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culeuses (zona), des érythèmes, des taches pigmentaires.
Enfin une névrite détermine, par irradiation, des convulsions ou des douleurs dans les nerfs voisins et môme des convulsions générales.
Lorsque la névrite s’est développée sous l’influence du froid, elle se dissipe avec rapidité; dans toute autre circonstance, elle suit la destinée des causes qui la produisent.
Au début de la maladie, on cherchera à calmer l'inflammation par l’application de sangsues, d’onguent mercuriel, de cataplasmes ou de compresses d’eau froide. Si les douleurs persistent, on aura recours aux badigeonnages à la teinture d’iode ou aux petits vésicatoires volants pansés avec quelques milligrammes de chlorhydrate de morphine; si la névrite laisse après elle des paralysies, on les combattra par les bains sulfureux et surtout par l’électrisation. Dr Leon moynac.
NÉVROGLIE. — Nom donné par les anatomistes au tissu conjonctif qui sert pour ainsi dire de charpente à la substance nerveuse du cerveau et de la moelle épinière. p. l.
NÉVROLOGIE. — Nom donné à cette partie de l’anatomie qui s’occupe de l’élude des nerfs et des centres nerveux. p, l.
NÉVROMES. — On donne ce nom à toutes les tumeurs siégeant le long des nerfs et formées habituellement par l’hypertrophie du tissu conjonctif qui entre dans leur structure. Leurs causes sont inconnues.
On peut distinguer deux sortes de névromes : 1° les névromes isolés; 2" les névromes généralisés.
1° Un névrome isolé se traduit par un symptôme principal, la douleur, à laquelle vient se joindre parfois la constatation directe de la tumeur.
La douleur est le symptôme principal du névrome, c’est elle qui appelle 1 attention du malade. Au début elle est légère et consiste en un engourdi-sement de la. région tributaire du nerf malade, en fourmillements, en secousses comparables à des secousses électriques; souvent la douleur éclate sous forme d’accès d’intensité
Fig. 931.
Névromes multiples déve- variable et, en général, loppés sur les nerfs du d’autant plus fréquents et plexus brachial. , • . ;
plus intenses que le nevro-
me est plus ancien. Ces accès douloureux peuvent rendre la vie intolérable et déterminer des convul-
sions comparables à celles de l’épilepsie; dans certains cas, une pression exercée sur le nerf audessus du névrome a calmé ou fait disparaître ces douleurs (Aronssohn).
Si le névrome s’est développé sur un nerf superficiel, il est parfois possible de constater directement sa présence, qui se révèle par l’existence d’une tumeur arrondie, mobile, dure, située sur le trajet du nerf.
2° Les névromes généralisés traduisent leur présence par des Iroubles fonctionnels nombreux et en rapport avec la nature et le nombre des organes dont ils entravent le jeu; ce sont des engourdissements, des paralysies, des accès convulsifs.
Chez d’autres, ce sont des désordres rattachés à ceux de l'innervation du grand symphalique, c’està-dire un dépérissement très notable, de l'anorexie, des vomissements, de la diarrhée, puis un marasme qui enlève le malade sans qu’on ait pu constater d’altérations organiques.
L’ablation des névromes est leur seul traitement rationnel. 11 faut commencer par la section du nerf au-dessus de la tumeur. Si les douleurs ne sont pas fort vives, ou si le névrome occupait un nerf trop important pour qu’il lût possible de le réséquer, on aurait recours au traitement palliatif, c’est-à-dire aux injections hypodermiques de chlorhydrate de morphine. or Léon Moynac.
NÉVROPATHE. — Nom donné à l’individu atteint d’une névrose (V. ce mot). p. l.
NÉVROSES . — On désigne sous ce nom générique des maladies qui paraissent avoir leur siège dans le système nerveux et que caractérisent les désordres fonctionnels de ce système, à défaut de lésions constantes et uniformes.
Ce qui distingue donc les névroses des autres maladies, c’est de ne pouvoir être localisées au point de vue anatomique dans un point précis du système malade, et de ne pas avoir de critérium anatomique. Cette incertitude, ainsi que le dit justement Jaccoud, ne tient pas absolument, comme on l’a cru longtemps, à l’absence de lésions, elle résulte aussi de la variabilité de ces dernières; pour qu’une maladie puisse être anatomiquement spécifiée, il ne suffit pas qu’on trouve toujours à l’autopsie quelque alteration matérielle, il faut que cette altération soit aussi constante dans ses caractères que dans son existence; or celte fixité manque aux névroses. Quoi qu’il en soit, on comprend l’embarras des auteurs n’ayant pas de point de repère précis pour établir une division scientifique des névroses.
Tandis que les uns les classent d’après les fonctions atteintes et distinguent des névroses de l’intelligence, de la sensibilité, du mouvement et de la nutrition, c’est-à-dire des quatre grandes fonctions du système nerveux, les autres, s’efforçant de remonter au siège, sinon de la lésion, du moins des désordres fonctionnels, décrivent des névroses du cerveau, de la moelle, du cerveau et de la moelle des ganglions sympathiques, etc.
Nous n’insistons pas sur ce point, d’ailleurs beaucoup trop complexe.
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Quelles sont les causes des névroses ? — Les
causes, dont les unes prédisposent et les autres provoquent l’apparition des névroses, sont extrêmement variées.
a Constitutionnelles. La jeunesse, le sexe féminin, une constitution délicate, impressionnable et sensible, soit par le fait de l’hérédité, soit par suite d’une éducation énervante et trop tendue, une vie sédentaire, l’alcoolisme, le saturnisme, et un grand nombre d’intoxications , doivent être considérés comme les principales.
b. Hygiéniques. La vie dans un air confiné, l’absence de mouvement, surtout chez les enfants, le froid, la grande chaleur, l’insuflisance ou la mauvaise qualité des aliments, l’abus du café, du thé, des narcotiques (éther, morphine); les chagrins, et particulièrement les chagrins d’amour, l’irrégularité dans l’exercice des fonctions génitales, les pertes séminales trop fréquentes, les troubles menstruels, les soucis de l’existence, et la tension d’esprit déterminée par la lutte incessante pour la vie, si commune à notre époque et particulièrement dans les grands centres; la vie en commun avec une personne antipathique; la tristesse, l’ennui, les veilles, les fatigues de la vie mondaine, le surmenage intellectuel, sont les causes hygiéniques les plus ordinaires des névroses.
c. Pathologiques. Beaucoup de maladies aiguës ou chroniques peuvent donner lieu à des névroses. Signalons particulièrement les hémorrhagies répétées, les flueurs blanches, la chlorose, l’anémie, la conslipation, le tempérament goutteux, le rhumatisme chronique, e.tc., etc.; enfin et surtout toutes les maladies si fréquentes du système génital.
L’on a dit, avec quelque exagération, que toutes les femmes des grandes villes, obligées de circuler beaucoup en voitures plus ou moins suspendues, de monter des escaliers, de se tenir debout, de recevoir des visites et d’en faire au moment de leur période menstruelle, de leur grossesse, etc., sont toutes atteintes de congestion4utérine. On peut ajouter que toutes les femmes malades de l'utérus sont sujettes aux névroses.
Par quels signes se manifestent les névroses?
— Quoi qu’il en soit, les névroses se manifestent par des désordres extrêmement variés de l’intelligence, de la sensibilité, du mouvement et de la nutrition générale. Ces désordres consistent dans une augmentation, une diminution, une abolition ou une. perversion de ces fonctions.
L’intelligence peut être troublée jusqu’à la folie.
Le jugement perd de sa précision chez les personnes névropathes. Elles se complaisent généralement dans des idées exagérées, attribuant de l’importance aux plus petites choses, et perdant toute raison, surtout lorsqu’il s’agit de ce qui touche à leur santé.
Elles sont sujettes à des névralgies, à des sensations bizarres, de boule épigastrique, de constriction de la gorge, etc. Elles peuvent perdre la sensation des odeurs. 11 n’est pas rare de rencontrer chez elles une absence complète des appétits vénériens.
Elles ont des tics, des besoins de mouvement exagérés.
Enfin l’on peut observer différentes affections cutanées. 4
L’asthme, les palpitations, les syncopes, les vomissements nerveux, les pleurs, les mictions exagérées, sont aussi des caractères des névroses.
Enfin, et ce point est très important, elles ne s’accompagnent jamais de fièvre, et n’apportent en général aucun trouble dans les fonctions nutritives.
Quelle est la marche des névroses? — La
marche de ces maladies est très variée. Beaucoup sont périodiques et reviennent sous forme d’attaques plus ou moins fréquentes. D’autres sont continues. La plupart sont sujettes aux récidives.
En général, elles ne sont point mortelles; mais pour guérir, elles demandent à la fois un traitement convenable et beaucoup de patience de la part du sujet.
Quel est le traitement des névroses ? — Le premier soin qu’imposent les névroses, c’est la recherche des causes dont elles dépendent. Naturellement, ces causes sont attaquées en ellesmêmes et soignées de la façon la plus énergique, mais quelquefois ce moyen ne suffit pas, l’anomalie du système nerveux persiste malgré la suppression des lésions qui primitivement la déterminaient. Il faut alors soigner la névrose elle-même comme on le ferait si elle était essentielle et indépendante de toutes causes.
Certains médicaments jouissent depuis longtemps d’une réputation que nous nous contentons de rappeler; tels sont l’éther, l’eau de fleur d’oranger, l’assa-fœtida, le musc, le castoréum, etc. A notre époque, on emploie de préférence le bromure de potassiuŸn, l’hydrolhérapie et l’élecricité. On tâche de faire naître en même temps une dérivation utile au système nerveux, et de rétablir l’équilibre dans ses fonctions à l’aide d’un grand exercice musculaire. La vie à la campagne est indiquée, les voyages, les distractions modérées et calmes, les bains fréquents, sont également excellents.
Les bains de mer ne conviennent pas aux névropathes qu’ils excitent. Mieux vaut pour eux la pleine campagne, les pays secs et élevés avec un régime doux et une existence très calme. Que si les attaques se présentent avec une certaine périodicité, on pourra recourir avantageusement aux diverses préparations de quinquina. Dr F. Jouin.
NÉVROTOMIE. — Nom donné à une opération chirurgicale qui consiste à sectionner un nerf, dans le but de faire cesser certaines névralgies rebelles. Pour que la névrotomie soit suivie de succès, il faut avoir soin, une fois le nerf sectionné d’en réséquer une certaine longueur. p. l.
NEYRAG (eaux minérales de). — Neyrac est un petit bourg du département de l’Ardèche, situé à 3 kilomètres de Vais, qui possède des eaux bicarbonatées sodiques et ferrugineuses, d’une faible minéralisation, qu’on utilise en bains et surtout en boissons contre la dyspepsie, l’anémie et la chlorose. P. L.
NEZ. — Anatomie. — Le nez est un organe en
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forme de pyramide triangulaire situé au milieu du visage.
On lui considère une base, un sommet et trois faces.
Sa base, placée au-dessus de l’orifice buccal, présente sur la ligne médiane un bourrelet appelé sous-cloison qui sépare les narines; le lobule du nez en avant, et les ailes de chaque côté.
La sous-cloison va de la lèvre supérieure au lobule du nez; elle continue la cloison des fosses nasales et est mobile comme le lobule; elle sépare les narines.
Le lobule du nez est la partie la plus antérieure de l’organe. Il est formé par la peau du tissu graisseux et des cartilages.
Les ailes du nez sont mobiles et se continuent avec les joues. Elles contribuent beaucoup à donner de l’expression à la face.
Le sommet ou racine du nez part du front pour
Fig. 93-2.
Charpente osseuse et cartilagineuse du nez
1. Cartilage latéral du côté droit. — 1'. Cartilage latéral du côlé gauche. — 2. Bord antérieur du cartilage de la cloison qui se montre entre les deux cartilages latéraux. — 3,3' Cartilages de l'aile du nez (branche externe). — t, Tissu lïbreux. — 3. Cartilages accessoires placés en dehors des cartilages des ailes du nez. — 6. Coupe du lobule du nez.
se diriger en bas, en formant une saillie convexe transversalement et concave verticalement.
Les faces latérales regardent en dehors et présentent le sillon naso-labial qui va du lobule du nez aux joues et contourne la partie supérieure des ailes du nez.
La face postérieure n’est autre que les fosses nasales (V. ce mot)'.
Ses bords commencent à la racine du nez, l'antérieur présente une saillie variable avec les individus, elle est formée par les os du nez et s’appelle bosse nasale. Les bords latéraux sont formés par la réunion des faces du nez avec les joues.
Structure du nez. — Le nez est formé en haut par les os propres du nez, sur ies côtés par l'apophyse du maxillaire supérieur et en bas par des cartilages dont un, nommé cartila<je de la cloison,
tait suite à l'os voilier et contribue, à séparer les fosses nasales à leur partie antérieure.
Cartilages du nez vus par leur face latérale.
1,2. Cartilage latéral. — 3. Partie inférieure du cartilage latéral répondant à l’aile du nez. — 4. Cartilage de l'aile du nez. — 5. Orifice de la narine gauche. — C. Cartilages surnuméraires. — 7. Tissu fibreux.
Les autres cartilages, cartilages latéraux et des ailes du nez, forment les faces latérales et le bord antérieur des parties inférieures du nez. Ces os et ces cartilages sont recouverts par la peau qui n’offre aucune différence de structure avec la peau en gé-
1. Cartilage de la cloison. — Sa fusion avec la lame perpendiculaire de l’os ethmoïde. — 3 Son bord antérieur. — 4. Son bord inférieur. — a. Extrémité postérieure du cartilage de la cloison se prolongeant, ainsi que l’indiquent les lignes ponctuées, dans l’épaisseur de l’os vomer. — 6. Cartilage de l’aile du nez du côté gauche. — 7. Cartilage accessoire interposé entre l’os vomer et le cartilage de la cloison. — 8. Lame perpendiculaire de l'os ethmoïde sur laquelle se ramifient les divisions du nerf olfactif. — 9. Os vomer. — 10. Bord postérieur libre du vomer. — 11. Fusion de son bord antérieur avec la voûte palatine. — 12. Conduit palatin antérieur. — 13. Bord postérieur du vomer s’unissant au sphénoïde.
néral, si ce n’est que les glandes sébacées y sont nombreuses.
Les muscles principaux du nez sont : le muscle
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transversal ou dilatateur des narines qui va du dos du nez aux cartilages et à la peau qui les recouvre; le muscle myriifo? me ou contracteur des narines qui s’étend de l’os maxillaire supérieur à la souscloison et à la partie postérieure de l’aile du nez, enfin Y élévateur de l'aile du nez et de la lèvre supérieure qui part des os propres pour prendre son point mobile sur la face profonde de la peau de la lèvre supérieure.
Physiologie du nez. — Le nez, par sa forme et sa mobilité, donne à la physionomie son caractère et son expression.
En effet, puissamment modelé, légèrement aquilin, les ailes largement dessinées, il représente la force, l’audace, la vigueur physique, l'aptitude génésique, comme l’a dit l’un de nos confrères. Tels étaient les nez de François I", de Henri IV, du Balafré.
Le nez est-il effilé, mince, pointu avec des ailes mobiles, la physionomie prend un caractère spécial de prudence, de malice, d’astuce. Ilappelezvous le nez de Talleyrand, de Fouché.
Est-il arrondi à son extrémité, épais à sa base, aux ailes écartées, il révèle des appétits sensuels, le goût du plaisir et la recherche des sensations voluptueuses. Considérez les images de Mirabeau, de Barras, de Balzac.
Le nez droit annonce la gravité. Les nez pointus, d’une loi me élégante, supposent parfois plus de jugement que de sagesse. Les petits nez dénotent un caractère doux et endurant, attentif et docile. Les petites narim s annoncent une personne timide. Le nez grec implique la noblesse, la dignité, la chasteté et la froideur.
Vices de conformation du nez. — Ils sont congénitaux ou acquis.
On a vu quelquefois l'absence totale du nez, son aplatissement a la racine, ou encore son développement considérable. Quelquefois des cicatrices vicieuses l’a tirent vers la joue ou lèvre supérieure.
Les narines sont aussi quelquefois le siège de rétrécissements qui apportent une gêne sensible à la respiration et a l’olfaction. Dans ces cas, si l’introduction dans la narine rétrécie de tiges de laminaria, de cônes d’éponges préparées, destinées à la dilater, ne produit aucun résultat, il faudra avoir recours à l'incision avec le bistouri ou mieux avec le galvano-cautère comme nous l’avons fait plusieurs fois.
Dans certains cas de difformité ou de destruction
Fig. 93b. — Nez artificiel.
du nez on a recours à la rh noplastie (V. ce mot) pour restaurer l’organe dans sa totalité ou en
partie. Cependant comme cette opération tentée à diverses reprises sans succès a maintes fois échoué, on emploie le plus souvent des nez artificiels. Ce
sont des appareils en caoutchouc vulcanisé que l'on adapte sur la surface détruite en la maintenant par une monture de lunettes, par exemple, ou par un ressort.
Plaies et contusions du nez. — Les contusions
s'accompagnent généralement d’écoulement de sang par les narines ou de bosses sanguines s’étendant aux paupières et aux parties latérales du nez.
Les contusions violentes s’accompagnent souvent de fractures des os et parfois même d’abcès.
Les plaies par instruments tranchants, peuvent diviser les narines; dans ces cas il faut rapprocher les lèvres de l'incision au moyen de collodion, de taffetas Marinier , de bandelettes de diachylon ou de points de suture, car sans cela elles se cicatriseraient en produisant une difformité persistante.
Lorsque des portions .sont complètement détachées on doit les remettre en place et les suturer; on a vu réussir un certain nombre d’opérations de ce genre. La partie séparée se réunissait aux parties voisines et continuait à vivre comme précédem ment.
Fractures des os du nez. — Elles sont ordinairement dues à une cause directe. Elles se manifestent par de la douleur, du gonflement, une bosse sanguine et de la crépitai ion au niveau du point fracturé. Le nez peut être déformé par suite de projection d’un des fragments dans l’intérieur des fosses nasales.
Habituellement une hémorrhagie plus ou moins considérable accompagne celte lésion. Elle est due à la déchirure de la muqueuse nasale. On constate aussi fréquemment la perle de l’odorat, conséquence de la déchirure ou de la compression du nerf olfactif. Quelquefois l’air s'infiltre dans le tissu cellulaire sous-cutané de la face où il détermine de l’emphysème, complication plus effrayante que grave qui est due au passage de l’air par la déchirure de la muqueuse.
Le pronostic n'offre généralement pas de craintes sérieuses si ce n’est pour quelques personnes qui ont absolument besoin de l’odorat dans l’exercice de leur métier. Tel est le cas d’un tonnelier que nous avons récemment traité avec succès pour une affection de ce genre en lui appliquant sur chaque
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face de la cloison deux plaques métalliques recouvertes de cuir et réunies extérieurement par une tige transversale. Nous préférons employer cet ap- ; pareil aux sondes de femmes que l’on introduit ordinairement dans la narine pour des cas analogues.
Lésions inflammatoires. — Furoncle. — 11 se rencontre au niveau de l’orifice des narines ou dans l’épaisseur de la sous-cloison et y détermine des douleurs vives, un gonflement qui s’étend à la lèvre supérieure.
Erysipèle. — L’érysipèle de la face débute sou- ! vent par le nez. On l’a vu revenir périodiquement chez certaines femmes aux moments de leurs règles. Il peut alors donner au nez des proportions j considérables.
Abcès. — Ils surviennent quelquefois à la suite d’érysipèle ou succèdent à des plaies ou a des contusions.
Eczéma. — L’eczéma de l’entrée des narines est ! assez fréquent et détermine un gonflement plus ou moins volumineux de la lèvre supérieure.
Ulcères du nez. — Ils sont tantôt syphilitiques, tantôt scrofulo-luberculeux.
Si le chancre y est rare, les plaques muqueuses et surtout les gommes le sont moins. Celles-ci peuvent déterminer la nécrose des cartilages et des os, ce qui produit un affaissement du nez par suite de la destruction de la charpente de cet organe. Chez un de nos malades , nous avons vu l’ulcération détruire non seulement le nez, mais même les fosses nasales et une partie des I os de la base du crâne. Quelques jours avant sa mort, la partie centrale de l'os sphénoïde fut | même expulsé par suite de nécrose. Chez une autre personne, que nous avons eu l'occasion ! de voir à l’hôpital Saint- Louis, le nez et les fosses | n;. sales n'existaient plus; à leur place était une
I immense cavité, formée en haut par la base du crâne, en bas par la langue, sur les côtés par les parois des fosses nasales et encore l’une d’elles j était-elle incomplète, puisque le globe de l’œil faij sait partie de cette vaste caverne.
Les ulcères scrofulo-tuberculeux sont le résultat du lupus. Ce sont la sous-cloison, les ailes et le lo- | bule qui sont habituellement atteints. Ils présentent des tubercules rouges, livides, ulcérés et re- | couverts de croûtes. Si un traitement actif n’est i pas prescrit de bonne heure, le nez est détruit rapidement et l’ulcération gagne les parties voii sines (V. Lupus).
Dans les ulcères syphilitiques, c’est le traitement j spécifique qui doit être employé. On aura surtout recours à la solution d’iodure de potassium à raison d un à quatre et même cinq grammes par jour et à la médication mercurielle (V. Syphilis).
Pour les ulcérations scrofulo-tuberculeuses, outre i le traitement général consistant en huile de foie de ! morue, en toniques, il faudra pratiquer des cautérisations au moyen de la pointe du galvano-caulère, faire usage d’emplâtre de Vigo pour recouvrir la surface malade ou faire des applications de bi- I chlorure de mercure au 1/500.
Une fois le lupus guéri, s’il reste des difformités I trop considérables, on les corrigera par des opéra-
tions autoplastiques (V. Rhinoplaslie ) ou par l’emploi d’un nez artificiel.
Tumeurs du nez. — Elles n’impriment aucun caractère spécial à cet organe. Nous rappellerions seulement qu’on y a vu des tumeurs ven-uqueuses, des kystes sébacés, des tumeurs érectiles, des épi théliomas qui offrent l’aspect de ceux de la face. Seul l’éléphantiasis mérite une description particulière, car il appartient en propre à la région nasale.
Éléphantiasis du nez. — Celte maladie est caractérisée par un épaississement de la peau du nez et par l’hypertrophie de ses glandes sébacées. Tantôt l’affection n’atteint qu’une partie de l’organe, tantôt il affecte sa totalité. Dans les premiers, il présente une série de tumeurs ; dans le deuxième, il forme une masse rouge violacée qui, à certains moments de la journée, surtout après les repas et par les temps froids, gonfle, et devient d’un rouge vif. A leur surface se dessine un grand nombre de vaisseaux capillaires dilatés; on y voit aussi des follicules sébacés hypertrophiés.
Pour certains auteurs, cette maladie serait une altération des vaisseaux capillaires ou des glandes sébacées; pour d’autres, la lésion serait due à un épaississement général de tous les éléments de la peau.
Si cette affection s’observe principalement chez les hommes, chez ceux qui s’adonnent aux excès alcooliques, on la rencontre également chez des sujets âgés qui ont toujours été sobres.
Pour le traitement de celte maladie, on a tour à tour préconisé l’usage des alcalins, les applications de teinture d’iode, d’onguent mercuriel, les scarifications, les pointes de feu, les flèches de pâte de Canquoin. Si la tumeur est trop volumineuse, on doit l’extirper. On enlève les parties molles jusqu’au cartilage. L’hémorrhagie est arrêtée facilement par la compression. Dr J. Baratoux.
NICE (station hivernale DE). — Nice, chef-lieu du département des Alpes-Maritimes, dont la population sédentaire est de plus de 60,000 habitants et qui voit s’ajouter pendant l’hiver une colonie de 45 à 50,000 étrangers, est une de nos stations hivernales les plus renommées.
Située par 43°41’ de latitude nord et 4° 56' de longitude est, au bord de la mer, sur une baie qui s’arrondit en cirque ouvert au midi, disons tout d’abord que ce qui distingue l’ancmiologie du climat de Nice, c’est la régularité du vent de terre pendant la soirée et du vent de mer pendant le jour.
Rarement, les bourrasques de l’Europe occidentale atteignent le littoral niçois. Cela n’arrive, en moyenne, qu’une fois sur quatre: c’est que les Alpes-Maritimes et les montagnes de la Provence forment une barrière presque infranchissable pour les venhs les plus désagréables et les plus redoutés. Ils soufflent donc à Nice avec une douceur relative et une très grande régularité. Le matin, c’est généralement lèvent d’est qui se fait sentir; il se change peu à peu en vent de sud-est, puis en vent de sud, et enfin en vent de sud-ouest, tournant ainsi avec le soleil. Cette rotation remarquable se continue et se termine pendant la nuit, de telle sorte que le
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vent si meurtrier du nord ne souffle presque jamais que dans un moment où il ne peut être d'aucun danger pour les personnes malades qui viennent pasfeer l’hiver à Nice.
Les vents d’est amènent généralement la pluie. Quant à celui du sud-ouest, c’est tout simplement le terrible mistral; il ne souffle heureusement que neuf jours dans l’année, à peu près, et cela pendant le mois de mars, le plus venteux et le plus désagréable de tous. 11 y a 87 jours venteux dans l’année. En moyenne, il vente un jour sur trois au printemps, un jour sur quatre en automne, et un jour sur cinq en hiver et en été.
La sécheresse de l’atmosphère est la caractéristique du climat de Nice. La pluie tombe surtout au printemps et à l’automne, mais elle est rare en hiver. La quantité totale est de 702mm; on compte en moyenne 60 jours pluvieux, 180 jours avec un soleil radieux, 125 jours avec un ciel couvert. Les brouillards sont excessivement rares, et si elle tombe, chose rarissime, la neige- fond immédiatement.
Les variations du baromètre sont aussi régulières que celles des vents : la moyenne de la pression atmosphérique à Nice est de 761mm; les pressions extrêmes, observées pendant vingt-huit ans, sont 739 et 779ram, ce qui n’est rien en comparaison de ce qui se passe sur les côtes de l’Océan, où l'amplitude des oscillations de la pression atmosphérique est autrement grande. Cette douceur, dans les variations de la pression exercée par l’atmosphère, a certainement une heureuse influence sur les santés délicates.
La température moyenne des mois qui composent la saison hivernale est de 12°G en novembre, de 9°2 en décembre, de 8°4 en janvier, de 9°5 en février, de 11°2 en mars, et de 14°5 en avril. Les chiffres maxima pour ces mois sont 21°3 pour novembre, 18°2 pour décembre, 15°6 pour janvier, 18°1 pour février, 20°6 pour mars et 27°0 pour avril.
La température moyenne de l’hiver (décembre, janvier, février) est de 9°; celle du printemps de 14°; celle de l’été (juin, juillet, août) de 23; et enfin celle de l'automne, 16°5.
La chose essentielle à noter, quand il s’agit de climatologie médicale, étant la variabilité de température, nous ferons remarquer que le littoral niçois n’est pas seulement remarquable par l’élévation absolue de la température de ses hivers, mais l'emporte encore sur tous les autres points du sol français par la lenteur des variations de température. D’un jour à l’autre, ces variations ne dé passent jamais, en moyenne, 1°; rarement dans des circonstances exceptionnelles, elles vont jusqu’à 10 et même 13°. Du jour à la nuit, hiver comme été, l’oscillation diurne est de 9°, ce qui est peu de chose. Enfin, d un mois à l’autre, la variation est de 3° en moyenne, 3° d'octobre à novembre. C’est donc une erreur, malheureusement trop répandue, de parler des variations brusques de la température à Nice, soit pendant la journée, soit d’un jour à l’autre. Ces variations n’existent pas, le thermomètre le prouve.
L'inconvénient, le danger de ce climat consiste
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dans la chute de température qui accompagne le passage du soleil à l’ombre. Elle est énorme : 24° en hiver, 23° en été, et à certains moments 30°. Ce danger, inhérent à ce climat, est dû à la sécheresse dé l’air, à la pureté du ciel, qui donnent à la radiation solaire une intensité des plus énergiques.
Chaque quartier, d’ailleurs, a dans Nice son climat particulier. Au port, la température est plus égale que partout ailleurs, plus haute en hiver, plus basse en été ; il ny gèle presque jamais. Sur les collines, le climat est plus sec, plus froid en hiver, y avec des chutes de température plus brusques; en revanche, l’air s’y renouvelle mieux, et on y est à l’abri de la poussière.
Nice possède réellement trois zones climatériques distinctes : celle delà mer, celle de la plaine et celle des collines. Il en résulte qu’elle doit pouvoir se prêter à des indications aérothérapiques plus nombreuses; ces trois zones ayant une action différente; la première étant excitante, la deuxième sédative, la troisième tonique.
« Les indications du séjour du bord de la mer, dit notre confrère le docteur Planat, étant de beau- * coup les plus rares dans le personnel morbide qui. à chaque hiver hante notre littoral, il en résulte que la situation de Nice est de toutes la plus avantageuse; car la configuration de son territoire permet au besoin de porter à quatre ou cinq kilo- «J mètres, loin du rivage, la résidence des malades , on peut ainsi en quelque sorte leur doser l’air marin. »
Du choix du quartier peut dépendre le succès ou , l’insuccès de la cure. A l’appui de ce que j’avance, > je citerai un fait : deux asthmatiques avaient de très fréquentes crises de dyspnée lorsqu’ils habitaient la ligne maritime ; ils ont été soulagés comme par enchantement lorsqu’ils sont allés habiter le m quartier de Beaulieu.
Tonique, excitant, sec, bien que chargé de particules salines, le climat de Nice convient aux lym- I phatiques, aux scrofuleux, aux anémiques. Il conviendra dans les affections catarrhales en général et diminuera la toux en tarissant les sécrétions bronchiques, soulagera l’asthme humide par ce même mécanisme; il réussira dans la phthisie à forme torpide.
l’ar contre, il n’est pas favorable aux malades atteints de phthisie éréthique, de bronchite sèche, ou même de bronchite catarrhale, mais ayant tendance à l’état inflammatoire; ceux chez lesquels il y a surexcitation nerveuse, insomnie, devront se retirer loin de la mer, dans la zone sédative.
Aux yeux du docteur Lee, Nice est un des meilleurs endroits pour le goutteux et le rhumatisant, et aussi pour le paralytique. Lorsque la paralysie, dit-il, survient à la suite des accès de goutte ou de rhumatisme, de l’exposition à l’humidité, aux émanations marécageuses, etc., on peut s’attendre très souvent à une guérison complète par l’influence du climat et des autres moyens appropriés. Le séjour de Nice conviendrait aussi, suivant le même auteur, à plusieurs cas de névralgie.
Les demi-malades, si nombreux, qui ne savent guère encore où localiser leur mal, les hypochondriaques, ceux que tourmente ce malaise moral
NIC
qu'un appelle le spleen, enfin lous ceux qui souffrent de ce mal vague qu’on appelle l’ennui, trouveront sur ces rives ensoleillées, plus facilement que partout ailleurs, le véritable remède dont ils ont besoin : la distraction. Dr macé.
Médecin consultant à Nice l'hiver, à Aix-les-Bains l’été.
NICOTINE. — La nicotine est un alcaloïde naturel contenu dafis le tabac, qui se présente sous la forme d'un liquide oléagineux, transparent, incolore, se colorant à l'air, d’une odeur âcre et asphyxiante excessivement pénétrante qui rappelle celle du tabac et d’une saveur âcre et brûlante, soluble dans l'eau, l’alcool et l'éther, détruisant les tissus sur lesquels on l’applique. C’est un poison extrêmement violent; il suffit de quelque gouttes (15 à 30 centigrammes) déposées sur la muqueuse de la bouche pour déterminer rapidement la mort.
Empoisonnement par la nicotine. — La nicotine a été employée dans un but criminel. Tout le monde se souvient qu'en 1831, le comte de I!ocarmé empoisonna son beau-frère, Gustave Kougnies, avec de la nicotine. Ce fut même l’odeur excessivement pénétrante du tabac qui se dégageait du cadavre, dans la salle d'autopsie, qui fit découvrir à Stras la nicotine dans les entrailles de la \ intime.
Les symptômes observés dans l’empoisonnement parla nicotine sont les suivants : il y a d'abord une accélération assez grande des pulsations du cœur et des mouvements respiratoires; le globe de l’œil est rentré profondément dans son orbite et l'iris est complètement dilaté, ce qui donne aux faciès du malade un aspect effrayant. On observe de plus la céphalalgie, des nausées, rarement des vomissements, des coliques intenses, souvent suivies de diarrhée, des vertiges. Au bout de très peu de temps les pulsations du cœur se ralentissent, le corps pâlit, se refroidit, se couvre d’une sueur froide et la mort survient dans les convulsions ou par asphyxie.
Si l’on examine le cadavre d'un individu empoisonné par la nicotine, on trouve quelquefois la peau du pourtour de la bouche brûlée : les lèvres 'Ont blanches, racornies, couvertes de croûtes, la langue est d’un blanc grisâtre ou volumineuse ou dépouillée. On peut trouver les mêmes lésions sur la muqueuses de la bouche, du pharynx et de l’œsophage. Si le liquide a été absorbé en trop petite quantité pour arriver jusqu à l’estomac, on n’observe rien dans cet organe; dans le cas contraire, on trouve sa muqueuse rouge, injectée, parsemée de plaques noirâtres sans ulcérations. Enfin, comme nous l'avons dit plus haut, tous les tissus exhalent une forte odeur de tabac.
Lorsqu’on est ,en présence d’un individu empoisonné par la nicotine, il faut d’abord lui administrer un vomitif, soit :
Émétique 10 centigr.
Eau 100 grammes
à prendre en deux fois à 10 minutes d’intervalle, soit 2 grammes de poudre d’ipéca dans un verre d’eau, a prendre de la même façon. 11 faut ensuite le purger avec 50 grammes de sulfate de soude ou Dictionnaire popüi vire de Médecine usuelle
de magnésie dans un litre d'eau, à boire coup sur coup par verrées. On peut aussi faire le lavage de l'estomac au moyen de la pompe stomacale. Après cela on administrera au malade la potion suivante :
Tannin 5 grammes
Eau tiède 230 —
qu’on lui fera avaler par petites tasses, coup sur coup. Enfin, en cas de menace de syncope, on pourra pratiquer la respiration artificielle.
Dr Paul Labarthe.
NIDOREUX.— N om donné en médecine à l’odeur d’œufs pourris qui s’exhale de la bouche des individus atteints de maladies d'estomac, et aux renvois gazeux qui ont la même odeur. p. l.
NITRATE. — Syn onvme de azotate (V. ce mot).
NITRE — N om donné quelquefois au nitrate ou azotate de potasse (V. Potasse). ( p. l.
NITRIQUE (acide — Synonyme d'acide azotique (V. Azotique).
NITRITE DAMYLE. — Le nitrite d’amyle , ou éther d’amyle nitreux, découvert par Balard en 1 844, est un liquide d’un jaune verdâtre, très volatil, dont les vapeurs, légèrement rutilantes, possèdent une odeur très accusée de pomme de reinette, insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool rectifié, qui s’altère facilement au contact de l’air et s’acidifie par la formation d’acides valérianique, nitrique et nitreux, et perd alors ses propriétés physiologiques.
Effets. — Appliqué sur la peau saine, le nitrite d’amyle est sans action, mais appliqué sur les muqueuses il agit comme irritant et va jusqu’à produire la vésication.
Administré à l’intérieur par la bouche, il n’a que peu d’action sur les voies digestives ; cependant on a constaté chez quelques malades des nausées et des vomissements.
Respiré pendant quelques minutes à la dose de 5 ou 10 gouttes, il détermine une sensation de fraîcheur qui ne va pas plus loin que le pharynx et le larynx. Au bout de quelques instants la face se congestionne et devient rouge; les yeux', les paupières, les lèvres et la langue s’injectent de sang; puis surviennent des éblouissements, des vertiges, des troubles dans les idées, une sorte d’ivresse passagère; en même temps les battements du cœur et des artères s’accélèrent ainsi que les mouvements respiratoires, et la température de toute la tête s'élève. Si l’on cesse les inhalations, tous ces phénomènes disparaissent au bout de cinq à dix minutes, et tout rentre dans l’ordre. Si, au contraire, on respire le nitrite damyle à doses plus fortes, tous ces phénomènes s’accentuent, la face qui était rouge prend une teinte violette, et la congestion est si forte qu’on croirait que le sang est prêt à sortir à travers la peau et les muqueuses, et, chose remarquable, cette congestion est exclusivement limitée à la tête. De plus, ainsi que l’a