‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privée (volume 2)Chapitre 134 sur 344 · NAS · texte numérisé non relu

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nerveuses de l’este mac et des intestins, et les névralgies. Enfin on peut l’administrer de préférence à l’opium contre la diarrhée.

La narcéine peut se prendre en pilules ou en sirop, mais on l’administre plus souvent sous cette dernière forme. Seulement, si l’on veut obtenir tous les effets énumérés plus haut, il est essentiel de ne faire usage que de narcéine absolument pure, et non mélangée de morphine ou d'autres alcaloïdes de l’opium. Pour cela, nous conseillons à nos lecteurs d’avoir recours au sirop de G'gon à la narcéine chimiquement pure, adopté depuis plusieurs années par le corps médical. Il est dosé à raison de 2 centigrammes de narcéine par cuillerée à bouche de sirop, et sa dose quotidienne varie de 1 à 3 cuillerées à soupe pour les adultes et à café pour les enfants. Ajoutons en terminant que M.Cigon a eu l’heureuse idée de préparer aussi la pâte de Giyon à la narcéine, véritable bonbon, agréable au goût, aromatisé au baume de Tolu et au laurier-cerise, qui se prend à la dose de 8 à 10 morceaux dans la journée, pour calmer la toux et les irritations de la gorge et du larynx.

Dr Marc. Camboulives.

NARCISSE DES PRÉS. — Le narcisse des prés est une plante de la famille des Amaryllidées, très commun dans les prairies et les bois ombragés et humides de l’Europe méridionale, dont tout le monde connaît les jolies fleurs jaunes qui fleurissent au printemps. Son bulbe possède à la dose de 30 centigi animes à 1 gramme des propriétés vomitives et purgatives utilisées quelquefois par les paysans dans nos campagnes. Les médecins n’en font pas usage. p. L.

NAPCOTINE. — La narcotine est le premier des alcaloïdes qui ait été retiré de l’opium, en 1803, par Derosne, mais il est aussi le moins actif de tous, comme soporifique, et est par suite à peu près inusité. p. L.

NARCOTIQUE. — Qualificatif donné aux médicaments et aux préparations pharmaceutiques qui jouissent de la propriété de procurer du sommeil et de calmer les douleurs. Les narcotiques sont à leur tourqualitiés de calmants ou sédatifs , lorsqu’ils servent à modérer une excitation pathologique fébrile trop vive; anodms, quand ils calment les douleurs, et hypnotiques, lorsqu'ils procurent le sommeil. Il n’y a pas de médicaments qui soient plus souvent employés en médecine que les narcotiques, parce que dans toutes les maladies on a à combattra l’élément insomnie ou l’élémentdouleur, et qu’ils sont sans contredit leurs meilleurs spécifiques. Les plus usités sont l’opium, avec tous les alcali ïdes qui en dérivent : morphine, codéine, narcéine, etc.; le lactucarium, le haschisch, la belladone, l’atropine, l’aconit, etc. p. L.

NARCOTISME. — Nom donné par les médecins à l’état particulier produit par l’usage de l’opium et de ses dérivés (Y. Opium). p. L.

NARINES.— On appelle ainsi la partie antérieure

des fosses nasales (V. ce mot), dont elles diffèrent par la mobilité de leur paroi externe et par l’absence de muqueuse à la surface interne.

Ces cavités se continuent en arrière par les fosses nasales; en avant, elles s’ouvrent par un orifice antérieur regardant en bas. Leur paroi externe est formée par l’aile du nez, leur paroi interne par la sous-cloison (V. Nez).

Les narines sont recouvertes à leur surface de poils ou vibrisses, qui protègent la pituitaire des corpuscules aériens. p. l.

NASAL. — Qualificatif donné à divers organes qui onl rapport au nez:

1° L 'artère nasale, la plus grosse des branches terminales de l’artère ophlhalmique qui sort de l’orbite vers la partie interne de la base et se porte à la racine du nez ; *

2° Les cartilages nasaux, qui forment la cloison médiane des fosses nasales (Y. Fosses nasales );

3“ Le canal nasal, cette portion des voies lacrymales qui commence au sac lacrymal et se termine au méat inférieur des fosses nasales dans lequel il s’ouvre (V. Lacrymales [voies]);

4° Le nerf nasal, rameau inférieur du nerf ophthalmique qui, après avoir pénétré dans l’orbite par la fente sphénoïdale, en sort par le trou orbitaire antérieur et interne, où il se divise en deux branches : A. le nerf nasal externe, qui se distribue à la peau de la région intersourcilière et de la racine du nez, à la partie interne de la conjonctive, à la caroncule lacrymale et à la muqueuse du sac lacrymal et du canal nasal ; B. le nerf nasal interne, qui se rend dans les fosses nasales où il envoie un rameau à la muqueuse de la partie antérieure delà cloison, et un autre à la muqueuse de la partie antérieure des cornets. Ce dernier fournit un rameau appelé naso-lobaire, qui se distribue au lobule du nez.

5° Les os nasaux, qui sont les os propres du nez (V. N z, ;

6° Les fosses nasales (V. ce mot).

Dr Paul Labarthe.

NASITORT. — Le nasitort, plus connu sous les noms de cresson alénois ou cresson de jardin, est une plante qui jouit des mêmes propriétés que le cresson de fontaine et se prête aux mêmes usages (V. Ci esson). p. l.

NASONNEMENT. — On donne ce nom à une modification particulière de la voix caractérisée parle timbre nasonné. Le nasonnement résulte d’un obstacle à la sortie des sons par les fosses nasales. 11 se produiL également lorsque l’on parle la bouche presque complètement fermée, alors que l’air s’échappe librement par le nez, et il est dû dans ce cas au retentissement exagéré du son à l’intérieur des fosses nasales. On l’observe chez les individus atteints de coryza, de polypes des fosses nasales, de perforation de la voûte palatine, de paralysie du voile du palais, surtout lorsque ces paralysies sont consécutives à la diphthérie et aux angines, etc. p. L.

NASO-PALATIN. — (V. Sphéno-palalin.)

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NATALITÉ. — On désigne sous ce nom la proportion qui existe entre le nombre des naissances et le nombre des individus vivants qui les a fournies dans un pays, dans un lieu déterminé, pendant un temps donné. C’est ainsi qu’on dit, pour la France, la natalité moyenne annuelle est de 26,3, ce qui signifie qu’il y a, en France, 26,3 naissances pour 1000 habitants vivants. I)’une manière générale, la natalité l’emporte sur la mortalité. En France, d’après les statistiques, la natalité ne dépasse la mortalité que de 3 sur 1000 individus vivants. p. l.

NATATION. — L’art de nager constitue une sorte de gymnastique en elle-même excellente et, à ce seul titre, nous la plaçons au premier rang des exercices les plus salutaires à l’enfance et à l'adolescence. Mais il y a plus : la natation, qui donne à l’homme la possibilité de se tirer d’affaire dans un élément nouveau, de traverser sans danger rivières et fleuves, ou de secourir efficacement des personnes en péril de se noyer, la natation accroît en somme nos moyens de défense, contribue à assurer notre sécurité et nous permet, à l’occasion, d’en faire profiter nos semblables, moins forts ou moins habiles que nous.

Les faits montrent suffisamment combien est paradoxale l’opinion des sceptiques, qui ont affirmé leur ignorance de la chose en disant que la natation est « l’art de prolonger son agonie quand on se noie ». Si pareille définition, malheureusement, a été quelquefois vraie, il ne peut venir à personne la pensée de discuter l’importance de « savoir nager. »

Les anciens, riverains d’un cours d’eau, l'histoire l’atteste, étaient fort habiles nageurs, les femmes aussi bien que les hommes. De nos jours, encore, les sauvages se jouent de toutes les difficultés dans l’eau, et nager, pour ces gens-là, n’est pas moins naturel que marcher ou courir. Un certain nombre d’entre eux, observation caractéristique faite en Océanie, au lieu de nager de la façon ordinaire « nager en grenouille », les quatre membres et le corps dans un même plan, nagent en plongeant aussi profondément que possible, bras et jambes au sein de la masse liquide et, par suite de l'alternance des mouvements, ils nagent à l'instar des quadrupèdes, ce qui s’appelle en terme technique « nager en chien. »

11 n'est pas rare de voir des nageurs européens réaliser 12 à 13 ou 20 milles de traversée en une seule traite; de nos jours, diverses personnes sont parvenues à franchira la nage le Pas-de-Calais, plus1 de 30 kilomètres, en n’y mettant jamais moins de 12 heures; des marins, naufragés ou tombés à la mer, ont pu se soutenir sur l’eau jusqu'à 20 heures et plus, avant d’être recueillis, etc., etc. Ces exemples et bien d’autres semblables sont assez probants!

La natation, chez les novices, est un exercice violent, parce qu’elle est désordonnée; elle accélère les battements du cœur et actionne à un égal degié les mouvements respiratoires, avec développement de beaucoup de calorique et dépense, par conséquent, une grande quantité de forces. Il n’y a pas lieu de tirer de là des conséquences exagérées ; la

même observation se produit à propos de n’importe quel exercice musculaire énergique et soutenu. Les néophytes, d’ailleurs, ne seront pas longs à s’apercevoir que les inconvénients du début disparaissent de bonne heure par le fait d’un entraînement intelligent. Toutefois, en raison du milieu particulier et de sa propre essence, comme la natation est susceptible d’amener plus ou moins rapidement la fatigue et l'épuisement et aussi de déterminer, dans des conditions exceptionnelles, la syncope ou des congestions, nous rappellerons expressément que l’on doit ici faire une place très large à toutes les recommandations qui ont trait et qui ont été tracées aux articles antérieurs traitant incidemment de la question présente (V. Bains, Mer).

Dans nos climats, la natation, comme la balnéation en eau courante, ne peut s’exercer que pendant une partie de Tannée, trois ou quatre mois seulement. A Paris il existe des piscines de natation ouvertes toute Tannée.

Enseignement de la natation. — La meilleure méthode sera, à coup sûr, la plus prompte et la moins désagréable. Tout le monde à peu près est d’accord pour exercer en premier lieu l'élève sur terre, en lui enseignant ainsi à bien exécuter les mouvements qu’il devra faire une fois plongé dans l’eau. La natation a sec diminue la durée de l’apprentissage, pourvu que Ton insiste jusqu’à ce que les mouvements soient devenus familiers aux commençants. <

On apprend d’abord, et très facilement, le mouvement des bras, mais pour bien enseigner les mouvements des jambes, qui présentent plus de difficulté, on place l'elève sur un banc ou mieux sur le chpvatet, espèce de grand pliant, qui lui permet de s’étendre, les bras et les jambes restant libres pour 1 exécution des mouvements voulus. Nous empruntons au manuel de gymnastique des écoles régimentaires, l’exposé de l'instruction donnée à l’élève militaire, au moyen du chevalet :

Au commandement de: « sur le chevalet », « en position », se placer le corps en équilibre suffisamment stable pour pouvoir faire agir les bras et les jambes dans la position indiquée (fig. 9I7J.

Au commandement de : « deux », rapprocher les genoux, les jambes tendues; séparer les mains à 16 centimètres (fig. 919).

Au commandeimnt de: « fro:s », décrire un demicercle de chaque main et rapprocher les talons des fesses (fig. 920).

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