‹ Dictionnaire Philosophique (volume 4)Chapitre 393 sur 551 · N. NATURE · texte numérisé non relu

N. NATURE

Dialogue entre le philosophe et la nature.

LE PHILOSOPHE

Qot es-tu, nature? je vis dans toi; il y a cinquante ans que je te cherche, et je n'ai pu te trouver

LA ftATDRE.

Les anciens Égyptiens, qui vivaient, dit-on, des douze cents ans, me firent le même reproche. Us m'appelaient Isis; ils me mireut un grand voile sur la tête; et Us dirent que personne ne pouvait le lever. le* philosophe.

C'est ce qui lait que je m'adresse à toi. J'ai bien pu mesurer quelques-un* de tes globes, connaître leurs routes, assigner les lois du mouvement, mais je irai pu savoir qui tues.

Es-to toujours agissante ? es-tu toujours passive?

n est plus la tomme de* forces qui reste constante , mail l.i tomme) des forces vWes , plus une certaine quantité variable qui 1 de celte force. La seconde, que ceUe égalité de* forces e d'avoir lieu toutes les foi» qu'on est obligé de supposer un enaugeneat qui ne se £ss*e pas d'une manière insensible. Ainsi c* pvsucspo peut ■étm vtsi comme un principe mathématique d une xu

tes ébjmetu se sont-Us arra ngés < l'eau se place sur le sable, l'huile sur l'eau, Pair sur l'huile ? as-tu un esprit qui dirige tontes tes opérations, comme les conciles sont inspirés dès qu'Us sont assemblés, quoique leurs membres soient quelquefois des ignorans? De grâce, dis-moi fc mot de ton énigme.

LA HATOaS.

Je suis le grand tout. Je n'en sais pas davantage. Je ne suis pas mathématicienne., et tout est arrange chez moi salon les lois mathématiques. Devine ai tu peux comment tout cela s'est fait.

LI PHILOSOPHE

Certainement, puisque ton grand tout no sait cas les mathématiques, et que tes lois sont de la plus profonde géométrie, U fàutqu'Uyait on étera*'. géomètre'qui te dirige, une intelligence suprême qui préside à tes opérations.

LA HATOIK.

Tu as raison ; je suis eau , tsrrc, feu, atmosphère, métal , minéral , pierre, végétal , animal. Je sens bien qu'il y a dans moi une intelligence; ta en as uue, tu ne la vois pas. Je ne vois pas non plus la mienne ; je sens cette puissance invisible ; je ne. puis la connaître : pourquoi voudrais-tu, toi qui n'es qu'une petite partie de moi-même, savoir ce que je an sais pas?

LE PHILOSOPHE

Nous sommes curieux. Je voudrais savoir comment , étant si brute dans tes montagnes, dans tes déserts, dans tes mers, tu, parais pointant si industrieuse dans tes animaux , dans tes végétaux ?

la aTATuns.

Mon pauvre enfuit , veux-tu que fe te dise la W-

vient pas; on m'appelle nature, et je suis tout art.

LE PHILOSOPHE

Ce mot dérange toutes mes idées. Quoi ! la sature

ne serait que l'art?

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