‹ Dictionnaire Philosophique (volume 4)Chapitre 135 sur 551 · CÉSAR · texte numérisé non relu

CÉSAR

Oit n'envisage point ici dans César le mari de Un» do fernraes et la femme do tant d'hommes; lo vainqueur de Pompée ot des Se i pions; Fécrivain satirique qui tourne Caloa on ridicule ; le voltor du trésor public qui se servit de fartent des Romains pour assertrir les Romains ; la triomphateur clément qui pardonnait aux vaincus; le savant qui réforma le calendrier, le tyran et le père de sa patrie , assassiné par ses amis et par sou bâtard. Ce n'est qu'en qualité de descendant des pauvres barbares, subjugués par lui, que ji considere eet bomoie «nique.

oa d'Espagne, on des bords du Rbin, ou du rivage d'Angleterre vers Calait, que vous ne trouviez; de bonites gens qui se vament d'avoir es César cbex eu*. Des bourgeois de Douvres sont persuadés que César a bâti leur château ; et dits bourgeois de Paris croient que le grand châtelet est un «le te* beaux ouvrages. Plus d'un seigneur de paroisse on France montre nne vieille toar qui lui sert de colombier, et dit que c'est César qui a pourvu au logement de ses pigeons. Chaque province dispute à sa voisine l'honneur d'être la première on date à qni César donna les ét rivières : c'est par ce chemin , non par cet autre, qu'il passa pour venir nous forger, et pour caresser no» feu» tu es

prêtes . et pour 1

nos* avions.

Les Indiens sent pins sage* : noue avens va quHU savent confusément qu'un grand brigand , nommé Alexandre, passa chez eut après d'autres brigands, et île ■'en- parlent presque ja:nais.

Un antiqunire italien, on passant il y * quelques ïnnéet par Vannes en Bretagne, fut to'Jt émerveillé d'enteudre les savansde Vannes «'enorgueillir du séjour de César dans leur ville. Vous ave/, sans doute, leur dit-il, quelques monumeus de oc grand homm;! Ou», répondit le plus notable; nous vous montrerons l'endroit où ce béros fit pondre tout le sénat de notre prnviuco au nombre de six cents. Des ignorans, qui trouvèrent dans le chenal de Kéraatrait une centaine de poutres en 1755 , avancèrent dans les journaux que c'étaient des restes d'un pont de César; mais je loin' ai prouvé, dans ma dissertation de 1756, que c'étaient les potences oh ce héros avait fait attacher notre parlement. Où sont les villes en Gaule qui puis sent en dire autant? Nous avons lo témoignage du grand César lui-même; il -lit dan* ses Commentaires, que m nous sommes iuconstaus , et que nous préférons la liberté à la servitude. » Il nous accuse (<i)

<•) V«jr. raxlkJe CEKTmiM du Diction o»ir« encyclopérfvrua. M D* Bdlu aaHieo lit», lit.

d'avofr été assez insolens pour prendre des otages des Romains â qnl nons en avions donné, et de n'avoir pas voulu les rendre à moins qu'on ne bous remit les nôtres. Il nous apprit à vivre.

If fit fort bien , répliqna le virtuose , son droit était incoutcstaMc. On le fui disputait pourtant ; car lorsqu'il eut vaincu les Suisses rmigrans, au nombre de trois cent sortante et huit .trille, et qu'il n'en resta plus que cent dis mille, vous savez qu'il eut nne conférence en Alsace avec Arioviste, roi germain ou allemand , et que cet Arioviste lui dit : Je v;ens piller • les Gaules , et je ne souffrirai pas qu'un autre que moi les pille. Après quoi rcs bons Germains, qui étaient venus pour dcH aster le pays , .dirent entre les mains de leurs sorcières deux chevaliers romains ambassadeurs de César; et ces sorcières aPaicnt les briller tt les sacrifier â leurs dieux , lorsque César vint les délivrer par une victoire. Avouons que le droit était égal des deux cotés; et Tacite a bien raison de donner tant d'éloges aux inœars des *netenx Allemands.

Cette conversation fit naître une di spute assez vive entre les savans de Vannes et l'antiquaire. Plusieurs Bretons ne concevaient pas quelle était la vertu des Romains d'avoir trompé toutes les nattons des Gaule* l'une après Fautrc, de s'être servi d'elles tour à tour pour leur propre ruine, d'en avoir massacré un quart, et d'avoir réduit les trois autres quarts en servitude.

Ah! rien n'est plus beau , répliqua l'antiquaire ; j'ai dans ma poche une médaille à fleur de coin, qui représente le triomphe de César an Capitole : c'est une des mieux conservées. Il montra sa médaille. Un Breton un peu brusque !a prit et la jeta dans la rivière. Que ne puis-je, dit-il , y noyer tous ceux qui se servent de leur puissance et de leur adresse pour opprimer les autres hommes? Rome autrefois 1 nous désui

tious massacra

us enchaîn:

Et

Home aujourd nui uijpose encore de plusieurs de nos bénéfices. Est-d possible que nous ayons éfé si long-temps et en tant de façons pays d'obédience?

Je n'ajouterai' qu un mot à la conversation de Pantiqnairc italien et do Breton; c'est que Perret cPAblancottrt , le traducteur des Commentaires de César , dans son épitre dédicatoire au grand Condé, lui dit ces propres mots : «Ne vous scmble-t-il pas, monseigneur, que vous lisi»z la vie d'un philosophe chrétien?» Quel philosophe chrétien que César! je m'étonne qu'on n'en ait pas ftit un saint. Les feseurs d'èpîtrcs dédicatoires disent de belles choses et fort

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