JUSTE (DU) ET DE L'INJUSTE
Qui nous a donné le sentiment du juste et de l'injuste ? Dieu qui nous a donné un cerveau et un cœur.
(a) Théodore!, ebap. XXV.
(•) Vojei l'article PmLosorifrz.
( i) M. de Voltaire a osé le premier rendre une justice entier* i ce prince , l'on dei hommes In plut extraordinaire* qui aient jamais occupe le trime. Charge', tri» -jeu ni rt pu sortir de l'école de* philosophes, du gouvcriirroent d'i G'-tt'es, il les défendit arec un courage contre Ici Germains et contre les exartrurs qui le» ravalaient au nom de Constance. Sa vie privée était et 11* d'un «a~e ; général habit* et actif pendant la campagne, il devenait l'hiver un magistrat appliqué, juste et humain. Oo relance voulut le rappeler; l'armée se souleva, et h* força dVcrepter le lilre d'auguite. Les détail» de cet événement , tunsmit par l'histoire, nous y montrent Julien aussi irréprochable que dans le ri ste de *» vie. Il fallait qu'il choisit entre la mort et nne Ruerre contre un ivran touillé de sans rt de rapines, avili par la anprrstilioo rt la mollette, et nui avait résolu sa |ierte. Son droit était le même que relui d:- Contt-miin. qui n'avait pas à beaucoup pn a des excuses aussi légitimes.
Tandis que ton armée, conduite par «es eénéraux , marche en Grère, en traversant les Alpes et le nord de l'Italie, Julien, a la tête d'no corps de cava'erie d'élite, passe le Rhin, traverse la Germanie et la Pano*oie, [<aitie sur les terre» d« l'empire, p«r-
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Maïs quand votre raison vous apprend-elle qu'il y • rire et vertu? quand elle nous apprend quodetrx et deux font quatre. Il n'y a point de cormeissatice inn^e, par la raison qu'il n'y a point d'arbre quiporte dos feuilles et des fruits en sortant de la terre. Hien nfc* ce qu'on appelle inné; c'est-à-dire , né développé : mais , répétons-le encore , Dien nons fait naître avec des organes qui , à mesure qu'ils croissent, nous font sentir tout ce que notre espèce doit sentir pour la conservation du cette espèce.
Comment ce mystère continuel s'opére-t-il ? ditesle -moi, jaunes babitans des îles de la Sonde, noirs Africains , imberbes Canadiens, et vous Platon, Ciccron , Epictétc. Vous sente* tous également qn'il est mieux de donner le superflu de votre pain, de votre riz ou de votre manioc au pauvre qui vous le demande humblement, que de le tuer ou de lui crever les deux yeux. Il est évident à toute la terre qu'un bienfait est plus honnête qn'uu outrage ; que la douceur est préférable à l'emportement.
i barbâtes, et on le voit Jcacendre de* mcroMane» 'de Macédoine , lorsqu'on le croyait eaoore dent le* Ci au les. Cette ntarcLc, unique dans l'histoire, est A peine connue .car la haine
des prftres ■ envié a Julien juiqu'i sa gloire mlitiire.
En seise mois de règne il assura toutes 1rs frontières de l'empire, fit respecter partout sa justice et sa démenée, étouffe le* querelles ries chrétien, qui commei^aient a troablrr Innoves, et m- répondit à leurs injures, ne combattit leurs iutri^ucj rt leurs Complots que par des raisooucinena et des plaisanterie*. îl fit enfin coutre les Partîtes cette guerre dont l'unique ohj«"t était d'a-.»urrr aux province* d'orient une lutrriere qui les mit k l'abri de toute incursion. Jamais no rfgoe si court n'a mérité autant de gloire. Sous ses prédécesseurs y roane anus In prince» qui lui oat succédé , c'était ud crime capital de porter d« vétemews de pourpre : un de ses courtisans lui dénonça un four un citoj vu qui , soit par orgueil , soit par folie, s'était paré de ce dangereux orneniciit; il ne lui manquait, disait on, que des souliers de pourpre. Portex-lui err une paire de ma part, dit Julien, «fin que lliabillenient soit complet.
La Satire des Cûsars est uu ouvrage rempli de finesse et de philosophie; le jugement sévère, mais juste et motivé, porté >ur ces princes par un de leurs successeur*, est un monument unique dans l'histoire. Dans ses lettres .i des philosophes, dan* son discours aux Athéniens , il se montra supérieur en esprit et «o talon, i Mure- An ton in , son aaodîle, le sunl empereur qui, oooirac lui, ait laissé des ouvrages. Tour bien juger les écrits philosophiques de Julien et son livre coutre le» chrétiens, il faut le comparer, non aux ouvrsacs des phi(o»ophe> aodernes, mais* «aux des pliilosopl.es grecs, de* «avans de son siècle , de* père* de l'égliae : alors on trouvera peu d'homme» qu'on puisse comparer à ce priuee mort h 3a an*, après avoir gagné des batailla* mu k Rhin et sur I taphrate.
Il mourut, au sein de la victoire comme Epaminoudai , et conversant paisiblement avec le* philosophes qui l'avaient suivi a l'année. Des fanati que* avaient pré.lit <m mort, et 1rs Perses, loin de s'en vanter, en accusèrent la trahison de* Romains. Un fut ol»%: d'employer des précautions extraordinaires pour »mpAclicr le* chrétien-, de d chircr son coq» et de profjnr «on lomLeau. Jovicu, son successeur, était chrétien. Il lit m traite honteux avec Ici l'erses, et mourut au bout d« quelqi-e* inoit, d'excl* de débauche il d'intempérance.
Ceux qui reprochent 1 Julien de n'avoir pas assuré a lïmpire un suecesieur digne ih- le remplacer, oublient la l<iirvctcdeson ri:%ai: , la néei asilé de commencer par rétablir la p >i\ et la diffiaullcde pourvoir au gouverneur m d'un empire immense dout la l un seul maître, ne pouvait souffrir un mo- , et n'offrait aucun moyen pour un
Il ne s'agit donc plus que de nous servir de notre raison pour discerner les ntranoes de l'honnête et du dwbonnéte. Le bien et le mal sont souvent voisine? nos -passions les confondent : qui nous éclairera?' trmw » mêmes, quand nous sommes tranquilles. Quiconque a écrit sur nos devoirs a bien écrit dans tous les^pays du monde, parce qu'il n'a écrit qu'avec sa raison, lis ont tous dit la même ebose : Socrate et Epieurc , Connitzéc et CiceVon ; Marc-Antonin et Amurath II , ont eu la tuême morale.
Redisons tous les purs à tous les hommes : La morale est une, elle vient de Dieu ; les dogmes sont différens, ils viennent de nous.
Jésus n'enseigna artrun dogme métaphysique ; il n'écrivit point de cahiers théolop'ques ; il ne dit point : Je suis cousubstantiel ; j'ai deux volontés et deox natures avec une seule personne :al laissa aux cm-dcliers et aux jacobins, qui devaient venir douze cents ans après lui , le soin d'argumenter pour savoir si sa mère a été conçue dans le péché originel ; il n'a jamais dit que le mariage est le signe visible d'une chose invisible; il n'a pas dit un mot de la grâce cou*, co m ilante; il ira institué ni moines ni inquisiteurs; il n'a rien ordonné de ce que nous voyons aujourd'hui.
Dieu avait donné la connaissance du juste et de l'injuste dans tous les temps qui précédèrent le christianisme. Dieu n'a point changé et ne peut changer : le fond de notre Ame, nos principes de raison et de morale seront éternellement les mêmes. De quoi servent à la vertu des distinctions théotogiques , -des dogmes fondés sur ces distinctions, dcs-persécutions fondées sur ces dogmes ? La nature, enrayée et soulevée avec horreur contre toutes ces inventions barbares, crie à tous Ici hommes : Soyer. justes, et non des sophistes persécuteurs.
Vous lisez dans It Saddcr, qui est l'abrégé des lois de Zoroastrc, cette s^c maxime : « Quand il est incertain si une action qu'on se propose est juste ou in-
juste,
-toi. .5 Qui jamais a donné une règle
plus admirable ? quel législateur a mieux parlé ? Ce n'est pas là le système des opinions probables inventé par des gens qui s'appelaient la socictè de Jésus.