‹ Dictionnaire Philosophique (volume 4)Chapitre 19 sur 551 · ALCORAN, OU PLUTOT LE K.ORAN · texte numérisé non relu

ALCORAN, OU PLUTOT LE K.ORAN

SECTION PXEUIEKE.

Ce livre gouverne despotiquement toute l'Afrique jjseptentrionale, du mont Atlas au désert de%arca , I. toute l'Egypte , les côtes de l'océan Ethiopien dans l'espace de six cents lieues, la Syrie, l'Asie Mineure, tous les pays qui entourent la mer Noire et la mer

(*) f°y- 3an» Ira SinguLiriti» de la nature, volume 3e Physique, ch*p. XXIII, d'un homme <j«i lésait du lalpttrt.

'Caspienne, excepté le reyausne d'Astraeau , tout l'empire de l'indoustan,. toute h Perse, wnr grau nie partie do laTartarie, ctdaiis notée Euiwpe la Tnraee, la Macédoine, la Bulgarie, la Servie, la Ho soie, tonte la Grèce , PEpire , et presque toutes les îles jusqu'au petit détroit d'Otrante où finissent toutes ces immenses possessions.

Dans cette prodigieuse étendue de pays il n'y a pas un seul mahonnétan qui ait le bonheur de lire nos livres sacrés; et très-peu de littérateurs parmi nous connaissent le liorau. No*is nous en fesous presque toujours une idée ridicule, malgré le» recherches de nos véritables savans.

Voici les premières lignes de ce livre :

m Louanges à Dieu , le souverain de tous les mondes , au Dieu de miséricorde , au souverain du jour de la justice ; c'est toi que nous adorons , c'est do toi seul que nous attendons la. protection. Cenduis-ncus dans les voies droites , dans les voies de ceux que tu as comblés de tes grâces, Bon dans les voies des objets de ta colère , et de ceux qui se sont égarés. »

Telle est I ntroduction , après quoi l'on voit trois lettres, A, L, Jtf, qui, selon le savaut Sale , ne s'entendent point, puisque chique commentateur les explique à sa manière; mais selon la plus commune opinion elles signifient, AUa, bitif , Naaid , Bien, la grâce, la gloire.

Mahomet continue, et c'est Dieu hii-môsne qui hit parle. Voici ses propres mots :

« Ce livre n'admet point le doute, il est la direction des juges qui croient aux profondeurs de la foi ,

qui observent les temps de la prière, qui répandent en aumônes ce que mous a von* daigné leur donner, qui sont convaincus de la révélation descendue jusqu'à toi, et envoyée aux prophètes avant toi. Que le» fidèles aient une ferme assurance daus la via a venir : qu'ils soient dirigés par leur seigneur , et ils seront heureux.

« A l'égard des incrédule*, il est égal pour eux que tu les avertisses ou non; ils ne croient pas ; le sceau de l'infidélité est sur leur coeur et sur Leurs oreilles; ks ténèbre» couvrent Leurs yeux ;Ja. punition terrible les attend.

<( Quolquos-uas disent : Noua croyons en Dieu , et

Ils imaginent tromper l'Éternel ; Us se trompent euxmêmes sans le savoir; l'infirmité est dans le cœur , et Dieu même augmente cette infirmité, etc. »

On prétend que ces paroles ont cent fois plus d'énergie en arabe. En effet l'Alcoran passe encore aujourd'hui pour le livre le plus élégant ot le plus sublime qui ait encore été écrit dans cette langue.

Nous avons imputé à l'Alcoran une infinité de sottises qui n'y furent jamais (*).

Ce fut principalement contre les Turcs devenus mahométans que nos moines écrivirent tant de livres, lorsqu'on ne pouvait guère répondre autrement aux conquéransde Couslaniinoplc. Nos auteurs, qui sont en beaucoup plus grand nombre que les janissaires, u'eurent pas beaucoup de peine à mettre uos femmes

(*) V«y. l'article Aaox et Mjuiot.

dans leur parti : ils leur persuad«reut que Mahomet ne les r «fardait pas «mme des airirasux intd tiges» ; <ra elles étaient tontes esclaves par les taris de l'A le o-

qu 'entas oc possédaient aucun bien dans ce

et tout cela a été cru fermement.

11 suffisait pourtant de lire le second et le quatrième svra («) ou chapitre de l'Ai cornu pour être détrompé ; on y trouverait les kris suivantes ; cfles sont traduites également pur du Ryer, qui demeura long-temps à Oonstantruopie , par Maracri qui n'y , et pur Sale, qui vécut vingt -cinq ans

Règlement de Mahomet mr le» fer

I. N'épouse* de femmes idolâtres que quand elles seront croyantes. Une servante musulmane vaut mieux que la plus grande dame idolâtre.

II. Geai qui font vœu de chasteté , ayant des > , attendront quatre mois pour se déter-

Les femmes se comporteront inune les maris envers elles.

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