‹ Dictionnaire Philosophique (volume 4)Chapitre 207 sur 551 · P DICTIONNAIRE · texte numérisé non relu

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méc dm* la patente; mais le supplément qu'on a payé n'y est pas énoncé. On ne sait jamais aa juste combien un prêtre grec achète sob évéebé.

Ces patentes sont plaisantes : « .l'accorde a N*** . prêtre chrétien, le présent mandement pour perfection de félicité. Je lui commande de résider en ta ville ci-nommée, comme c-vêque des infidèles chrétiens, scion leur ancien usage et leurs vaines et extravagantes cérémonies; voulant et ordonnant que tous les chrétiens de ce district le reconnaissent , et que nul prêtre ni moine ne se marie sans sa permission. » (C'est-à-dire :ms payer.)

L'esclavage de cette église est égal a son ignorance. Mais les Grecs n'ont que ce qu'ils ont mérité; Us ne s'occupaient que de leurs disputes sur la lumiere du Thabor et sur celle de leur nombril , lors* que Conslantinoplc fut prise.

On espère qu'au moment ou nous écrivons ces douloureuses vérités, l'impératrice de Russie Catherine II rendra aux Grecs leur liberté. On souhaite qu'elle puisse leur rendre le courage et l'esprit qu'ils Jj avaient du temps de Miltiadc, de Thémistoclc, el quils aient de bons soldats et moins de moines au ,|

De la présente église grecque.

Si quelque chose peut nous donner une grande idée des mahométans, c'est la liberté qu'ils out laissée à l'église grecque. Ils ont paru dignes de leur* conquêtes, puisqu'ils n'eu ont pas abusé. Mais il faut avouer que les Grecs n'ont pas trop mérité la protection que les musulmans leur accordent ; voici ce qu'en dit M. Porter, ambassadeur d'Angleterre en Turquie :

m Je voudrais tirer le ndeau sur ces disputes scandaleuses des Grecs et de< Romains au sujet de Bethléem et de la Terre-Sainte, comme ils l'appellent. Les procédés iniques, odieux qu'elles occasionent entre eux, font la honte du nom chrétien. Au milieu de ces débats, l'ambassadeur chargé de protéger la cotnmunioii romaine , malgré sa dignité éminente , devient véritablement un objet de compassion.

« Il se lève dans tous les pays de la croyance romaine des sommes immenses pour soutenir contre le.* Grecs des prétentions équivoques à la possession pn'eaire d un co-'n de terre réputée sacrée , et pour conserver entre les mains des moitiés de leur cominuniou les restes d'une vieille élablc à Bethléem, où l'on a éngé une chapelle, et oh , sur l'autorité incertaine d'une tradition orale, on prétend que naquit le Christ : de même qu'un tombeau, qui peut Tire, et plus vraisemblablement peut n'être pas, ce qu on appelle sou tf ti't ie car la situation exacte de ces deux endroits est aussi peu certaine que la place qui recelé les cendres de César. »

Ce qui rend les Grecs encore plus méprisables aux jeux des 'litres, eest le miracle qu'ils font tous lus ans au temps du l'ùqucs. Le ma h-ureiix évrque de Jérusalem s'enferme dans le petit caveau qu on fait pas er pour le tombeau de noln* Seigneur Ji'sus- Cbri.'t, avec des paquets de petite bougie; il bat le briquet , allume un de ces petits cierges, el sort de

son caveau en criant : « Le feu du ciel est descendu , et la sainte bougie est allumée. » Tous les Grecs tôt achètent de ces bougies, et l'argent « entre le commandant turc et l'évéque.

On peut juger, par ce seul irait, de l'état déplorable de cette église sous la domination du Turc.

L'église grecque , en Russie , a pris depuis peu une consistance beaucoup pins respectable depuis qne l'impératrice Catherine II l'a délivrée du soin de son temporel ; elle lui a oté quatre cent mille esclaves qu'elle possédait. Elle est payée aujourd'hui du trésor impérial, entièrement soumise au gouvernement, contenue par des lois sages ; elle ne peut faire que du bien ; elle devient tous les |ours savante et utile. El le a aujourd'hui un prédicateur nommé Platon , qui a fait des sermons que l'ancicu Platon grec n'aurait pas désavoués.

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