‹ Dictionnaire Philosophique (volume 4)Chapitre 160 sur 551 · CONSTANTIN · texte numérisé non relu

CONSTANTIN

SECTION PREM 1 1 RE

Du siècle de Constantin.

Pahmc les siècles qui suivirent celui d'Auguste vous avez raison de distinguer celui de Constantin. II est à jamais célèbre par les grands changement qu'il apporta sur la terre. Il commençait, il est vrai, à ramener la barbarie : non-seulement on ne retrouvait plus des Ciccron , des Horace et des Virgile ;

ais il n'y avait pas même de Lucaiu ni de Scnèquc ; nas un historien sage et exact : ou ne voit que des satires suspectes, ou des panégyriques encore plat Jasardés.

Les chrétiens commençaient alors à écrire l'histoire; mais ils n'avaieul pris ui Tite-Live, ni Thucydide pour modèles. Ces sectateurs de l'ancienne religion de l'empire n'écrivaient ni avec plusd'éloquence, ni avec plus de vérité. Les deux partis animés l'un contre l'autre n'examinaient pas bien scrupuleusement les calomnies dont ou chargeait leurs adversaires. De là vient que le même homme est regardé tantôt comme un Dieu, tantôt comme un monstre.

La décadence en toute chose , et dans les moindres arts mécaniques, comme dans l'éloquence el dans la vertu , arriva après Marc-Aurèle. 11 avait été le dernier empereur de cette secte atoique qui élevait l'homme au-dessus de lui-même en le rendant dur pour lui seul , el compatissant pour les autres. Ce ne fut plus depuis la mort de cet empereur, vraiment philosophe, que tyrannie tt confusion. Le<- soldats disposaient souvent de l'empire. Le sénat tomba dans un tel mépris, que du temps de Galicn il fut déftudu par une loi expresse aux sénateurs d'à Ht a la guerre. On vit à la fois trente chefs de parti prendre le litre d'fnjirTfiir, dans ironie provinces de l'empire. Les Barbares fondaient déjà de tous cotés au milieu du troisième siècle sur cet empire déchiré. Cependant il subsista par la seule discipline militaire qui l'avait fondé.

Pendant tons ces troubles, le christianisme s'établissait par degrés, surtout en Egypte, dans la Syrie,

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DiencwwAiftç;

et sdr les côtes de rAsie-Mineurc. L'empire romain tdinettait toutes sortes de religions , ainsi que toutes sortes de sectes philosophiques. On permettait ïc culte d'Osiris, on laissait même aux Juifs de grands privilèges, malgré leurs révoltes : maïs kj peuples s'élevèrent souvent dans les proviuces contre les chrétiens. Les magistrats les persécutaient, et on obtint même souvent contre eux des édïts émanés des empereurs. Il ne faut pas t'trc étonné de cette haine générale qu'on portait d'ahord au christianisme , tandis qu'on tolérait tant d'autres religions. Cest que ni les Égyptiens, ni les Juifs , ni les adorateurs de la déesse de Syrie, et de tant d'autres dieux étrangers, ne déclaraient nnc guerre ouverte aux d.eux de l'empire. Ils ne s'élevaient point contra la rdt^bn dominante; niais un des premiers devoirs des chretiebs était d'exterminer le culte reçu dans l'empire. Les piètres des dieux jetaient des cris quand ils voyaient diminuer les sacrifices çt les offrandes; le peuple, toujours fanatique et toujours emporté, se soulevait contre les chrétiens : cependant plusieurs empereur* les protégèrent. Adrien défendit expressément qu'on les per» scculàt. Marc-Aurclc ordonna qu'on ne les poursuivît point pour cause de religion. Caracalta, Héliogabalc, Alexandre, Philippe, Galicn leur laissèrent une liberté entière ; ils avaient an troisième sièete des églises publiques trcs-fi>qaentées et très-riches ; et seftr liberté fut si grande qu'ils tinrent eeuut concile* dans co siècle. Le chemin dos dignitéa étant fermé aux premiers chrétiens , qui étaient presque tous d'une condition obscure, ils se jetèrent dans lu commerce, et il y en eut qui amassèrent de grandes richesses. C'est la ressource de toutes les sociétés qui ne peuvent avoir des charges dans I état t c'est ainsi qu'en ont usé les calvinistes en- France, tous les nonconformistes en Angleterre, les catholiques cnHobhrado, les Arméniens en Perse, les Banians dans llnde, et les Jnifs dans toute la terre. Cependant à la lin la tolérance fut si grande, et les mœurs du t'ouvcrncmcol si douce, que les chrétiens fureot admis à tous les honneurs et à toutes les dignités, sis ne sacrifiaient point aux dieux do l'empire; on se s'embarrassait pas s'ils allaient air* temples ou s'ils les fuyaient; il y axait parmi les Romains une liberté absolue sur les exercices de leur religion ; personne es fut jamais forcé de les remplir. Les chrétiens jouissaient donc de la même liberté que les autres : il est si vrai qu'ils parvinrent aux honneurs, que Dioctétien et Galerius les en priveront en 3o3, dans li persécution dont nous parierons.

Il faut adorer la Providence dans toutes sos voies ; mais je me borne, selon vos ordres, a (histoire politique.

Manès, sons le règne de Probus, vers l'an 278, forma une religion nouvelle dans Alexandrie. Cette secte était composée des anciens principes des Persans, et de quelques dogmes du christianisme. Probus et son successeur Carus laissèrent en paix Manès et les chrétiens. ISumt'-ricn leur laissa une liberté entière. Dioctétien protégea les chrétiens, et toléra les manichéens pendant douze années ; mais en 396 il donna un édit contre les mauichéens, et les proscri-

.1 vit comme des ennemis de l'empire attachés aux Perses. Les chrétiens ne furent point compris dans tfeditt, ils demeurèrent tranquilles son Bioctéiicn , i «'firent une profession ouverte de feor religion dus

I tout l'empire, jwqu'ànx doux dernières années du

II règne de co prltrr e.

Pour achever 1 esquisse' du tableau que 'vous demande?., i) faut vous repréticotor fp»l était alors IVtn- ■! ntre romsm. Malgré toutes les secousses intérieures ! et étrangères, malgré te* in c «niions des Barbare», 11 1 comprenait tout ce que possède avjourd'hui le sultan | des Tares , excepté l'Arabie ; Unit ee que possède la i j maison d'Autriche on Allemagne , et toutes les pro- I { vraeesd'Ailemagne, jusqu'à i'rJbe; IllaJie, la France, l'Espagne, l'Angleterre , et kt sacrtié de l'Ecosse; toute l'Afrique jusqnasi désert de Danba, eUnéme les fies Canaries. Tant de pays étaient tenus sous le joug pslrcle*corps d'armées moins Mnshiérablceque l'AUe- | magne et la France n'en mettent aujourd'hui sur piod

Cette grande puis*ancu s affermie et s'angnimt*

mPmc dep lus César jusqu'à ThéodOse, autant par les lois, per la police et par les bienfaits, que par les armes et par la terreur. Cest encore un sujet d'élonnemcax, qu'aucun do ces peuples conquis n'ait pu, depuis qu'ils se gouvernent par eux-mêmes, ni construire des grands chemins, ni élever des amphilhéâV très et des bains publics, lois qae leurs vainqueur» leur en donnèrent. Des centrées qui sont aujourd'hui presque barbares et désertes, étaient peuplées et policées; telles furent PËpire, la Macédoine., là The» salie, Hliyrie, la Pannonie, surtout TAsie-AJiircure, et les côtes d'Afrique; mais aussi il s'en fallait beaur I coup que rAUeaiagne, la France et l'Angleterre 1 fussent ce qu'elles sont aujourd'hui. Ces trois étant sont ceux qui ont lu plus gagné à se gouverner par eux-mêmes; encore a-t-il £tllu près de douze si actes pour mettre ces royaumes dans l'état florissant on nous les voyons : mais il faut avouer que tout le reste I a beaucoup perdu à passer sous d'autres lois. Les ruines do l'Asie - Mineure at de la Grcoe , la dépopulation de l'Égypte et la barbarie de l'Afrique attestent aujourd'hui la grandeur romaine. Le grand nombre de villes florissantes <jui couvraient ces pays, est changé en villages meme m&lhtureux , et le terrain est devenu stérile sous les u~ins du* pcuple*abruus.

SECTION II

Caractère de Constantin.

Je ne parlerai point ici de la confusion qai agita 1 l'empire depuis l'abdication de DioclàUca. U y eut après sa mort six empereurs à la fois. Constantin triompha d'eux tous, changea la religion et l'empire, et fut l'auteur non-seulement de celte grauie révolution , mais de toutes celles qu'on a vues depuis can» l'Occident. Vous voudriez savoir quel était son caractère : demandante à Julien, à Zot.Lou?, à Soiomcne, à Victor; ils vous dirent qu'il agit d'abord en grand prince, ensuite en voleur public, et que la dernicxtpartic de sa vie fut d'un voluptueux , d'un efféminé et

d'un prodigue. Us le peindront toujours ambitions,

erucl et sanguinaire. Demandez - le à Eutèbe, à Grégoirr de Nazianzc, à Lactance; ils vous diront (jus c'était un homme parfait. Entre ces deux extrêmes il d j a que les faits avères <jui puissent vous faire trouver la vérité. Il avait un beiu- père, il l'obligea de se pendre; il avait un beau-f.ère, il le fit étrangler; il avait un neveu de douze a treize ans, il le fit égorger ; il avait un fils aîné, il lui ut couper la têle; il avait une femme, il la fil étouffer dans cr bain. Un vieil auteur gaulois dit qu'il aimnit à (aire maison nette.

Si vous ajoutez à toute* ces affaires domestiques, qu'ayant été sur les bord* du Rhin é la chasse de quelques hordes de Francs qui habitaient dans ces quarticrs-là , et ayant pris leurs rois, qui probablement étaient de la famille de no're PLaramond et de notre Clodion le Chevelu, il l»s exposa aux bétes pour son divertissement; vous pourrez inférer de tout cela, sans craindre de vous tromper, que ce n'était pas l'homme du monde le plus accommodant.

Examinons à présent les principaux dvercmens de son règne. Son père Constance CUIor** était au rond de l'Angleterre, où il avait pris pour quelques mois te titre d'empereur. Constantin étiit à Nicomédic, auprès de l'empereur Galère; il lui demanda la permission d'aller trouver son pire qui était malade; Galère n'en fit aucune difficulté : Constantin partit avec les relais de l'empire qu'on appelait Fcre.larii. On pourrait dire qu'il était aussi dangereux d'être cheval de poste que d'être de la famille de Constantin; car H fesait couper les jarrets à tous les chevaux après s'en être servi , de peur que Galère ne révoquât m permission, et ne le fit revenir à Nicomédie. D trouva son père mourant, et se fit reconnaitre empereur par le petit nombre do troupes romaines qui étaient alors en Angleterre.

Une élection d'un empereur romain, faite a York par ciuq ou six mille hommes, ne devait guère paraître légitime à Rome : il manquait au moins la formule du senatus populusijue romanus. Le sénat, le peuple et les gardes prétoriennes élurent d'un consentement unanime Maxcnce, fils du césar Maximilien Hercule, déjà césar lui-même, et frère de cette Fausta que Constantin avait épousée, et qu'il fit depuis étouffer. Ce Maxcnce est appelé tyran, usurpateur, par nos historiens, qui sont toujours pour les gens heureux. Il était le protecteur de la religion paieune contre Constantin , qui d.ja commençait i se déclarer pour les chrétiens. Paicn cl vaincu, il fallait bien qu'il fut un boum» abomi~ iblc.

Eusèbc nous dit que Constantin , en allant à Rome combattre Maxeuce, vit dans les nuées, aussi -bien que toute son armée, la gnnd? enseigne des empereurs nommée le Libarum , surmonté • d'un /' latin, ou d'un grand li grec, avec une croix en sautoir, et deux mots grecs qui signifiaient : Tu vaincras par ceci. Quelques auteurs prétendent que ce s'gnc lui apparut à Besançon, d'autres disent à Cologne, quelques-uns à Trêves, d'autres à Troycs. Il est étrange que le ciel se soit expliqué en grec dans tous ces pays-là. Il eût paru plus naturel aux faibles lumières des hommes que ce signe eût paru en Italie le jour de la bataille; ■mu alors il eût fallu que l'inscription eût été «n latin.

[i Un savant antiquaire nommé Loisel a réfuté cette antiquité; mais on l a traité de scélérat.

On pourrait cependant considérer que cette guerre n'était pas une guerre oc religion, que Constantin n'était pas un saint, qu'il est mort soupçonné d'être arien après avoir persécuté les orthodoxes ; et qu'ainsi on n'a pas un iutcrèt Lien évident à soutenir ce prodige.

Après sa victoire, le :é-at s'empressa d'adorer le vainqueur et de détester la .mémoire du vaincu. On se bàla de dépouiller l'arc de ttioniphe de Marc-Aurèlc pour orner celui de Consianiut j on lui dressa une statue d or, ce qu'on ne fesait que pour les dieux; il la reçut malgré le Ltib-irum , et reçut encore le titre de ijrami-pontije , qu'il garda toute sa vie. Sou premier soin, à ce que disent N?zaire et Zozime, fut d'exterminer toute la race du tyran et ses principaux amis; après quoi il assista lies -humainement aux spectacles et aux jeux publics.

Le vieux Dioclélicn était mourant alors dans sa retraite de Salonc. Constantin aurait pu ne se pas tant presser d'abattre ses images dans Rome; il eût pu se souvenir que cet empercu" oublié avait été le bienfaiteur de son père, et qu'il lui devait l'empire. Vainqueur de Maxcnce, il lui restait à se défaire de Liciuius son beau-frère, auguste comme lut ; et Licinius songeait à se défaire de Constantin, s'il pouvait. Cependant leurs querelles n'éclatant pas encore, Us donnèrent conjointement, en 3 1 3, à Milan le fameux édit de liberté de conscience, h Nous donnons, disent-ils, a tout la monde la liberté de suivra telle religion que chacun voudra , afin d'attirer la bénédiction du ciel sur nous et sur tous nos sujets; nous déclarons qua nous avons donné aux chrétiens la faculté libre et absolue d'observer leur religion; bien entendu que tous les autres auront la même liberté pour maintenir la tranquillité de notre règne. » On pourrait faire un livre sur un tel édit; mais je ne veux pas seulement y hasarder deux lignes.

Constantin n'était pas encore chrétien. Licinius, son collègue, ne l'était pas non puis, li y avait encore un empereur ou un tyran à exterminer; c'était un paien déterminé, nommé Maximin. licinius lo combattit avant de combattre Constantin. Le ciel lui fut encore plus favorable qu'à Constantin même; car celui-ci n'avait eu que l'apparition d'iu étendard, ot Licinius eut celle d'un ange. Cet ange lui apprit une prière avec laquelle il vaincrait sûrement le barbere Maximin. Licinius la mit par écrit, la Pt lédter trois fois a son armée , et remporta une victoire complète. Si ce Licinius, beau-frère de Constantin, «Tait régné heureusement, on n'aurait parlé que de son ange : mais Constantin l'ayant fait pendre , ayant égorgé son jeune fils, étant devenu maitre absolu de tout, on se parle que du Labarum de Constantin.

On croit qu'il fil mourir sou fils aîné Crispus, et sa femme Fausta, la même année qu'il assembla le concile de Nîcéc. Zozime et Sozomène prétendent que, les prêtres des dieux lui ayant dit qu'il n'y avait pas d'expiations pour de si grands crimes, il fit alors profession ouverte du christianisme, et démolit plusieurs temples dans l'orient. Il n est guère vraisca-

b'.CTlONNAlHr:

blal>lc que des pontifes païens eussent manque' uuc « belle occasion d'amener .1 eux leur grand pontife qui les abandonnait. Ccpeudant il n'est pas impossible qu'il s'en fût trouve quelques-uns de sévères, il y a partout des hommes difficiles. Ce qui est bien plus étrange, c'est que Constantin chrétien n'a fait aucune pénitence de ses parricides. Ce fut à Rome qu'il commit cette barbarie; et, depuis ce temps, le sr!]our de Rome lui devint odieux; il la quitta pour jamais, et alla fonder Constantiiioplc. Comment ose-t-il dire, dans un de ses rescrits, qu'il transporte le siège de l'empire à Constantiuople par ordre de Dieu même? n'est-ce pas se jouer impudemment de la Divinité et des hommes? Si Dieu lui avait donne quelque ordre, ne lui aurait-il pas donné celui de ne poiut assassiner •a femme et son fils?

Diocléticn avait déjà donné l'exemple de la translation do l'empire vers les côtes de l'Asie. Le faste, le despotisme et les mœurs asiatiques effarouchaient encore les Romains, tout corrompus et tout esclaves qu'ils étaient. Les empereurs u avaient osé se faire baiser les pieds dans Rome, et introduire une foule d'eunuques dans leurs palais; Diocléticu commença dansNicomédic, cl Constantin acheva, dans Constantinoplc, de mettre la cour romaine sur le pied de celles des Perses. Rome languit dès -lors dans la décadence. L'ancien esprit romain tomba avec elle. Ainsi Constantin fit à l'empk-e le plus grand mal qu'il pouvait lui faire.

De tous les empereurs, ce fut sans contredit le plus absolu. Auguste avait laissé âne image de liberté ; Tibère, Néron même, avaient ménagé le sénat et le peuple romain : Constantin ne ménagea personne. Il avait affermi d'abord sa puissance dans Rome, en cassant ces fiers prétoriens , qui se croyaient les maîtres des empereurs. Il sépara cniièrcmcnt la robe et Tépéc. Les dépositaires des lois, écrasés alors par le militaire, ne furent plus que des jurisconsultes esclaves. Les provinces de l'empire furent gouvernées sur un plan nouveau.

La grande vue de Constantin était d'être le maître en tout ; il le fut dans l'église comme dans l'état. On le voit convoquer et ouvrir le concile de Nicée, entrer au milieu des Pères tout couvert de pierreries , le diadème sur la tête, prendre la première place, exiler indifféremment , tantôt Arius, tantôt Athanasc. Il te mettait à la tête du christianisme 3ans être chrétien : car c'était ne pas l'être dans ce temps -là que de n'être pas baptisé ; il n'était que catéchumène. L'usage même d'attendre les approches de la mort pour se faire plonger dans l'eau de régénération , commençait à s'abolir pour les particuliers. Si Constantin, en différant sou baptême jusqu'à la mort, crut pouvoir tout faire impunément dans l'espérance d'une expiation entière, il était triste pour le genre humain qu'une telle opinion eût été nisc dans la téte d'un homme tout-puissant.

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