‹ Dictionnaire philosophiqueChapitre 66 sur 84 · ANTHROPOPHAGES · texte numérisé non relu

ANTHROPOPHAGES

quando aècuno è giudicato a morte^ lo toigono e cuocono e mangian selo.

Ce qui est plus extraordinaire, et plu* incroyable c'est que les deux Arabes attribuent aux Chinois mêmes ce que Marc Paul avance de quelques Tartares , « qu'en géné- « rai les Chinois mapgent tous ceux qui ont « été tués. » Cette horreur est si éloignée des iuoeurs chinoises qu'on ne peut la croire « Le père Farennin l'a réfutée en disant qu'elle ne mérite pas de réfutation.

Cependant il faut bien observer que le huitième siècle^ temps auquel ces Arabes écrivirent leur voyage, était un de siècles les plus funestes pour les Chinois. Deux cent mille Tartares passèrent la grande muraille, pillèrent Pékin , et répandirent partout la désolation la plus horrible^ Il est très vraisemblable qu'il y eut alors une grande famine. La Chine était aussi peuplée qu'aujourd'hui. Il se peut que dans le petit peuple quelques misérables aient mangé des corps morts. Quel intérêt auraient eu ces Arabes à inventer une fable si dégoûtante ? Ils auront pris peut-être, comme presque tous les voyageurs, un exemple pai'ticulier pour une coutume du pays. '

Sans aller chercher des exemples si loin,

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