‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privée (volume 2)Chapitre 162 sur 344 · ONY · texte numérisé non relu

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Tels sont les principaux procédés employés par les chirurgiens; tous ont l’inconvénient d’être très douloureux : aussi a-t-on généralement recours à l'anesthésie locale que l’on obtient en appliquant sur la partie où l’on doit opérer, un mélange de glace et de sel marin. Au bout de quelques minutes la sensibilité est suffisamment abolie pour que le chirurgien puisse intervenir sans provoquer aucune douleur. Dr Louis Thomas.

ONGLÉE. — On donne ce nom à l’engourdissement douloureux de l’extrémité des doigts, accompagné de fourmillements insupportables, causé par un froid très vif. Un individu qui a l’onglée, doit bien se garder, pour la faire disparaître, de plonger ses mains dans l’eau chaude ou de les approcher du feu, ce qui occasionnerait une cuisson très incommode et un fourmillement beaucoup plus pénible que l’onglée elle-même. Le mieux est de les tremper dans de l’eau à la température de la chambre et de les y laisser jusqu’à ce que la réaction se fasse, ou bien de se frotter fortement les mains l’une contre l’autre. p. l.

ONGUENTS. — On donne le nom d’onguents, en pharmacie, à des médicaments externes de consistance molle, composés surtout de corps gras et de résines auxquels on ajoute parfois des sels, des extraits, des gommes-résines, des essences.

En général, pour préparer un onguent,* on fait fondre ensemble les substances grasses et résineuses; on passe à travers un linge pour enlever les impuretés et l’on remue la masse avec un bistorlier jusqu’à parfait refroidissemen t. Mais lorsque les matières présentent des degrés de fusion différente, on les fait fondre séparément pour les mêler ensuite à la masse totale ; puis on ajoute, s’il en est besoin, les extraits ramollis avec un peu d’eau, les gommes résines dissoutes dans l’alcool affaibli, les poudres finement pulvérisées et l’on n’incorpore qu’en dernier lieu les essences pour éviter leur volatilisation.

Quoique les onguents ne possèdent plus aujourd’hui l’immense vogue qu’ils avaient autrefois, ils n’en sont pas moins encore souvent employés contre certaines conditions morbides. On ne les applique plus sans doute sur les blessures simples dont ils gêneraient et retarderaient la guérison, mais on les réserve pour hâter la cicatrisation des plaies anciennes qui ont besoin d’être stimulées, les ulcérations atoniques ou gangréneuses, afin de changer le mode de vitalité de ces parties, d’obtenir une meilleure suppuration et de favoriser la poussée de bourgeons charnus de bonne nature. On les étend sur un linge en fil, sur de la charpie, seuls ou mêlés à du cérat, une pommade, lorsqu’ils présentent trop de cohésion ou qu’on veut affaiblir leur action irritante. On les incorpore quelquefois dans un cataplasme comme maturalifs et afin de rendre les pansements moins douloureux sur tous les points enflammés. Leur conservation est soumise aux mêmes règles que celle des pommades.

ir Marc Camuocliyes.

ONTOLOGIE. — Nom donné par Broussais à une

doctrine médicale dont les adeptes prétendent que la force est indépendante de la matière organisée et existe sans elle et en dehors d’elle, et considèrent les maladies comme des êtres abstraits, non issus d’un dérangement de nos tissus, de nos organes et de leurs fonctions. Cette doctrine toute métaphysique est complètement absurde, car il est absolument démontré que la force est inséparable de la matière et que les maladies ne sont que des troubles locaux ou généraux survenus accidentellement dans l’économie par suite d’une lésion matérielle ou fonctionnelle. p. l.

ONYXIS. — On donne ce nom aux différentes inflammations de la matrice de l’ongle. On distingue plusieurs variétés d'onyxis : 1° Yonyxis latéral, 2" Yonyxis traumatique ; 3° Yonyxis spontané.

1° Onyxis latéral. — L’onyxis latéral n’est autre chose que Yongle incarné (V. ce mot).

2° Onyxis traumatique. — Il est produit par la pénétration d’un corps étranger entre l’ongle et le derme , par une contusion, plus rarement par la pression du soulier. A la suite de la piqûre, le blessé éprouve une vive douleur, il se forme très rapidement du pus au-dessous de l’ongle, il est reconnaissable à la présence d’une tache jaune sous unguéale dans laquelle on peut quelquefois distinguer la présence d'un petit corps étranger, qui est resté dans la plaie. Le pus peut gagner la circonférence de l’ongle et s’évacuer: quant à l’ongle qui a été séparé de sa matrice, il s’ébranle et tombe, en laissant à nu un derme plus ou moins irrité qui, dans quelques cas, continue à fournir un pus très fétide et ne produit qu’un ongle difforme.

Si l’ongle acté fortement contusionné, les choses peuvent se passer comme nous venons de l’indiquer; mais parfois la douleur est fort légère, il ne se forme pas de pus, l’ongle s’épaissit à sa base, il tombe et il est remplacé.

S’il se trouve un corps étranger il faut l’extraire : quelquefois on peut être obligé de perforer ou d’enlever l’ongle à son niveau : en tout cas on aura recours aux émollients et aux bains locaux.

3° Onyxis spontané. — C’est un onyxis chronique qui se développe spontanément chez les gens affaiblis, il peut être une manifestation de la syphilis : cet onyxis a encore reçu le nom d’onglade. Il débute par une tuméfaction légère et par un cercle rougeâtre autour de la racine de l'ongle, peu à peu le cercle augmente, la peau devient violacée, douloureuse, elle s’ulcère sur tout le pourtour de l’ongle et sécrète un pus abondant, jaunâtre, très fétide. L’ongle se ternit, devient noir, il se décolle et tombe, mettant à nu une matrice rouge, fongueuse, qui est souvent le point de départ d’angioleucites très douloureuses.

Un nouvel ongle se forme, mais lentement et d’une façon irrégulière; la pulpe du doigt s’épaissit, elle prend la forme d’une spatule, la phalange peut même se trouver compromise, en tout cas la maladie est longue et pénible.

Comme traitement on peut, au début, employer quelque pommade excitante; ainsi l’onglade syphilitique sera, outre la médication interne, pansée avec du précipité rouge. Mais si la maladie se pro-

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longe, il faut simplement enlever l’ongle et modifier la surface malade par quelques cautérisations au nitrate d'argent ou au nitrate acide de mercure qui est un caustique très puissant (Gosselin).

Dr Léon Moynac.

OPÉRATION CÉSARIENNE. — (V. Césarienne.)

OPÉRATION CHIRURGICALE. — On donne ce nom à toute intervention active d’un chirurgien dans le traitement d’une maladie, soit qu’il pratique sur nos tissus ou nos organes une incision, une amputation, une résection, une cautérisation, une ponction, une suture, une ligature, etc. p. l.

OPÉRATION DE PORRO. — (V. Porro .)

OPÉRATION D ESTLANDER. — (V. Thoracotomie ).

OPHTHALMIE. — Mot qui signifie inflammation du globe de l'œil, et qui servait à désigner toutes les maladies de l’œil, mais qui n’est plus employé que pour désigner l’inflammation superficielle du globe oculaire , c’est-à-dire l’inflammation de la conjonctive (V . Conjonctivite ) des paupières (V. Blépharite) et de la cornée (V. Kératite). p. l.

OPHTHALMIQUE. — Nom donné par les anatomistes à une artère, à une veine, à un nerf et à un ganglion de l’orbite et de la région orbitaire.

Artère ophthalmique. — Elle naît de l’artère ca-

Fig. 975. — Vaisseaux et nerfs de l'orbite.

9, 9', 9". Artère ophthalmique avec ses branches. — 1. Globe de l’œil. — 2. Glande lacrymale. — 3. Tendon du muscle droit supérieur. — i. Muscle grand oblique. — 5. Zone de Zinn, d’où partent les tendons des muscles droits. — 6. Chiasma des nerfs optiques. — 7. Nerf optique plongé dans le tissu adipeux. — 8. Artère carotide interne. — 10,11. Veine ophthalmique.

rotide interne, au niveau de sa courbure terminale. Placée’eiEdehors du nerf optique, elle sort du crâne

par le (rou optique et pénètre avec lui dans l’orbite, puis elle croise le nerf optique, passe à sa face supérieure, entre lui et le muscle droit supérieur, gagne la paroi interne de l’orbite, et va, en longeant le bord supérieur du muscle grand oblique, jusqu’à la poulie de réflexion de celui-ci, où elle se divise en deux branches terminales, l’artère /rontale interne et l’artère nasale. Sur son parcours, l’arfère ophthalmique fournit onze branches collatérales, très grêles, qui sont : les artères lacrymale, centrale de la rétine, sus-orbitaire ou frontale externe, ciliaires courtes ou choroïdiennes, ciliaires longues ou iriennes , musculaire supérieure, musculaire inférieure , palpébrale supérieure, palpébrale inférieure, ethmoïdale antérieure, ethmoidale postérieure. Les noms de toutes ces artères inquent suffisamment à quels organes elles se rendent.

Veine ophthalmique. — Elle suit assez exactement le même trajet que l’artère ophthalmique et ses diverses branches, sort de l’orbite par la fente sphénoïdale et se jette dans la partie antérieure du sinus caverneux qui lui fait suite.

Nerf ophthalmique. — Le nerf ophthalmique de Willis est la première branche du nerf trijumeau. 11 longe la paroi externe du sinus caverneux, pénètre dans la fente sphénoïdale, et se divise en trois branches terminales : Le nerf nasal, le nerf frontal et le nerf lacrymal, dont les noms indiquent très clairement les organes auxquels ils se rendent. Le nerf ophthalmique préside à la sensibilité générale de la peau du front, de la racine et du dos du nez, de la paupière supérieure et à celle de l’iris, de la cornée et de la conjonctive.

Ganglion ophthalmique. — Le ganglion ophthalmique est un petit renflement nerveux, de la grosseur d’une lentille, plongé dans le tissu adipeux de la cavité orbitaire sur le côté externe du nerf optique, d’où parlent un grand nombre de filets nerveux appelés nerfs ciliaires, qui traversent la sclérotique, se placent entre celle ci et la choroïde et vont se distribuer au muscle ciliaire, à l’iris, à la cornée et à la conjonctive.

Dr Paul Labarthe.

OPHTHALMOLOGIE. — Nom donné à cette partie des sciences médicales qui s’occupe des maladies des yeux. p. L.

OPHTALMOSCOPE. — G’est un appareil instrumental destiné à explorer les parties profondes de l’œil. Le nom de Helmholtz est lié à sa découverte.

Lorsqu’on examine l’œil d’un sujet, avec son propre œil, sans le secours d’aucun instrument, on ne voit que les détails présentés par la cornée, la chambre antérieure, l’iris, la pupille et la portion attenante à la face postérieure de cette ouverture. Tout ce qui est situé plus profondément, échappe à l’investigation. Pour voir ces dernières parties, il faut plusieurs conditions dont l’une est réalisable, pendant que les autres ne le sont pas, sans l’adjonction d’un appareil instrumental particulier: 1° il est nécessaire que la pupille soit largement dilatée, afin de mettre à découvert les parties qui

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sont masquées par l’iris. On arrive à ce résultat par des instillations d’atropine; 2° il est indispensable de bien éclairer les parties profondes de l’œil. A mesure que l'observateur se rapproche de l’organe à explorer, il intercepte un nombre de plus en plus considérable de rayons lumineux arrivant dans l’œil examiné. On obvie à cet inconvénient, en projetant dans l'œil examiné, un faisceau de rayons lumineux, partant de la flamme d’une lampe placée à côté du sujet, rayons reçus par un petit miroir concave, dont le manche est tenu dans la

main, et dont le disque étamé, d’environ 4 centimètres de diamètre, est percé d'un trou derrière lequel l’observateur colle son propre œil. Ce miroir concave a un foyer de 36 à 40 centimètres. Derrière le miroir, on ajoute parfois un cercle dans lequel on dépose et on maintient, à l’aide de petites tiges mobiles, des lentilles biconvexes et biconcaves de divers foyers, pour faciliter la perception de l'image aux hypermétropes et aux myopes.

Si l'œil était formé d’une sphère creuse , les expédients précédents suffiraient pour voir les parties profondes de l’organe. Mais l’œil renferme des liquides pourvus de certains indices de réfraction. L'ensemble des milieux réfringents dont l’organe se compose: cornée, humeur aqueuse, cristallin, corps vitré, représente une lentille biconvexe , pourvue d’un indice de réfraction moyen. C'est donc à travers une lentille biconvexe que s'effectuerait cette exploration. Pour que l'examen fut fructueux, il faudrait que cette lentille oculaire fonctionnât comme une loupe. On sait que pour voir les objets à travers une loupe, il est nécessaire que ces objets soient placés entre la face postérieure de la lentille et le foyer principal de celle-ci. Pour voir les membranes profondes de l’œil, il faudrait que ces parties fussent placées entre la face postérieure de la lentille oculaire et le foyer principal de cette même lentille. De pareilles conditions ne sont réalisées que par les yeux hypermétropes. (Y. l'article Hypermétropie).

Elles font défaut dans l'œil emmétrope , et à plus forte raison dans l’œil myope (V. l'article Myopie).

Ce mode d'examen est donc restreint à une cer- Dictionnaire populaire de Médecine dsdelle.

taine catégorie d’yeux. Lorsqu’on s’en sert, l’image du fond de l’œil est considérablement grossie, ainsi qu’il arrive, lorsqu’on examine tout autre objet avec la loupe. De plus, l’image est droite.

Il est possible d’explorer le fond d’un œil quelconque, emmétrope, hypermétrope, myope, par un autre artifice, dont il importe d’abord de faire comprendre le mécanisme.

De même que les objets extérieurs, c’est-à-dire les objets placés autour de nous, forment leur image sur le fond de l’œil, la rétine; de même les détails du fond de l’œil viennent former une image au-devant de cet organe, dans l’espace. Tous les rayons lumineux partis de chacun des points d’un objet, placé à une certaine distance de nous, convergent sur un même point de la rétine, après avoir traversé les milieux réfringents, dont ressemble forme la lentille oculaire. Tous les rayons lumineux partis d’un même point de la rétine, par exemple d'un des vaisseaux qui parcourent cette membrane, traversent également la lentille oculaire et se réunissent en un seul et même point de l’espace, au-devant de l’œil. D’où la formation d’une image aérienne , considérablement grossie, en raison des lois bien connues de la marche des rayons lumineux à travers les lentilles biconvexes. Par cela même que cette image est aérienne et très grossie, nous ne là voyons pas.

Ayons recours à un artifice très simple : disposons sur le trajet de ces rayons qui sortent de

Fig. 977

Examen ophthalmoscopique à l'image renversée.

(Figure schématique montrant le trajet des rayons lumineux dans cet examen.)

A. Œil observé. — B Œil de l'observateur. — C. Miroir concave. — D. Lentille convexe ou convergente placée en avant de l’œil observé. — a, b. Portion de la rétine au fond de l’œil éclairé. — a ', b''. Image renversée de cette portion telle qu’elle est vue par l’observateur, — a', b'. Point où cette image se ferait s’il n’y avait pas interposition de la lentille D.

l’œil, une lentille biconvexe ou convergente, de deux pouces et demi de foyer; l’image se rapprochera de l’œil du sujet, sera plus petite, partant plus distincte. Elle sera renversée, absolument comme celle qui se formait précédemment dans l’espace.

Le problème à résoudre, pour voir le fond de l’œil, consiste donc: 1° après dilatation préalable de la pupille par l’atropine, à éclairer suffisamment le fond de l’œil, en projetant dans celui-ci un faisceau lumineux fourni par la flamme d’une lampe placée à côté du malade, en se servant du miroir concave décrit plus haut, miroir dont l’observateur tient le manche entre les doigts de la main droite; 2° à interposer, entre l'œil de l’observé et ce miroir, une lentille biconvexe, de deux

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pouces et demi de foyer, que l’observateur tient de la main gauche.

Pour bien apercevoir l’image du fond de l’œil, il importe que 1 observateur fixe lespace compris entre le miroir et la lentille. C'est à cet endroit que cette image aérienne se forme. On voit ainsi, non seulement le disque optique, c’est-à-dire l’épanouissement du nerf optique dans l’œil, les vaisseaux qui parcourent ce disque, ceux de la rétine et de la choroïde, mais les altérations de tous

Fig. 978.

Examen du fond de l’œil, à l’image renversée, au moyen d'un ophthalmoscope simple à main.

genres de ces membranes; les corpuscules flot- •tant dans les parties profondes du corps vitré, etc.

L’examen des parties superficielles de l'œil peut être fait d’une façon plus simple, par ce qu’on appelle 1 éclairage latéral. On projette, avec une loupe de 2 pouces de foyer, tenue de la main droite, un faisceau lumineux provenant de la flamme d une lampe, placée à côté du malade, sur la partie a explorer, la cornée par exemple. Avec une autre loupe de deux pouces et demi de foyer, tenue de la main gauche, on examine cette portion très éclairée et ainsi grossie. On note de cette façon des détails qui échappent à l’examen ordinaire: épanchements plastiques miliaires de la cornée, dépôts plastiques dans la chambre antérieure, synéchies postérieures, opacités crislalliniennes superficielles. Dr fano.

OPHTHALMOSTAT. — Nom donné par les oculistes à des instruments spéciaux destinés à fixer et à immobiliser le globe oculaire pour faciliter les diverses opératiops que l’on veut pratiquer sur luL P. L.

OPIAT. — Nom donné en pharmacie à tout électuaire préparé extemporairement, au moment du besoin, sur l’ordonnance du médecin (Y. Électuaire). p L

OPISTHOTONOS. — (V. Tétanos.)

OPIUM. — On désigne sous ce nom le suc épaissi provenant d’incisions faites aux capsules

encore vertes des pavots somnifères blanc et noir (V. Pavot).

Au point de vue purement physique, les caractères de l'opium brut considéré d’une manière générale sont les suivants : Ce produit se présente en morceaux arrondis ou aplatis, d’un brun rougeâtre à l’extérieur, pesant de 50 à 400 grammes et enveloppés à leur surface soit par des débris de végétaux, soit par des feuilles de papier huilé. L’opium est solide, d’un brun noirâtre à l’intérieur, à cassure brillante et compacte, d’une — odeur vireuse nauséabonde et d’une sa-

veur amère; il se ramollit entre les doigts par la malaxation et brûle avec facilité en répandant une fumée épaisse. Il est soluble dans l’eau et dans l’alcool. On en connaît de quatre sortes principales dans le commerce : Y opium de Smyrne, Yopium de Constantinople, l’opium d'Egypte et Yopium indigène.

L'opium de Smyrne ou officinal est le plus riche en ^principes actifs et le plus fréquemment employé; Yopium de Constantinople o. st de qualité inférieure; l’opium d'Egypte ou d’Alexandrie est le moins bon des opiums du commerce; enfin Yopium indigène, préparé en grand d’après les nouveaux procédés d’Aubergier, de Clermont, est en petits pains arrohdis, du poids de cinquante grammes, lisses, d’un brun un peu rougeâtre, non recouverts de feuilles ni de fruits, mais enveloppés dans des feuilles de papier huilé. C’est un opium de bonne qualité, renfermant 10 p. 100 de morphine, c’est-à-dire la quantité d’alcaloïde prescrite par le Codex et pouvant s’employer dans tous les cas où l'opium officinal est indiqué. Toutefois, il faut se défier des sophistications que la spéculation publique a malheureusement beaucoup trop multipliées.

Il n’est pas de médicament dont la composition chimique soit plus compliquée que celle de l’opium. Il résulte, en effet, des recherches les plus récentes, que ce suc ne contiendrait pas moins d’une vingtaine de principes, savoir: la morphine, la codéine, la narcéine, la narcotine, la papavérine, la thébaïne, la laudanine, l’opianine, la pseudomorphine, la méconine, l’acide sulfurique, de l’huile fixe, de l'huile volatile, de la résine, de la gomme, du caoutchouc, de l’albumine, du mucilage et des débris de végétaux. Les trois premiers alcaloïdes sont de beaucoup les plus importants et ont une action physiologique et thérapeutique qui n’est pas la même (V. Codéine, Morphine, Narcéine).

Effets. — L’opium est un des médicaments les plus précieux de la matière médicale. Administré à faible dose, 1 à 2 centigrammes, il donne lieu à une légère excitation des capillaires de la face et du cerveau, apaise la douleur, calme le système nerveux et provoque le sommeil. Le visage devient rouge, animé, le pouls bat avec plus de force, un bien-être général se fait sentir dans toute l’économie. A dose un peu plus’ élevée, 5 à 10 et 15 centigrammes, il produit de la lourdeur de tête, la contraction des pupilles, de la soif, de la sécheresse à

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la gorge, de la perte d’appétit, des envies de vomir, de la constipation ; puis, il est rapidement absorbé, passe dans la circulation qu’il excite légèrement, porte son action directe sur le cerveau, agit secondairement sur les autres organes, les narcotise, si je peux m’exprimer ainsi, ralentit leurs fonctions, insensibilise leurs contractions douloureuses jusqu'au moment où il est éliminé par les reins dont

11 diminue l’excrétion urinaire, par la peau dont il provoque les sueurs, des démangeaisons, parfois même des éruptions eczémateuses. Des doses exagérées, 20 à 40 cent, et plus," déterminent des vomissements, de la somnolence prolongée, des rêves riants ou pénibles, la dépression circulatoire, le relâchement des muscles, la stupeur, l’abolition de la sensibilité, le coma et la mort. L’économie pourtant peut résister à ce cortège de symptômes effrayants et alors la stupeur diminue, le coma se transforme en sommeil prolongé, suivi, au bout de

12 à 24 ou 36 heures, d’un réveil tourmenté par de la céphalagie, de l’embarras gastrique, la langue saburrale, de la courbature, le tout accompagné d’un dégoût prononcé pour toute espèce d’aliments.

Disons en terminant que l’opium sagement administré ne provoque pas de troubles notables dans l'organisme et qu'il apaise toujours d’une manière efficace les mouvements douloureux et désordonnés de ses principales fonctions. Ce médicament, en un mot, doit être prescrit sans crainte, mais avec prudence, et l’on en retirera les meilleurs effets. Dans les cas où il produirait des symptômes d’empoisonnement dangereux, il faudrait prescrire l'infusion de café à hautes doses jusqu’à la cessation des phénomènes morbides.

lin emploi journalier de l’opium émousse l’impressionnabilité des organes à tel point que, si l’on en fait usage longtemps, des doses de plus en plus fortes sont nécessaires pour produire le même degré d’hypnotisme. C’est ainsi que Trousseau cite un malade qui en était arrivé jusqu'à prendre 7b0 grammes de laudanum de Sydenham par jour. Les mangeurs et les fumeurs d’opium en Orient recherchent dans cette substance une ivresse voluptueuse et un bonheur factice. Mais pour ramener chaque jour les mêmes plaisirs, ils sont obligés d'augmenter la dose du stimulant, au détriment de leur santé et de leur vie. Aussi reconnaît-on le mangeur d'opium à son corps amaigri, à son teint jaune, à sa démarche chancelante, à son aspect hébété, à sa décrépitude avant, l’âge qui finit par se terminer par la mort au milieu d’horribles souffrances que le narcotique lui-même est impuissant à calmer.

Usages. — Sans contredit, l’opium est le remède le plus important et le plus universellement répandu, ce qui a fait dire, avec juste raison, à plusieurs observateurs, que la médecine serait impossible sans lui. En effet, il est employé seul ou associé à d’autres médicaments dans presque toutes les maladies qui peuvent atteindre l’espèce humaine.

Comme anodin, on l’emploi toutes les fois qu’il est nécessaire de combattre l'élément douleur : dans le rhumatisme articulaire aigu, dans le rhumatisme musculaire, la goutte, la péritonite, la pleurésie, la pneumonie, les ophthalmies, la cystite.

la néphrite, l’uréthrite, l’otite, la gastrite et dans toutes les phlegmasies aiguës en général ; dans la phthisie pulmonaire, les ulcères, les cancers, les catarrhes des voies respiratoires, les dyssenteries, les diarrhées rebelles et dans un grand nombre de maladies organiques chroniques ; dans les hernies étranglées, les phlegmons, les panaris et les empoisonnements divers.

Comme sédatif du système nerveux, l’opium sert à calmer toutes les affections nerveuses produites par les causes les plus variées, savoir : l’hystérie, l’épilepsie, l’éclampsie, les convulsions, la chorée, l’asthme, la coqueluche, le tétanos, les névralgies, les céphalalgies et, en un mot, toutes névroses, les spasmes de la vessie, du rectum, de l'utérus, les coliques hépatiques et néphrétiques, le delirium tremens, les tremblements métalliques et les vomissements incoercibles de la grossesse.

Comme hypnotique, il est utile dans toutes les maladies où il est avantageux d’obtenir un sommeil réparateur; ainsi, dans les fièvres éruptives : rougeole, variole, scarlatine ; dans les fièvres graves : fièvre typhoïde, fièvre jaune, typhus, fièvre continue, fièvre intermittente pernicieuse; dans le délire des blessés, certaines affections mentales, etc.

Comme léger sudorifique, au début des maladies de refroidissement, dans les sueurs rentrées, dans la suppression des menstrues, dans la période prodromique des fièvres éruptives. Mais si l’opium porte à la diuphorèse, il diminue par contre la sécrétion urinaire et, comme tel, son emploi est indiqué dans la polyurie, le diabète sucré, le choléra et les flux de toute nature.

Comme correctif, l’opium entre dans la formule de quelques médicaments d'une énergie dangereuse : les caustiques, les irritants, les purgatifs drastiques sont de ce nombre. On les prescrit associés à une préparation opiacée afin de corriger l'irritation excessive qu’ils produiraient sur nos organes.

L’utilité de l’opium est reconnue dans toutes les maladies que je viens de mentionner, pourvu toutefois qu’elles ne compliquent point de congestion ou d’inflammation cérébrales; dans les cas contraires, le sulfate de quinine, la digitale, le bre mure de potassium ou le chloral doivent lui être préférés.

Au point de vue pharmaceutique, l’opium sert à la préparation d’une foule de médicaments dont il est la base, nous cillons les passer successivement en revue.

Et d’abord, Yopium brut, source des autres préparations, est assez souvent employé. A l’intérieur, il s’utilise réduit en poudre, soit seul en paquets dans de l’eau sucrée, soit le plus souvent associé à d’autres substances, telles que la rhubarbe, le calomel, le jalap, le Colombo, etc. A l’extérieur, on en saupoudre quelquefois des cataplasmes pour les rendre narcotiques. Dissous dans l’eau, il sert en injections, gargarismes, lotions et fomentations.

L’extrait gommeux ou extrait aqueux d’opium ou extrait thébaïque est la forme sous laquelle on emploie cette substance le plus fréquemment. Il se prescrit à l’intérieur en pilules ou dissous dans une potion, à une dose qui varie depuis 1 jusqu’à 10,

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20, 30 et 40 centigrammes dans les 24 heures. Son usage externe est des plus variés en gargarismes, collutoires, collyres, lavements, injections, solutions, cérats, pommades, liniments, emplâtres, pois à cautères. L’extrait thébaïque, étendu sur une toile ou sur du taffetas, forme un emplâtre ou une mouche qu’on applique sur le point douloureux ans toutes sortes de névralgies.

Si nous en arrivons maintenant au sirop d'opium, nous voyons qu’ils sont de trois sortes : le sirop fhébaïqup, le sirop de karabé et le sirop diacode. Le premier contient 4 centigrammes d’extrait pour 20 grammes de sirop. Le second contient sensiblement les mêmes proportions d'opium que le précédent avec addition d’un peu d’esprit volatil de succin : sa prescription est indiquée quand les malades méticuleux ne veulent pas prendre d’opium. Le troisième ou sirop diacode, qu’on ne prépare plus avec des têtes de pavots, est quatre fois moins actif (t cent, pour 20 grammes) et doit être administré comme un léger narcotique, utile surtout dans la médecine des enfants.

Les teintures d’opium sont au nombre de deux : la teinture d'opium simple et la teinture d'extrait d’opium camphré ou élixir parégorique. Ces deux teintures se donnent à l’intérieur à la dose de 2 à

10 gouttes trois fois par jour dans de l’eau sucrée

contre les vomissements nerveux ou en potion à la dose de 50 centigrammes à deux grammes contre les gastralgies. A l’extérieur leur usage est fréquent en injections, lotions ou frictions, l’on en arrose des cataplasmes, l’on en prépare des liniments, etc. Ur Marc Cambouuves.

Empoisonnement par l'opium — L’empoisonnement par l’opium est le plus commun de tous, si l’on compte les suicides et les accidents. Les empoisonnements accidentels sont surtout fréquents chez les enfants qui présentent pour cette substance une intolérance remarquable. On a vu des enfants au-dessous d’un an succomber après l’ingestion de une ou deux gouttes de laudanum de Sydenham (Rabuteau). Chez l'adulte, la tolérance pour l’opium est très variable; il est donc difficile de dire quelle est la dose nécessaire pour produire la mort; les auteurs la fixent approximativement à 1 gramme.

Selon la quantité absorbée, on peut distinguer deux formes dans la marche de l’intoxication par l’opium : une forme suraiguë et une forme aiguë.

11 y a également un empoisonnement lent qui s’observe chez les mangeurs et les fumeurs d'opium, et qui n’offre qu'un intérêt secondaire en médecine légale.

Dans l’empoisonnement suraigu l’individu est immédiatement plongé dans un profond coma: les pupilles sont dilatées, la respiration est stertoreuse ; la mort survient dans l’espace d’une heure ou deux, après avoir été quelquefois précédée de mouvements convulsifs.

Dans l’empoisonnement aigu, on observe d’abord de la pesanteur de tête, des vertiges, des nausées et une exaltation des sens. Le malade tombe ensuite dans l’assoupissement: la respiration est stertoreuse, la face est injectée, l’œil insensible à la lumière et la pupille contractée. La mort arrive de

cinq à quinze heures après l’ingestion du poison.

Comme lésions cadavériques « l’encéphale est fréquemment hyperhémié; il peut même présenter de petits foyers d’apoplexie capillaire. Les poumons sont également le siège d’une congestion plus ou moins intense. Notons cependant, que ces signes congestifs sont loin d’être constants, de sorte que les lésions anatomiques dans l’empoisonnement par l’opium n’out rien de carastéristique. Le sang est noir ; il est fluide, à moins que l’agonie n’ait été prolongée (Rabuteau). »

L’autopsie fournit quelques signes particuliers, si l’empoisonnement a eu lieu par le laudanum : on peut, dans ce cas, reconnaître la couleur safranée et l’odeur vireuse de ce médicament.

Le traitement de l’empoisonnement par l’opium exige les vomitifs, une forte infusion de café ou de thé, l’ammoniaque, les révulsifs énergiques, les lavements purgatifs. L'emploi de la pompe gastrique est indiqué chaque fois que l’on suppose qu’il existe encore de la substance vénéneuse dans l’estomac. Quant aux prétendus antidotes et antagonistes: tannin, eau iodée, belladone, etc., ils ne méritent qu’une confiance très limitée. D' a. lutaud.

OPODELDOCH (baume). — On donne ce nom en pharmacie à une préparation composée dont voici la formule :

Savon animal

Camphre

Ammoniaque

Huile volatile de romarin

Huile de thym

Alcool a 90“

que l’on emploie souvent en frictions contre les douleurs rhumatismales et les entorses, p. l.

30 grammes.

OPODYME. — Nom donné par les tératologistes à une variété de monstre double, assez fréquente, caractérisée par un seul corps, avec une tète unique en arrière, mais double en avant, à partir de l’œil. P- L.

OPOPANAX. — L’opopanax, que beaucoup de personnes appellent improprement opoponax, est une gomme-résine qui provient d’un arbre de la famille des ombellifères qui croît dans les Indes Orientales, en Turquie, et qu’on a acclimaté dans le midi de la France. Elle se présente dans le commerce en larmes jaunes et rouges, opaques, à odeur forte et pénétrante, que pour ma part je trouve désagréable, à saveur âcre et amère. On l’employait jadis en médecine comme antispasmodique dans l’hystérie, l’hypochondrie, l’asthme, etc.; son usage est aujourd’hui abandonné et elle n’est plus usitée que dans la parfumerie, qui en fait une grande consommation. P. L.

OPPOSANT. — Nom donné par les anatomistes à deux muscles delà main : le muscle opposant du petit doigt et le muscle opposant du pouce (V. Main).

OPPRESSION. — Mot employé en médecine comme synonyme de dyspnée (V. ce mot), p. i.

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OPTIQUE. — Anatomie. — Nom donné par les anatomistes aux nerfs de la deuxième paire, ou nerfs de la vision.

Le nerf optique prend naissance par trois racines, deux blanches et une grise. Les racines blanches proviennent des tubercules quadrijumeaux, en passant par le corps genouillé interne. La racine grise, lamelle triangulaire de substance grise située audessus du chiasma du nerf optique, se détache de la face inférieure du cerveau et émane de la substance grise au-dessous du ventricule moyen.

Des corps genou illés partent deux faisceaux blancs qui correspondent aux racines blanches du nerf optique; ces deux faisceaux, en se réunissant, forment la bandelette optique qui contourne la face inférieure du pédoncule cérébral correspondant, le long du bord interne de la grande fente cérébrale de Bi- [a

chat; plus loin, cette bandelette s’arrondit et se réunit, sur la ligne médiane, à celle du côté opposé en formant une masse quadrilatère nommée chiasma des nerfs optiques.

Le chiasma, logé dans la gouttière optique, reçoit par les angles postérieurs les bandelettes des nerfs optiques, et par sa face supérieure la racine grise du nerf optique; à l

son niveau, les bandelettes optiques s’entre-croisent, mais seulement par leurs filets internes. Ainsi, les filets externes du nerf optique du côté droit se portent à la moitié externe de l'œil droit, tandis que ses filets internes se portent à la moitié interne de l’œil gauche.

Les nerfs optiques proprement dits se détachent des angles antérieurs du chiasma, s’écartent l’un de l’autre et se dirigent chacun vers le trou optique qu’ils traversent en même temps que l’artère opthalmique placée au-dessous d’eux; parvenus dans l’orbite, ils se portent en avant pour atteindre la partie postérieure du globe de l’œil, traversent la sclérotique et la choroïde, puis forment la papille optique du pourtour de laquelle partent en rayonnant des fibres nerveuses, en nombre considérable, mais indéterminé, qui constituent la rétine (V. ce mot).

La portion orbitaire du nerf optique est traversée par un petit canal dans lequel se logent l’artère et la veine centrales de la rétine.

Les nerfs optiques sont sensibles à la lumière et insensibles à tout autre excitant. Ainsi les excitants de toute sorte ne peuvent éveiller dans ces nerfs que des sensations lumineuses et jamais de la douleur. S’ils sont sectionnés, atrophiés ou fortement comprimés, il s’ensuit la perte de la vision. Les nerfs optiques sont donc exclusivement des nerfs de la vision.

Inflammations du nerf optique. — Elles surviennent dans deux circonstances bien différentes: i° par le fait d’un trouble circulatoire ; 2° par l’ex-

tension au nerf optique d’une phlegmasie cérébrale.

1° Inflammation par le fait d’un trouble circulatoire.— Dans ce cas, l’inflammation ne reste pas limitée au nerf optique, mais elle s’étend toujours à la zone rétinienne qui l’avoisine. Elle paraît se rattacher à un trouble circulatoire; ses causes sont toutes les tumeurs ou épanchements cérébraux, les tumeurs de l’orbite, etc.

Voici les symptômes fournis par l’examen à l’ophthalmoscope. Au début, la stase veineuse dans la papille lui donne une teinte foncée; de gros vaisseaux tortueux se dessinent à sa surface, et elle proémine d’une façon notable; la zone rétinienne voisine devient, elle aussi, le siège d’une suffusion séreuse, et bientôt il est impossible de distinguer le pourtour du cercle sclérotical. Souvent de petites

Fig. 919.

Chiasma des nerfs optiques et muscles de l’œil.

A. A. Axes optiques parallèles. — B, B. Axes de résolution des muscles obliques. — I),l). Axes de révolution des muscles droits supérieurs et inférieurs.

hémorrhagies s’effectuent dans la papille et sur son pourtour.

Cet état dure un certain temps; bientôt les parties congestionnées deviennent le siège d’une prolifération conjonctive très active, et la dégénérescence graisseuse est le dernier terme de cette congestion et de cette prolifération; elle se traduit par l’affaissement des parties saillantes et par une coloration d’un blanc grisâtre qui remplace graduellement la teinte rouge. Le dernier terme de la maladie est donc l’atrophie du nerf optique.

Quant aux troubles fonctionnels, les uns appartiennent à l’affection cérébrale dont l’inflammation est la conséquence; les autres se rattachent à l’altération du nerf optique lui-même; ils consistent en troubles visuels souvent peu accentués dans la période congestive, déterminant une cécité complète dans la période d’atrophie, cécité qui frappe simultanément les deux yeux.

Le traitement consiste, si cela est possible, à

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