DE DIODORE DE SICILE ET D'HÉRODOTE
Il est juste de commencer par Hérodote, comme le plus ancien.
Quand Henri Etienne intitula s* comique rap- •odic : Apologie d'UrrodoW. on sait assez que son dessein n'était pas de justifier les contes do ce père de l'histoire ; il ne voulait que se moquer de nous, et faire voir que les turpitudes de son temps étaient pires que celles des Egyptiens et des Perses. Il usa de la liberté que se donnait tout protestant contre ceux de l'église catholique, apostolique et romaine. Il leur reproche aigrement leurs débauches, leur avarice , leurs crimes expiés à prix d'argent , leurs indulgences publiquement vendues dans les cabarets, les fausses reliques supposées par leurs moines; il les appelle W.jifi. Il ose dire que, si les Egyptiens adoraient , à ce qu'on dit , des chats et des ognons, les catholiques adoraient des os de morts. It ose les appeler dans son discours préliminaire lltéophugr<, et même théokl><e (■<). Nous avons quatorze éditions de ce livre; car nous aimons les injures quon nous dit en commun, autant que nous regimbons contre celles qui s'adressent à uos perronnes en noire propre et privé nom.
Henri Etienne ne se servit donc d'Hérodote que pour nous rendre exécrables et ridicule*. Nous avons un dessein tout contraire; nous prétendons montrer que les histoires modernes de nos bons tuteurs , depuis Guicbardin, sont en généra! aussi sages, aussivraies que celles de Diodore et d Héiodotc «>nt folle» et fabuleuses.
i". Que veut dire le père de l'histoire dès le commencement de son ouvrage : « Les historiens perses rapportent que les Phéniciens furent les auteurs de toutes les guerres. De la mer Rouge ils entrèrent dans la nôtre, etc. » Il semblerait que les Phéniciens se fussent embarqués au golfe de Suez; qu'arrivés au détroit de Babel-Mandcl , ils eussent côtoyé I Ethiopie, passé la ligne, doublé le cap des Tempêtes, ap- •pelé depuis le cap de B.wte-i.,, lunct. remonté au loin entre l'Afrique et l'Amérique, qui e:t le seul chemin, repasse la ligne, entré de l'Océan dans la Méditerranée par les colonnes d Hercule , -e qui aurait été un voyage de plus de quatre mille de nos grandes lieues marines, dans un temps ou la navigation était dans son enfance.
a-. La première chose que font les Phéniciens, c'est d aller vers Argos enlever la fille ùu roi Inachus, après quoi les Grecs à leur tour vont enlever Europe, fille du roi de Tyr.
3". Immédiatement après, vient Canda:ils, roi de Lydie, qui rencontrant nu de ses soldats aux gardes, nommé Gygès, lui dit : Il faut que je te. ■aoutre ma femme toute nue; il n'y manque pas. La reine l'ayant su, dit au soldat, comme de raison : Il tant que ta
(a) Th otars tig -ifie o«i rend Die» i la u\U, ek. . . Dieu : et reproche affreux, cet If injure avilissante n'a pas CpprmLtnt efllayé le commun d a catholique»; preuve évidente que le* livre», n'étant ,»iui lu» par le peuple, n'ont point d u>fluence »ur le peuple.
meure*, ou que tu assassines mon mari et que laf règnes arec moi; ce qui fui tiit saus difficulté.
4*. Suit lhisloirc d'Orion , porté par un marsouin sur la mer, «lu fond de la Calabre jusqu'au cap de Matapan, ce qui fait un voyage assez extraordioair: d'environ cent lieues.
5*. De conlc en conte (et'qtii n'aime pas les contes?) on arrive à l'oracle iufailliblc de Delphes, qui tantôt devine que Crésus Col cuire uu quartier d agneau al une tortue dan* une tourtière de cuivre, et tantôt lui prédit qu'il sera de tronc par un luulct.
G', l'ariui les inconcevables fadaises dont toute 1 histoire ancieuue regorge, en est-il beaucoup qui approchent de la famine qui tourmenta pendant vingt hait ans les Lydiens? Ce peuple qu'Hérodote nous peint plus riclie eu or que les Péruviens, au lieu d'acheter des vivres che* I étranger, ne trouva dautre secret que celui de jouer aux darnes, de deux jours l'un sans manger, pendant vingt huit années de suite.
7». Connaissez-vous rien de plus merveilleux que I histoire de Cyrus ? Son grand-père le Mède Astyagc, qui , comme vous voyez, avait un nom grec , réve une fois que sa fille Mandanc (autre nom grec) inonde toute lAsic en pissant ; une autre fois, que de sa matrice il sort une vigne dont toute l'Asie mange les raisins. El là-dessus, le bon- homme Astyagc ordonne à Uarpage, autre grec, de faire tuer sou pelit-fds Cyrus; car il n'y a certainement point de grand -père qui n'égorge toute sa race après de tels rêves. Uarpage n'obéit point. Le bon Astyagc, qui était prudent et juste, fait mettre en capilotade le Cls d'Harpage, et le fait manger a ton père, selon l'usage des anciens héros. /
8«. Hérodote, nou moins bon naturaliste qu'historien exact, ne mauque pas de vous dire que la terre à froment, devers Babylone, rapporte trois ccuts pour un. Je connais un pelit pays qui rapporte trois pour un. J'ai envie d'aller me transporter dans le • Diarberk quand les Turcs en seront chassés par Catherino II, qui a de très-beaux blés aussi, mais non pas trois cents pour un.
9a. Ce qui m'a toujours semblé très- honnête et trcs-édifianl chez Hérodote, c'est la belle coutume religieuse établie dans ttabylone, et dont nous avons parlé, que toutes les femmes mariées allassent se prostituer dans le temple de Milita pour de l'argent au premier étranger qui se présentait. On comptait deux millions d habitans dans celle ville. Il devait y avoir de la presse aux dévotions. Celte loi est surtout très-vraisemblable chez les orientaux , qui ont toujours renfermé les dames, et qui , plus de dix siècles avant Hérodote, imaginèrent de faire des eunuques qui leur répondissent de la chasteté de leurs femmes (t). Je m'arrête; si quelqu'un veut suivra l'ordre de ces numéros, il sera bientôt à cent.
Tout ce que dit Diodore de Sicile, sept siècles Hérodote , est de la même force d»ns tout ce
(h) Remarquez qu'Hérodote vir»it du temps de XrrrH. torique Bal» j loue était dans »» plut grande tptrmlevr : le* tîntes ignoraient la Utigne cbaldéenne. Quelque imrrprrle «e moqfca 4e loi, cmi HéroJot* m moqua des (Jruct. Lorsque, b» Muaicns leur plus
qui regarde les antiquités et la physique. L'abbé Terrasson nous disait : Je traduis le texte de Diodore dans tonte sa turpitude. Il nmix en lisait quelquefois des morceaux chez M. de La Fayc ; et , quand on riait, il disait : Vous verrez bien autre chose. Il était tout le contraire de Dacier.
Le plus beau morceau de Diodore est la charmante description de l'île Pancaie, F/nu l/oiat tr.Hu< . célébrée par Virgile. Ce sont des alita-» d'arbres odoriférans, à perte de vue; de la inyrrlic et de l'encens pour en fournir au monde entier sans s'épuiser; des fontaines qui forment une inliiiite de canaux tardés de fleurs ; des oiseaux ai. leurs hiconnus , qui chante* sous d'éternels ombrages; un temple de marbre de quatre mille pieds de longueur, orné de colonnes et de statues colossales , etc. , etc.
Cela fait souvenir du duc do La Fertc, qui, pour flatter le goût de 1 -ibbé Servien , lui disait un jour : Ah! si vous aviez, vu "non fils, qu« est mort à l'ilge de quinze ans! quels yeux! quelle fraiebeur de teint! quelle taille admirable! l'Anlinonsdu Belvédère n'était auprès de lui qu'un magot de la Chine. Et puis quelle douceur de mœurs! faut-îl'qne ce qu il y a jamais eu de plus beau m'ait été eidevé! L'abbé Servien s'attendrit ; le duc de La Ferlé , s'échaufiant par ses propres paroles, s'attendrit aussi. Tous deux eufin se mirent à pleurer; après quoi il avoua qu'il n'avait jamais eu de fils.
Un certaiu abbé Bazin avait relevé avec sa discrétion ordinaire un autre conlc de Diodore. Célait à propos du roi d'Egypte Sésostris, qui probablement n'a pas plus existé que l'île Pancaie. Le père de Sésostris, qu'on ne nomme point , imagina , le jour que son fils naquit, de lui faire conquérir loutc la terre dès qu'il serait majeur. Ccst un beau projet. Pour cet effel, il fit élever auprès de Ini tons les garçons qui étaient nés le môme jour en Egypte ; et , ponr en faire» des conquérais , on no leur donnait à déjeuner qu'après leur avoir fait courir cent qttarre- vingts stades, qui font environ huit de nos graidcs lieues.
Quand Sésostris fut majeur, il partît avec ses coureurs pour aller conquérir le moiHc. Ils étaient encore au nombre de dix sept cents ; et probablement la moitié était morte, selon le train ordinaire de la nature, et surtout de la nature le J'Egynlc, qui de tout temps fut désolée par une pe.s'e destructive, au moins une fois en dix ans.
11 fallait donc qu'il filt né trois mille quatre cents garçons en Egypte le même jour que Sésostris. Et, comme la nature produit presque autant de fdlcs que de garçons, il naquit ce jour- la environ six mille personnes au moins; mais on accouche tous les jours, et six mille naissauecs par jour produisent au bout de l'année deux millions cent quatre-vingt-dix mille enfans. Si vous les multipliez par trente -quatre , selon la règle de Rcrscboum, vous aurez et Egypte plus de soixante et quatorze millions d'babitans , dan»
i îct. h:i
bien pu faire accroire h un étranger qne les puinW-it* < la ville Tenaient ce prœtiiuer aux matelot* qui menaient de l'Inde pour le* tvcompeinrr de leurs peines. U plus plaisant de tout ceci, c'en que des pédant welcli s ont trouvé la coutun* de Babylone lri»-rr«i»emb table et trè»-bouoéie.
m Dicno
«m pays qui n'est pat si grand que l'Espagne ou que le
Tout cela parut énorme à l'abbé Bazin, qui avait an peu vu le monde, et qui savait comme il va.
Mais un Larchcr, qui n'était jamais sorti du collège Mazarin , prit violemment le parti «le Sésastris et «ic ses coureurs. Il prétendit qu Hérodote, en parlant aux Grues, ne comptait poiut par stades de la Grèce, et que les héros de Sésostris ne couraient que quatre grandes lieues pour avoir à déjeuner. Il accabla ce pauvre abbé Bazin d'injures telles que jamais savant en a\ ou en o n'en avait pas encore dites. 11 ne s'en tint pas même aux dix-sept cents petits garçons; il alla jusqu'à prouver par lus prophètes, que 1rs femmes , les filles, les nièces des rois de Babylone , loulcs les femmes «les satrapes et des mages alliiicnt par dévotion coucher dans lus allées du temple de Babylonc pour de l'argent, av« o tous les ebamcliers et tous les muletiers do l'Asie. 11 t-tfila de mauvais chrétien, du damné et d'ennemi de l'état, quiconque osait ué tendre l'honneur des dames de Babylone.
Il prit aussi le parti des boucs qui avaient communément les laveurs des jeunes Egyptiennes. Sa grande raison, disait-il, c'est qu'il était allié par les femmes à un parent de ','évéque de IWcaux, Bossuet, auteur d'un discours éloquent sur l'Histoire non-universcllc; mais ce n'es; phi une rai.sou péremploirc.
Gardea-vous des contes bleus en tout genre.
Diodoro de Sicile fut le plus grsum compilateur da •es contes. Ce Sicilien n'avait pas un esprit de la trempe dé son compatriote Arcbimèdc, qui chercha et trouva tant de vérités mathématiques.
Diodoro examine sérieusement 1 histoire des Araa- «oneset de leur reine M inné; l'histoire des Gorgones qui combattirent contre les Amazones; celle des Titans, celle de tous les dieux. 11 approfondit I histoire de Priape et d'Hermaphrodite. On ne peut donner plus de détails sur Hercule : ce héros parcourt tout l'hémisphère, tantôt à pied cl tout seul comme un pèlerin, tantôt comme un général t le tCle d'une grande av >•• \\'ïom scs travaux y sont fidclcmcut diseurés; unis ec n'est rien en comparaison de rbistolr-. des dieux de Crète.
Diodorc justifie Jupiter du reproche que d'aitins graves historiens lui eut fait d'avoir déirôut cl mutilé son père. On voit comment ce Jupiter alla combattre des géaus, les uns dans- son ile, ics autres en Pbryf|ie, et ensuite en Macédcinc et ni Italie.
Aucun des enfaus qu'il eut do sa saur Junon et tU scs favorites n'est omis.
On voit ensuite comment il devînt dieu , et dieu suprême.
C'est ainîi que toutes lés histoires anciennes ont été écrite1;. Ce qu'il y a de plus fort, c'est qu'elles étaient sacrées; et, en effet, si elles n'avaient pas été sacrées, elles n'auraient jamais été lues.
Il n'est pas mal d'observer que, quoiqu'elles fussent •acréesy elle* étaient toutes diflcrculcs ; cl de province en province, d'île en île, chacune avait une histoire des dieu» , des demi-dieux «l de héros, contradictoire avec celle de ses voisins. Mais aussi ,ce
iNNAÏRE
qu'il faut bien obaeTver , c'est que les peuples ne m
battirent jamais ponr cette mythologie.
L'histoire honnête deThucydidc, et qui a quelque! tueurs de vérité, commence à Xerxcs • mais, avant cette époque, que de temps perdu !
DiaECTEUX.
Cb n'est ni d'un directeur de finances , ni d'nn directeur d'hôpitaux, ni d'un directeur des btUimcns du roi , etc. , etc. , que je prétends parler , mais d'nn directeur de conscience; car eslui-là dirige tous les autres, il est le précepteur Ju genre humain. 11 sait et enseigne ce qu'on doit faire et ce qu'on doit omettrdans tous les cas possibles.
11 est clair qu'il serait utile que dans toutes les cours il y eût un homme tnmseiencinT que le monarque consultât en secret dans plus d'une occasion, et qu'il lui dît hardiment : Aon Itcel. Louîs-lc-Juste n'aurait pas commencé son triste et malheureux règne par assassiner son prem'cr ministre et par empoisonner sa mère. Que de guerres aussi fun "stes qu'injustes de bons directeurs nous auraient épargnées1 que de cruau'ès ils aura ont prévenues !
Mais souvent on croit consulter un agneau, cl on consulte un renard. Tartufe était le directeur d'Orgon. Je voudrais bien savoir quel fut le directeur de conscience qui conseilla la Saint Bartbélcmi.
Il n'est pas plus parlé île directeurs quedo eoiifcs» «ors dans l'Evangile. Chex les peuples que sotte courtoisie ordinaire nomme /.««.<. nous ne voyons pas mie St ipion , Fabriciws, Catwn, Titus , Trajan, les Antonins, cessent des directeurs. Il est bon d'avoir un ami scrupuleux qui vous rappelle à vos devoirs; mais votre conscience doit être le chef ds votre conseil.
Un huguenot Ait bien étonné quand une dame catholique lut apprit qu'elle avait un confesseur pour l'absoudre de scs péchés, et un directeur ponr l'empêcher d'eu commettre. Comment votre vaisseau, loi dit-il, madame, a^t-il pn faire eau si souvent ayant deux si bons pilotes?
Les doctes observent qu'il n'appartient pas «tout le monde d'avoir un directeur. 11 eu est de cette charge dans une maison comme de celle d'écuyer ; cela n'appartient qu'aux grandes dames. L'abbé Gobclin, homme processif et avide, nu dirigent que madame de Maintenon. Les directeurs à la ville servent souvent quatre ou o:nq dévotes à la fois; ils les brouillent tantôt avec leurs maris , tantôt aveo leurs amans , et remplissent quelquefois les places' vacantes.
Pourquoi les femmes ont-elles des directeur», et les hommes n'en ont-ils point? c'est par la raison qne madame de ' a Vallière se fit ormélitc quand elfe fut quittée par Louis XIV, et que M. de Turennc, étant trahi par madame de Coetqucn ne se fil pas moine.
Saint Jérôme et Rufin , son antagoniste , étaient grands directeurs de femmes et Je filles; ils ne troivcrvnt pas un sénateur romain, pas un tribun militaire a gouverner, il (ait à ces gens-là du Aevoto (oui» ne» sexn. Les Sommes ont pour oui trop de barbe au menton', et souvent trop de torce dans Pcsprit. Boi-
leau a fait dans la satire des femmes (rers 586 et sur »«ns), le portrait d'un directeur.
Nul n'en ii Uùn atugpi qu'un directeur de feouna».
Quelque légtt degoùt vieu» U le U» vaille* ,
Une froide vapcor le bii-clk bailler, , ...
Va escadron coilié d abord court, a aon «uie :
L'une .-ImiuX' itii UuiiJIon, I aul/e «Affrète nu reinedc;
CLn lui sirops cxqutv, ratafia* \«Mcs,
Conliiur^s surtout t oient deiQiu oluis,«tc.
Ces vers sont bon» peur Brossettc. Il y aveit, ce
me semble, quoique chose de mieux à nous dire.
On a toujours disputé, et sur tous les sujets. Mundum tni li lit li^i>it'ii't'i:ti c«ri:m. Il y a eu de violentes querelles pour savoir si le tout est plus grand que sa partie; si un corps peut être en plusieurs endroits à la fois ; si la matière est toujours in\peactrable ; si la blancheur de la, aoige peut subsister sans neige; si la douceur du sucre peut se faire sentir sans sucre ; si on peut penser sans tetc.
Je ne fais aucun doute que, dès qu'un janséniste aura fait un livre pour démontrer que deux et un sont trois, il ne se trouve un luolîuisle qui démontre quo deux et un font cinq.
Nous avons cru instruire le lecteur et jui plaire en mettant sous ses yeux cette pièce de vers sur les disputes. Elle est fort connue de tous les gens de goAt de Paris; mais elle ne l'est point des savans qui disputent encore sur la prédestination gratuite , et sur la grâce concomitante , et sur la question ù la mer a produit les montagnes.
Lisci les vers suivans sur les disputes, voil comme on en fesait dans le bon temps.
Discours en wrs sur le* disputes.
Vingt «tes, vingt av»; nouvel an, i Autre vilie. îiutiv» tuteurs ; tout < Examine pc.ur loi c ijitt u>U vuirio pente ; Le plus Leuti droit de l'I omme e»l retle indépendance. Mai» ne dispute point ; Itw dessein» éteraelt, Gsclic* au «ein de rien , «nul trop loin de? mortel» ; le feu qoe nous ««von. d'une façon venait* , ft'àftie- nomme «on*, ne vatii pas le*M aW peine. 1* inonde e<t pK.m d'erreurs. . rn.ii* ce L je conclu* Que pr rlier la laiton n'est cju une erreur île plu».
En pat coûtant au loin la plaavu: uùupu» somme», Que vi rnnu nous? l e* :orr» et les Iravït* d«» luiijnr» Ici ce»» un synode, et 'à c es. un divan ; Non» verrons !e mufti , le derviche', l'iman , Le berne, le lui», le taUroin. le pope ; Les aatique* rabbins, et la» .ibbca d l.urope. Ko'* inouïes, nos prclal», nos docteurs a,:tcjj«»i Ltrt-vou» .;is( ulfdii, niri ami».' Vojafgei.
Qu'un je ne ambitieux ail r.»v>^-l*leirç,; Qu 'nu r. s;;ird de Venu* >il allumé l i g lerre; Qu'i Paris, au pilai», l'ionnùlc ciloven Plaide pendant vin^t ans pour n» mur mhvry ;n ; Qu'a» tûtsd d'un diociseunvkusprtft*«a>lnieae, Qumd un aidé de cour i nîève un b/»qtitioc,j Et que «tans le pmicne un poûo euvjm,x Ait eu balUnt des m.iins un feu noir dau» le» veux; Tel e»l le ereur Inimain : nui» l'ar.lcitr insensée D aM»si vie ses vwaiine a sa pi ©pec pen#ee , CoaroetU la «nrevoir? tonrynoi.t>a/ qucl-n»f J«j» ïeui tu que lou esprit toit la teglc «u.uùeMÎ
J« kaia «irtout.je Ut. tout ecn»ur .«oauauoda*,
Ton» ce* detni-favana-awuvtn^ par la mode , Ces gens qui . plein» de feu , peut «tre plein» d' Souticndn.nl eunlre uni* ce rine von» aurer. d't ; Uo peu musicien» , phuWipbe» , poattv», Et gronds liomibes d etul loi ma» |i..r I»» Roxatle»; Sac! aatitosst, hsan» Iwl . proaapu h pat ht Ai, Et qui contrediraient Voiture »ur le got)t , Moulesquieii ht le» loia, de Cn.'glic »nr U^Uecre^ Ou la jeune d'I gujoutaur le talent do. yiaire.
Voye*-ltS s einyorter »ur I4» wuiiidn
San* cc>»e rxutiqtiant » iu» nepumire |ac a Je ne cdt 1 -ùa .|w nu ^cia d'utf cuitrum
n Je *en»..,. le M-uUa«U ua oot»alta 1 a Et le roi serait là.... je vrcrui» L |e lèu.... Mev,,en„. I. verilansiae aj.w feia a>>>»av. u Doit il uuua imptfiter de ptaiaoou dn itnphkr ?.. a
Ces! bien >!it ; injis puiirquoi cette raideur uuf(ère ? Héla»! e'e^t pour juger uc <JU'-^|u a nuur .mx air», Ou des drux I,c>iniiii<:t> Itviiicl Lil mieux des vci».
Auriez tou»|>ai iwMtd cnmifi tcit mtmùetu d \ul*>fri, Qu'une irJcur tic «liapiuw «valait aïa4U. L'auiMl^ Contiez-mu» mi cooiVat de vvire riifintaut, Il savait nii>ux que voua, 1 Voua aeul eu auciea eu toute |a 1 N'importe , il vou» citait dua ieVrea de J't Et llkueliw préecat Uaïaatf-cveoaM* Ou GiUkm tktmdue, wi IuImi ewpgcfA D'aill ur» I oiuiiie ila«f tu. A t^prù «t Je méritai Mai» >nn meillcu/ ami nsdaaUait aa visite. L'un, liieuti'4 reitiué d'une vaisar cLameur, Cardait en I ccoulafut iU» sWaitct) d l iuneur. J'en ai vu dau» le feu d un • disp<Ue aigrie, Prêt» a l'injuri' r, le quitter de furie; Et rcj( tiutt U porte a «on double batutU, Ouvrit à leui colère un e!.«r»|» libr ■ eu toruot. Ses neveux qu'à ta tuile attachait l'espérance, Avaient vu dvi oi»|#c Muta 4< ¥r eue 4dm». an ce. Un voitin^niiini alloue, eu J eutbratoaat un toir, Iaii dit : Mon méuccju J*s dùtsnd de vuua voir. Et pumi cent venu» cUUi unique uihicaae Dan» un triste nLautlou rvduiait sa vieilli Au sorlir d'un sermon la Devra le saisit , Las d'avoir l'-coule sajm) avoir 1
Kt tout pri-s d expirer, «aidaul son < Il f^td^u le, (>riuc et !e, notaire.
Que la Uivté divine, nrbvrrr de son sort, Eui donne le icpo» que non» rendit «a mort. Si du moins i »'ir»l tu devant er rrond arbitre!
Lu jeune laeholier, mVtttùl docteur en thre. Doit, »ni» ml une aîhel e . en tel jour, en tel lieu , Répondre 4 tout venant »ur l'essence de Dieu. Vcnex-y, venez voir comme sur un thoilfe, Une dUpnte en règle , un el oe opioi ure, L'entbvmfeme neriv, le» dilemme» pi\-s»ans, Poi-nard» a .loulile lame, et fr»pp>.nt en deux senti Et le !T..nd syllogisme en (orme r pubère, El le sop!its:ue vain de sa (misse lunirV ; De» moine» érliaufTs , vrai ildnti de» ikxieur» . Le pauvres Ililiernois complaisai» dUjuHoor» , Qui, fujant leur pay» pour le» soinle* prriuicsaea Vin mm vi^rei l'aria d argiimen» et d'- ineaaea ; l'.t l linniit't^ pulùk qui, i>.ii.>£ ùcouuuu bien. A l i »iiitiq,riu«M> de u s coivpsv Oie rien. Voila donejMa.Wcuw uu Qu ptvnd cUft» W CÇoIeaJ
Mais tout le» nr-;ui!-fiis «ont -il» Linx ou itvvoltv? focnle dis|>ut -it ;tie data le» festin*. Et tout nu .;nvlfn« fuii «r^niiK nt.il aux baiua.
a) <'ui , y- l'ai connu ; il était précisant tel que le depei.n IL de Rul! iere, »uUur de celle v'pitie. Ce lut sa rage de di»u-j- : le» plu» petius cbuses^qui lui ut vaay
DICTIONINAIRE
Atait-ce dam an sage un* Jolie manie .'
La contrariété dit aattir le génie
La veine d'au caillou reeelle un feu qui dort ;
Ima ■« de ce* gen* , froid» au premier abord ,
Et qui dan* la dispute, a chaque repartie.
Sont pteiiia d'uua chaleur qu'au n'avait point «eotia.
Cest un bien , j'y consens. Quant au mal , le voici. Plu» on a disputé, moins on s'est éclairai. On nr redresse point l*c*pa il faux ni l'cril louche. Ce mol j'ai tort, ce mot nous déchire la bouche.
Cliacuu dan» «on avis demeure comme avant. Caat mêler arulrmenl aux opiuiom. vaine» Le tumulte in»en»c des passion* humaines. Le vrai peut quelquefois n'Are point de taiaoo ; Et c'est uu tria- grand tort que d'avoir trop i
Aulxefm» la Junir* rt U t'étilé nue* ; les premier» humain* fore t I
I en sreurs : mais an sait que depuis L'une a fui dm» le ciel et I sutr dans un puits. La vaine oinnion règne sur tous 1rs âge» ; Sou temple est dans les airs porté snr le» nuages; Une foule de dieux, de démo.*, de lutins. Sont au pied de sou trône; et. leomt dans leur» mai** Mille riens enfantés par un pouvoir magique, bon* le* montrait de loin tous des verres d'optiqur. Autour d'eux, no» rertn», ikm bieus, nos maux divers. En boules <le aavou aoi't épan daos les lira; Et le souffle des venu y promène sans c-itee De climat» en climat» le t mple et la dense. Elle fuit et r. vient. Elle place uu mortel Hiet «ir uu bnclier, demain sur un autel. La j une Ant'u.oi» eut autrefois de» prêtres. Hou» rion» maintenant de» moeur» de ao* i Et qui rit de nos mœiir» ne lait que prévenir Ce q'i'er» doivent pen*>*r les <Wn A venir. .Une U anté' frappante et dont réélut étonne, Lea Français la peindront sou» les trait» da ! Sans croire qii'auUefois un petit front serra, On front .1 cl evenx d'or fut toujou» adoré. Ainsi . I opinion changeante et vagabonde Soumet la beauté même, autre reine du monde; Ainsi . dan* l'uni ver» ses magique* effet» De» grand» événcmeir» août le» ri motU » -erett. Comment donc • »pi.rr qu'un jour aux pied» d'un Mge ■tous 1a voyions tomber du liant de «on image, Et qu • '.a vérili, *e montrant aussitôt , Vienne au I or J de mii puit» voir ce qu'o«i fait en haut /
Il e»! pour le» s ivmi» et pour les »»«e» même TJne autre illusion : et esprit de système Qui Mlk en rêvant de» mou 'e» enchanléa, El fonde mille eneurs sur quelque- vérité*. C'est par lui ipi'i-gnn » apte» de vaines ombres L"ii vculeur du catcul cl eiclia l.i u dan* le* i L'i'i» eur du mécanisme ailai-|:a follement La liberté de l'bnmme mis. In!» Ju mouvement. L'un il'nn soleil iHi inl seul composer la tene; La !• tre, dit un outre , est • u Blnl* de verre (k). De |j ces duTcR u I» souu-nu» a grand» cri», Et sur un la* poudreux d'inutile» • cr il» La dispute s'asaied di n» l'asile du iige,
La contrariété :irni »ouvcnt au lingnge; Un peut s'enlciidre moins, formtiil un même «on Que si l'un parlait braque, et loutre bas-bntoo. Ceal li, qui le croirait? un Déni rudout.il.lt, Et la pale famine , et la pote effroyable M'égalent poiul les maux et lit troulil ■» divers Que les muleiiti ndu» «entent dm» I um/er».
Pi indrai-je des dévot* le» diicordes funestes, Les aaiiils emjiotlemrii» de c« » ânni r/fesVa,
(«•)C e»tuu«desrcveri.»de M. da
1> fanatisme m meurtre excitant le» humains,
De» poison» , des poignard» , de» flambeaux dai Ko» village* déserts, nos ville» embrasées, sous nos \o\ ers. ai trou» noi mrrrs errasses , Dans no» temple» sangla s abandonnés du ciel, Le» minutie» rivaux égorges sur l'autel : Tous les crime* unis, meurtre . inceste, pillage, Le» fureurs du plaisir se mêlant au carnage ; Sur des corps expirans, d i. fime» ras lueur», Dans leurs rrribrassrmen» rreonnaiaunt leurs sortirs ; L'étranger dévorant le sein de ma pairie, Et sou» la piété déguisant sa furie ; Les père» conduisant leurs eufans aux bourreaux, Et ks vaincus toujours tramés aux échafaud» ?.... Dieu puissant ! permellex que ce* trnip» déplorai Je* , L'n jeur par no» neveux soient mis au rang des fable*.
Mais je voi» » avancer uu adieux dwpuleur; Son air d humilité couvre n.al sa hauteur; F.l son austérité , pleine de l'évangile , Pal ait offrir à Dieu le venin qu'il distille, u Monsieur, tout ceci cache un dan^vreux poison ; •■ Pcnounc, selon vous, n'a ui tort ni raison; <> l.l tui la vérité u 'avant point de mesure. • Il faut su.vre pour loi l'instinct de la natale :•>
- - Monsieur, je n'ai pas dit un mot de tout cela...
— « Oh ! quoique sou» aseï d.guisé ee sens li,
ss En vous int rprélant la cl.cse devient claire.... »
— Miii» en terme» prrcn j'ai dil tout le contraire. Cherchons! a vérité, n.ri» d'un commun accord ; Qui discuta a raison , et qui dispute a tort.
VoiLV ce que j ai dit; el d ni 1 lus qu'à I* guerre, A la ville, à lu cour, souvent il util se uirr....
— ■ Mon cher n.opsieut. ceci cache toujours deux «en* « Je distingue.-. « — Monsieur, distinguez, j'y cnoxcM J'ai dil n'ou sentiment , je vous laisse les votre»,
fcn demanda'il tiour moi re que ] 'oc-corde aux a litre»..* — « Mou fil» , doux vou» avou» do fendu de peuser ; « Et, pour vou» couvei tir, j cour» vou» dénoncer, a
Heurcuil & trop lieureus qui loin de» fanatique» , De» censeurs importun*, et de» jalouv critique», En paix sur l'Hélieon pouiTail cueillir dm fleurs! Tels on voit dam le» rliamp» de s-gea laboureur», t leshleasure»,
le miel 4 1