ACADÉMIE
Les jiiçadémies sdnC aux universités ce que l'âge liîùixest à l'enfance, ce (fae Fart de bien parler est à la grammaire , ce que la
^ Bol^au avait en eff^t^mis ces quatre vers dans sa douille satire; mais il les a remplacés depuis par
Linqiw atftM|uant le Terbe «t ta dWinlté , DVne syllabe impie un saint nvat augmenté Remplit tout (es esprits d*aigrears si meurtrières , Et fit d« lai^ ehréiiati couler taal de rlrièras. K-
f04 .ACADÉXfE.
politesse est aux pr^j^ret leçtas de la cS« viHté. Les académie^ n'étant .pointc^mercenaires doiveât être absokonent libres.
Telles ont été les académies d'Italie^, telle est r Académie. Français et surtout la Seciétë royale dé Londre3.
L'Académie Français y qui 8*'est forage eilet-mèpae y reçut à la vérité de%,leitres-{^tentes de Louis XIII ^ maiâ sans aucua salaire^ et pstr conséquent sans aucuiie^ujér tion. C'est ce qui engagea les^ premiers hommes du royaume/^ jusqu'à^ des princes^ à demander d'être admis danscefillustre corps. La. Société de Londres a eu le même avantage.
Le célèbre Colbert^ étant membre de l'Acadépiia £fi^ançp.ise ^ employa quelques uns de -ses' confrères à composer les inscriptions et les devises pour les bâtiments publics. Cettç petite assemblée^ dont furent ensuite Raeiae et Boileau ^ dô^^nt bientôt ime académie à part. On peut dater- même de l'année i6§5 Fétablîifsement de-. cette Académie des Insci4p(tions / nommée aujourd'hui des Beiiés- Lettres, en celui de l'Académie des Sciences de 1666. 6e sont deuK'éiablissements ^u'on .doit au même ministre qui contribua eaoL tant de genres
à l» splendèùi' du siècle de Louis XtV.
Lorsque après la «mort de Jeàp-Baptiste Golbert^ et celle du marquis 4b LouVieis ^ le €omte de PoQ^hartyrafn ^ seo^taîre d-état^ eut le^épartément de Pauris^ il charg;ea TabLué Bi|;non son ixeveu de çouvenuer les ucpy elles académies. On imagina des places d'honoraires quin'ccygeaieiit.uulle «çienccf^ et qui étaient saûs rétri^tion; des' places de pensi^maire^ qui demandaient du tra^ vail y désagréablement distinguées de celles des honoraires; des places d'associés «ans pension^ et des place» d'élèves^ titre e^eore y 1ns dés2|gréable ^ it sufiprhuë depuis.
L'Académie des Belles-Lettres fut mise sur le mâ|ae |»iad. Toutes deux se soumireut k la dépendance immédiate du secrétaire â^état^ et à la distinctjion révoltante des honorés^ des pensionnés^ et des élèves.
L'abbé Bignon osa proposer le même rér glement à yAca4én]i6 Française^ dont .il était membre. Il fîat reçu avec une indignation ^jHsanime. Les moins* opulents de T'Aca- ^mie furent tes premiers k rejeter ses offres ; et à préférer la libéré et rhonneur à des peffsîons.
L-abbé BignMqui^ avec l'intention Joutble de faire du bien ^ n'avait pas assez mé-
ifl6 ÀCADÉSIflE.
nagé la n<^le88e dc$ sentimeotscle ses 000* frères 7 ne remit plus 'le pied à l'Académie Françstfse^ il ré^a dans les autres tant que le comte de Pontchartrain fut en place, li résumait même les mémoires lus aux séances publiques ^ • quoiqu'il faille Férudition la plus profonde et la plus étendue pourrendk'e conipte si4;-le-q^amp d'une dissertation sur des points épiheux de physique et de mathéiBuâtiques } et il passa pour un . Mécène. Cet usage d^. résumer les diacours a cessé ^ mais la dépendance est demeurée:
Ce'niiot d'académie devint si cë^bre qfie lorsque LuAi ^ qtii était une espèce de favori y eut" obtenu l'établissm^ient de son Opéra en lO^!^ ^ il eut le crédit de fa we insérer dans les patentes que c'était une (c Académie royale de musique ^ et que les « gentilshomm^ et les demoiselles pour- «. raient y chanter sans déroger. » Il ne fit pas le ia)ime honneur aux danseurs et auK danseuses; cependant le public a toujours conservé l'habitude d'aller à l'Opéra ^ et ja^*mais à l'Académie de musique.
On sait que ce mot académie emprunté des Grecs signififtk originairement une société^ «ne école de philosophie d'Athènes ^
<pi s'assemblait dans jya jardin I^gué p^ jécademus.
Les Italiens furent les* premiers qui instituèrent de telles apciétës après la renaissance des lettres. L'Académie de la Crusca est du seizième siècle.^ Il y en eut enauite dans toutes 1^ villes où tes sciences étaient cultivées.
Ce titre a été tellement prodigué en France^ qu'on Ta donné pém^dant quelques années à des assemblées de joueui*s qu'on appelait autrefois des tripots. On dissLÏi acadé- .tmies de jeu. On apjSela les jeunes gens qui apprenaient l'équitation et l'escrime .dans dics éçples destinées à ces artS; académistes, et non pas académiciens.
Le tiU-ë d'académicien n'a été attaché par l'usage qu'aux gens de lettres des trois Académies , la Française y celle des Sciences ^ . celle des Inscriptions.
L'Académie Française a rendu de grands . services à la langue.
Celle des Sciences a été très utile ^ en ce qu'elle n'adopte aucun système^ et qii'elle publie les découvertes et les. tentatives nouvelles.
Celle des Inscription! s'e$t occupée dés recherches sur les monuments de l'anti-
f06 ACADÉMIE.
quité y et d^puia qp^lquas années il ea ast sorti des mémoires très insti*iiotifs. ^ ' "
C'est un &voîr: établi par rhosméteté-pu* blique^ que lesme;tubres de ces tri^s A'Cadé*' mies »e res^pectent les uns les arùlres dans les ^ recueils que cesi sociétés impriment. L'ouUi de cette politesse nécessaires-est très rare. Cette grossièreté n'a guère été r^àrochée de nos jours qu'à l'abbé Foucher, de FAca^ demie de» Inscriptions ^ qui^ s'étant èrompé dan^ un mémoire sur Zoroa^tre^ voulut appuyer sa méprise par des expre3sions qui autrefois étaient trop en usage dans îes> écoles y et que le savoir-vivre a protcrites ; Hiais le corps n'est pas responsable diM £aiutes des membres.
. La Société de Londres ii*a jamais pris le ixive^ académie,
Le^ académies dans les provinces ont produit des aVanta^s signalés. Elles ont jRsiit naître l'émulation j forcé au travail y accoutumé les jeunes gens à de bonnes lecture»^ • dissipé rignorai\pe et les préjugés de quelques villes^ inspiré la politesse^ et chassé autant qu'on le peut le pédantisme.
On n'a guère écrit con4re l'AcadémiB Française que des plsCtsanteries frivoles et insipides^ La comédie des Académiciens
ÀDAtt. 109
' de âakit-Évr^Hont ei^t que!€[ue réputation eu soa temps 5 mais une preuve de son peu de mérite c'est (fu'on We's'en souvitoi plus^ au lieu que les bonnes satires é» Bolleausont immortelles. Je ne sais pourvoi Pélisson dit t[^ lacomédfe des ^cadèni^ ciens tient de Idl^rce. Il- me semJile que c'est un simple diàlog;ue sans intrigue et sans sél^ aussi fade que le sir Politickj^ et que la co> médte des Opéra j et que presque tous les ouvragées de Saiut-Évremonl^ qui ne sont^ à quatre qu citjiq pièces pvès , que des futilités en style pkicé et en antithèses ' .
SECTION PREMiKRE.
On a tant parlé ^ tant écrit d'Ajf^m ^ de sa femme ^ des préadamites^ etc.^ les rabbins ont débité sur A%im tant de rêveries ; et il est si plat de répéter ce qiie les autres ont dit, qu'ion hasarde ici sur Adam une idée assez neuve; du moins elle ne se trouve ' dans aucun ancien auteur, è&o» aucun père lie l'Eglise , ni dans aucun prédicateur ou théologien , oucritique , ou scoliaste de ma connaissance. C'est le ^cpfQnd secret qui a
'* Voyejlle Mercur€ de France , juin, page 1 5 1; juillet, deuxième Tcdoxae, page 144» ^t août, page tas, année
410 à'DAM.
été gardé sur Adam 4ans toute la terre habitable^ excepté en Palestine ^^squ' au temps où.le$ Kvres'jtiifs commencèrent à être connus dmis Alexandrie^ lorsqu'ils furent tra- «duits en»grec sous un des Ptolémée^. Encore . iurent-ils'très peu connus; les gros- livres étaient très rares et très chers ; et (te plus ^ les luifs de Jérusalem furent si en colère contre ceux d'Alexandrie ^ leiir firent tant de reproches . d'avoir traduit leur Bihle^ eu langue profkne, leur dirent taht "d'injures ^ et crièrent si hau^aù »Seign<^'^y qy& les Juifs alexandrins cachèrent leur traduction autant qu'ils le purent. Elle fut si seérète , qu'aucun auteur ^rec ou romain n'en parle jusqu'au tem|2^ de l'empereur Auréliéxu
Or l'historien JosepKe avoue dans sa ré*
Ïonse 5l Apion ( livre I*'' , chap. ^v ) que les uifs n'avaient eu long-ten^ps auciin com- . mérce avec les autres njctions. « Nous habi-
« tons / ditril , un pays éloigné de la mer ; tt nous ne nous appliquons point au com- « « merce; nous ue communiquons point avof « les autres peuples.... Y a-t-il sujet de s!é- <c tonner que uotre «atntn habitant si loin a de la mer, et affectant de ne rien écrire ^^t « ait été si peu connue* ? »
* Les Juifs étaient très connas des Perses , puisque
ADAM. fff
*'On demandera ici comment Josèphe pouvait dire qu^sa nation affectait de ne rien écrire^ lorsqu'elle avait vipgt-denx livres canon^l^es j sans compter 1^ Tac^uim d'On- IteloiuMais il faut considérer que vi»gt-deux tôlninos très petits étaient fort peu de chose en comparaison de la multitude des livres conservés dans la biblîotlièque d'Alexandrie y dont la moitié fut hrulce dans la guerre de César. • . , .
n est constant que les Juifs avaient très peu écrit, très pe^u^ ,qu*îl!i jetaient profondément ignçw^nts "eç astronomie, en géométrie, en géographie, en physique;, qu'ils ne savaient rien de F}iist#ire des autres peuples , et 5Ju*ils ne coinmçncèrént^nfin à s'instrcrife que dans Alexandrie. Leur langue - était un mélange barbare d'ancien phénicien et de thaîdéen*çorrompu. Elle était «i pauvre,*^'qu'il leur manquait plusieurs modes dai^ la "CDniugaisbn de leurs verbes.
De plus, ne conmauniquant à !|ucun étran-
furent dispersés dans leur empir^,; eusaite des Egyptiens , puis<^^îl9 firent tout le commerce d'Alexandrie ; à^ KomaioB, pnisqa'ik avaient des synagogues à Epme. Mai* étalit'aa milieu des Dations, ils en furent toujours sépares par leurs institutions. Us ne mangeaient point avec les étrangers , et ne communiquèrent leurs livres que très tard. ll&T.
ger leurs libres ni leurs ^tres j personne^ir la terre , exceplé eux, n'avait ja^oais entendu parl^ ni d'Adam^ ni dîÈve^ ni d'Abel, ni de Caïn ^ ni- de l^oé. Le seul AjUralialb-i'ut connu des peuples orientaux à^^'^ là' suite dès temps-: mais nul peuple ancien ne h^^ venait que cet Abraham ou Ibrahim fût \% tige du peuple juif.
Tels soBilt les secrète de la* Providence , que le pire et la mère du genre humain furent toujours entièrement ignorés du genrQ humain^ au point que les noms d^dam rt d'Eve ne se troûvetit'dans- aucun aiicien au-' tei^^ ni de la Grèce y ni de 'Rome^ ni 4e la Perse, ni de la Syrie, *^i chez les'^Arabe;^ même , jusque vers le temp^ de Mahomet. Dieu daigna permetti*^ que lei titres j|€ la* grande famille du monde ne fussent conservés que chez' la plus petite et la plus malheureuse partie de la famfllç.
Commeat se peut-il laire qu'Adam et me aient été inconnus à t^us leurs enfants? Comment nç se tJbou^a-t-il ni en Egypte , ni à Badiane , aucune trace , aucune tradition de nos premiers père6>? Pourquoi ^i Orphée , ni Linus, ni Thamyris, n'en pârlèrent-ils point? car s'ils en avaient dît un mot', ce mot aurait été relevé sans dovêe par Hé-
ADAM. ff5
siode^ et surtout par Homère y qui parlât de toqf^ excepté des auteurs de la racp humaine.
Clémeiit.#Alçxandrie j qui mpport^ taot de témoignages de l^ntiquité^ n'aurait pas manqué de citer un passag^<dans lequemi aurait été feit mention d'Adam^ et d'Eve*
Eusèbe^ dans son Histoire univè^elle f a rçcl&erché jëfsqu'au^t témaigiiagfBs^le^ ylus suspects; il aîkrait bifu fait,Y^>r le zâtù()<]r€ trait ^ la moindre yraisembla|icé en fàveiv de nos ]2^emiers porent^^ •
Il est donc aTéré qi^'ils furent toujours entièrèmeift ignorés des nations.
On trou^ à la vérité chez les liyachmanes^ dans le livre intitulé Y Ezourveidam , le nom d'Adimo et celui 4^ Procriti y sa fgmme. Si Adjmt) ressemble un peu à notre A'da^^ les Indiens répondent: «Nofis sommes un grand a p'Êuple établi \ers riodus'et vers le Qange^ tt plusieurs sietles avant que la horde h^ « bmïque se fûtporœe vers le Jourdain. Les « Ëgyptieift , les Persans , les Arabes^ ve- « iment cjiercher dans notice pays la sagesse a et' les épiceri^*^ quand les. Juif a étaient « inconnus au reste des ffommes..Nous ne ce pouvons avoir pris notre Adîmo d^ leur « Adam* Notre Proeilti ne ressemble point
<t du toiftt ^Ève^ et d'ajtjleurd leur kistoire « est entièrement différente. • ^
« De plus, le F^Bidam , dont VEzôurvei- « dam est le commentaire, ^asse chez nous « pour être d'u^e antilquité plusraculée c^e «Mcelte deslivr^ar juîfs^ et ce.F^e£dam est ente core une nouvelle ïôi donnée anx brach- • « manès quinze cents an» après leur prçtK mii^e Ic^ st^j^elèeSh^sta o\t Shasêq-boiL n
Telfes sont a -gpn pr^ les réponses que le» «brames d'auJQurd'hui ont |ouvent faitesraux gumôniers des vaisseaux marchantes qui venaient leur parter d'JCdam et d'Eve, d'Abel et de Gain, tandis que les négc^iants. de FEuroge venaient à iliàin armée "acheter des épiceries chez eux, et désoler leur pays.
Le phénitien Sancho«y£i&on , qui vivait certainement avant le temps où nous pjaçdns Moïse ^ , et qui est^ité pai* Ëusëbe comine un auteur authentique, donne dix généra*iions. à la race humaffî^ comme éait Moïse, .jusqu'au temp;s de Noéj et il ne parle dans
* Ce qui fait penser à plusieurs savunts que Sanchoni;^*» Ahon est antérieur au temp« où.l^n place Moïse »,' c'est j||i'il n'en parle point. Il écrivait dâiBS BéritBe. Cette ville était voisine du pays <Tù les Juifs alsti^blirent. Si SAncho- Diatlion avait été postérieur ou contemporain , il n'aurait pas oiais les prodiges époa^ntables dont Moïse inonda l'Egypte; il aurait sûrement fait mention du pçttplejulf
ces dix générations ni ^d'Adam , ni d'Eve , ni (Fiq^cun de leurs descendants'^ ni de Noé même.
"VîbiCr les noms des premiers kommcs, suivant la riraduction grecque faite par Pfailon de Biblos : ^on, Genos, Phox, Li^an^ U&on, Halxeus, Chrisor, Tecnites, Agrove, Angine. Ce sont là les dix'preniières générations.
Vous ne voyez le nom de Noé ni d'Adam dansatitune de? antiques dynasties d'Egypte; ils rie se trouvent point chez les Chaldéens : eji un mot y la terre entière a gardé sm* eux le silence. ;
n faut avouer qu'une telle réticence est sans exemple. Tous les peuples se" sont attribué des origines imagiriïiire»> et aucun n'a toucké à la véritable. On né- peut comprendre comment le père de toutes, les nations a été-^n^'é^ si long-temps : son nom .devait aLfms^ytÀé âè bouche^n bouche d'un bout 4uÀondeà l'autre , aiglon le cours naturel doà choses humaines^
qui mattftit sa patrie à fba et à sang. Eusèbe , fxUe Afrir> caip^ saint Ephrem, tous les pères çrecs etâTriaques auraienVcîté un auteur pro|àne qui rendait témoignage au ^gisla^iMir hébreu. EnJèb^^surtoift ; ' qui reconnaît l'ftii» ■ilienticitëdb Sanckoniathon , et qui en <^upaduit 4es fragment», ^rait traduit tout ce qui eût regardé Moïse.
YOLT.
lié ABAM.
HqpiiIion8-nous.sous les décrets dé la Pco* videftce qui a pérmib cet oubli «i étom^antl Tout a été mystérieux et caché'tlans la nation conduite pAr Dieu méme^ qui a pré^^r^ ht voie au christianisme y et quîr'a été ToIiVitfr sauv4ge sur lequel est enté Folivier franc. Les noms des auteurs du genre humaîn ^ ignorés du genre humain^ ««ont au rang des plus grands mystères.
J'ose affirmer qu'il a fallu uû miracle p6tir boucher aiil^i le^ yeux et les oreilles de toutes les nations y pour détruire chee^elles tout monument; tout ressouvenir* d«, leur prerafér pèxe. Qu'auraient pensé; qu'aur^éht dit César ^ Àtttoine; Cra8»uS; Pompée ^ Océron^ MarcelluS; MételkiS; si un-pauv^é Juif; en leur vendant aii baume, leur avait dit : Nout descendons ^ùs d'un même père nommé Adaija? Tout' le sénat romain aurait crié 2 Montrez -nous notre arbre g^néalo^qoc. * Alors le Juif aurait déployé ses dix g^éuérations jusqu'^a Noé; jusqu'au secret de l'inour dation de tout le globe. Le sénat lui aurait demandé combien il y avait dé personnes 4ans l'arche pour nourrir tous les animaux ^ndant (}ix mois^isntiérs ; et pendant l'4nnée suivante qm ne put fournir aucune iiourri*ture. Lerogneur d'espèces aurait dit: Nous
étions hùit^ Noé et sa feDimey< leurs trois fils Sem, Cham et Japhet^ et letxrs épouses. Toute cette 0Vnillc descendait d'Adam en dœîte lîgiji^,.
Gicéron se, serait 'informé sims doute des grands monuments^ des témoignages înconlestabies que Noé et ses enfants auraient laissés de notre commun père : toute la terre après le déluge aurait retenti à janaaiis des noms d'Adam et de Noé, Fun père, Tautre restaiirateur de toutes les racj^s. Leurs noms auraient été dans toutes lés bouches dès qu^on aurait parlé, sup tous les parchemins dès qu'on aurait su écrire , sur la porte de chaque ^po^ison sitôt qu'on aurait bâti, sur tous les teimples, sur toutes lef^tatues. Quoiî vous sapvîez un si grand secret, et vous^nous l'aveé' "caché ! C'est que nous* sommes purs, et que vdirs êtes impure, aurait répondu le Juir. ^e sénat- romain aurait ri^ ou l'aurait iàit fustiger : tant le? hommes sont attachés à leurs préjugés !
La pieuse madame deBourîgiion était sûre qu'Adam avait été hermaphrodite, comme les premiers hommes du divin Platon« Dieu lui avaitrévélé ce grand secret j mais, comme
je n'ai pas eu \^ mêmes Mîrëlations , je n*«u parierai poinâ. Les rabbins juifs otit lu le« livres d'Adam; Us savent le it#m de son préceJ3teur et de sa secondé fcmm» ': mais , comme je n^Ài point lu ces livres de notre premier përe^ je n'en dirai mot. Quelques esprits creux, très savants, sont tout étonnés, quand ils lisent le Feidam des anciens bracbmanes , de trouvei* que le premier l}omme fut créé aux Indes ^ cl^^i qu'il ^'appelait Adimo, qui signifie Tengendreur; et que sa femme s'appelait Procriti, qui sigoi'* fie la vie. Ils disent que la secte des bi^ach^' mânes est incontestaolement plus' ancienne qd^ celle 'des Jwfs ; que les Juifs ne purent écrire que très tard dans la langue cananéenne, puisqu'ils ne s'établirent que très tard dan» le petit pays de Canaan; ils disent que les Indiens furent toujours inYenteurs ^ et les Juifs toujours imitateurs; les Indienl^ toujours ingénieux , et les Juifs toujours grossiers ; ils disent qu'il est bien difficile qu'Adam, qui était roux, et qui avait des cheveux, soit Ife pire des Nègres qui sont Hoirs. comm#' de Teucre^ et qui out de la laine noire sur la tète. Que ne dMent-iU point! Pour moi^ je ne dis mot; j'abandonne ces recherches au révérend père Ber'«