‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privée (volume 2)Chapitre 168 sur 344 · ORD · texte numérisé non relu

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aura recours aux pommades ou aux lotions résolu- i lives : eau blanche, eau phéniquée; on aura soin | de conserver le suspensoir, de ne pas faire, de longues marches, de ne se livrer à aucune fatigue corporelle, et d'éviter toute sorte d'excès, sous peine de récidive. Enfin, on n’oubliera pas -de traiter les indurations de la tête et de la queue de l’épididyme qui, parfois, persistent assez longtemps et ne disparaissent qu’à la longue. Dans ce but, on prendra de l'iodure de potassium ( sirop de Laroze) à petite dose, ainsi que le conseille le professeur Gosselin. Dr Paul Labarthe.

ORDONNANCE. — On donne ce nom à l'ensemble des prescriptions écrites, comprenant les médicaments et le régime, qu’un médecin ordonne à un malade pour le soulager ouïe guérir dune maladie dont il est atteint.

A qui appartient l’ordonnance du médecin? Au pharmacien ou au malade? — L’ordonnance est la propriété du malade. 11 a le droit de la réclamer au pharmacien et celui-ci doit la lui rendre ainsi que cela résulte de l’article 6 du titre 11 de l’ordonnance royale du 29 octobre 1846, qui dit expressément :

Art. 6. — Les pharmaciens ne rendront les prescriptions que revêtues de leur cachet et après y avoir indiqué le jour où les substances auront été livrées, ainsi que le numéro d’ordre de la transcription sur le registre.

En pratique, les choses ne se passent pas toujours ainsi. Dans certaines régions, le pharmacien rend sans réclamation l'ordonnance quelle qu’elle soit après avoir été timbrée et gratifiée du numéro d’ordre du registre destiné à la vente des médicaments vénéneux ; mais dans d’autres régions le pharmacien garde l’ordonnance. C’est ce qui fait que, pour rappeler à ces messieurs leur devoir, bon nombre de médecins écrivent au bas de leurs prescriptions : Prière de rapporter Vontonnan.ee.

Une ordonnance peut-elle être répétée par le pharmacien sur la simple demande du malade? — Non, un pharmacien ne peut pas, ne doit pas préparer plusieurs fois de suite une ordonnance du médecin sur la simple demande du malade. Le bon sens l’indique suffisamment, le pharmacien et le malade étant absolument incapables de savoir si la maladie doit continuer à être traitée de la même façon ou si son traitement doit subir des modifications. Seul le médecin est juge compétent dans l’espèce. Mais en dehors du bon sens, la loi l’exige, du moins lorsque l'ordonnance prescrit des substances vénéneuses. En effet, l’article 5 de l'ordonnance citee plus haut dit :

Art. S. — La vente des substances vénéneuses ne pourra être faite pour l’usage de la médecine que par les pharmaciens sur la prescription d"un médecin, chirurgien, officier de santé ou vétérinaire diplômé.

Cependant cet article est violé tous les jours, il faut bien le dire, par un grand nombre de pharmaciens qui font passer avant toute autre considération l'intérêt de leur caisse, au plus grand détriment de la responsabilité professionnelle du médecin et de la santé des malades.

l)r Paul Labarthe.

OREILLE. — Anatomie. — On donne ce nom à l’ensemble des parties qui constituent l’appareil

Fig. 98-2.

Coupe transversale et demi-schématique de l’appareil auditif.

1. Pavillon de l’oreille. — 2 Conduit auditif externe dans lequel s'engagent les ondes sonores pour arriver jusqu’à la membrane du tympan qu’elles font entrer en vibration.— 3. Membrane du tympan obliquement placée entre le conduit auditif externe (2), qu’elle ferme complètement, et l’oreille moyenne 4). — 4. Oreille moyenne ou caisse du tympan, on voit qu’elle est séparée du conduit auditif externe (2) par la membrane du tympan (3), et qu’elle se continue avec’le tympan d’Eustache (7), trompe par laquelle elle reçoit l’air; on voit encore qu’elle est traversée par les osselets (.5'. — 3. Chaîne des osselets, logée dans l’oreille moyenne et chargée de transmettre à l’oreille interne (8) les vibrations de la membrane du tympan, on voit que le manche du marteau est enchâssé dans le tympan, tandis que la base de l’étrier presse sur la fenêtre ovale (O1. — G. Fenêtre ovale qui établit une communication ent e l’oreille interne et l’oreille moyenne; elle est formée par la base de l’étrier, et ce sont les pressions exercées par l’étrier sur le liquide labyrinth que. enfermé dans l’oreille interne, qui vont impressionner les filets du nerf acoustique. — 7 Tiompe d’Eustache établissant une communication entre l’oreille moyenne et l’arrière cavité des fosses nasales. — 8. Oreille interne.

de l'audition chez l’homme. 11 se compose de trois parties :'1° l 'oreille externe; 2“ l 'oreille moyenne ; 3° l 'oreille interne.

I. — Oreille externe. — On embrasse sous ce nom le pavillon et le conduit auditif externe.

i” Pavillon. — La partie externe dé-ignée vulgairement sous le nom d’oreille est le pavillon. C’est une sorte de cornet incomplet évasé en arrière, formant avec l’os temporal où il est attaché, un angle de 45 degrés environ. 11 est constitué par un fibro-carlilage recouvert par la peau et présentant une face externe légèrement concave, irrégulière, formant des saillies et des enfoncements.

Le repli qui borde le pavillon porte le nom d 'hélix, puis au-dessous un enfoncement rainure de l'hélix, à laquelle succède une saillie semi-circulaire Vaut hélix, qui entoure la cavité de la enque. En avant de celle-ci esl une éminence triangulaire, le trapus, faisant face à une autre saillie plus petite, Ynntitragus. Ces deux parties, recouvertes de poils plus ou moins développés, protègent l’entrée du conduit auditif externe. La conque va en se rétro-

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cissant et là commence le conduit auditif externe.

La partie inférieure du pavillon est formée par le lobule, dans lequel le cartilage ne pénètre pas.

La face interne du pavillon reproduit en sens inverse les saillies et les enfoncements décrits sur la face externe. Des muscles divisés en extrinsèques et intrinsèques, ainsi que des ligaments divisés de même, fixent le pavillon.

Les muscles extrinsèques auriculaires antérieur , supérieur et postérieur, attachés d’une part au pa-

Fig. 983.

Pavillon de l’oreille.

1. Hélix. — 2. Anthélix. — 3. Fossette de l’hélix. — 4. Fossette

de l’anthélix. — 5. Conque. — 6. Tragus. — 7. Antitragus. —

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