‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privée (volume 2)Chapitre 135 sur 344 · N AV · texte numérisé non relu

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Après quelques séances de cette théorie pratique, on passe à la leçon donnée dans l'eau, comme il est dit en suivant.

Moyens de nager et de plonger. — Nager sur le

ventre. — La première fois que l’on met un homme à l'eau et jusqu’à ce qu'il commence à aller seul, affaire de trois ou quatre leçons données par un

maître ou par un camarade complaisant, on le munit d’un appareil de double soutien, fixé à la ceinture et en manière de brassière, par deux cordes

tenues respectivement dans chacune des mains de l’instructeur. Aussitôt que l’élève ne marque plus d’appréhension, on l’abandonne progressivement à lui-même, et enfin on le laisse agir sans danger en pleine indépendance, comme nageur libre. Recommandation essentielle : les mouvements exécutés doivent toujours être lents, rythmés et de grande ampleur.

Nager sur le dos. — Quand on sait bien nager sur le ventre, on s’exerce à se tourner sur le dos, le sommet de la tête immergé jusqu’aux yeux, le corps et les jambes en état d'extension complète; on fait la -planche pour se reposer, ou bien l’on se meut ainsi à la surface de l’eau au moyen d’un mouvement horizontal et presque insignifiant des mains.

Pour avancer dans celte position, où le corps

flotte sans la moindre peine, le visage et le thorax émergeant de l’eau tout naturellement, on reporte les talons au voisinage des fesses, les genoux écartés autant que possible, et l’on allonge vivement les jambes en rapprochant les genoux, pendant que les mains continuent leur mouvement de soutien permanent. Ce mode de nager apaise rapidement l'essoufflement et les palpitations.

Si l’on désire aller à droite ou à gauche, aussi bien sur le ventre que sur le dos, il suffit de tourner sans effort la tête dans la direction cherchée, que l'on prend ainsi avec facilité.

Plonger. — il est indispensable de s’exercer à plonger. On s’y préparera pendant quelque temps, en s’habituant à respirer à fond et à retenir le plus longtemps possible sa respiration; on s’accoutumera ensuite à demeurer la tête sous l’eau pendant quelques secondes, les yeux ouverts, afin de se familiariser avec cet élément, au milieu duquel on ne voit guère mieux que par un temps d'épais brouillard.

Pour plonger, l’homme s’élance la tête la première, les bras étendus et gagne le fond de l'eau en quelques impulsions; veut-il revenir à la surface? 11 se place verticalement la tète en haut et nage dans cette position.

Les nageurs doivent aussi savoir sauter debout dans l’eau: dans ce cas, d’un vigoureux élan ils se jettent à l’eau les pieds en avant, réunis et joints, les bras appliqués au corps, la tête et les épaules légèrement infléchies en arrière. Quand on se lance d’une certaine hauteur, il est prudent déplacer une main à plat devant les parties génitales, pour les garantir d’un choc possible à la surface de l’eau.

A moins d’une disposition organique essentiellement favorable, il faut une longue habitude professionnelle pour augmenter la faculté du séjour volontaire sous l’eau, et cela, dans des limites encore bien restreintes. Les plongeurs de profession ne restent pas, à une certaine profondeur, plus de trois minutes sans venir respirer; les nageurs ordinaires, chez lesquels la capacité pulmonaire ne s’est point suffisamment développéê par l’exercice, éprouvent le besoin de revenir sur l’eau après 30 à ïO secondes, rarement davantage, et généralement ils ont peine à se figurer combien a été brève la durée de leur immersion. Dr E. Lux,

Médecin-Major de lre classe.

NAUSÉE. — On désigne sous ce nom l’envie de vomir, que cette envie précède ou non le vomissement (V. ce mot). p. L.

NAVET. — Le navet est une plante de la famille des Crucifères qui constitue un légume très usité dans l’alimentation. Les plus petits, tels que ceux de Ferneuse, de Bretagne, de Saulieu, sont généralement les plus estimés et aussi les plus digestibles, à la condition toutefois d’avoir subi une cuisson suffisante. Ils communiquent aux viandes avec lesquelles on les fait cuire un goût agréable que tout le monde apprécie dans le ragoût de mouton aux navets, l’abatis aux navets, le canard aux navets. Ils se mangent aussi seuls, cuits au jus ou

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