‹ Dictionnaire Philosophique (volume 4)Chapitre 9 sur 551 · DICTION M AME · texte numérisé non relu

DICTION M AME

nuntc jusque T-ersleseoapa de Maliomci. Jaeudaagna

n « fussent ctaar^'S (jucha la i iiiaàkou»cwp partie de la famille.

Coma es* se pout-il /air» eu. Adam et Êv.c aient été i rteonnus a. tens leurs Coai

i-il ni .en Egypte, ni à Ilabylwie aucune trace., aucun* tradtUon de nos peemier* pùraa? PoueqneJ ni Orphoct, aaioW, aà Thauxuatn* nia» parièrent-ils point ? car s'il* en .avaioart dit pmX , ce moi aurait «•té rctari- :*a» daajtc awr Haaiode, c« surtout par Homère, qui parlent de tout, esxeptc des sxUteurada la

a«n«at:d'*\iweniiriata«i«pT.orte Uj* detossoi-

gnages de l'antiquité* , n'aurait pas manqué de citer no passage <lan* lequel iljuir^tct* f.iit ineatioo d'A- •îaai.eui'Iiva,

Euièbe^aae tanJUitoir* uAÙtr selle , a recherché jusqu'au» téaioiguago* le» plus suspects ; il aurait licA ùi<l v«hais<lctu(Had«e^raitr la moindre vraiscuv- I luaice e n, fawear de nos pre m i

11 ostdoee avéré qu'i

mares des nations.

On trouve à la vérité che* les braci/œanes, dan* le livre iatitoid YEzourveidam-t le nom d'Adimo et < cuti de Frocriii sa femme. Si Adùuo ressemble un peu i note* Adam, le* Indiens répandent î « Nous somme* «n ajas* pcyple étahU yen l'Indu* «t vers le OftOgn pju sjanrs swcktjgual que la horde hébraïque se AU portée, vans Jq Jourdain, Les Egyjtfien*, les Persan*, Les. Aj-*hes . venaient chercher dan* notre: pays la sagesse et les épiaer***, queud le* Juit» c taiftui inconnu* >au calcules bornâtes. Nous e* pou vous avoir, pris notât Àdimo de leur Ad***, Noi«- Pracriti nerenamhle point du tout* £**»et d aiilcurs leue.hitfoire esjtenliereweafcdiflereuUj»

:« ûa.phis, le. Veid^fldon^J'£iounr«idauj est le comowniaire, passe ubat iwa pour être d'un* antiquité pl«* reculée qa« calU d** iima juift; et ca Veidata est oscar» une nouvel!* loi deainse aux

brachmanes quinze cents ans a/res

a ppc ki e, Sh**u xmi ânasta^had. »

d'aajpw^hu ont*oâU7*m.fouV» uvt munotmrt dos vaisseau* nurcluuids.quii^aiaptieurfnrbfTii'Adaa) et d'Eve, d'AJUl«t.de jC*iB,tand;s que les négpciaus de JTEiwope venaient a main arraée achaiaf.de* épi. «crics chez, eue , et4«*oler leur pajrs.

Le Phénicien Sancboniatbon , qui vivait certaine' ment aient Je Jampsnu nous pUçooaMoiaa (6), et qui est cité- pa* Eusàha coaMt* un auteur authear-

■ i nmi ...

(b) Ce qui fait peneer a plusieurs savast* que Siodtoniatlinn <**t an teneur au tempe où l'on place Moïse, c'est qu'il n'en parle {•oint II écrivait dans Beritbe. One vHIe était voisine du pays cm le* Jtri& s'Aubta-ml. Si SaticbonijUion avait **i postérieur ' u contemporain, il n'aurait pas omis les prodisri épouvantables dont Moiae inonda l'Egypte; il aurait «Areiiwnt fait mention du peuple juif qui mettait »•> patrie à feu et à sang. Eueafae, Jule Africain, saint l-pbrem. tous lea Mrc* grec* et arnaque* Auraient cif* un auteur profane qui rendait témoignage au Ir^ijlatcur hébreu. Eu*Wie surtout , qui reconnaît l'anthratîcîuf de Sandiomatbon. et qui en a traduit des fraya***, aurait nndtttt t ee qui ei'it regardé r

tique-, dame dix génération à la race humaine comme fait Moïse, jusqu'au temps de Noé; ctil ne parie daas ces dix générations ni d'Adam, ni d'Eve , ni d'aucun de leurrdesceitdans , ni de Noé même.

Voici les noms des premiers hommes, suivant 1s traduction grecque faite p*r Pbilou de Bihlos. iEon, Gcuos, Phox, Liban, Usou, Ilalicus, Chrisor,fecnites, Agrove, Amiuc. Ce sont la les dix premières générations.

Vous ne voyez le nom de Noé ni d'Adam da^« aucune des antiques dynasties d'Êgjfte ; ils i vent point chez les O aldécns ; en un jnot, la : entière a gardé sur eux Je s'Iencc.

Il faut avouer qu'un» teUa- rrsaceaae est sans exemple. Tous les peuple* se. sont attribué des origiucs imaginaires, cl aur.uasi'a touehi à la véritable. On ne peut comprendre coasient le père de toutes les aaiaoas * été ignoné si long-temps; son soo d<r vait avoir volé de boucha «n bouche d'an bout du monda à l'autre , scion >e cou-s naturel de* choses humaines.

Hum il ions-no a s sous lea flécrets de la Prorideace qui e permis ce* oubli si étoai«ant. Tout a été mystérieua et caché dans la nation conduit» par Dieu même», qui a-peéparé la voie au christiaatemn , et qui a été' Itoltvecr sauvage sur lequel est enté l'olivier fraaa. Lu i rés mystères.

J'ose affirmerqnJH a fallu on miracle ponrfcoucher ainsi les yeux et les oretftés da toutes las nations, pour détruire chez elles tout moaumeet , tout ressouvenir de leur premier père. Qu'auraient pensé , qu'auraient dit César, Antoine, Crassus, Pompée, Cicéron, Marccllus, Métcllus, si un pauvre Juif, en leur vendant du baume , lenr avait dit Nous descendons tous d'un même père nommé Adam? Tant le sénat romain aurait crié : IHontres-naas notre arbregénéalogique. Alors U Juif aurait déployé ses dix générations jusqu'à Noé, j usera au secret aV l'inondation de tout le globe. Le séaat lot aurait demandé il y avait de personnes dans rarohe potir

et pendant l 'a «née suivante-qurne put Inurairatteurre nourriture. Le rogneur d'espèces aurait dk r Nom* étions huit, Nbé et sa femme, leurs trois fil» Sen»< Cham , et Japhet,ct leurs épouses: Toute cette femffle descendait d'Adam en droite ligne.

Cictron se serait informé sans doute des grands monumens, des témoignages incontestables que Noé et ses enfans auraient laissés de notre commun père : toute la «erre après le déluge aurait retenti « jamais des noms d'Adam et de Noé, l'un-père, l'autre restaurateur de toutes les races-. Leurs noms auraient clé dans-toutes les bouches dès* qu'on serait parlé, sur tous les pmehemfns dès qu'on aurait sa» écrire, sur kt poHe^-chaquemaison-srtét qu'on enraie héti ,

vous saviez un si grand secret, et vous nous l'avez caché! C est que nous sommes purs , et que vous êtes impurs , aurait répondu le Juif. Le sénat

ri , ou l'aurait fait fustiger :

ptVjwgvs!

lu pii

SECTION 11

me m iihnmi-uV Beurignon Était aère qn«A- 4ié boroiaphrodita , ««me le* premiers Ai- divin Platon. Ukra foi nn r&*tM ce çrand soen-t ; nuis nomme1 jeti 'ai ip aveu'iwntémes réWletione, M^n-paH^rai point. Les- rabbins juifs cet lu les IWrevidttdani ; ifs wvent' le-nom de son finwptcunet de seconde frmTne r mais comme je n'ai point lu ces livres de notre premier père , je n'en dirai mot. Quelques esprits creux, 1res «ta «aat,. cent tout étonnés, quand il* lisent le VeiAam des anciens brachinanes,. de trouver qnc le premier homme fut créé aux Indes, etc., qu'il s'appelait Adimo qui signifie l'cngendrcur, et que sa femme s'appelait IVocriti qui signifie la vie. Ils Jis.-nt que la secte des brachmancs est jacontoMablement plus ancienne que Juiis, quê tes Juif* ne purent écrire que rlanguvreanatrécimc , puisqu'ils ne s'établirent que très-fard dans le petit pays de Canaan; ils disent qae>ies Indiens furent tocjowrs inventeurs , et les Juifs toujours inritateare; lésinerions loauours ingénieux , et les Juifs tcnrjoirrs grossiers ; ils dsnnt qu'il «t b*«4iiBc*te quidam , qui «»tait iossx., etiqni nui des cheveux, sait le père des \egrce qui sout-noiis comme do l'encre, et qui om

pour moi , je ne dis mot; j ahandonnr ccs> recherches au révérend pere JJenuyar de .la eeciétéd* Jésus, c'est te plus grand innocent' que j'aie jamais connu. On aibr4Ué^a«i.li*re «omae celui dJon*Dtaae qui voulait tourner, la- Mbit on ridicule .- mais je puis assurer qu'il n'y entendait pas finesse. (Tiré dfene lettre du chewalR-MteA"*..)

stcrtioTt ut.

Noos ne vivons plus dans un sièole où l'on exa-

non ; ceux qui ont si long -temps agite cette question n avaient la science ni infuse ni acquise.

Il est aussi difficile de savoir en quel temps fat émit ledivcedciaOeacte où. iUst parié d'Adam, que de tavoir la date du Veidam, du Ilajiscrit , et des autres anciens .livres-asiatiques. Il est important. de qu'il -n'était pas permis m» Juif» de lire le «pitre de la Genèse avant 1 Age de vingtcinq ans. Beaucoup de rabbins out regardé la formation d'Adam et d'£vc, «t ieor. aventure , comme une allégone. Toutes iaf-ancwnnes nations

ont imaginé de pareilles; et, par un lier qui marque la faiblesse de notre nature, toutes ont voulu expliquer l'origine du mal moral et du mal

Cbaldéens, ks Indien*., le* Perses, les Égyptiens , ont également rendu compte de ce mélaugo de bien et de mal qui semkjc être l'apanage de notre globe, la. Juiu soni, dlgypte y avaient entendu parler, tout groesien qu'ils étaient,- de la philosophie allégorique des Egyptiens. Us -ae* lèvent d*piu* a ces bibles connaissance» celles qu'ils puisèrent cbcs les

Phéniciens et les Bahylentwiwdaiis un très- long esclavage j mais comme il «t naturel ci (rès-ordmauv qu'un peuple. grossier imite grossièrement les imaginations d'un peuple poli, il «est pas surprenant qm les Jurfsaicmi imaginé une femme formée de la < <'>!«• (1 un kiMBsno j Ifasjtrir-^dB vicsoiinii* dfelb fcooctic d'' Dieu au viaeae d'Adam ; le Tigre, }'K«plfrtMc, leTVu ot l'Oxus ayant tu m/n;e !*>uccw dans un jardin; et h< dtfrnsede maitg*r tan' fruit, défense qui a -produit la mort aussi bien q«tc le m«l physique et moral, l'ieins de ridée répandue chez les anciens, que 1 ■• serpent est un animal ms-sobtil , il* n'o>n pas l. i ditficuité de lai -accorder l'inteliigonee et la -paroi. .

propre qni irriatt ïiors repaticit que dans un petit eoinde lu terre, et qui la croyait lr-nguc, étroit. et plate, n'eut pas de peine a croire que tons 1> -, honlti«es venaient d'Adam, et ne pouvait pas savoir cp.e IwNègres, dont h» conformation est dilTcrfute de la nôtre, bsbitetent de vastes contrées. 21 Hait bien loin de deviner l'Amérique {♦).

Au reste, il est aruez étrange quiffût permis au petrpreiuff de lire TP.vodc, où il y a tant de miracles qui épouvantent la raison, et qu'il ne fut pas permis de lire-avant viugt-cinq ans le premier chapitre de la C-cnèse, où tout doit C ire nécessairement miracle , puisqu'il s'agit de la création. C'est peut-être à cau«e di- la manière singulière dont l'auteur s'exprime dès le premier verset, au rmnmcinriiunl h'itliciir \ ircrt h ciel cl ht ta re; on put craindre qtie les jeunes Juifs c i prissent occasion d'adorer plusieurs dieux. C'e>: peut-être parce que Dieu ,.ayant crée' 1 homme cl ht femme au premier chapitre, les rcf.iit encore ; i deuxième, et qu'on ne voulut pas mettre ccttc app;irencede contradiction sous les yeux île la jeunesse. (!'est peut-être parce qu'il est dit que le iliair fim.i il.ommc il leur image , et que ces expressions présentaient aux Juifs un Dieu trop corporel. C'est peutêtre parce qu'il est dit que Dieu Ata une côte à Adam pour en former la femme, et que les jeunes gens inconsidérés qui se seraient 'tàté les côtes, voyant qu'il ne leur en manquait point, auraient pu soupçonner l'auteur de quelque infidélité. C'est peut-être parce qu« Dieu, qui se promenait toujours à midi dans le jardin d'Eden , se moque d'Adam après sa chute, et que ce ton railleur aurait trop inspiré à la jeunesse le go ut de la plaisanterie. Enfin chaque ligne de ce chapitre fournil des raisons très-plausibles d'en interdire la lecture ; mais sur ce pied -I.?, on ne voit pas trop comment les autres chapitres étaient permis. C'est encore une chose surprenante que les Juifs ne dussent lire ce chapitre qu'à vingt-cinq ans. Il semble qu'il devait être proposé d'abord à l'enfance, qui reçoit tout sans examen, plutôt qui la jeunesse qui se pique déj i de juger et de rire. Il se peut faire aussi que les Juifs de vingt-cinq ms étant déj;» préparés et aflermis , en recevaient mieux ce chapitre dont la lecture aurait pu révolter des àmes toutes neuves.

On ne parlera pas ici de la seconde femme d'Adam nommée Lillilh , que les anciens rabbins lui ont donnée ; il faut convenir qu'on sait très-peu d'anecdotes de sa famille.

(•) Veyci A*i- «tect.

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