tome U, p*je î^j
roi, et prétendit lui avorr conféré le royaume qui ne
devait plus relever que du saint-siége.
C'était le temps le plus violent des croisades ; le Bulgare indigné fit alliance avec les Turcs, déclara la guerre au pape et à ses croisés , prit le prétendu empereur Baudouin prisonnier, lui fit couper les bras .
les jambes et la tête, et se fît une coupe d< à la manière de Crom. On était bien assez, pour que les Bulgares fussent en horreur à toute l'Europe : on n'avait pas besoin de les appeler mnnichi ,-ns , nom qn'on donnait alors à tous les hérétiques; car mani chéciis, palatins et vaudois, (.'('tait la même chose On 'prodiguait ces noms à quiconque ne voulf.il pas. se soumettre à l'église romaine.
Le mot deB tulgare, tel qn'on le prononçait , fui une injure vague et indéterminée , nppiiqnée à qaieouque avait des mœurs barbares ou corrompues. C es! pourquoi , sous saint Louis , frère Kobert , grand inquisiteur, qui était un scélérat, fut aceufé juridiquement d'être un bonlgare par les communes deP cardie. Phih'ppe-lc Bel donna cette épithète ■ Bon face VIII (•).
Ce terme changea ensuite de signification vers les frontièrès de France; il devint un terme d'amitié. Bien n'était plus commun en Flandre il y a quarante ans, que de dire d'un jeuue homme bien fait, c'est un joli
Lorsque Louis XIV alla faire la conquête de la Flandre, les Flamands disaient en le voyant : « Notre
gouverneur est un bien plat boulgare en comparaison
de celui-ci. »
En voilà asser pouf Pétymologie de ce beau nem. BULLE.
Ce mot désigne la boule ou le sceau d'or, d'argent, de cire, ou de pjomb, attacné « un instrument, ou charte quelconque. Le plomb pendant aux rescrita expédiés en cour romaine porte d'un côté les tètes d» saint Pierre, à droite, cl de saint Paul .. gauche. On I* au revers le nom du pape régnent , et l'an de son pontificat. La bulle est écrite sur parchemin. Dans la MÎutàlion le pape ne prend que le titre de wWlevr des serviteurs de Dicn, suivant cette sainte parole de Jésus à ses disciples : « Celui qui voudra être le premier d'entre vous sera votre serviteur (a). »
Des hérétiques prétendent que par cette formule, humble en apparence, les papes expriment une espèce de système féodal, par lequel la chrétienté est soumise à un chef qui est Dïeu , dort les grands vassaux saint Pierre et saint Paul «ont représentés par le pontife leur serviteur; et les arrière-vassaux sont tous les princes séculiers, soil empereurs, roi,, „u ducs.
Ils se fondent , sans doute , sur la fameuse bulle in Cœnd Domini, qu'un cardinal diacre lit publiquement à Borne chaque année, le jour de la cène, ou le jeudi saint, en présence du pape accompagné des autres cardinaux et des évêques. Apres celle leotnn
(•) Voytt Bviu.
Mlittuim.chip.-XX.r.
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sa sainteté jette un flambeau ail uni.'- dans la place publique , pour marque d'anathème.
Celte bulle se Itoutc page 714» tome I du Bail aire imprimé à Lyon en 16 j3, et page 118 de l'édition de 1737. La plus ancienne coutume est de l636. Paul III, sans marquer l'origine de cette cérémonie, j dit que c'est une ancienne coutume des souverains» pontifes de publier cette excommunication le jeudi saint, pour conserver la pureté de la rcligiou chrétienne, et pour entretenir l'union des fidèles. Eilo contient vingt- quatre paragraphes dans lesquels ce pape excommunie :
i<>. Les hérétiques, leurs fauteurs, et ceux qui lisent leurs livres.
a*. Les pirates, et surtout ceux qui osent aller en course sur les mers du souverain pontife.
3». Ceux qui imposent dans leurs terres de nouveaux péages.
io». Ceux qui, en quelque manière que ce puisse être , empêchent l'exécution des lettres apostoliques, soit qu'elles accordent des grâces, ou qu'elles prononcent des peines.
n°. Les juges laïques qui jugent les ecclésiastiques, et les tirent à leur tribunal, soit que ce tribunal s'appelle audience, chancellerie, conseil ou parlement.
1 a". Tous ceux qui ont fait ou public, feront ou publieront des édits, règlumens, pragmatiques, par lesquels la liberté ecclésiastique, les droits du pape et ceux du saint-siege seront blessés, ou restreints en la moindre chose, tacitement ou expressément.
Les chanceliers, conseillers ordinaires ou extraordinaires, de quelque roi ou prince que ce puisse être , les présidons des chancelleries , conseils ou parlemens , comme aussi les procureurs-généraux qui évoquent à eux les causes ecclésiastiques, ou qui empêchent l'exécution des lettres apostoliques , même quand ce serait sous prétexte d'empêcher quelque violence.
Par le même paragraphe le pape se réserve à lui seul d'absoudre lesdits chanceliers, conseillers , procureurs-généraux , et autres excommuniés, lesquels ne pourront être absous qu'après qu'ils auront publiquement révoqué leurs arrêts, et les auront arrachés des registres.
ao°. Enfin le pape excommunie ceux qui auront la présomption de donner l'absolution aux excommuniés ci-dessus; et, afin qu'on n'en puisse prétendre cause d'ignorance, il ordonne,
ai". Que cette bulle sera publiée et affichée à la porte de la basilique du prince des apôtres, et à celle de Saiut-Jcan de Latram
a 2". Que tous patriarches, primats, archevêques et évéques, en vertu de la sainte obédience, aient * publier solennellement celte bulle au moins une fois l'an.
•x\°. Il déclare que, si quelqu'un ose aller contre la disposition de cette bulle , il doit savoir qu'il va encourir l'indignation de Dieu tout-puissant, et celle des bienheureux apôtres saint Pierre et saint Paul.
Les autres bulles postérieures, appelées aussi in Cccnd Domini, ne sont qu'ampliatives. L'article ai , par exemple , de celle de Pie V, de l'année 1 567, ajoute au paragraphe 3 de celle dont nous venons de
parler, que tous les princes qui mettent dans leurs états de nouvelles impositions, de quelque, nature qu'elles soient, ou qui augmentent les anciennes, à moins qu'ils n'en aient obtenu l'approbation du saintsiège , sont excommuniés ipso (acto.
La troisième bulle in Cccnd Domini de 1610, contient trente paragraphes, daus lesquels Paul V renouvelle les dispositions des deux précédentes.
La quatrième et dernière bulle in Cccnd Domini, qu'on trouve dans le Bullaire, est du i" avril 1637. Urbain VIII y annonce qu'a l'exemple de ses prédécesseurs , pour maintenir inviolablcment l'intégrité de la foi, la justice et la tranquillité publique, 'il se sert du glaive spirituel de la discipline ecclésiastique pour excommunier en ce jour qui est l'anniversaire de la cène du Seigneur,
i«. Les hérétiques;
a». Ceux qui appellent du pape au futur concile; et le reste comme dans les trois premières.
Ou dit que celle qui se lit à présent est de plus fraîche date , et qu'on y a fait quelques additions.
L'Histoire de Naples de Giannone fait voir quels désordres les ecclésiastiques ont causés dans ce roraume, et quelles vexations ils y ont exercées sur tous les sujets du roi , jusqu'à leur refuser l'absolution et les sacremens , pour tâcher d'y faire recevoir cette bulle , laquelle vient enfin d'y être proscrite solennellement, ainsi que dans la Lombardic autrichienne, dans les états de l'impératrice-rcinc, dans ceux du duc de Parme, et ailleurs (b).
L'an 1 58o , le clergé de France avait pris le temps des vacances du parlement de Paris pour faire publier la même bulle in Cœnd Domini. Maïs le procureur général s'y opposa , et la chambre des vacations, présidée par le célèbre et malheureux Brisson , rendit le 4 octobre un arrêt qui enjoignait à tous les gouverneurs de s'informer quels étaient les archevêques, ou les grands vicaires qui avaient reçu ou cette bulle, ou une copie sous le titre Litterœ processâs, et quel était celui qui la leur avait envoyée pour la publier j d'en empêcher la publication, ii elle n'était pas encore faite; d'en retirer les exemplaires, et de les envoyer à la chambre; et, en cas qu'elle fût publiée, d'ajourner les archevêques , les évêques ou leurs grands vicaires, à comparaître devant la chambre, et à répondre au réquisitoire du procureur général ; et cependant de saisir leur temporel , et de le mettresous la main du roi; de faire défense d'empêcher l'exécution de cet arrêt, sous peine d'être puni comme ennemi de l'état et criminel de lèse-majesté; avec ordre d'imprimer cet arrêt, et d'ajouter foi aux copies coilationnées par des notaires comme à l'original in<*inc.
Le parlement no fesait en cela qu'imiter faiblement l'exemple de Philippe - le - Bel. La bulle Ausculta, i m , du 5 décembre 1 3o t , lui fut adressée par Boni- Ce) Le pape Uanganelli . ii<forrwi des résolution* d« loa» la» prince» eatijolùjne», et voyant que le» peuples i qui se* prèdëceucun avaient crrtë les deux y eux commençaient a en ouvrit un, ne publia point cette fànu'tae bulle V jeudi de l'absout* l'an
face VIII , qui , après avoir exhorté ce roi à l'écouter avec docilité , lui disait : a Dieu nous a établi sur les rois et les royaumes pour arracher, détruire, perdre, dissiper, édifier et planter, en sou nom et par sa doctrine. Ne vous laissez donc pas persuader que vous n'ayez, poiut de supérieur, et que vous ne soyez pas soumis au chef de la hiérarchie ecclésiastique. Qui pense ainsi est insensé; et qui le soutient opiniâtrement est un infidèle , sépare du troupeau du bon pasteur. » Ensuite ce pape entrait dans lt plus grand détail sur le gouvernement de l'rancc, jusqu'à faire des reproches au roi sur le changement de la mon-
Philippe le-Bcl fit brûler à Paris celte bulle, et publier à son de trompe celte exécution par toute la ville le dimanche 1 1 février i3oa. Le pape, dans un concile qu'il tint à Rome la même année, lit beaucoup de bruit, et éclata eu menaces contre Philippc- Ic-Bel , mais sans en venir à l'exécution. Seulement ou regarde routine l'ouvrage de ce concile la fameuse décrétalc Liuim sanct'im dout voici la substance:
« Nous croyous et cou fessons une église sainte, catholique et apostolique, hors laquelle il n'y a poiut de salut ; nous reconnaissons aussi qu'elle est unique, que c'est un seul corps qui n'a qu'un chef, et non pas deux comme un monstre. Ce seul chef est Jésus- Christ, et saint Pierre son Vicaire, et le successeur de saint Pierre. Soit donc les Grecs, soit d'autres, qui disent qu'ils ne sont pas soumis à ce successeur, il fout qu'ils avouent qu'ils uc sont pas des ouailles de
Jésus-Christ, puisqu'il a dit lui-même (Jean, ch. X, v. 16 ) , qu'il n'y a qu'un troupeau et un pasteur. »
« Nous apprenons que dans celte église et sous sa puissance sont deux glaives, le spirituel et le temporel ; mais l'un doit êtro employé par l'église et la main du pontife, l'autre pour l'églijc et par la main des rois et des guerriers, suivant l'ordre ou la permission du pontife. Or il faut qu'un glaive soit soumis à l'autre, c'est-à-dire, la puissance temporelle à la spirituelle; autrement elles ue s. raient point ordonnées, et elles doivent l'être selon I'ap5u~c (Rom., ch. XIII, v. i .). Suivant le témoiguage de la vérité , la puissance spirituelle doit instituer et juger la temporelle; et ainsi se vérifie, a l'égard de l'église, la prophétie de Jérémie (chap. 1, v. 10) : «Je t'ai établi sur les « natious et les royaumes, etc. »
Philippc-lc-Bcl, de son côté, assembla les états généraux; et les communes, dans la requête qu'ils présentèrent à ce monarque, disaient en propres termes : u Ccst grande abomination d'ouïr que ce Boniface entende malement comme Boulgarc ( en retranchant i et a) cette parole de spiritualité (en saint Matthieu, chap. XVI, v. 19) : « Ce que tu lieras en terre sera lié au çicl ; » comme si cela signifiait que, s'il mettait un homme en prison temporelle , Dieu pour ce le mettrait en prison au ciel. »
Clément V, successeur de Bonifacc VIII, révoqua et annula l'odieuse décision de la bulle Vnam sanclam , qui étend le pouvoir des papes sur le temporel des rois, et condamne comme hérétiques ceux qui ne reconnaissent point cette puissance chimérique. Cest eneffet la prétention de Bonifacc que l'on doit regarde comme une hérésie, d'après ce principe des tbéolo-
1 ICT. Mit
giens : « On poche contre la règle de la foi , et on est hérétique, nou-sculcmcnt eu niant ce que la foi nous enseigne, mais aussi lorsqu'on établit comme de foi co qui n'en est pas. »» (Joan. maj. m. 3. scut. dia. 3;. q. »G.)
Avant Bonifacc VIII, d'autres papes s'étaient déjà arrogé dans des bulles les droits de propriété sur différens royaumes. On connaît celle où Grégoire VII dit à un roi d'Espaguc : « Je veux que vous sachiez que le royaume d Espagne , par les anciennes ordonnances ecclésiastiques , a été dou.té en propriété à saiut Pierre et à la sainte église romaine. »
Le roi d'Angleterre Henri II , ayant aussi demande au pape Adrien IV la permission d'envahir l'Irlande, ce pontife le lui permit, à condition qu'il imposât à chaque famille d'Irlande une taxe d'un caroltu pour le saint-siége, et qu'il tînt ce royaume comme un Gef de l'Eglise romaine : « Car, lui écrit-il, ou ne doit pas douter que toutes les îles auxquelles Jésus-Christ , le soleil de justice, s'est levé, et qui ont reçu les enseignemens de la foi chrétienne, ne soient de droit à saint Pierre, et n'appartiennent a la sacrée et sainte /glise romaine. 1»
Bulles de la Croisade et de la Composition.
Si l'on disait à un Africain ou à un Asiatique sensé, que dans la partie de notre Europe où des hommes ont défendu à d'autres hommes de manger de la chair le samedi, le pape donne la permission d'en manger par une balle, moyennant deux réalcs de plate, et qu'une autre bulle permet de garder l'argent qu'on a volé, que diraient cet Asiatique et cet Africain? Ils conviendraient dn moins que chaque pays a ses usages, et que dans ce monde, de quelque nom qu'où appelle les choses, et quelque déguisement qu'on y apporte, tout se fait pour de l'argent comptant.
U y a deux bulles sous le nom de la Cruzadu, la croisade; l'une du temps d'Isabelle et de Ferdinand, l'autre de Philippe V. La première vend la permission de manger les samedis ce qu'on appelle la grosmra, les i <««<■< , les (oir< , les rotfnnnty les aninu-Ues , les gè- * trt , les ris de veau , le m»u , les frc«ure< , les fraises, k i tftes , les coût , les fiaut-d'ailei , les pieds,
La seconde bulle, accordée par le pape Urbain VIII , donne la permission de manger gras pendant tout le carême, et absout de tout crime, excepté celui d'hérésie.
Non-seulement on vend ces bulles, mais il est ordonné de les acheter; et elles coûtent plus cher, comtre de raison, au Pérou et au Mexique qu'en Espagne. On les y vend une piastre. 11 est juste que les pays qui produisent l'or st l'argent payent plus que les autres.
Le prétexte de ces bulles est de faire la guerre aux Maures. Les esprits difficiles ne voient pas quel est le rapport entre des fressures et une guerre contre les Africains; et ils ajoutent que Jésus-Christ n'a jamais ordonné qu'on fit la guerre aux mahométans sous peine d'excommunication.
La bulle qui permet de garder le Lien d'aulrui est appelée la bulle de la composition. Elle est affermée et a rendu long-temps des sommes honnêtes dans toute l'Espagne, dans le Milanais, en .Sicile, et À Naplcs.
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1- s idfudicataircs chargent les moines les pins eToqett-n* Je prêcher cette bulle. Les pécheurs qui ont vole le roi ou IVtat, ou les particuliers, vont trouver ces prédicateurs, se confessent à ton, leur exposent combien il serait triste de restituer le tout. Ils offrent cinq, six et quelquefois sept pour cent aux moitiés, pour garder le reste en sûreté" de conscience ; et la composition faite, ils reçoivent l'absolution.
Le frère prêcheur auteur du Voyage d'Espagne et d'Italie, imprimé à Paris arvec privitrge, chez Jcan- Bnpiistodc l'Epine, s exprime ainsi sur cette huile (r). « N'cst-il pas bien gracieux d'en être quitte à uu prix si raisonnable, sauf à en voler davantage quand on aura besoin d'une plus grosso somme ? »
Bulle Uniycnitits.
La bulle ia CœnU Domiui indigna tous 1ns souverains catholiques qui l'ont eufin proscrite dans leurs états; nwLs la bulle ïmUjcaHtis n'a troublé que la France. On attaquait dans la première les droits des princes et des magistrats de l'Europe; ils les soutinrent. Ou uc proscrivait dans l'autre que quelques maximes de morale et do piété. Personne ne s'en soucia hors les parties iuU'ressécs dans cette iffaîre passagère; mais bientôt ces parties intéressées remplirent la France entière. Ce fut d'abord une querelle des jésuites tout - puisâans , et dea restes de Poet-
Roval écrasé.
Le prêtre de l'oratoire Quesnel , réfugié en Hollande , avait dédié un commentaire sur le nouveau Testament, au cardinal de Noaillcs, alors évoque de Ckâloiis-sur-Marnc. Cci évéque l'approuva,. et l'ouvrage cul le suffrage de ceux qui lisant ces sortes de livres.
Un nommé Le Tellier, jésuite , confesseur de Louis XIV, ennemi du cardinal de Naailles, voulut le mortifier en fesaut condamner à Rome ce livre qui lui était dédié , et dotit il fcsait uu- très-grand cas.
Ce jésuite, fils d'un procureur de Vire en Bosse- Normandie, avait dans l'osprit toutes les ressources de la profession de son père. Ce (.'était pas assez do commettre le cardinal de NoaiUcs avec le pape , ii voulut le faire disgracier paris roi son mailro. Pour réussir dans ce dessein, il Gt composer par ses émissaires des mandeinctis contre lui . qu'il fit signer par quatre évt-ques. Il miaula encore de* lettres au roi qu'il leur fit signer.
Ces manœuvres, qui auraient été punies dans tous les tribunaux , réussirent à la cour ; le roi s'aigrit contre le cardinal , madame de Mairtcnon l'abandon ua.
Ce fut une suite d'intrigues dont tout le monde voulut se mêler d'un bout du royaume à l'autre ; et plus la France était malheureuse alors dans uuo guerre funeste, plus les cspnU s'échauffaient p>ur une querelle de théologie.
Pendant ces mouvemcns.Lc Tellier fit demandée à Rome par Louis XIV lui-même la condamnation du livre de Quesnel , dont ce monarque n'avait jamais lu une page. Le Tellier et deux autres jésuites nommés Doucin et Lalloman', cxlraircnt cent trois propositions que lo pape Clément XI devait condamner; la