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à la sauce blanche, ou encore en purée. Les diabétiques devront s’en abstenir complètement, et les individus atteints de dyspepsie llatulente ne devront j en faire usage que très rarement. p. l.
NAVICÜLAIRE. — Les anatomistes donnent le nom de fosse naviculaire, chez l’homme, à la di- . latation de l’extrémité antérieure de l’urèthre ‘ située immédiatement derrière le méat urinaire ( (V. Urèthre), et, chez la femme, à la dépression i située à l'entrée du vagin, immédiatement en avant de la commissure des grandes lèvres (V. Vulve).
NÉCROPSIE. — Mot employé parfois par les mé- } decins comme synonyme d'autopsie (V. ce mot).
NÉCROSE. — Ce mot signifie mortification; la ; nécrose est donc la mort d’une partie ou de la tota- ( lité d’un os.
Toutes les parties du squelette peuvent en être at- I teintes. Cependant certains os sont plus souvent affectés. Ce sont le tibia, le fémur, l’humérus, puis les os du crâne. Les os courts sont plus rarement atteints, si ce n’est chez les enfants.
On peut diviser les causes de la nécrose en causes ■externes et causes internes. Les premières déter- ! minent souvent des mortifications étendues résultant de la congélation ou de brûlures profondes. Les contusionssont une cause fréquente. On observe des nécroses partielles à la suite de certaines fractures, de l’extirpation de tumeurs osseuses, ou encore à la suite du décollement du périoste. Parmi ( les causes internes, il faut citer d’abord l’ostéite,
| puis la périostite. La syphilis, la scrofule, la goutte I et certaines affections fébriles graves peuvent aussi I déterminer la nécrose. Mais, qu’elle résulte d’une j cause externe ou interne, le plus souvent elle est due I à un accident unique : l’arrêt de la circulation. En ! effet, tout ce qui vient troubler d’une manière continue la circulation osseuse est une cause de nécrose.
Les symptômes sont modifiés selon que l’os maj lade est superficiel ou profond. Dans la nécrose superficielle, le malade accuse d’abord une douleur plus ou moins vive au niveau de l’os nécrosé. Bien- I tôt on voit apparaître une tumeur à large base préi sentant longtemps une fluctuation douteuse. Puis la peau rougit, s’amincit, s’ulcère, et la suppuration s’établit à travers des trajets fistuleux. Un stylet, introduit dans ces ouvertures, rencontre l’os et rend un son clair par la percussion. Dans la nécrose profonde, on observe les mêmes symptômes, mais ils , sont plus difficiles à apprécier. Souvent la douleur j diminue et cesse même au moment où la suppuration s’établit. Il se forme, dans les parties molles, de vastes collections purulentes donnant issue à une quantité considérable de pus.
Deux faits principaux résument l’histoire de la nécrose : 1° la formation et V élimination du séquestre, c’est-à-dire de la partie mortifiée qui doit se détacher ; 2» le travail de réparation par lequel les trajets fistuleux s’oblitèrent et l'os se consolide en se régénérant. Cette régénération d’une nouvelle
partie de l’os, destinée à remplacer celle qui a été éliminée, se fait surtout au moyen des couches sous-périostiques de la moelle (V. Ossification).
La nécrose est une affection essentiellement chronique, et si parfois les phénomènes inflammatoires revêtent une intensité qui pourrait en imposer pour un phlegmon diffus, ils s’apaisent bientôt et la maladie reprend une allure chronique.
Le pronostic est en rapport avec l'àge, l’état général du malade, le siège et l’étendue de l’affection.
Fig. 921. — Os nécrosé.
Séquestre invaginé de la partie inférieure du fémur, avec
production osseuse sous-périostique considérable (Nélaton).
L’élimination du séquestre entraîne le plus souvent la guérison. On peut toujours espérer une issue favorable, car autour de l’os nécrosé s'allume un foyer réparateur.
La première indication, dans le traitement de la nécrose, consiste à s’opposer au progrès du mal et à favoriser les efforts de l'organisme qui tendent à éliminer le séquestre. Dans la nécrose superficielle, on n’a le plus souvent qu’à ouvrir les abcès qui se forment, on est surpris de voir, chez les anciens, la quantité de moyens proposés pour obtenir un résultat que la nature, le plus souvent, produit d’ellemême. Le chirurgien doit donc se borner à surveiller et à favoriser l’élimination du séquestre. On fera une ou deux applications de sangsues, si l’inflammation est trop vive. Le malade sera soumis à un régime tonique et fortifiant. Lorsque la mobilité du séquestre sera reconnue, on ira le saisir avec des pinces. Si le trajet fistuleux est trop étroit, on pratiquera une incision destinée à l’agrandir. Parfois il conviendra même d’augmenter l’ouverture osseuse à l’aide de la gouge et du maillet. Enfin, dans quelques cas on a dû recourir, à cause de l’affaiblissement du malade, à la résection et même à l’amputation. Dr Louis Thomas.
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NECTAIRE (EADX MINÉRALES DE SAINT ). — (V. Sahlt- Neclaire.)
NÈFLE. — La nèfle, appelée aussi mesle, est le fruit du néflier, petit arbre de la famille des Rosacées, très commun dans nos pays. Dure, très âcre et très astringente, lorsqu'elle n’est pas mûre, elle devient sucrée et agréable au goût lorsqu’elle a atteint sa parfaite maturité. Elles ne mûrissent pas sur l'arbre, il faut donc les cueillir au commencement de l'automne, après les premières gelées, et les étendre sur la paille. Les nèfles sont d’une digestion assez difficile; de plus, elles constipent et occasionnent des vents. p. l.
Nèfle (fruit, coupe longitudinale).
NÉNUPHAR. — Le nénuphar ou nymphéa est une plante aquatique de la famille des Nymphéacées, qui compte deux variétés: le nénuphar blanc et le nénuphar 'jaune, dont la racine a passé, et passe encore auprès de beaucoup de personnes,
Fig 923. — Nénuphar ou nymphéa.
A. Fleur du nénuphar jaune. — F. Fleur du nénuphar blanc. — C. Fruit du nénuphar blanc.
pour avoir la propriété de calmer les désirs vénériens, alors qu’en réalité, elle est plutôt aphrodisiaque, astringente et stimulante. Elle est usitée comme aliment chez les Tartares, à cause de la grande quantité de fécule qu’elle contient, et en Suède les pauvres font, avec ses semences mélangées avec l’écorce du pin, une mauvaise galette qui constitue une bien maigre nourriture. p. l.
NÉOPLASIE et NÉOPLASME. — Deux mots employés indifféremment en médecine, pour désigner tout tissu de nouvelle formation, végétations, tumeurs, etc. p. l.
NÉPHRITE. — Le mot néphrite veut dire inflammation du rein. Mais cette inflammation, se présentant avec des caractères différents, nous diviserons les néphrites en trois variétés : 1° néphrites aiguës ; 2° néphrites chroniques ; 3° néphrites suppurées.
Néphrites aiguës. — On a divisé, tour à tour, les néphrites aiguës en un grand nombre de variétés, d’après le siège anatomique des lésions. Que la néphrite soit primitive ou secondaire, les altérations du rein peuvent être plus ou moins étendues, mais
elles ne présentent pas de caractères propres qui permettent d’établir des espèces différentes.
Le rein est congestionné et augmenté de volume. Les lésions s’étendent généralement à toutes les parties delà glande : tubes excréteurs, tubes sécréteurs, glomérules de Malpighi et tissu interstitiel (V. Rein).
Les néphrites aiguës reconnaissent un grand nombre de causes. On observe des néphrites secondaires, dans le cours d’un grand nombre de maladies fébriles (variole, scarlatine, fièvre typhoïde, etc.). L’élimination par les reins de substances irritantes, telles que la cantharide, après l’application d’un vésicatoire, le cubèbe ou le copahu, le nitrate de potasse, à haute dose, provoque la néphrite. Le froid est une des causes les plus fréquentes. Wicks rapporte le fait d’un ivrogne qui, le corps en sueur, se jela dans la Tamise et mourut d’une néphrite aiguë.
La néphrite a frigore constitue le type des néphrites aiguës. Le début est marqué par des frissons, de la fièvre, une douleur plus ou moins vive siégeant au niveau de la région lombaire, parfois des vomissements. L’œdème est précoce; l’anasarque débute généralement par la face et envahit bientôt les autres parties du corps. Tous ees symptômes ne sont pas constants. Certaines néphrites secondaires ne se révèlent que par l’examen des urines; l’albuminurie est un des symptômes les plus importants. L’urine est diminuée de quantité, fortement colorée en rouge foncé et renferme de l’albumine et des cylindres épithéliaux. Pour reconnaître la présence de l’albumine dans l’urine, on laisse couler sur les parois du verre qui la contient quelques gouttes d’acide azotique; l’albumine se précipite en masse d’un blanc jaunâtre. Un autre procédé consiste à chauffer l’urine dans un petit tube en verre. La chaleur coagule l’albumine.
Si la néphrite tend vers la guérison, la quantité d’urine augmente et l’albumine disparaît peu à peu. Dans le cas contraire, les symptômes s’aggravent et la mort survient soit par insutfisance urinaire, soit par une complication : pneumonie, péricardite, urémie (V. ces mots), etc.
La néphrite a frigore est plus grave que les néphrites secondaires.
Le diagnostic demande une certaine attention. Le début des néphrites secondaires est souvent insidieux; aussi devra-t-on examiner les urines avec soin. Dans la néphrite a frigore , l’apparition de l’œdème généralisé permettra de faire facilement le diagnostic.
Néphrites chroniques. — On a voulu distinguer deux sortes de néphrites chroniques : l’une, la néphrite parenchymateuse , caractérisée par un gros rein blanc, lisse; l’autre, la néphrite interstitielle , dans laquelle on trouve un petit rein contracté. L’existence de ces deux types de reins différents est incontestable, mais il n’en est pas moins vrai qu’entre ces deux extrêmes, il existe des néphrites mixtes qui sont les plus nombreuses et établissent, comme le font remarquer Cornil et Ranvier, le passage entre la néphrite parenchymateuse et la néphrite interstitielle. Ce sont ces néphrites mixtes que nous étudierons sous le nom de mal de Bright.
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Le mal de Bright fut ainsi nommé du médecin j anglais qui l’étudia au commencement de ce siècle.
Cette affection s'observe plus fréquemment chez ! l’homme que chez la femme ; elle est surtout com- I mune de 30 à 40 ans. Lorsqu’elle succède à une 1 néphrfte aiguë, les causes sont les mêmes que celles qui ont été dites plus haut. Mais le plus souvent le mal de Bright est chronique d’emblée. Les excès i alcooliques, les affections cardiaques, des diathè- I ses rhumatismales et goutteuses, certaines maladies fébriles, les suppurations prolongées, la grossesse, les contusions de la région lombaire, telles i sont les causes les plus fréquentes de cette maladie.
Son début est généralement lent et insidieux. Pendant une période de temps, quelquefois longue, le malade accuse de nombreux symptômes, en apparence légers et souvent méconnus : maux de tète, palpitation, oppression, douleur lombaire, troubles ; urinaires, démangeaisons, fourmillements des doigts, troubles auditifs et visuels, tels sont les premiers symptômes. Ils revêtent parfois un caractère aigu qui peut en imposer pour une autre affection. Les troubles urinaires sont souvent les premiers qui attirent l’attention. La miction est fréquente, elle se répète jusqu’à dix ou douze fois par nuit et ne donne lieu, dans la néphrite parenchymateuse, qu’à l’émission d'une petite quantité d'urine, fortement colorée en rouge foncé et renfermant beaucoup d’albumine. Tandis que, dans la néphrite interstitielle, il y a une véritable poliurie, la quantité d’urine peut atteindre cinq ou six litres et même plus. L’urine est pâle et renferme peu d’albumine. Les palpitations sont dues à une hypertrophie cardiaque, parfois condidérable. Les troubles respiratoires se manifestent souvent sous forme d'accès d’oppression, simulant des accès d’asthme. Ils sont généralement dus à de l’œdème pulmonaire. On observe aussi des accidents gastro- intestinaux : inappétence et vomissements. La peau présente des modifications intéressantes, elle est seche, pâle, anémiée. Elle est le siège d affections nombreuses : acné, eczéma, érytheme, érysipèles, phlegmons. Les crâmpes sont fréquentes, surtout au début. Les malades sont exposés à des hémorrhagies; l'épistaxis est la plus fréquente, après vient l’hémorrhagie cérébrale. Enfin, l’œdème constitue un des symptômes les plus apparents. Il débute généralement par la face. Le malade s’aperçoit, en s’éveillant, qu’il a les paupières lourdes et tuméfiées. Parfois l’œdème reste circonscrit à certaines régions; mais souvent il se généralise rapidement et constitue l’anasarque.
Les complications inflammatoires ne sont pas rares. On a noté des pleurésies, des péricardites, des péritonites, des pneumonies. Le foie est souvent le siège d'altérations qui s’accompagnent d’ascite. Enfin Yurtnae constitue une des complications les plus redoutables et les plus fréquentes, car tout individu, atteint de néphrite, est toujours menacé d’accidents urémiques (vomissements, convulsions, délire, coma) qui n’attendent qu’une occasion favorable pour éclater.
Si la néphrite aiguë peut guérir, la forme chronique est généralement mortelle. 11 semble, en eflet, que dans cette forme l’économie tout entière
soit envahie. La durée est très variable selon les cas : deux ou trois ans, quelquefois plus de dix ans dans la néphrite interstitielle. La marche lente et progressive de la maladie aboutit le plus souvent à une issue fatale. Si le malade échappe aux nombreuses complications dont il est menacé, il succombe, un jour ou l’autre, à l’intoxication urémique. Cependant la guérison n’est pas impossible; l’albumine diminue progressivement, l'hydropisie disparaît, mais il faut toujours craindre les réci dives, qui sont très fréquentes.
La forme spéciale de l’œdème et l’albuminurie permettront le plus souvent de faire le diagnostic. Cependant il ne faut pas oublier que, d’une part, l’albumine peut disparaître par intermittences et que, d'autre part, les conditions qui peuvent rendre l’urine albumineuse sont très nombreuses. On devra donc accorder un grand soin à l’ensemble des symptômes que présente le malade.
Néphrites suppurèes. — La suppuration des reins est fréquente chez les individus atteints de lithiase rénale ; mais elle existe aussi en dehors de celte affection. Cette dernière variété constitue la néphrite suppurée proprement dite.
Au début, on observe de la congestion des reins, puis il se forme de petits abcès qui peuvent rester isolés ou se fusionner et transformer les reins en une vaste collection purulente.
C’est une affection commune chez les vieillards. Elle succède généralement aux affections chroniques de la vessie et de l’urèthre, à l’hypertrophie de la prostate. Les contusions, les plaies, l’infection purulente sont des causes plus rares.
La néphrite suppurée débute par une vive douleur au niveau de la région lombaire. Elle s’accompagne de fièvre, de frissons, de vomissements. Parfois le frisson du début manque et la maladie présente les symptômes d’un état typhoïde. Les besoins d’uriner sont fréquents, mais le malade n’émet que de petites quantités d’urine, fortement colorées, renfermant parfois du sang et de l’albumine.
La néphrite peut se terminer par résolution ; dans ce cas, tous les symptômes disparaissent en quelquesjours, ou par suppuration. Alors, l’état général s’aggrave, le malade est pris de frissons, la fièvre continue. Mais, une fois formé, l’abcès peut s’ouvrir dans la région lombaire ou dans le bassinet et s’évacuer avec les urines : c’est le cas le plus heureux.
On a signalé, du côté des membres inférieurs, des troubles paralytiques qui constituent une des complications les plus sérieuses.
La néphrite suppurée est une affection très grave, à laquelle le malade succombe au bout d’un temps variable.
Traitement. — Néphrites aigues. — Le traitement des néphrites aigues, légères, consiste surtout en soins hygiéniques. On conseillera au malade le repos, le régime lacté, des purgatifs, une dicte légère, quelques bains tiedes. On appliquera sur la région lombaire des sinapismes et quelques ventouses sèches. Mais si la néphrite s’accompagne de symptômes locaux et généraux plus intenses, il faudra recourir à un traitement actif. Au début,
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