I-i plus terrible de toutes était de porter, dans
(h) ÎSomlTf» , el»»p. XVI. — rc) Jrané, c! ip. Vil. (if) Josué . thap. XIV, — (') Léritique . rh»p. XVI, [{) Ijv. I Jet Hoè, chap. X. — (j) U.cliap. XIV, r. 4». (J ) Jouas, chap. L — (i) Act« de» apiir». ch.p. 1.
l'espace de neuf pas, une barre de fer ardent sans se briller. .Aussi l'histoire du moyen âge, quelque fabuleuse qu'elle soit , ne rapporte aucun exemple de celte épreuve, ui de celle qui consistait à marcher sur necf contres de charrue enflammés. On peut douter de toutes les autres, ou expliquer les tours de charlatans dont ou se servait pour tromper les juges. Par exemple il était très-aisé de faire l'épreuve de l'eau bouillante impunément ; on pouvait présenter un envier à moitié plein d'eau fraîche, et y verser juridiquement de lu chaude , moyennant quoi l'accusé plongeait sa main dans l'eau tiède jusqu'au coude, et prenait au fond l'annca:- I l'-nit qu'on y jetait.
On pouvait faire bou I .r»!i: l'huile avec de l'eau; l'huile commence à sïl.er, à jaillir, à paraître bouillonner quand l'eau commence à frémir; et celte huile n'a encore acquis que très-peu de chaleur. On semble alors mettre >a main dans l'caa bouillante; et on l'humecte d'une huile qui te préserve.
Un champion peut ti us- facilement s'eïrc endurci jusqu'à tenir quelques secondes un anneau jeté dans le feu sans qti il reste de grandes marques de brûlure.
Passer entre deux feux sa>is se brûler n'est pas un grand tour d'adresse quand on passe fort vite, et qu'on s'est bien pommadé le vispgc et les mains. Cest a'nsi qu'en usa ce terrible Pienr Aldobrandin, Pet rus hjmu- (supposé que ce conte soit vrai), quand il passa entre deux hui liers a Florence pour démontrer, avec l'aide de Dieu, que son archevêque était un fripon et uu débauche. Charlatans! charlatans! disparaisse/, de I histoire.
Celait une plaisante épreuve que celle d'avaler un morceau de pain d , qui devait étouffer son homme s'il était coupable. J'aime bien mieux Arlequin, que le ju^c interroge sur uu vol dont le docteur Halouard l'accuse. Le juge était à table , et buvait d'excellent vin quand Arlequin comparut; il prend la bouteille et le verre du juge; il vide la bouteille, et lui dit : Monsieur, je veux que ce vin- là me serve de poison si j'ai fait ce dont on m'accuse.
(Je) Vombtn, ckip. V. 17.
DICTION NAÏRE