‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privée (volume 2)Chapitre 148 sur 344 · NYS · texte numérisé non relu

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sauce aux matériaux de déchet ou matières extractives, et à de la graisse qui va s’accumuler dans les (issus. Lorsque la désassimilation est supérieure à l’assimilation, il y a usure des tissus. Cette usure s'observe surtout dans le tissu musculaire.

La désassimilation s’exerce également sur les matériaux de nutrition non azotés, et par une véritable oxydation, soit dans l'épaisseur des tissus, soit dans les vaisseaux. 11 en résulte une production d’acide carbonique et un développement de chaleur.

Dans les tissus non vasculaires (cornée, cartilages articulaires, épithélium, etc.), l’assimilation et la désassimilation sont identiques, seulement elles sont moins actives. Elles ont lieu de proche en proche par l'intermédiaire des vaisseaux les plus voisins, vaisseaux de l’os pour le cartilage, vaisseaux sous-épitheliaux pour l’épithélium.

Les m Hères extractives, matériaux de déchet, formés par l’oxydation des éléments anatomiques, sont solubles et passent dans les vaisseaux capillaires par résorption interstitielle. Ces matières sont la créatine, la créatinine, la leucinc, la tyrosine, l’acide urique et l'urée, etc. On voit donc que finalement les substances organiques albuminoïdes, sous l’influence de l’oxydation, passent à l'état inorganique cristallisable et quelles sont définitivement éliminées par les reins.

III. — Les échanges entre le sang et l’extérieur. — La nutrition ueéonsiste pas uniquement dans les phénomènes physico-chimiques qui se produisent au sein des tissus, elle comprend aussi les phénomènes d’assimilation et de désassimilation gazeuses qui ont lieu à la surface cutanée et à la surface pulmonaire.

Les matériaux de nutrition que nous avons étudiés plus haut parviennent dans les tissus à l’etat de dissolution, mais l’oxygène pris à la surface de la peau et du poumon est aussi un élément de nutrition, de même que l'acide carbonique est un élément de désassimilation.

L’assimilation consiste dans l’absorption de l’oxygène par le poumon et par la peau. Ce phénomène sera étudié avec la respiration pulmonaire et la respiration cutanée.

La desassimilation comprend, non seulement l’exhalation de l’acide carbonique, mais encore celle de plusieurs autres substances, et en particulier de l’eau. Il sera question de l’exhalation de l’acide carbonique lorsque nous étudierons la respiration.

3liasn,es. — Parmi les matériaux de déchet qui proviennent des tissus et du sang lui-mème, il se trouve une substance volatile inconnue dans son essence, mais dont la présence peut être prouvée dans l'air expiré. Cette substance organique spéciale, qui s’exhale sans cesse du corps de l’indi- 'idu, se reconnaît le matin à l'odeur de l'atmosphère d’un appariement clos où une personne a séjourné. Elle est en suspension dans l’air et elle passe dans le sang avec l’oxvgène de la respiration. C’est elle qui, sous le nom de miasme, transporte le germe des maladies de l’individu malade à l’individu sain. On prouve son existence en faisant passer le courant d’air de l’expiration à tra-

vers une solution de nitrate d’argent qui se colore en rose, ou dans l’acide azotique qui se colore en jaune, réactions propres aux matières organiques.

IV. — Conséquences des échanges du sang avec les tissus et avec l'extérieur. — La conséquence des échanges du sang avec les tissus et avec l’extérieur, c’est l 'accroissement (V. ce mot).

Dr J. -A. Fort.

NYCTALOPIE. — On l’appelle aussi cécité diurne, amaurose diurne. Ce qui caractérisé cette affection., c’est que les sujets qui en sont atteints ne distinguent bien qu’après le coucher du soleil, et qu’ils sont aveugles dans la journée. La maladie se montre parfois simultanément sur un grand nombre d’individus. On rapporterhistoire de deux cents hommes du régiment de Picardie, en garnison à Landau (Alsace) qui, pendant l’été de 1772, furent pris d’une cécité se manifestant vers le milieu du jour, pendant que le soleil brillait dans toute sa splendeur. Tant que cet astre n’était pas couché, ils ne pouvaient reconnaître leur chemin. Si, pendant un jour couvert, ils allaient se promener dans les champs et que les nuages, venant à se dissiper, découvraient le soleil, leurs camarades étaient obligés de les conduire jusqu’à ce que des nuages vinssent de nouveau couvrir l’astre.

11 ne faut pas confondre avec la nyctalopie, l’amélioration de la vision survenant, à la tombée de la nuit, chez les sujets atteints de ptwtophob e, et chez ceux qui ont des cataractes centrales. Dans les deux cas, la même amélioration s’obtient dans la journée, à la condiiion de tenir les malades dans un demi-jour; ce qui a pour conséquence ; pour les photophobes, de diminuer l’inteosite de la lumière tombant dans l’œil; pour les cataractes, de permettre à un certain nombre de rayons lumineux de traverser les portions demeurées transparentes de la phériphérie du cristallin, laquelle phériphérie du cristallin est mise à découvert par la dilatation pupillaire. Dr Fano.

NYMPHÉA. — (V. Nénuphar.)

NYMPHES. — (V. Lèvres [petites].)

NYMPHOMANIE. — (V. Monomanie et Folie lucide.)

NYSTAGMUS. — C’est une affection caractérisée par des mouvements involontaires et oscillatoires du globe oculaire. Les yeux sont agités de mouvements en divers sens : dans les cas légers, c’est un mouvement de rotation du globe sur l’axe antéropostérieur; dans les cas les plus graves, c est un déplacement latéral de l’œil. Les oscillations sont quelquefois très fréquentes; on en a compté jusqu’à 180 par minute. Le malade n’a pas conscience de ces mouvements qui sont soustraits à l’empire de la volonté. Les émotions morales, l’exercice du sens de la vue porté jusqu’à la fatigue, la fixation continue d’un objet, le regard dans certaines directions, augmentent le nombre des oscillations de l’œil.

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