‹ Dictionnaire Philosophique (volume 4)Chapitre 236 sur 551 · ÉTERNITÉ · texte numérisé non relu

ÉTERNITÉ

de Samuel Clarke; j'aimais sa personne quoiqu'il fut on arien déterminé , ainsi que Newton, et j'aime unie cachet de ses idées, qu'il avait mis sur ma cervelle encore saolle, s'effaça quand cette cervelle se fut un peu fortinée. Je trouvai, par exemple", qu'il avait aussi mal combattu l'éternité du monde, qu'il avait mal établi la réalité de Pespace infiai.

J'ai tant de respect pour la Genèse et pour l'église qui l'adopte, que je la regarde comme la seule preuve de la création du monde depuis cinq malle sept cent dix-huit ans, selon le corn put des Latins, et depuis sept mille deux cent tore ente et dix-huit ans, selon les Grecs.

Toute l'antiquité crut au moins la .matière éternelle , et les pins grands philosophes attribuèrent aussi l'éternité à Pondre de l'univers.

Us se sont tons trompés , comme on sait ; mais M peut croire sans blasphème, que l'éternel formateur de tontes choses fit d'autres mondes que le nôtre.

Voici ce que dit sur ces mondes et sur cette éternité un auteur inconnu, dans une petite feuille, qui peut aisément se perdre, et qu'il est peut-être bon de conserver.

. . . Foliu tarifant ne cermina mania.

( Vnon., MntiJL . lib. VI , v. 74. )

S'il y a dans cet écrit quelques propositions téméraires; la petite société qui travaille à la rédaction du recueil les désavoue de tout son coeur (*).

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