‹ Dictionnaire Philosophique (volume 4)Chapitre 122 sur 551 · BR ACM AN ES, BRAMES · texte numérisé non relu

BR ACM AN ES, BRAMES

Ami lecteur , observez d'abord que le père Thomassin , l'uu des plus savans hommes de notre Europe, dérive les bracraanes d'un mot juif Imrac par un C, supposé que les Juifs eussent un C. Ce barac si gni fiait , d itil , s'enfu ir , et les bracmanes s'enfuyaient des villes, supposé qu'alors il y eût des villes.

Ou , si vous l'aimez mieux , bracmanes vient de burak par un K., qui veut dire benir ou bien pter. Maispourqiioi IesBiscaycns n'auraient-ils pas nommé les brames du mot brun, qui exprimait quelque chose que je no veux pas dire? Us y avaieut autant de droit que les Hébreux. Voilà une étrange érudition. En la rejetant entièrement on saurait moins et on saurait

N'est-il pas vraisemblable que les bracmanes sont («) Roman intitulé Emile, tome IV, p.i« • 1 77 * «78-

les premiers législateurs de la terre , les ] losophes , les premiers théologiens ?

Le peu de monument qui nous restent de l'ancienne histoire , ne forment-ils pas une grande présomption en leur faveur, puisque les premiers philosophes grecs allèrent apprendre chez eux les mathématiques, et que les curiosités les plus antiques, recueillies par les empereurs de la Chine, sont toutes indiennes , ainsi que les relations l'attestent dans la collection de du Halde.

Nous parlerons ailleurs du Sbasta ; c'est le premier livre de théologie des bracmanes , écrit environ quinze cents ans a*ant leur Veidaxn , et antérieur à tous les autres livres.

Leurs annales ne font mention d'aucune guerre entreprise par eux eu aucun temps. Les mots d'armes, de luer, de mutiler, ne se trouvent ni dans los fragmens du Sbasta , que nous avons , ni dans l'Êzourveidam, ni dans le Cormovcidam. Je puis du moins assurer que je ne les ai point vus dans ces deux der- niers recueils : et ce qu'il y a de plus singulier, c'est que le Sbasta , qui parle d'une conspiration dans le ciel , ne fait mention d'aucune guerre dans la grande presqu'île enfermée entre l'Indus et le Gange.

Les Hébreux , qui furent connus si tard, ne nomment jamais les bracmanes; ils ne counurent l'Inde qu'après les conquêtes d'Alexandre , et leurs ètablisscmens dans l'Egypte, de laquelle ils avaient dit' tant de mal. On ne trouve le nom de l'Inde que dans le livre d-Esthcr, et dans celui de Job qui n'était pas Hébreu (*). On voit un siugulicr contraste entre les livres sacrés des Hébreux et ceux des Indiens. Les livres indiens n'annoncent que la paix et la douceur; ils défendent de tuer les animaux : les livres hébreux ne parlent que de tuer , de massacrer hommes et bêtes; on y égorge tout au nom du Seigneur; c'est tout un au»re ordre de choses.

C'est incontestablement des bracmanes que nous enons l'idée de 1* chute des Cires célestes révoltés contre le souvcr-in de la nature ; et c'est là probablement que les Grecs ont puisé la fable des Titans. C'est aussi là ans les Juif* prirent enfin l'idée do la révolte de Lucifer ,, dans le premier siècle de notre ère.

Comment ces Indiens purent-ils supposer une révolte dans le ciel sans en avoir vu sur la terre? lin tel saut de la naturo humaine à la nature divine ne se conçoit guère. On va d'ordinaire du counu à l'inconnu.

On n'imagine une guerre de géans qu'après avoir vu quelques hommes plus robustes que les autres tyranuiscr leurs semblables. Il fallait ou que les premiers bracmanes eussent éprouvé des discordes violentes , ou qu'ils en eussent vu du moins chez leur» voisins pour«n imaginer dans le ciel.

C'est toujours un très-étonnanl phénomène qu'une société d'hommes qui n'a jamais fait la guerre, et qui a inventé une espèce de guerre faite dans les espaces imaginaires , ou dans un globe éloigné du

(•) Voyt* JOB.

nôtre , on dans ce qu'on appelle le firmament , Vcmpyrce (*). Mais il fout bien soigneusement remarquer que dans cette révolte des (très célestes contre leur souverain, il n'y eut point de coups donnés, point de sang céleste répandu, point de montagnes jetées i la tête, point d'anges coupés en deux, ainsi que dans le poème sublime et grotesque de MUton.

Ce n'est, selon le Sbasta, qu'une désobéissance formelle aux ordres du Très-Haut , une cabale que Dieu punit en relèguent les anges rebelles dans un vaste lieu de ténèbres nommé Ondtra pendant le temps d'un mononthour entier. Un mononlbour est de quatre cent vingt-six millions de nos années. Ma"» Dieu daigna pardonner aux coupables au bout de cinq mille ans, et leur ondera ne fut qu'un purgatoire.

II en fit des Mhurd , des bommes , et les plaça dans notre globe à condition qu'ils ne mangeraient point d'animaux, et qu'ils ne s'accoupleraient point avec les mAlcs de leur nouvelle espèce, sous peine de retourner à Pondéra.

Ce sont là les principaux articles de la foi des bracmanjs, qui a duré sans interruption de temps immémorial jusqu'à nos jours : il nous paraît étrange que ce fût parmi eu* un péché aussi g rave de manger un poulet que d'exercer la sodomie.

Ce n'est là qu'une petite partie de l'ancienne cosmogonie des bracmancs. Leurs rites, leurs pagodes, prouvent que tout était allégorique chez eux ; ils représentent encore la vertu sous l'emblème d'uue femme qui a dix bras, et qui combat dix péchés mortels figurés par des monstres. Nos missionnaires n'ont pas manqué de prendre cette image de la vertu pour celle du diable, et d'assurer que le diable est adoré dans l'Inde. Nous n'avons jamais été chez ces peuples que pour nous y enrichir, et pour les calomnier.

De la métempsycose des braananes.

La doctrine de la métempsycose vient d'une ancienne loi de se nourrir de lait de vache ainsi que de légumes, de fruits et de riz. Il parut horrible aux bracmancs de tuer et de manger sa nourrice : on eut bientôt le même respect pour les chèvres, les brebis, et pour tous les autres animait? ; ils les cru-ent animés par ces anges rebelles qui achevaient de se purifier de leurs toutes dans le* corps des betes, ainsi que dans ceux des hommes. La nature du climat seconda cette loi, ou plutôt en fut l'origine : une atmosphère brûlante exige une nourriture rifraîchisaantc, et inspire de l'horreur pour notre coutume d'cngluutir des cadavres dans nos «Mitrailles.

L'opinion que les bCtcs ont une ame fut générale dans tout l'orient, et nous en trouvons des vestiges dans les anciens livres sacrés. Dieu , datts la Ge nèse (rt), défend aux hommes de manger leur chair avec leur tang et leur urne. C'est ce que porte le texte hébreu : «Je vengerai, dit-il , le siang de \<>s âmesde la'grificdc* bêles etde la main des hommes.» Il dit dans le Lévilique (t ) : « L'.unc de la chair

(•) Voyei Cu». mat*.™

(«: ««i**, -ii. ix , ». .- :?>: i<?.». •. .;<■; ; xvn, v. 1 4.

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est dans le sang, d II fait plus; il fait un pacte solennel avec les bommes et avec tous les auimaux (rf), ce qui suppose dans les animaux nue intelligence.

Dans des temps très-postérieurs , l'Ecclésiastc dit formellement (e) : « Dieu fait voir que l'homme est semblable aux bétes : car les hommes mecrent comme les bétes, leur condition est égale; comme l'homme meurt, la betc meurt aussi. Les uns et les autres respirent de même : l'homme n'a rien de plus que la bête. »

Jonas, quand il va prêcher à Ninive , fait jeûner les hommes et les bétes.

Tous les auteurs anciens attribuent de la connaissance aux bétes, les livres sacrés comme les profanes; et plusieurs les font parler. Il n'est donc pas étonnant que les bracmancs, et les pythagoriciens après eux, aient cru que les Ames passaient successiment dans les corps dos bCtcs et des hommes. En conséquence ils se persuadèrent, ou du moins ils dirent que les âmes desan^csdélinquans, pour achever leur purgatoire, appartenaient tantôt à des bétes, tantôt à des hommes : c'est une partie du roman du jésuite Bougeant, qui imag'na que les diables sont des esprits envoyés dans les corps des animaux. Ainsi de nos jours, au bord de l'occident, un jésuite renouvelle sans le savoir un article de la foi de* plus anciens prêtres orientaux.

Des hommes et des femmes qui se bfâlent che* les bracmanes.

Lis brames ou bramins d'aujourd'hui, qui sont les mêmes que les anciens bracmancs, ont couservé, comme on sait, cette horrible coutume. D'où vient que chez un peuple qui ne répandait jamais le sang des bommes, ni celui dej animaux, le plus bel acte dedévotiou fut-il et csl-il cucore de se brûler publiquement? La superstition, qui allie tous les contraires, est l'unique source de cet affreux sacrifice ; coutume beaucoup plus ancienne que les lois d'aucun peuple counu.

Les brames prétendent que Brama leur grand prophète, fils de Dieu , descendit parmi eux , et eut plusieurs femmes; qu'étant mort, celle de ses femmes qui l'aimait le plus se brûla sur son bûcher pour 1» rejoindre daus le ciel. Cette femme se brûla-t-clle en effet, comme on prétcud que Porcia, femme de lirutus, avala des charbons ardens pour rejoindre son mari? ou est-ce une fable inventée par les prêtres? Y eut-il un Brama qui se donna en effet pour un prophète et pour un fils de Dieu ? Il est à croire qu'il y eut un Brama, comme dans la suttr on vit des Zoroastre, des Bacchus. La fable s'empara de leur histoire, ce qu'elle a toujours continué de faire partout.

Dès que la femme du fils de Dieu se brûle, il faut bien que les dames de moindre condition se brillent aussi. Mais comment retrouveront-elles leurs mari-, qui sont devenus chevaux, élfphans, ou éperviers ' comment démêler précisément la l'èle que le i!éftt:it

(Jj Gcafcse, ehap. IX , t. io.

(t) Ecclci. , clnp. Ut, v. io.

anime? commuent la recounaîtrc et être encore sa femme? cette difficulté n'embarrasse point les tbéologicus iudous; ils trouvent aisément des distinguo , de» solutions, in sensu composite, in sensu, divise La métempsycose c'est que pour les personnel du commun; U* oo.t pour les aulnes Ames une doctrine plus sublime. Ces «mes, étant celles des anges jadis rebelles, vont se purifiant ; celles des femmes qui s'immolent sont béatifiées et retrouvent leurs maris tout purifiés : cnGn les prêtres ont raison, et les femmes m bçulcnt.

Il y a plus de quatre mille ans qnc ce terrible fenali&mc est établi chez un peuple doux , qui croirait taire un crime de tuer une cigale. I es prêtre* ne peuvent forcer uno veuve à se brûler; car la loi invariable est que ce dévouement soit absolument volontaire. L'bouucur est d'abord déféré à la plus ancienne mariée des femmes du mort : c'est à elle de descendre au bûcher; si elle ue s'sn soucie pas, la seconde se présente, ainsi du reste. On prétend qu'il y en eut une fois dix-sept qui se lièrent à la fois sur le bûcher d'un raîa ; mais ces sicrifiecs sont devenus assez rares : la foi s'affaiblit depuis que les mahométans gouvernent une graude partie du pays, et que les Européens négocient dans l'autre.

Cependant il n'y a çuerc de gouverneurs de Madras et de Pondichéri qui n'ait vu quelque Indienne péiir volontairement dans les flammes. M. Holwcll rapporte qu'une jeune veuve de dix-neuf ans, d'une beauté singulière, mère de trots qufans, se brûla en présence de madame Roussel, femme de l'amiral, qui était à la rade de Madras : elle résista aux prières, aux larmes de tous les assistans. Madame Housse! la conjura, au nom de ses enfaus, de ne les pas laisser orphelins : l'Indienne lui répondit : « Dieu qui les ai fait nairre aura soin d'eux ; » ensuite elle arrangea tous les préparatifs elle- mémo , mit de sa main le feu au bâcher, et consomma son sacrifice avec la sérénité d'une de nos religieuses qui allume des oierges.

M. Shernoc négociant anglais, voyant un jour une de ces étonnantes victimes, jeune et aimable, qui descendait dans le bûcher, l'en arracha de force lorsqu'elle allait y mettre le feu ; et , secondé de quelques Anglais, l'enleva et l'épousa. Le peuple regarda cette action comme le plus horrible «acrilége.

Pourquoi les maris ne se sont-ils jamais broies pour aller trouver leurs femmes? Pourquoi un sexe naturellement faible et timide a-t-il eu toujours cette force frénétique ? est-ce parce que la tradition ne dit point qu'un homme ait jamais épousé une fille de Brama, au lieu qu'elle assure qu'une Indienne fut mariée avec le fils de ce dieu? est-ce parce que les femmes sont plus superstitieuses que les hommes? est-ce parce que leur imagination est plus faihl-, plus tendre, plus faite pour être dominée?

Les anciens bracmaues se brûlaient quelquefois pour prtveuir l'ennui et les maux de la vieillesse , et surtout pour se faire admirer. Calao ou Cala nus ne se serait peut-' Ire pas mis sur un bûcher sans le phmh* d'être regardé par Alexandre. Le chrétien renégat Pellegrinus se brûla en public, par la même raison

NAJRE

qu'union parmi nous s'Jtabille quelqucfais<en Arménien pour attirer les regards de la populace,

N'entre-t-il pas aussi un malheureux mélange de vanité dans cet épouvantable sacrifice des femme* indiennes? Peut-être, m on portait une Joi.dc ne se brûler qu'en présence d'une seule femme de chambre, cette abominable coutume serait pour jamais détruite.

Ajoutons un mot; une centaine d'Indiennes, tout au plus, a donné ce terrible spectacle : et nos inquisitions, nos fous atroces qui se sont dits juges, ont fait mourir dans les flammes plus de cent mille de nos frères, hommes, femmes, enf..ns, pour des choses que personne n'entendait. Plaignons et condamnons les brames : mais rentrons en nous-mêmes, misérables que nous sommes.

Vraiment nous axons oublié une chose fort essentielle dans ce petit article «-.es bracmaues ; c'est que leurs livres sacrés sont remplis de contradictions. Mais !c peuple ne les connaît pas, et les docteurs, ont des solutions prêtes, des sens figurés et figurans, des allégories, des types, des déclarations expresses de Birma, de Brama et de ViUnou, qui fermeraient la bouche « tout raisonneur.

BULGARES, ou BOULGAAES.

Puisqu'on a parlé des Bulgares dans le Diction* nairc encyclopédique , quelques lecteurs seront peutêtre bien aise de savoir qui étaient ces étranges gens qui parurent si méchans qu'on les traita d'Ac'rct/çues, et dont ensuite on donna le nom en France aux nonconformistes, qui n'ont pas pour les dames toute l'attention qu'ils leur doivent; de sorte qu'aujourd'hui on appelle ces messieurs Boulgares, en retouchant, leta.

l es anciens Boulgarcs ne s'attendaient pas qu'un jour dans les halles de Paris, le peuple , dans la conversation familière, s'appcll.-rait mutucllomcnl Bovlgares, en y ajoutant des épithwtcs qui enrichissent la langue.

Ces peuples étaient ordinairement des Huns qui s'étaient établis auprès du Volga; et de Volq&ws on. fit aisémeut l.'oulgtue\.

Sur la fin du septième siècle, ils firent dos irruptions vers le Danube , ainsi que tous les peuples qu* habitaient la Sarmatic; et ils inondèrent l'empire romain comme les autres. Us passèrent par la Moldavie, la Valacbie, où les Busses, leurs anciens oon patriotes, ont porté leur» armes victorieuses en i ytiç . sous l'empire de Catherine II.

Ayant franchi le Danube , Us s'établirent dans. usinait» de la Daote et de la Messie, et démenai km nom à ces pays qu'on appelle encore Bulgarie. Leur domination s'étendait jusqu'au Mont-Hemus , et- a» Pout-Euxin.

temps de Charlemagne , fut assez imprudent poor marcher contre eux après avoir été vaincu par les Sarrasins ; il le fut aussi par les Bulgares. Le roi nommé Crom lui coupa la tôte , et fit de son craut une coupe dont il se servait dans ses repas , selon

1* cootamc de ces peuplé», el de presqae tour lea

On corne qu'an neuvième siècle, unBdgoris qui fesait la guerre à la princesse Thcodora , mère et tutrice de l'cmperear Michel , fat si charnu? de la nerWe réponse de cette impératrice à sa déclaration de guerre, qu'il se fit chrétien.

Les Bonlgares, qui n'étaient pas zi complaisans, se révoltèrent contre lui •; mm s Bogoris leur ayant montré une croix , ils se firent tons baptiser sur-leefaamp. (Test ainsi qne sien expliquent les auteurs grecs du Bas-Empire; et c'est ainsi que le disent après eu* nos compilateurs.

Et roili jurtement comm« on écrit \V,«*ir*. Théodora était , disent-ils , une princesse très-religieuse , et qui même passa ses dernières années dans wi couvent. Elle eut tant d'amourpour la religion catholique grecque, quelle fit mourir par divers .supplices cent mille hommes qu'on accusait d'être manichéens (a). « C'était, dit le modeste continuateur dEchard, la plus impie, la plus détestable, la plus dangereuse , la plus abominable de toutes les hérésies. Les censures ecclésiastiques étaient des armes trop faibles contre de» hommes qui ne reconnaissaient point l'église. »

On prétend que les Bulgares', voyant qu'on tuait tous les manichéens, eurent dés ce moment du penchant pour leur religion, et la crurent la meilleure puisqu'elle était persécutée ; mais cela est bien fin pour des Bulgares.

U grand schisme «klata dans ce temps-là plus que jamais entre l'église grecque , sous le patriarche Photius, et l'église latine sous le pape Nicolas I. Les Bulgares prirent le parti de I église grecque. Ce fut probablement dès-lors qu'on les traita en Occident d'hérétiques, et qu'on y ajouta la belle épithète dont on i encore aujourd'hui. but Basile leur envoya , en 87 1 . un prédicateur nommé Pierre de Sicile pour les préserver de l'hérésie du manichéisme; et or. ajoute que dès qu'ils l'eurent écouté, ils ce firent manichéens. II se peut très-bien quo ces Bulgares, qui buvaient dans le crâne de leurs ennemis, ne fussent pas d'excclleiu théologiens , non plus que Pierre de Sicile.

Il est singulier que ces barbares, qui ne savaient ni lire ni écrire, aient été regardés comme des hérétiquos très-déliés, contre lesquels il était très-dangereu». do disputer. Ilsavaiont certainement autre

1 , puisqu'ils firent une guerre sanglante aux empereurs de Constantinopte pendant quatre siècles de suite , «t < rent même la capitale de l'empire.

AueommenoemesiPdu'trmmèmc Alexis voulant «e taire reconnaître paHes Bulgares , le roi Joannic -lai répondit qu'il ne serait jamais son vaual. Le pape Innocent III ne manqua pas do saisir

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