de maisons toutes dans dos goûts différons. Chaque maison est accompagnée (ta jardins et de cascades. On va d'un Talion dans un es allées tournantes ormes de pavillons. «I

grottes. Aucun vallon n'est semfctobte-; te ptes

jl^lMii* ^.il-^^fcitflll-^ :t>... .1 1 « •

ur tous tm iiiiuun u n ne l LMUiiTitiue , cierrM 1

sont des bAthnens dotés: Tous1 tes appartement de» ces maisons répondent à h magnificence Jh dahevs^ tous tes canuav ont des ponts de distance en distance; ces ponts sont bordés de barUstradw de raar-" brebfabc, scnlptéesjen> bas-reliefs.

Au uriKeu db ta grandi: mer on e élevé un reeberf et sur ce rocher un pavillon carré, oè Ion com)ttei plus dé cent apprsatemens. De ce'pwvillon raivé o» découvre tous les parais , toutes lee maisons, tons le*1 jardins de cet' cucJosr ramense ; il y en a plus de quatre cents*

Ottand IVnrpcrcnr dontra* qtfstque ftte, toits cet bâtimens sont illuminés en un instant; et de chaque maison on voit un feu d'artifice.

Ce n'est pas tout; an hont de ce qu'on appelle ht mer est une grande foire qne trcnBent lés officiers itf l'empereur. Des vaisseaux partent de la grande nier1 pour arriver à la foîrc. Les courtisans se déguisent en marchands, en ouvriers de toute espèce ; tun tient un café, l'autre un cabaret; l'un fiit le métier de fflou, 1 autre d'archea qui court après lui. L'empereur, l'impératrice et toutes les dames do la cour vienneut mar ebander des éxoûesi les faux marchands tes trompent tant qu ils peuvent. Ils leur disent qu'il est bon» ttfux da tant disputer sur le prix, qu'Us sont de mauvaises pratiquas. Leurs majestés répondent qu'ils ont à faire à cte» fripons ç tes marchands a» tâchent ea veulent s'en aller; on tes apaisa: l'empereur aebeia tout, et en fait des loteries pour toute sa cour. Plus loin sont des spectacles do toute espèce.

Quand frère Attrret vint de bi Chine à Versailles , il le trouva petit et triste. Des Allemands, qui s\*xta» siaient en parcourant les bosquets, s'étonnaient que frère Attrret lot si difficile. Ccst encore une raison qui me détermine à ne point faire un traité do freuu

RJSJtER,

Ou Ju MonJe enchanté, du diable, dû livre d'Énoch, et des sorciers.

Ce Balthazar Béker, très-bon ••»«,, wMni'de l'enfer éternel et du diable, et cneorc plus de te précision , fit beaucoup de bruit en son temps par son gros livre du Monde enchanté.

Un Jacques-George de Chaufcpié, prétendu corn tinuateur de Bayle, assure que Bék«»r apprit te grec à Gooningue. Nieeron a de bonnes raisons pour croire que ce fut à Francker. On est fort en doute et for* en peine à la cour sur ce point d'histoire.

Le fait est que dn temps de Béker, ministre du saint évangile ( comme on dit en Hollande), Icdiabhavait encore un crédit prodigieux rhex les théologiens de toutes tes espèces an milieu dn dix-scpMèm>sièclc, malgré tes bons esprits qui commenraient « éclairer te monde. La sorcellerie, tes possessions, et tout ce qui est attaché à cette belle théologie, étaient en vogue dan* foute l'Europe , et avaient souvent des suites funestes.

11 n'y1 avait pas un siècle que le roi Jacques lui-

*r Henri IV MaUre Jacques, ce ai de la communion romaine et du pouvoir papal , avait fait imprimer sa Démonologie (quel livre pour un roi! )j et dans cette Démonologie, Jacques reconnaît des ensorcellemens, des incubes, des succubes ; il avoue le pouvoir du diable et d u pape , qui, selon lui, a le droit de chasser Satan du corps des possédés, touï comme Us autres prêtres. Nousmêmes , nous malheureux Français, qui nous vantons aujourd'hui d'avoir recouvré un peu de bon sens, dans quel horrible cloaque de barbarie stupide étions* nous plongés alors! Il n'y avait pas un parlement, pas un présidial qui ne fût occupé à juger des sorciers; point du grave jurisconsulte qu> n'écrivît de savans mémoires sur les possessions du diable. La France retentissait des tounnens que les juges infligeaient dans les tortures a de pauvres imbéciles à qui on fesait accroire qu'elles avaient été au sabbat , et qu'on fesait mourir sans pitié dans des supplices épouvantables. Catholiques et protestans étaient également infectés de cette absurde et horrible superstition, sous prétexte que, dans un des évangiles des chrétiens, il est dit que des disciples furent envoyés pour chasser les diables. Cétait un devoir sacré de donner la question a des filles pour leur faire avouer qu'elles avaient couché avec Satan ; que ce Satan s'en était fait aimer sous la forme d'un bouc, qui avait sa verge au derrière. Toutes les particularités des rendez-vous de ce bouc avec nos filles étaient détaillées dans les procès criminels de ces mallicu cuses. On finissait par les brûler, soit qu'elles avouassent , soit i]u'elles niassent; et la France n'était qu'un vaste théâtre de carnages juridiques.

J'ai entre les mains un recueil de ces procédures infernales, fait par un conseiller de grand'chambre du parlement de Bordeaux, nommé de Langrc, imprimé en 1612, et adresse à monseigneur SiUeri, chancelier de France , sans que monseigneur Stllcri ait jamais pensé à éclairer ces infâmes magistrats. Il eût fallu commencer par éclairer le chancelier luimême. Qu'était donc la France alors? une Saintfiarthélcmi continuelle depuis le massacre Je Vassy , • jusqu'à l'assassinat du maréchal d'Ancre et de son

Croirait-on bien qu'à Genève on fit brûler en 1 65a, du temps de ce même Béker, une pauvre fille nommée Michclle Chaudron, à qui on persuada qu elle était sorcière ?

Voici la substance très-exacte de ce que porte le procès verbal de celte sottise affreuse , qui n'est pas Je dernier monument de celte espèce.

;« Michclle ayant rencontré le diable en sortant de la ville, le diable lui donna un baiser, reçut son hommage , et imprima sur la lèvre supérieure et à son téton droit, la marque qu'il a coutume d'appliquer à toutes les personnes qu'il reconnaît pour ses favorites. Ce sceau du diable est un petit seing qui rend la peau insensible, comme 1 affirment tous les jurisconsultes démonographes.

« Le diable ordonna à Michclle Chaudron d'ensorceler deux filles. Elle obéit à son seigneur ponctuellement. Les parons des filles l'accusèrent juridique-

ment de diablerie; les filles furent interrogées et confrontées avec la coupable. Elles attestèrent qu'elles sentaient continuellement une fourmillicrc dans certaines parties de leurs corps , et qu'elles étaient possédées. On appela les médecins, ou du moins ceux qui passaient alors pour médecins. Ils visitèrent les filles; ils cherchèrent sur le corps de Michclle le sceau du diable, que le procès verbal appelle les marques sataniques. Ils y enfoncèrent une longue aiguille , ce qui était déjà une torture douloureuse. Il en sortit du sang, et Michclle fit connaître par ses cris que les marques sataniques ne rendent point insensible. Les juges, ne voyant pas de preuve complète que Michclle Chaudron fût sorcière, lui firent donner la question, qui produit infailliblement ces preuves : cette malheureuse, cédant à la violence des tourmens , confessa enfin tout ce qu'on voulut.

« Les médecins cherchèrent encore la marque satanique. Us la trouvèrent à un petit seing noir sur une de ses cuisses. Ils y enfoncèrent l'aiguille; les tourmens de la question avaient été si horribles, que cette pauvre créature expirante sentit à peine 1 aiguille; elle ne cria point : ainsi le crime fut avéré. Mais, comme les moeurs commençaient à s'adoucir . elle ne fut brûlée qu'après avoir été pendue et étranglée. »

Tous les tribunaux de l'Europe chrétienne retentissaient encore de pareils arrêts. Cette imbécillité barbare a duré si long-temps, que de nos jours, à .VurUbourg en Franconie^ on a encore brûlé une sorcière en 1 750. Et quelle sorcière ! une jeune dani« de qualité, abbesse d'un couvent; et c'est de nos jours, c'est sous l'empire de Marie-Thérèse d'Autriche 1

De telles horreurs dont l'Europe a été si longtemps pleine , déterminèrent le bon Béker à combattre le diable. On ect beau lui dire , en prose et en vers, qu'il avait tort de l'attaquer, attendu qu'il lui ressemblait beaucoup, étant d'une laideur horrible; rien ne l'arrêta ; il commença par nier absolument le pouvoir de Satan , et s'enhardit même jusqu'à soutenir qu'il n'existe pas. « S'il y avait un diable , disait-il , il se vengerait de la guerre que je lui fais. 1*

Béker ne raisonnait que trop bien, en disant que le diable le punirait s'il existait. Les ministres ses confrères prirent le parti de Satan, et déposèrent Béker,

Car l'hdrcti<jur rvoramunie «imi...- Au nom de Dieu. Génère imite Rome Comme le singe est copiate de l'homme.

Béker entre en matière dès le second tome. Selon lui, le serpent qui séduisit nos premiers parens n'était poiutun diable, mais un vrai serpent; comme l'àuc de Balaam était un Ane véritable, et comme la baleine qui engloutit Jouas était une baleine réelle. Cétait si

bien un vrai serpent , que toute son espèce , qui marchait auparavant sur ses pieds, fut condamnée à ram per sur le ventre. Jamais ni serpent ni autre bête n'est appelée Salan, ou Bclzcbuth, ou diable , dans le Pcntateuque. Jamais il n'est question de Salan.

Le Hollandais destructeur de Salan admet à la vérité des anges, niais en même temps il assure qu'on

ne peut prouver par la raison qu'il y en ait : « Et «"il y en a, dit -il dans son chapitre huitième du tome second, il est difficile de dire ce que c'est. L'Ecriture ne nous dit jamais ce que c'est, en tant que cela concerne la nature, ou en quoi consiste la nature d'un esprit.... La Bible n'est pas dite pour les anges, mais pour les hommes. Jésus n'a pas été fait ange pour nous, mais homme. »

Si Béker a tant de scrupule sur les anges, il n'est pas étonnant qu'il en ait sur les diables; et c'est une chose assez plaisante de voir toutes les coutorsions où il met son esprit pour se prévaloir des textes qui lui semblent favorables et pour éluder ceux qui lui sont contraires.

Il fait tout ce qu'il peut pour prouver que le diable n'eut aucune part aux afflictions de Jcb , et en cela il est plus prolixe que les amis même? de ce saini homme.

Il y a grande apparence qu'on ne le condamna que par le dépit d'avoir perdu son temps à le lire : et je suis persuade que, si le diable lui-même avait été forcé de lire le Monde enchanté de Béker, il n'aurait jamais pu lui pardonner de l'avoir si prodigieusement ennuyé.

Un des plus grands embarras de ce théologien hollandais est d'expliquer ces paroles : « Jésus fut transporté par l'esprit au désert pour être tenté par le diable, par le Knathbull. » 11 n'y a point de texte plus formel. Un théologien peut écrire contre Bclzébuth tant qu'il voudra, mais il faut de nécessité qu'il l'admette ; apr es quoi il expliquera les textes difficiles comme il pourra.

Que si on veut savoir précisément ce que c'est que le diable, il faut s'en informer chez le jésuite Schotus; personne n'en a parlé plus au long. C'est bien pis que Béker.

En ne consultant que l'histoire , l'ancienne origine du diable est dans la doctrine des Perses. Hariman ou Arimanc, le Jiaavais principe, corrompt tout ce que le bon principe a fait de salutaire. Cher les Egyptiens Typhon fait tout le mal qu'il peut, tandis qu'Oshiret, que nous nommons Osiris, fait avec Ishet ou Isis, tout le bien dont il est capable.

Avant les Egyptiens et les Perses (*), Mozazor chez les Indiens , s'était révolté contre Dien , et était devenu le diable; mais «?nfiu Dieu lui avait pardonné. Si Béker et les sociniens av*»eut su cette anecdote de la chute des anges indiens et de leur rétablissement, ils en auraient bien profité pour soutcuir leur opinion que l'enfer n'est pas perpétuel, et pour faire espérer leur grâce aux damnés qui liront leurs livres.

Ou est obligé d'avouer que les Juifs n'ont jamais parlé de la chute des anges dans l'ancien Testament; mais il en est question dans le nouveau.

On attribua , vers le temps de rétablissement du christianisme , un livre à Enoch , septième homme après Adam, concernant le diable et ses associés. Enoch dit que le chef des anges rebelles était Scmiaxab; qu'Aracic), Atarculf, Ozampsifer étaient ses

(*) Voytt Ba&CMASss.

lieutenant; que les capitainesdes auges fidèles étaient Raphaël, Gabriel, Uriel, etc. : nuis il ne dit point que la guerre se fit dans le ciel ; au contraire , on se battit sur une montague de la terre, et ce fut pour des filles. Saint Jude cite ce livre dans son Epîtrc : « Dieu a gardé, dit-il, dans les ténèbres, enchaînés jusqu'au jugement du grand jour , les anges qui ont dégénéré de leur origine, et qui ont abandonné leur propre demeure. Malheur à ceux qui ont suivi les traces de Cain , desquels Enoch , septième homme après Adam, a prophétisé. »

Saint Pierre, dans sa -veconde Epître, faisait allu sion au livre d'Enoch , 30 s'exprimant unsi : « Dieu n'a pas épargné les anges qui ont péché ; mais il les a jetés daus le Tarlare avec des câbles de fer. »

Il était difficile que Béker résistât à des passages si formels. Cependant il fut encore plus inflexible sur les diables que sur les anges : il ne se laissa point subjuguer par le livre d'Enoch , septième homme après Adam ; il soutint qu'il n'y avait pas plu: de diables que de livre d'Enoch. Il dit que le diable était une imitation de l'ancienne mythologie, que ce n'est qu'un réchauffé, et que nous ne sommes que des plagiaires.

On peut demander aujourd'hui pourquoi nous appelons Lucifer l'esprit malin, que la traduction hébraïque, et le livre attribué à Enoch, appellent Scmiaxah, ou, si on veut, Semexiah? Cest que nous entendons mieux le latin que l'hébreu.

On a trouvé dans Isaic une parabole contre un roi de Babylone. Isaic lui-même l'appelle parabole. Il dit dans son quatorzième chapitre au roi de Babylone : « A ta mort on a chauté à gorge déployée ; les sapins se sont réjouis; les commis ne viendront plus nous mettre à la taille. Comment ta ha utesse est-elle descendue au tombeau malgré les sons de tes muselles ? Comment es -tu couché avec les vers et la vermine? Comment es-tu tombé du ciel, étoile du matin , Helel ? toi qui pressais les nations , tu es abattue en terre ! »

On traduisit ce mol chaldécn hébraïsé Helel , par Lucifer. Cette étoile du matin , celte étoile de Vénus fut donc le diable, Lucifer, tombé du ciel et précipité dans l'enfer. C'est ainsi que les opinions s'établissent, et que souvent un seul mot, une seule syllabe mal entendus, une lettre changée ou supprimée ont été l'origine de la croyance de tout un peuple. Du mot Soracté on a fait saint Orestc; du mot Rabboni on a fait saint Raboni qui rabonnit les maris jaloux , ou qui les fait mourir dans l'année *, de Scmo Sancus on a fait saint Simon le Magicien. Ces exemples sont innombrables.

Mais que le diable soit l'étoile de Venus , ou le Scmiaxah d'Enoch, ou le Satan des Babyloniens, ou le Mpzazor des Indiens , ou le Typhon des Égyptiens, Béker a raison de dire qu'il ne fallait pas lui attribuer une si énorme puissance que celle dont nous l'avons cru revêtu jusqu'à nos derniers temps. C'est trop qu<de lui avoir immolé une femme de qualité de VurUbourg, Michellc Chaudron, le curéGaufredi, la maréchale d'Ancre, et plus de cent mille sorciers en treize cents années dans les états chrétiens. Si Balthsuar

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Béker s'en élaitlefm * régner les ouglesao diable, il aurait été très- bien» nça; niais-, quand un» ourè veut anéantir le dratto^ il perd sanort*

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