ÀiTGiE^grs Ei^ MOTXmsts
fondre ses ennemis sur une petite ^mépiile très pardonnable où ils étaient tumbés au sujet d'Euripide^ et en même tenq^s de «e sentir très supérieur à Euripide même. Il raille autant qu'il le peut ce mémç Perrault et ses partisans sur leur critique de VAlceste d'Euripide^ parceque ces messieurs mal-^ heureusement avaient été trompés piA* une édition fautive d'Euripide, et qu'ils avaient pris quelques répliques d'Âdmète p|ur celles d'Aiceste : mais cela n'empêche pas qu'Euripide n'eut grand tort en tout pays, dans la manière dont il fait parler Admète à son père. Il lui 4:eproche violemment de n'être pas m.ort pour lui.
a Quoi donc, lui répond le roi son përe^ «là qui adressez-vous, s'il vous plaît,, un « discours si hautain ? Est-ce à quelque et- « clave de Lydie ou de Phrygie? Igaorez- « vous que je suis né libre et Thessalien ? «.[Beau discours pour un roi et pour un « père ! ) Vous m*outragez comme le dernier a des hommes. Où est la loi qui dit qu« les « pères doivent mourir pour leurs enfants? 4c Chacun est ici-bas pour soi. J'ai rempli a mes obligations envers vous. Quel tort «t vous fais-je? Demandé-je que vous mou- « riez pour moi? La- lumière vous est pré-
ANCIBNS ET M0IHBR9B8. 03
« cieuse; me F'est-elle moins ?... Vous m'ac- « cusez de lâcheté.... Lâche Tous-méme j « vous n'avez pas rou^i et presser votre A femme de vous faire vivre en mourant pour
avons Ne vous sied^il pas bien àpr^s
« cela de traiter de lâches ceux qur reAiseitl « de faire pour vous ce que vous n'avez pas « le courage de foire vouisHiiéme?... Croycz- (c moi y taisez-vous... Vous aimez la vie y les « autres ne l'aiment pas m.âins... Soyez sûr « que si vous m'injuriez encore vous eu- «^' tendrez de moi des duretés qui ne seront « pae des mensonges. »
Le chœur prend alors la parole : « C'est ft assez et déjà trop des deux côtés : cessez ^ « vieillard^ cessez de maltraiter de paroles « votre fils. »
Le chœur aurait dû plutôt y ce semble y faire une forte réprimernde au fils d'avoir très brutalement parlé à son propre père^ et de lui avoir reproché si aigrement de n'être pas mort.
Tout le reste de la scène est dans ce goût.
PHERES^ à son fils.
Tupajrles contre ton père^ sans en* avoir reçu d'ou4rage.
\U àKCIENS CiT MODfiAlilES.
ADMETEi
Oh ! j'ai bien vu que vous aimez à vivre long-temps.
pherès.
Et toi , ne portes-tu pas au tombeau celle qui est morte pour toi?
ADUÈTE.
Ah ! le plus infâme des hommes^ c'est la preuve de la lâcheté.
pherès.
Tu ne pourras pas au moins dire qu'elle est morte pour moi.