‹ Dictionnaire Philosophique (volume 4)Chapitre 112 sur 551 · BÊTES · texte numérisé non relu

BÊTES

Qikixe pitié, quelle pauvreté, ti'avoMr»di6qn»lei bêtes sont dos nxi «binas pvivéos de > connaissance H de sentiment, <yuifent lotquur* lows optrationsdo la même manière», qni n'apprennent rien, im perfection ne a t rien, etc.!

Quoi, cet oiseau qui fait son nid e*i denvi-corcla quand a l'attache k un mue, qui le bâtit en quart de cercloquond il est dans un angle, et en cens lo sur nn arbre; cet oiseau fait tout de la même façon? Ce chien de chasse que tu as discipliné pondant trois mois, n'en sait-il pas plut au boî|t de ce temps qu'il n'en savait avant tes tenons? Le se pin i qui tn apprends* un, air le répèto-t-il dans I "in s tant ? n'emploies* tu pas un temps considérable à l'enseigner? n'as-tu pas vu qu'il se, méprend et' qu'il je corrige?

Est-ce pareoqne je te parle, que tu jnges que j'ai du sentiment, de la mëiuoiro, des idées? Né bien, je ne te parle pas ; tooao vois entrer chea moi l'air affligé , chercher un papier avec inquiétude , ouvrir la bureau -où je ma souviens de l'avoir enfermé, lo<trouver , m bro anee joie> Tu jugea que j'ai éprouvé 1« soittimeiitde l'affiotioniet «eln» dn plaisir, et qne j'ai de la mémoire et de la connaissance.

te jugement aur ce «bien qui a », qui, l'a cherché" dans tous les chemins avec des cris doulenrcun, qui entre dans la i,. inquiet, ami descend, qui monte, qui iy qui trouve enia dans son cabinet le maître qu'il aine, et qui lui témoigne sa joie par la donaour do ses «ris., par ses sanu, par ses caresses.

Bce barbare* saisissent cei chien T qui l»m porte si prodigieusement sur l'homme en amitié; ils le clouent sur une table, elili le dissèquent virant pour teeiontrer les veines mézaraiqucs. Tu découvres dans loi tous les mêmes organes de sentiment qui sont dans toi. IV ponds-moi , machiniste; La. nature a-t-eue arrangé tout lesicesaorts du sentiment dans «et animal afin qu'il ne sente pas? a^t.ia ;Kuss ible ? No 'suppose point trudicttoa dans la nature.

iont.ee que c'est Bs, bétes ? Je n'entends nés cotte question.. Un arbre a la faculté de recevoir dan* ses fibres sa sévo qui «renne * do déployer les boatona de. ses feuilles cl du ses fruits; nie demaaderez-vous ce que c'est que l'Ame de cet arbre ? il a reçu ses dons; Tani» mai a reça ceux du scotiineot , de la mémoire , d'un certain nombre d'idées, QmaJi.it tons cca dons? qui adouné tontes i ces faculté».? celui qui a fait croître 1 herbe des champs, et qui fait graviter la terre ver» lesolciL.

Us armes des bête» sont des formée jsutemotimlet, a dit Aristotti; «t, après Aristoic, l'éaoie arabes et, aprèsl'éculc arabe^écnJeangériquaieMprès l'école

pbilo^phos. Cous; -là n'ont pas fait plus de û»r que les uuires«On le»r a en vain, da mande enqut c'est qu'une «me matérielle. ; il faut qu'ils coaviennout quo c'estda la matière qui a sensation : mai» qui lui a donné cette sensation? c'est une àtne matérielle., c,'oslr-à-dirc, qije c'est de la matière quidutum de la sensation a la matière ; ils ne sortent pas do ce. cercla.

Écoutez, d'autres, bêtes raisonnant sur les bétes ; leur ameest un être spirituel qui meurt avec le corps; mais quelle preuve «a avez-vou» ? quelle idée avez-i vous do cet être spirituel, qui à la vérité a du acn* timonl, de la mémoire, et sa mesure d'idées et de. combinaisons , mais qui ne pourra jamais savoir ce que sait un enfant de six ans? Sur quel fondement imaginca-vousque cet être, qui n'est pas corp.s, périt avec le corps? Les plus grandes bétes sont ccun qui ont avancé que cette 4mc n'est ni corps, ni esprit* Voilà un beau .système. Nous ne pouvons cntcûdrj par esprit que quelque chose d inconnu qui n'est pas corps. Ainsi le système de ces messieurs revient A ceci, que l'àmc des bétes est une substance qui n'est ni corps , ni quelque chose qui n'est poiut corps.

D'où peuvent procéder tant d'erreurs contradictoires? de i'habiode où les hommes ont toujours été d'examiner ce qu'est une chose, avant de savoir si elle existe. On appelle la languette, la sonpapcd'un senf* flet , l'Ame d'un soufflet. Qu'est-ce que cotte âme 3 c'est un ne» que jbi donné à cette soupape qni baisse, laisse entnar l'air> se relève, elle pouaac pte nntuyau, quand: jo fais mouvn<r le soufflet.

Il n'j a point li une âme dit iacto de. la machiuci Mais qui fait mouvoir le soulllct de« animaux 2 Je voua l'ai déjà dit, celui qui fait .mouvoir les. astres. Le padlosopbo qui a dit , tVtu» est anima, bratornmi avait raison; mais il devait aller plus loin.

BÊTHSAMÊS, OU BETHSHEMESIL

Dès cinquante mille et toirnrrte et dix Juifs morts de mort subite , pour avoir regardé t 'arche ; des cinq trous du cul d'or payés par Les Philistins, et de l'incrédulité du doclcuK Kennicolt.

Lt* gens du monde seront peut-être étonnés quece mot soit' le sujet d*un article; r>a»s on ne s'adresse qu'aux sa vans, et on lenr demande des instructions.

Bethshcmcsh ou Bethsamès était un village appartenant au peuple de Dieu, situé à deux milles au nord de Jérusalem , selon les commentateurs.

Les Phéniciens ayant battu les Juif» du temps de \ 'in-,/, et leur ayant pris leur arche d'alliance dans h baiaillc où ils leur tuèrent trente mille hommes, en furent sévèrement punis par le Seigneur (>).

V traîna tôt in secret i oc i f arte aalium , et tlull.'crunt

vill* et ojn'.... et nali tunt mura, et fada etl confuiio RWrtù nui.jna in civitatu

Mot à mot : « Il les frappa dans îa plus secrète p.u iic de» fesses , et les granges et les champs

(a) Livre de Samuel , ou 1 de» Roi., chap. V, v. G.

2tf»

bouillirent, rt il naquit dus rais, cl tino grande cou lésion do mort se fit dans la cite »

Les prophètes dos Phéninens ou Philistins les avertis qu'ils ne pouvaient se délivrer de ce qu'on donnant au .S.-ignror cinq rats d'or , ol anus dor, et en lui renvoyant l'aroho juive, ils accompliront oet ordre , ot rehvoycrortt , selon l'exprès coniinandeuicnt do leurs prophètes, l'arche avec les cinq rats et les cinq anus, sur une charrette attelée de deux vaches qu! nourrissaient chacune leur veau, et que personne ne conduisait.

Ces deux vaches amenèrent d'elles mêmes l'arche et los présens droit à Ccliisaïués ; les Bclhsamiles s'approchèrent et voulurent regarder l'arche. Cette liberté fut puuic encore plus sévit ontaut que ne l'avait été la profanation dos Phcniciem.Lc Seigneur frappa de mort subite soixante et dix personnes du peuple, ot cinquante mille hommes de. la populace.

Le révérend doctour Kennicott, Irlandais, a fait imprimer ou I ;(>8 un commentaire français sur cette aventure , et l'a dédié à sa grandeur l'évcquo d'Oxford. 11 s'iulilulo, à b tête de ce commeutairo, </•" leur en théologie , membre de la soeiclc royale de Londres, Je l'académie palatine, de celle de Coltingue, et de l'acudimU des inscriptions de Paris. Tout ce que j" sais, c'est qu'il n'est pas de l'académie des inscriptions de Paris. Peut-être en cst-îl correspondant. Sa vaste érudition a pu le tromper; mais les titre* ne font lien à la chose.

il avertit le public que sa brochure se vend, à Paris, chez Saillant cl chex Mollini ; à Rome, chea Moualdini ; à Venise, clin/. Pasquali ; i t'iorenec, chas Cambiagi ; à Amsterdam, chex Mare- Michel Rcy ; à La Haye, chex Gosse; a Le» de, chex Jaquau ; à Londres, cher. Béquct, qui reçoivent les souscription».

il prétend prouver dans sa brochure, appelée en «nglais pamphUt , que la Uxiu ds l'Ecriture est corrompu. Il nous permettra de u'ètrc pas de son avis. Presque toutes les Bibles s'accordent dans ces expressions : Soixante «i dix So-nmcs du pouple, et cinquante mille de la populace, de populo septuaginta v*roiy et quinqHiujint* milita plebif.

Lo révéreud docteur Kennicott dit au révérend milord évéque d'Oxford, « qu'autrefois il avait de A»rt» préjugés en faveur du texte hébraïque, mais que, depuis dix-sept tus, sa grandeur ot lui sont bien rereuusde leurs préjugés après la Itcturc réfléchie dce citapilre. »

Mous ne ressemblons point %n docteur blcnnicott , et plus nous lisons ce chapitre, plus nous respectons les voies du Seigneur qui ne sont pas nos voies.

m 11 est impossible, dit Kennicott, à un lecteur de bonne foi, de ue pas te sentir étonné et affecté à la vile de plus de cinquante mille hommes détruits dans ■n seul village , ol encore c'était cinquaul» mille hommes occupés à lu moisson. »

Nous avouons que Cela supposerait environ cent mille personnes au moins dtms ce village. Mais monsieur le docteur doit -il oublier que le Seigneur avait promis à Abraham que sa postérité se multiplierait comme le sabla de la mer?

« Les Juifs et les chrétiens, ajo*» » DvWrht'Sont

point fait de srrupuW d'evpritrer lotir répugnance à ajouter foi à cotte deSir action de cinquante mille soixante ot dix hommes, n

Notis répondons que nous sommes chrétiens, et que nous n'avons nulle rx'pngcahced'a jouter fat a tout < qui est dans le» saintes Ecritures. Nous répondrons, avec le révérend père dom Calihct, qto, ers I fallait ■< rejeter tout ce qui ast vatraordilisiro et hos* de la portée de notre esprit, il faudrait rejeter tonte la Bible.» NollS sommes persuadés qw 1rs Juif» , étant conduits par Dieu moine . ;u duraient éprouver que des événemens mar<iués au sceau de la Divinité, et absolument dùTércas de ce qui arrivé aux autre borumos. Nous osons même avancer que la mort de ors cxnqnanln raille soixante bt dus hommes ost une dos choses lus moins surprenantes qui soient dans Tandon Testament.

On est saisi d un. étormcmooc onceo-e plus respectueux, qdand le serpettt d'Èwc et l'Ane do Balaam parlent; quand l'eau des cataractes s'élève avec 4a plaie quinxc coudées au-dessus de tnutos les mon tagnes; quand on voit les plaies de l'Egypte, et siv Cent trente niiNeJuitscemboltans fuir « (pied a travers la mer ouverte et suspendue; quand Josné arrête le soleil ot la lune à midi; quand Samsotl tue raille Philistins avec une mâchoire d'ane ; tout ost mira»).

sans exception dans ces temps devins; et nous avons le plus profond respect pour tous cas miracles, pour ce monde ancien qui n'est pas notre monde, pour cette nature qui rt'est pas notre nature , pour un livre divin qui ne peut avoir rica d'humain.

Mais ce qui noutétoene, c'e.4 la liberté qae prend M. Keunirott d'appolcr tfét's'M rt athée* ceux qui, «n révérant la Bible plus que lui , sont d'une autre Opinion qne lui. On ne croira jamais qu'un homme qui a dépareilles idées soit dt l'a codé mi o dès inscriptions et médaillos. Peut-être est-il de l'académie de Bodlam, la put* ancienne, lu plus nombreuse de tonte s, et dont les colonies s'étendent dans toute la terre!

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