‹ Dictionnaire Philosophique (volume 4)Chapitre 132 sur 551 · CELTES · texte numérisé non relu

CELTES

Pai» ceux qni ont ett assez de loisir, de secourt et de courage pour rechercher l'origine des peuples, il y en a eu qui out cru trouver celle de nos Celtes , ou qui du moins ont voulu faire accroire qu'ils l'avaient rencontrée : cette illusion était le seul prix de leurs travaux immenses; il ne faut pas la leur envier.'

Du moins quand vous voulez connaître quelque chose des Huns (quoiqu'ils ne méritent guère d'être connus, puisqu'ils n'ont rendu aucun service au genre hamaiu), vous trouverez quelques faibles notices de ces barbares chez IcsChinois, ce peuple le plus ancien des nations connues, après les lidiens. Vous apprenez d'eux que les Huns allèrent dans certains temps, comme des loups affamés, ravager des pays regardés encore aujourd'hui comme des lieux d'exil et d'horreur. Cest une bien triste et bien misérable science. Il vaut mieux sans doute cultiver un art utile à Paris, à Lyon et à Bordeaux , que d'étudier sérieusement l'histoire des Huns et des ours; mais enfin on est aidé dans ces recherches par quelques archives de la Chine.

Pour les Celtes, point d'archives; on ne connaît pas plus leurs antiquités que celles des Samoîcdes et des terres australes.

Nous n'avons rien appris de nos ancêtres que par le peu de mots que Jules César, leur conquérant, a daigné en dire. U commence ses Commentaires par distinguer toutes les Gaules en Belges, Aquitaintcns et Celtes.

De là quelques fiers savans ont conclu que les Celtes étaient les Scythes, et dans ces Scythes-Celtes ils ont compris toute l'Europe. Mais pourquoi pas toute la terre? pourquoi s'arrêter en si beau chemin?

On n'a pas manqué de nous dire que Japhct , fils deNoé, vint au plus vile, au sortir de l'arche, peupler de Celtes toutes ces vastis contrées, qu'il gouverna merveilleusement bien. Mais des auteurs plus modestes rapportent l'origine de nos Celtes à la tour de Babel, a la confusion des langues, à Gomcr, dont jamais personne n'entendit pa.ler, jusqu'au temps très-récent où quelques occidentaux lurent le nom de Go mer dans une mauvaise traduction dos Septante.

Bochard dans sa Chronologie sacrée (quelle chro nologic!) prend un tour^fort diiTcrcnt; il fait de ces hordes innombrables de Celles une colouic égyptienne, conduite habilement et facilement des bords fertiles du Nil par Hercule dans les forêts et dans les marais de la Germanie , ou sans doute ces colons portèrent tous les arts, la langue égyptienne et les mystères d'fsis, sans qu'on ait pu jamais en retrouver I* moindre trace.

Ceux-là m'out paru avoir eucorc mieux rencontré , qui ont dit que les Celtes des montagnes du Dauphiné étaient appelés Coltiens, de leur roi Ooltius; les Bérichons, de leur roi Bétrich ; les Welches ou Gaulois de leur roi Wallus ; les Belges de Balgcn , qui veut dir\i hargneux.

Une origine encore plus belle , c'est celle des •

Celtes- Pannouicns, du root latin l'annus, drap; attendu , nous dit-on , «|U ils se vissaient de vieux morceau v de drap mai cousus, a»st» russuiablaru à l'habit d'Arlequin. Mais la meilleur*. origine est tan*. OOatredjl la tour de Label. ,

O braves M généreux compilateur*,, qui avcx.tant, toril sur des bordas de sauvages qui ue savaient ni. lire ni écrire, j admira voire laborieuse opruiairctiU Et vous, pauvres Celtes- \'v ekk.es, permette*- moi de vous dire aussi-Lien qu'aux liuiu., i,uc des gens qui non: pas eu La moindre tei...uro de* ans utiles ou agréaMcs, ne méritera pas plus no* recherches que le.* porcs ci les ânes qui ont Labilé leiu .

Un dit que vous «'liez •inlluopophagc.s mai* qui ue l a pas été.'

lin me parle de vos druides qui étaient de très- ■tVOJM pntres. Alloua donc à l'article Dmcjoes.

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