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du col de l’utérus, Idans la gangrène à la suite de blessures fraîches, d’amputations, etc. Enfin dans des érysipèles graves survenus après des résections articulaires, le docteur Fischer a coupé du coup l’érysipèle en bourrant les plaies de naphtaline. Cette substance fait disparaître l’odeur fétide des plaies et ne détermine aucun effet irritant ou toxique. Elle s'emploie, selon les cas, soit en poudre, soit en solution dans l’alcool dans les proportions de 10 à 15 pour 100.
Depuis quelques années, la naphtaline ou naphtol est très employée en Allemagne contre les maladies de peau, et paraît constituer, à ce point de vue, un précieux médicament. Le professeur Kaposi, de Vienne, en a obtenu les meilleurs résultats contre l'ichtyose, l’acné, l'herpès tonsurant et le favus. Pour lui, le traitement du prurigo par le naphtol est supérieur à tous les autres. Contre ces diverses affections, il emploie ce médicament sous forme de pommade, à la dose de 5 p. 100. Contre les pous du pubis ou morpions, il emploie la formule suivante:
Naphtaline 5 grammes.
Huile d’olives 50 —
en badigeonnage, et tue radicalement ainsi ces désagréables parasites. D' Paul Labarthe.
NAPHTE. — Le naphte est une huile minérale incolore, très volatile, d’une odeur pas désagréable, inflammable, que l’on obtient lorsqu’on rectifie le pétrole naturel par une double distillation. Cette substance a été employée à l’intérieur, contre les affections chroniques de l’appareil respiratoire, à la dose de 10 à 20 gouttes; contre la diarrhée cholériforme, à la dose de 10 à 30 gouttes ; comme anlhelminthique, à la dose de 20 gouttes à 3 ou 4 grammes, dans une potion toujours assez fortement aromatisée, pour masquer sa saveur désagréable. A l’extérieur, l'huile île naphte a été recommandée par Chapel, comme topique contre la teigne. p. l.
NAPHTOL. — (V. Naphtaline.)
NARCÉINE. — La narcéine, découverte par Pelletier en 1832, est un alcaloïde très précieux de l’opium. Elle se présente sous la forme d'une substance cristallisée en aiguilles, inodore, d’une saveur amère, à peu près insoluble dans l’eau froide, peu soluble dans l’alcool à 80°, plus soluble dans l'eau et l’alcool chauds, et presque totalement insoluble dans l’éther. Elle forme, avec les acides et notamment avec l’acide chlorhydrique, des sels solubles, mais très instables, qu'il est difficile d’obtenir par la concentration au bain-marie. M. Gigon, pharmacien à Paris, en a obtenu en faisant évaporer une solution concentrée de chlorhydrate de narcéine sous une cloche de verre en présence d’acide sulfurique concentré.
C’est à Claude Bernard que sont dues les premières recherches expérimentales sur la narcéine chez les animaux, expériences communiquées en 1864 à l'Académe des sciences. Elles ont démontré que « la narcéine est la substance la plus somnifère de l’opium. A doses égales, avec la narcéine les
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animaux sont beaucoup plus profondément endormis qu’avec la codéine, mais ils ne sont pas absorbés comme avec la morphine. Leurs nerfs de sensibilité, quoique émoussés, ne sont point frappés d’une paralysie très appréciable, et les animaux manifestent assez vite les sensations douloureuses à la suite du pincement des extrémités. Mais ce qui caractérise plus particulièrement le sommeil narcéique, c’est le calme profond et l’absence d’excitabilité au bruit que nous avons remarqués dans la morphine, et trouvé au summum d'intensité dans la codéine. Au réveil, les animaux endormis par la narcéine reviennent très vite a leur état naturel. Us ne présentent qu’à un beaucoup moindre degré la faiblesse du train postérieur et l’effarement, et, en cela, le réveil de la narcéine se rapproche de celui de la codéine. »
Devant de pareils résultats obtenus sur les animaux par l'illustre physiologiste, les médecins expérimentèrent aussitôt la narcéine chez l’homme. Parmi les premiers, il faut citer les professeurs Béhier et Bouchut, Laborde, Debout., Rabutcau, etc. Les observations cliniques vinrent confirmer les expériences de laboratoire, et Rabuteau formula d’une façon aussi heureuse que précise l'action de la narcéine sur l’homme : « Prise aux doses de 5 à 10 centigrammes, par l’homme à l’état de veille, elle ne détermine guère le besoin de dormir, mais chez les malades qui sont dans le décubitus dorsal, on voit survenir un sommeil prolongé. La narceine remplace alors avantageusement la morphine ou l’extrait gommeux d’opium ; elle produit un sommeil calme et réparateur, suivi d'un réveil physiologique, après lequel on n’éprouve aucun de ces toubles que détermine la morphine, tels que lassitude, perte d’appétit. Des femmes souffrantes et atteintes d’insomnie se trouvaient si bien du médicament, qu’elles employaient les expressions les plus imagées pour témoigner leur satisfaction. » (Rabuteau, Éléments de thérapeutique.) Le regretté thérapeutiste ajoute que, d’après ses expériences, la narcéine, que Claude Bernard a trouvée le plus soporifique des alcaloïdes de l’opium chez les animaux, l’est moins que la morphine chez l’homme, mais plus que la codéine.
Outre son pouvoir soporifique ou hypnotisant, la narcéine possède des propriétés analgésiques très remarquables; de plus, loin d’occasionner des nausées et des vomissements, comme la morphine, elle les arrête, au contraire; elle arrête aussi la diarrhée. Enfin, Lecomte avait prétendu que la narcéine diminue notablement la sécrétion urinaire. Rabuteau et la plupart des observateurs n’ont jamais constaté ce fait.
La narcéine est donc indiquée dans tous les cas où on veut combattre l’insomnie et procurer un sommeil calme, réparateur et sans rêves, ne laissant au réveil ni la pesanteur de tête, ni les nausées, ni le malaise, que déterminent toujours les préparations de morphine ou opiacées, mais au contraire un bien-être véritable. Elle produit des effets très efficaces dans les bronchites, l’asthme nerveux, la grippe, l’enrouement, la coqueluche, en calmant rapidement la toux, si fatigante pour les malades. Elle modifie aussi très heureusement les douleurs
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