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Les mouvements du globe persistent alors même que les paupières sont closes; parfois ils deviennent alors plus fréquents. Ils cessent pendant le sommeil. Le nystagmus affecte un seul œil ou les deux yeux à la fois; il est continu ou intermittent. Lorsque les deux yeux sont atteints simultanément, ce qui est le cas ordinaire, les mouvements exécutés par les deux globes sont isochrones, mais en sens inverse : d’un côté, la cornée se porte en haut et en dehors; de l’autre, la cornée se porte en bas et en dedans.
Presque toujours, la vue est affaiblie. Lorsque les oscillations sont fréquentes, la vision est confuse; les objets semblent parfois en mouvement. Il est facile de se rendre compte de ces troubles : les sujets dirigent l’axe optique sur l’objet qu'ils veulent voir, et l’objet se peint sur le centre de la rétine. Mais instantanément, l’œil étant entraîné dans d’autres directions, l’axe optique se porte involontairement sur d’autres objets dont les images se confondent avec celle du premier objet. Un malade, que j’ai observé, se plaignait de voir tous les mots d'une page imprimée, attachés les uns aux autres.
Le nystagmus est parfois compliqué de myopie, d’asthénopie, de tremblement de l’iris, d’opacités de la cornée, de staphylôme cornéo-iridien, d’opacités cristalliniennes.
On observe souvent le nystagmus chez les albinos, les sujets atteints de cataracte ou d’amaurose congénitales; parfois chez les enfants nouveau-nés, à la suite d’ophtalmies purulentes; dans certaines affections nerveuses : hystérie, chorée. L’influence de l’hérédité est douteuse. L’affection se montre parfois sous forme intermittente périodique.
Dans ces dernières années, les médecins exerçant dans les bassins houillers, ont attiré l’attention sur le nystagmus des mineurs. Us attribuent cette affection à -une parésie du muscle élévateur du globe, parésie produite par la fatigue de ce muscle, en conséquence du travail dans des mines, dont les veines sont peu élevées et les galeries basses.
Le nystagmus simple et accidentel, celui des mineurs par exemple, de même que celui qui dépend d’autres troubles nerveux, tels que la chorée, l’hystérie, guérissent généralement, par la cessation des causes qui ont produit le mal. Le nystagmus congénital offre au contraire peu de chances de guérison.
On a proposé, pour guérir le nystagmus, de pratiquer la section d’un ou de plusieurs muscles de l’œil. Avant d’en venir à ce moyen, il serait bon d’administrer des antispasmodiques. Si la maladie affectait un type intermittent périodique, le sulfate de quinine serait indiqué. nr fano.
OBÉSITÉ. — On donne le nom d’obésité au développement exagéré du tissu graisseux de l’organisme. En proportions normales, la graisse est un signe de santé, car elle sert de coussinet et de protecteur contre les violences extérieures. C’est de plus, un aliment respiratoire constituant un dépôt utile en cas de disette physiologique, c’est-à-dire permettant de supporter sans en être trop affaibli, une fièvre de plusieurs jours, des fatigues excessives, et au besoin la privation de tout aliment. On sait que pendant la saison froide, l’ours blanc vit presqu’exclusivement de la graisse accumulée pendant les jours de chasse.
Maintenant, si la graisse dépasse certaines limites, si elle est développée en excès, elle détermine un état de véritable infirmité, état d’autant plus grave qu’il s’accompagne ordinairement d’affections nombreuses et susceptibles d’amener les plus grands désordres.
L’obésité présente des degrés très variables, elle peut arriver à un point que l’on ne saurait soupçonner. Les poids extraordinaires des membres du banquet américain des hommes gras, poids qui peuvent atteindre trois cents et quatre cents kilogrammes, sont encore inférieurs à certains chiffres indiqués dans les auteurs.
On connaît l’histoire de Guillaume Ier le Conquérant, celui qui faisait dire au roi de France : « Quand donc ce gros homme accouchera-t il? » Denys, tyran d'IIéraclée, avait été rendu si paresseux et si stupide par l'obésité, qu’on ne pouvait, au dire d’Elien et Athénée, le tirer de son état de somnolence habituelle, qu’en le piquant avec une aiguille ou en couvrant son corps de sangsues.
C’est que l'obésité, généralement, rend apathique; elle diminue l’activité des gens qui en sont atteints. Sans parler de ces cas excessifs dans lesquels nous voyons le malade demeurer dans la somnolence et n’en sortir que pour demander à manger et plus souvent à boire, on doit reconnaître avec Dancel, que le cerveau fonctionne moins bien du jour où l’homme se met à engraisser. Le peintre ne retrouve plus son imagination. Le sculpteur taille le marbre avec indifférence. L'homme de lettres se sent lourd et les pensées ne lui arrivent plus.
« A gros ventre maigre intelligence », disait Shakespeare, règle générale qui comporte cependant de nombreuses exceptions, puisque Fox, Samuel Johnson, Epaminondas, puisque le divin Platon lui-même, présentaient une obésité considérable.
L’affaiblissement de l’intelligence, l’apathie, la somnolence, la perte de la mémoire, l’incapacité pour les travaux actifs et les emplois intellectuels, ne sont pas les seules complications que l’on puisse observer dans l’obésité, elle détermine aussi dans l’intestin des éruptions eczémateuses et autres, des douleurs par tiraillements ou compression.
Les odeurs exhalées par les malades sont nauséeuses et insupportables; il y a parfois des diarrhées continues. La respiration est difficile, gênée, l’essoufflement se manifeste au moindre effort; cet essoufflement détermine même, rarement il est vrai, des syncopes toujours dangereuses chez les obèses, car à un certain moment, leur cœur envahi par la graisse qui l’environne et pénétré dans sa substance, subit une vérilable déchéance et peut s’arrêter subitement et définitivement sous la moindre influence, émotion ou autre. C’est pour cette raison que les chirurgiens ne donnent le chloroforme aux personnes obèses, qu’avec les plus grandes précautions, et dans les cas seulement, où l’anesthésie est absolument indispensable.
La même dégénérescence graisseuse du cœur et des vaisseaux, est très souvent le point de départ d’apoplexie.
L’albuminurie, le diabète, sont fréquents chez les gens gras. La distension de leurs anneaux physiologiques par l’accumulation de graisse, les rend encore sujets aux hernies. Ils sont sans résistance aux influences épidémiques. Enfin l’on peut dire que leur vie est toujours considérablement diminuée par le fait de l’obésité.
Si nous passons maintenant à l’étude de cet état morbide ‘dans les différents sexes, nous voyons qu’il s’accompagne fréquemment d'impuissance chez l’homme.
« Les bons coqs ne sont jamais aras », dit un vieux proverbe des plus français. Il est vrai que dans l’espèce 1 on pourrait prendre la cause pour l’effet. Les hommes d’un tempérament froid, et qui
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pour une raison ou pour une autre, s’abstiennent des rapports génitaux, ont une tendance très évidente à devenir obèses. Tel est aussi le cas des eunuques, et l’on sait quela castration est le moyen le plus simple pour arrivera faire engraisser les animaux.
Chez la femme, l'obésité est une cause fréquente d’inf ‘condilé. La graisse qui occupe l'abdomen, pesant sur l’utérus, en amène souvent la flexion ou le déplacement. Pour Wunderlich, elles les prédisposerait même aux tumeurs malignes. D'où suppression ou diminution des règles, ou bien encore, augmentation de ce phénomène, d'où métrite, fausses-couches, hystérie. L’obésité limitée à l’abdomen, peut aussi donner le change et faire croire à une grossesse, alors qu’il s'agit simplement de masses graisseuses. Particularités importantes à spécifier, car les statistiques montrent que l’obésité est plus fréquente dans le sexe féminin que chez les hommes.
C’est en général a des conditions multiples qu’il faut attribuer le développement de l’obésité. On a voulu faire jouer un rôle considérable à l’hérédité. Il y a de l’exagération dans cette assertion. Si les enfants sont obèses comme leurs parents, .c’est que tr< p souvent ils se trouvent dans les mêmes conditions hygiéniques. De plus, cette influence héréditaire peut être indirecte. Les arthritiques présentent une tendance certaine a l’obésité; l’enfant peut donc, héritant de la diathese, hériter de la même tendance.
C’est en général, à la qualité des aliments et à leurs quanlilés excessives, au manque d’exercice et au sommeil trop prolongé qu’il faut attribuer le développement exagéré de la graisse. L’absence de lumière, l’abus des boissons non seulement alcooliques, mais de l’eau même, les mets sucrés ou gras, la vie luxueuse ou paresseuse, en sont également des causes indiscutables. Ce n’est pas l’ouvrier, mais le patron, qui présente de 1 obésité; ce n’est pas le simple soldat, mais l’officier de grade supérieur.
Ce que l’on appelle dans le monde, un régime ordinaire, est presque toujours uu régime excessif comme boisson et comme nourriture. La première règle de l’hygiène n’est pas de bien manger, c’est de bien digérer ce que l’on mange. Pour faire des excès il ne suffit pas de n’ètre ni (jluutou, ni ivrogne, il ne faut que manger et boire plus que l’on ne dépense en travail et en exercice.
En résumé, pas assez de dépenses organiques, trop de recettes; telles sont les causes principales de l’obésité, et par recettes, nous entendons non seulement 1 usage excessif des corps gras, des aliments féculents et sucrés qui se transforment facilement en graisse, des boissons; mais aussi l’abus des aliments azotes eux-mêmes. C'est en s’appuyant sur la connaissance de ce mode de développement que doit être surtout instituée la thérapeutique de l’état morbide qui nous occupe.
Quel est le traitement de 1 obésité? — Méthode anglaise ou de Uanting. — Voici d’abord le système dit de Uanting, si fort en honneur de nos jours en France, bien qu’il ne présente rien de particulier et qu il n’ait d’autre valeur que celle d’être im-
porté d’Angleterre. La traduction en est empruntée à une excellente monographie du docteur Sedam Worthington, sur l’obésité :
« Déjeuner: 9 heures du matin, avec cinq ou six onces de bœuf, mouton, rognons, poisson grillé, lard fumé, ou de viande froide quelconque, sauf porc ou veau; une grande lasse de t hé ou de café, sans sucre, sans lait, un peu de biscuit ou une once de pain grillé; en tout six onces de nourriture solide, neuf onces de liquide.
Dîner: 2 heures du snir, avec cinq ou six onces de poisson quelconque, excepté saumon, hareng ou anguille, ou un même poids de viande quelconque, excepté porc et veau; un légume quelconque, excepté pommes de terre, panais, betteraves, navets et carottes; une once de pain grillé, du fruit, un pudding non sucré, de la volaille ou du gibier et deux ou trois verres de bon vin rouge: Xérès ou Madère (Champagne, Oporto et bière sont défendus); en tout dix à douze onces de nourriture solide et dix onces de liquide.
Thé: 6 heures du soir, avec deux ou trois onces de fruit cuit, un échaudé (rusk) ou deux et une tasse de thé sans sucre; en tout de deux à quatre onces de nourriture solide et neuf onces de liquide.
Souper: 9 heures du soir, avec trois ou quatre onces de viande ou de poisson, comme à dîner, un verre ou deux de vin rouge ou de Xérès coupé avec de l’eau: en tout quatre onces de nourriture solide et sept onces de liquide.
A l’heure du coucher, au besoin, un grog de genièvre, de wisky ou d’eau-de vie sans sucre; ou un verre ou deux de vin rouge ou de Xérès.
Avec ce régime je dors de six à huit heures, d’un sommeil profond.
Au pain grillé du déjeuner je joins habituellement une cuillerée à bouche d’un spiritueux quelconque.
Pendant la première année du traitement, je prenais chaque matin, à mon lever, une cuillerée à bouche d’une solution alcaline, dont je me sers rarement a présent.
Voilà les résultats de mon expérience; depuis vingt-six ans je ne me suis jamais mieux porté qu’à l’époque actuelle. Je n’ai nullement été éprouvé par ce régime.
Ma ceinture a diminué de treize pouces et mon poids de cinquante livres (anglaises).
Je puis faire moi-même ma toilette sans aucune assistance.
Je suis guéri d’une hernie ombilicale.
La vue et l’ouïe sont excellentes en raison de mon âge.
Perte totale en douze mois : quarante-six livres; depuis j’ai perdu quatre livres. »
Méthode allemande ou d'Ebstein. — Dans une récente discussion enlre savants Allemands, cette méthode a été profondément attaquée et beaucoup de nos voisins d’outre- Rhin se sont prononcés pour un nouveau système, celai, rt'Ebxlein.
Trois conditions, dit l’auteur, doivent être réunies pour que le traitement soit déclaré bon :
1° La graisse seule doit disparaître. Partant toutes les autres méthodes qui enlèvent en même
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temps les substances albumineuses et mènent à l'inanition ne valent rien;
2° Le traitement doit être simple et susceptible d'être adapté aux différentes individualités;
3° Le traitement doit être tel, que le malade puisse le continuer après la guérison, pendant toute sa vie, puisque sans cela la disposition existante aboutirait tôt ou tard à une récidive de la maladie.
Voici comment Ebstein répond à ces trois conditions :
11 donne par jour de 60 grammes à 100 grammes de graisse de première qualité.
Hippocrate, dit-il, a démontré depuis longtemps que la graisse diminue la faim et la soif, et qu’elle restreint, par cela même, toute la quantité de nourriture solide et liquide.
Que si l’on a de l’aversion contre la graisse, l’auteur allemand conseille de la combattre par l’axiome : suaviler in modo, lortiier in re.
Avec ces 00 grammes de graisse on n’a plus ni faim ni soif, on mange peu, on ne boit presque pas. En y ajoutant un peu d'exercice, les choses se passent le plus simplement du monde et le malade n’a plus qu’à se regarder fondre.
Méthode française. — La méthode d'Ebstein ne paraît pas avoir une très grande vogue en France, où on la regarde avec raison comme purement théorique. Supprimer l’appétit en donnant des aliments désagréables n’est pas une méthode sérieuse du traitement de l’obésité.
Généralement on préfère les règles d’hygiène préconisées par tous les auteurs nationaux et très bien résumées par notre éminent collaborateur, le docteur E. Monin, dans sa brochure sur l’obésité.
L’obèse, dit-il, fera régulièrement une promenade à pied d’une longueur progressive, le matin à jeun. La natation, l’escrime, la gymnastique, l’équitation rendront de grands services.
11 ne s’accordera pas plus de six à sept heures de séjour au lit et s’interdira expressément le sommeil apres les repas.
L’obèse doit quitter la table avec la sensation de la faim : cette sensation diminuera peu à peu. On supprimera tout d’abord le premier repas du matin.
Nous avons signalé l'influence fâcheuse des boissons : le patient évitera toute libation entre les repas; s’interdira les aliments salés qui provoquent la soif.
Le sujet restreindra considérablement sa quantité de boisson; il choisira un vin acide, jeune, léger; le vin blanc conviendra particulièrement, parce qu'il est moins nutritif et surtout à cause de son pouvoir diurétique. Dans ses menus, il supprimera les corps gras, les fécules, le sucre, et surtout le chocolat qui est riche non seulement en sucre, mais en corps gras. Les fruits seront également interdits. 11 fuira autant que possible les mets suc culents, les ragoûts, les foies, cervelles et rognons d’animaux, l’oie et le canard, la laitance et les œufs de poissons, et parmi ces derniers il s’abstiendra du saumon, de la raie et surtout de l’anguille. Tels sont les aliments à éviter. Le régime sera donc le suivant : pain fait avec de la farine de second choix,
mêlée même de son. Comme volaille : poulet ou dindon. Comme viande : chair de bœuf ou de mouton grillée ou rôtie. Comme poissons : sole, barbue, turbot. Le repas du soir devra être très léger et consister surtout dans les légumes frais herbacés ; asperges, oseille, tomates, fruits acides. Bouillon dégraissé, café sans sucre et thé. On sait qu’il constitue en Angleterre la boisson des jockeys.
Tous ces conseils sont excellents — leur valeur est indiscutable. Mais ils ont le grand tort de ne tenir compte ni des nécessités sociales ni des impedimenta qui peuvent résulter de l’existence d’une autre maladie.
11 n’est pas toujours facile de conseiller l’exercice à certains commerçants, rivés pour ainsi dire à leur comptoir par quelque nécessité supérieure.
Et comment faire marcher, nager, sauter à cheval la femme atteinte d’une lésion utérine? Et les hommes gras qui présentent des varices?
Malheureusement il n’y pas de médicaments capables de faire maigrir sans hygiene. Mais il en est dont l’action est réelle, et à ce point de vue l’on ne doit pas, à ce titre d’assurant précieux, en dédaigner l’emploi.
En première ligne, il faut citer la médication alcaline, recommandée par Trousseau lui-même. — Deux mois de suite, écrit-il dans une de ses consultations, le malade prendra 2 grammes de bicarbonate de soude au lieu de 30 grammes d’eau de chaux, si le bicarbonate de soude est mal supporté. Cette médication sera suspendue après deux mois, puis reprise un mois de suite chaque semestre, et continuée ainsi pendant deux ou trois ans.
Il faut aussi donner une grande place aux sels de potasse plus diurétiques que les sels de soude.
Voici ce que rapporte, à leur sujet, le Dr Worthington dans sa these.
Le professeur Gubler constate, d’après les auteurs, les bons résultats d’un traitement empirique usité en Angleterre et que son caractère, en apparence peu rationnel, a sans doute empêché de se propager en France et dans les autres contrées de l'Europe; nous voulons parler de l’emploi de la liqueur de potasse. L’efficacité de ce remède est expliquée de la manière suivante par le professeur de thérapeutique, qui emprunte à la physiologie comparée les principaux éléments de sa démonstration.
D'abord, Gubler remarque que la potasse est surtout éliminée par les glandes sébacées de la peau.
Or, la potasse qui se trouve du côté des glandes sébacées, sa principale voie de sorlie, est nécessairement un stimulant spécial de ces glandes et ne peut manquer, lorsqu'elle existe en excès dans l’économie, de provoquer l’issue d’une quantité de corps gras plus considérable qu’à l’état normal.
Des lors l’introduction d’une solution de potasse artificielle ou bien d’eau minérale contenant du bicarbonate de potasse, doit nécessairement activer la sécrétion sébacée de la peau et empêcher l’accumulation de la graisse dans le tissu cellulaire ou môme eu favoriser la résorpiion.
Gubler trouve la vérification de sa théorie dans une circonstance peu connue et très digne d’intérêt, non seulement pour l’agronome, mais
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